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Planète - Contribution Ecologique
Journée mondiale de l’eau du 22 mars

Action contre la Faim : les changements climatiques ont déjà des conséquences humanitaires graves

jeudi 12 mars 2009
Posté par David Naulin

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Les changements climatiques sont l’un des thèmes majeurs des discussions lors du prochain Forum mondial de l’Eau d’Istanbul, en amont de la journée mondiale de l’eau du 22 mars. Loin des prévisions à 20 ou 30 ans, l’impact humanitaire des changements climatiques est déjà une réalité et ce notamment sur les terrains d’interventions d’Action contre la Faim. Au cœur du problème : l’eau.



Les changements climatiques font partie des thèmes principaux qui seront évoqués lors du Forum Mondial de l’Eau qui se tiendra du 16 au 22 mars prochain à Istanbul. Dans nos pays occidentaux, quand on évoque les changements climatiques, on s’interroge sur l’avenir. Mais les effets des changements climatiques ne sont pas que pour demain. Ils se font déjà sentir dans de nombreuses régions de la planète. Dès lors, il ne s’agit pas seulement de savoir ce qui peut être fait pour inverser la tendance et diminuer les émissions de gaz à effet de serre [1] - principaux responsables de ces dérèglements - mais de prendre davantage en considération les personnes qui sont et seront affectées par ce phénomène. Pour une grande part de la population mondiale, l’impact du changement climatique est déjà une réalité humanitaire. Ces personnes sont les plus affectées, mais pourtant les moins responsables de ces changements et les moins impliquées dans le choix de la réponse à y apporter. C’est pourquoi Action contre la Faim souhaite faire entendre son positionnement et de cette façon la voix de ces populations largement oubliées des discussions mondiales.

Pour plus d'informations, un dossier complet « Impacts humanitaires des changements climatiques » est téléchargeable L’impact humanitaire des changements climatiques est déjà une réalité auquel les équipes d’Action contre la Faim font face tous les jours dans bien des endroits de la planète. Au coeur du problème : l’eau. En trop grande quantité (inondations) elle est synonyme de morts, de destructions, tant des cultures que des infrastructures, de problèmes d’hygiène, de prolifération de maladies et de déplacements de population. En quantité trop faible (sécheresses), elle est synonyme d’insécurité alimentaire, de flux migratoires et cause de conflits. Ces dérèglements météorologiques deviennent de véritables catastrophes humaines car ils agissent comme un facteur aggravant dans des zones déjà extrêmement vulnérables. Ainsi, un même cyclone n’a pas les mêmes effets selon qu’il se passe dans un pays riche ou pauvre : le nombre de victimes est en moyenne 40 fois plus élevé dans les pays en développement !

Face à cette situation, il y a urgence à agir. En amont du Forum Mondial de l’Eau d’Istanbul fin mars 2009 et du Sommet de Copenhague en décembre prochain, ACF souhaite mettre en avant les constats suivants :

Les acteurs (politiques, bailleurs, humanitaires, société civile) se doivent de :
- Se positionner sur le changement climatique et d’adopter des stratégies techniques réalistes, couvrantes et pérennes pour s’adapter à un nouveau contexte inéluctable.
- Limiter l’impact humanitaire des changements climatiques passe par le fait de redonner aux populations vulnérables affectées et à leurs décideurs la capacité de faire face à ces catastrophes. Les enjeux locaux des individus, des familles et des communautés ont besoin d’être mieux pris en compte au sein des discussions internationales.

L’aspect supranational des changements climatiques ne doit pas être pris comme une excuse au fatalisme et à l’irresponsabilité :
- Les changements climatiques sont majoritairement d’origine anthropique
- De nombreuses actions locales sont possibles pour limiter leurs impacts et améliorer une situation déjà déplorable. Il s’agit donc de mettre en place des schémas de développement prenant mieux en compte les risques et les incidences climatiques à l’échelle locale et de parvenir à des accords ambitieux et à la hauteur du défi en matière d’atténuation des gaz à effets de serre à l’échelle mondiale.
- La réponse va nécessiter coordination et moyens financiers à long terme. Les bailleurs – provenant majoritairement de pays responsables d’émissions de gaz à effets de serre – ont une responsabilité à investir davantage dans les programmes de réduction des risques de catastrophes. Rappelons que selon les Nations unies, un dollar investi dans de tels projets permet d’économiser sept dollars de pertes suite à la catastrophe et de sauver nombre de vies humaines.

Pour porter ce point de vue, Action contre la Faim se mobilise :

- Opération coup de poing : En amont de la journée mondiale de l’Eau, le lundi 16 mars, Action contre la Faim, en partenariat avec la Mairie de Paris, vous donne rendez-vous à Paris, devant l’Hôtel de Ville, à 11h00, pour révéler un visuel « choc »installé sur la façade de l’Hôtel de Ville une semaine auparavant.

- Participation d’ACF au Forum Mondial de l’Eau d’Istanbul : Une délégation d’Action contre la Faim sera présente du 16 au 22 mars à Istanbul lors de ce grand rendez-vous des acteurs mondiaux de l’eau. Organisation de référence dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Action contre la Faim interviendra sur divers sujets (droit à l’eau, accès à l’eau potable, assainissement en urgence, coopération internationale, etc.) L’expert d’ACF sur les changements climatiques sera notamment présent.

- Continuer la recherche pour des solutions concrètes locales : A l’échelle locale nombre d’enjeux sont encore à cerner pour limiter l’impact des changements climatiques. 2 projets de recherche sont ainsi en cours Ethiopie et au Mali afin d’analyser quels savoir, quels processus sont déjà mis en place par les populations affectées par les changements climatiques, et avec quelles limites.

- Développer la réduction des risques de catastrophe et augmenter la résilience des populations vulnérables : Des programmes de réduction des risques de catastrophes ainsi que des projets d’accès à l’eau dans les zones arides sont régulièrement menés au sein de l’association (Indonésie, Bangladesh, zone sahélienne, Haiti, etc.). Un expert basé en Asie depuis plusieurs années conseille les différentes missions pour la mise en place de ces programmes. L’idée est aujourd’hui d’intégrer systématiquement la réduction des risques de catastrophes dans tous les pays « à risques ».

- Pour plus d’informations, un dossier complet « Impacts humanitaires des changements climatiques » est disponible.

[1Selon le GIECC (Groupe Intergouvernemental d’études sur l’Evolution des changements du climat), la probabilité que le réchauffement climatique soit d’origine humaine est de 90%.

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