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Développement Durable en action

Clivage générationnel pour l’engagement des français en faveur de causes solidaires et environnementales selon un sondage Ifop pour Altruwe

dimanche 5 juin 2022.
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LE SOUHAIT D’ENGAGEMENT DES FRANÇAIS DANS LES ASSOCIATIONS :
UN CLIVAGE GENERATIONNEL POUR LES CAUSES
SOLIDAIRES ET ENVIRONNEMENTALES

L’association Altruwe a fait appel à l’Ifop, leader des études d’opinion et expert des études marketing en France et à l’international pour mesurer le degré d’engagement des Français sur 16 grandes causes ayant fait l’objet de débats lors des campagnes électorales de 2022. L’étude a été menée, par les équipes Ifop Média & Digital, auprès d’un échantillon représentatif de 1 001 individus âgés de 18 ans et plus [1].

EN SYNTHESE : 3 POINTS

  • Derrière le terme générique de « Solidarités » se cache des réalités très disparates : certaines grandes causes (les violences faites aux femmes, le bien-être animal, le grand âge) mobilisent 3 fois plus de français que d’autres (l’accueil des migrants, les droits LGBT+, la GPA/PMA)
  • Au-delà des causes en elle-même, on observe un clivage générationnel marqué notamment entre les 18-34ans d’un coté et les retraités de l’autre. Par exemple sur des thématiques comme l’Ecologie.
  • La crise sanitaire et le conflit international, bien qu’ayant engendré quelques initiatives solidaires spectaculaires, n’incitent que 1 français sur 10 à s’engager plus dans le tissus associatif (et seulement 1 jeune sur 12)

EN DETAIL :

Les résultats de l’enquête mettent en avant trois causes se détachant assez nettement des préférences d’engagement des Français : Les violences faites aux femmes (avec un taux d’engagement très probable à 27%), Le bien-être animal (à 26%), et Les conditions de vie des ainés (à 22%). A l’inverse, La GPA et PMA (5%), Les droits LGBT+ (7%) et L’accueil des migrants (8%) peinent à mobiliser. A noter, L’aide aux ukrainiens en guerre, thème d’actualité, se classe en 9ème position avec un taux à 16% des causes très probablement engageantes.

Base : Ensemble 18 ans et plus (1 001 ind.)
Question #1 : Derrière certains des thèmes de la campagne présidentielle actuelle, il y a de nombreuses associations qui agissent au quotidien. Si vous en aviez le temps et les moyens, pour quelles causes seriez-vous le plus enclin à vous engager ? Pour chacune d’entre elles, merci d’indiquer si cela est très probable, assez probable, peu probable, pas du tout probable ou vous ne savez pas. Plusieurs réponses possibles
Ifop

L’enquête révèle également un clivage entre les générations [2], en particulier entre les 18-34 ans et les séniors (les 50-64 ans ou les retraités), sur plusieurs grandes causes :

  • Le bien-être animal recueille 33% de réponses « engagement très probable pour cette cause » de la part des jeunes de 18-34 ans vs 18% des retraités uniquement, pour 26% de l’ensemble des Français.
  • La lutte contre la précarité étudiante mobilise également davantage les 18-34 ans (à 19%) que les retraités (9%) ou les 50-64 ans (à 7%).
  • Même constat pour Les droits LGBT+. Avec 13% de réponses « engagement très probable » chez les 18-34 ans vs 7% pour la population Française et uniquement 3% auprès des retraités.

La violence faite aux femmes est une autre grande cause qui sensibilise également les jeunes : 26% des Français affirment « s’engager très probablement » pour cette dernière, un taux qui monte à 33% chez les 18-34 ans. A l’inverse, les séniors (les retraités ou les 50-64 ans) sont moins enclins que la moyenne des Français à déclarer « très probablement s’engager » pour les causes ci-après :

  • La protection de la biodiversité (13% des retraités vs 18% en moyenne),
  • La transition écologique (12% des retraités vs 17% en moyenne),
  • L’insertion des jeunes (9% des 50-64 ans vs 14% en moyenne),
  • L’accueil des migrants (5% des 50-64 ans vs 9% en moyenne)
  • ou bien la cause sur La GPA et PMA (3% des 50-64 ans et 2% des retraités vs 6% en moyenne).

D’autres différences apparaissent selon les catégories de population :

Les violences faites aux femmes est une cause qui recueille beaucoup plus d’« engagement très probable » auprès des femmes (33%) que chez les hommes (19%). Elles sont également plus promptes à déclarer « s’engager très probablement » pour la cause du bien-être animal que les hommes (33% vs 18%).

Des priorités divergentes qui compliquent les prises de position politiques mais qu’il faudra dépasser pour construire les solidarités de demain.

« Nous observons au travers de ces résultats une très forte sensibilité des jeunes à ces questions, en particulier sur les causes solidaires et sur l’environnement. Cela montre bien l’engouement de cette population pour ces enjeux RSE. Reste à trouver comment réussir à les amener à s’engager au-delà de leurs convictions. » commente Isabelle Trévilly, directrice du pôle Média & Digital de l’Ifop.

Autre enseignement de l’étude : si le contexte actuel, avec la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, montre l’importance des associations, les Français ne souhaitent pas pour autant s’engager dans le tissu associatif (20%). La majorité d’entre eux déclarent se recentrer sur leur cercle familial et amical (à 34%).

La période actuelle …

+ / - Ecarts significatifs à 95% par rapport à l’ensemble
Question #2 : Deux ans après le 1er confinement lié à la crise du covid-19, et désormais avec la guerre en Ukraine, de laquelle des phrases suivantes vous sentez-vous le plus proche ?

Jérémie Mani et Yves Delnatte, co-fondateur d’altruwe, commentent ce résultat : « La pandémie de COVID-19, puis la guerre en Ukraine, ont rappelé l’importance de la solidarité sociale et internationale. De nombreux citoyens, notamment au sein des associations, se sont mobilisés et fait apparaitre les aspects positifs de la solidarité humaine. Pourtant, ce sondage montre une tendance générale au repli sur soi (34% des répondants) et des difficultés de mobilisations, notamment chez les plus jeunes !

Il nous semble plus que jamais essentiel de favoriser de nouvelles formes de solidarité et faire émerger de futures générations de bénévoles. C’est la raison d’être du réseau social altruiste « altruwe » et nous sommes décidés à redoubler d’effort pour créer ces vocations ».

“Notre raison d’être, c’est de promouvoir l’altruisme comme solution pragmatique aux défis du XXIe siècle.”

Entretien avec Jérémie Mani et Yves Delnatte, co-fondateurs d’Altruwe
Ifop.com

Le réseau social Altruwe a fait appel au pôle Media & Digital pour réaliser une étude sur la période actuelle et son impact sur l’engagement des citoyens. Retour sur cette étude et les principaux enseignements avec Jérémie Mani et Yves Delnatte, co-fondateurs d’Altruwe.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le réseau social altruwe ainsi que les raisons et le contexte de réalisation de cette étude ?

Altruwe se présente, comme vous l’indiquez, sous la forme d’un réseau social – gratuit et sans but lucratif – mettant en avant les contenus inspirants et les actions de celles et ceux qui s’engagent, par exemple dans les associations.

Notre raison d’être, c’est de promouvoir l’altruisme comme solution pragmatique aux défis du XXIe siècle. Cela peut paraitre utopique, cela l’est surement, mais nous avons créé une communauté grandissante de gens qui aspirent à changer d’époque. Et qui se reconnaissent dans les valeurs de l’altruisme, comme dénominateur commun à bon nombre d’actions inspirantes, que cela soit en faveur de la biodiversité, du climat, contre les inégalités sociales…
Peu importe la cause soutenue, cette communauté encourage l’action, crée des vocations, permet de dépasser les freins éventuels et d’aider chacun à identifier comment il peut aider autrui.

En collaborant avec Ifop, nous cherchions à comprendre en quoi la période actuelle, marquée par la pandémie et la guerre en Ukraine notamment, avait un impact sur l’engagement des citoyens. Aussi bien en temps passé que sur les causes qu’ils souhaitent soutenir. En cela, ce fut très instructif ! Notamment en montrant un clivage marqué entre générations sur les causes à défendre.

Toutes les associations cherchent à rajeunir leur base de bénévoles et à mieux appréhender les opportunités offertes par les solutions numériques. Et nous-mêmes étant organisé en un mouvement altruiste 100% numérique, nous souhaitions mieux comprendre les causes que souhaitent défendre les 18-34ans, les plus enclin à nous rejoindre.

Si le contexte actuel, avec la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, montre l’importance des associations, les Français tendent à se recentrer sur leur cercle de relation proche plutôt que de s’engager dans des associations (34%), quels enseignements en tirez-vous ?

Il y a eu un effet trompe l’œil avec la crise du Covid-19 puis la guerre en Ukraine. De nombreux reportages télévisés ont montré la mobilisation des citoyens pour aider d’un coté les soignants, de l’autre les victimes ukrainiennes. Il faut applaudir ces mobilisations et plus encore le fait qu’elles soient médiatisés car, chez altruwe, nous croyons beaucoup au mimétisme social : plus on est témoin d’actes altruistes, plus on a de chance de le devenir soi-même.

Pourtant, le sondage montre clairement qu’un tiers des français est « incité à se recentrer sur son cercle familial, ce qui est plus important que s’engager dans des associations ». On peut d’ailleurs les comprendre : avec la pandémie et les restrictions de déplacements, il était difficile d’aller sur le terrain à l’appel d’associations voire dangereux pour sa santé et celles des proches que l’on pouvait contaminer.

Mais nous préférons voir le verre à moitié plein. En l’occurrence à 10% plein puisque c’est la proportion de ceux qui déclarent « être plus que jamais incités à prendre de leur temps pour s’engager ». A ceux là s’ajoutent les 15% (et même 22% chez les 18-34ans) pour qui « aimeraient s’engager mais manque de temps pour le faire ». Ce sont eux qui nous souhaitons convaincre en priorité, en leur facilitant la tâche.

Quelles perspectives de développement pour Altruwe pourriez-vous partager avec nous, et en quoi cette étude vous conforte dans certains de vos plans d’action ?

On sait tous que la pandémie a durablement changé la façon de travailler, notamment via le travail à distance. Mais c’est aussi partiellement vrai pour le monde associatif et bénévole ! Il y a désormais beaucoup plus de possibilités d’aider de chez soi, que ce soit de façon ponctuelle (pour mettre un pied dans ce monde) ou récurrente.

D’ailleurs, nous en bénéficions nous-même ; altruwe étant une association sans but lucratif, nous avons toute une équipe de bénévoles qui agissent à distance et effectuent un travail magnifique.

Ainsi, un des nouveaux partenariats dont on est le plus fier, est l’intégration dans altruwe de toutes les offres de missions du portail gouvernemental JeVeuxAider.gouv.fr . Ce sont des milliers de possibilités d’aider qui sont accessibles d’un clic, à tout moment, y compris à distance. De quoi convaincre une partie des 22% de 18-34 ans qui sont convaincus qu’il faut aider autrui mais manquent de temps ? Surement !

Tout cela nous conforte dans l’idée qu’un acteur 100% numérique, qui se met au service de l’engagement et de l’altruisme, peut probablement apporter sa pierre à l’édifice. C’est ce qui nous motive au quotidien !

 Voir l’Interview des fondateurs d’altruwe sur le blog de l’Ifop

A propos d’altruwe

Lancée fin 2021 par deux entrepreneurs à succès, Yves Delnatte et Jérémie Mani, altruwe est un mouvement digital qui promeut l’altruisme à travers un réseau social gratuit et sans lucratif, déjà soutenu par une vingtaine de personnalités inspirantes (dont Matthieu Ricard, Thierry Marx, Laurent Gounelle…).

 Réseau social, grand public : https://altruwe.com
 https://altruwe.org (notre concept et inspirations).

[1La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne, du 23 au 25 mars 2022.

[2Ne sont mentionnées ici que les écarts statistiquement significatifs.


 
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