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Finance - Contribution Economique > Entreprises durables

Développement durable : enquête européenne 2006

Enquête réalisée par Mazars auprès de 82 entreprises cotées dans 8 pays d’Europe.

lundi 19 février 2007
Posté par Cyrille

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Mazars poursuit sa politique consistant à favoriser les débats et les échanges sur des thèmes d’actualité.
La notion de développement durable est aujourd’hui incontournable. Elle permet de (ré)concilier efficacité économique, équité sociale et responsabilité environnementale.
Elle donne sens aux efforts que les entreprises mettent en oeuvre pour mieux assumer leurs responsabilités environnementales, sociales et sociétales.
Elle permet ainsi à l’entreprise de se développer dans un climat de confiance avec l’ensemble des parties prenantes (clients, salariés, société civile, actionnaires...).
Mazars a publié son enquête européenne « Développement Durable », résultat de l’interrogation de 82 entreprises cotées dans 8 pays d’Europe.



Devant l’intérêt suscité depuis 3 ans par son enquête sur le développement durable au sein des grands groupes français, Mazars a choisi de lui donner, cette année, une dimension plus internationale, cohérente avec les enjeux du développement durable.
Il a en effet paru pertinent, à l’heure où les entreprises nationales
évoluent dans une économie globalisée, d’appréhender les
conditions et la manière dont les entreprises majeures des
pays européens prennent en compte les thématiques du
développement durable.
Dans cette optique, Mazars a interrogé 82 entreprises cotées dans
8 pays d’Europe de l’ouest et de l’est (Allemagne, Belgique, Espagne,
France, Hongrie, Italie, Pays-Bas et République tchèque).
Les résultats qui sont présentés dans le document téléchargeable permettent de mieux comprendre les tendances de fond observées et les types d’organisation retenus dans chaque pays en fonction de sa culture et de sa sensibilité au sujet.
Ils permettent aussi de mieux percevoir les attentes et les comportements des entreprises par rapport aux trois grands axes du développement durable : l’économie, le social et l’environnemental.

Synthèse pour la France :

Un bilan positif, des salariés formés et sensibilisés


Plus de 80% des entreprises françaises estiment aujourd’hui
que le bilan de leur démarche de développement durable
est positif ou très positif. Le développement durable
semble s’imposer comme un réel outil d’amélioration des
modes de management pour les entreprises, qui ont mis
en place des actions de formation et de sensibilisation
pour leurs cadres dirigeants et pour l’ensemble des
salariés. Ces initiatives paraissent porter leurs fruits
puisque le niveau de sensibilisation du personnel est en
augmentation par rapport à l’année dernière : 48% des
entreprises considèrent désormais le niveau de sensibilisation
de leurs salariés comme " fort ", contre 21% en 2005.


30% des entreprises interrogées estiment être les
acteurs principaux du développement durable.
Elles devancent les associations, les ONG et les
agences de notation qui enregistrent pourtant
une forte progression par rapport aux années
précédentes.

Cependant les entreprises ont rencontré
des difficultés dans la mise en place de
leur démarche de développement durable.
Est mentionnée notamment la lourdeur
de la mise en place des indicateurs et du
déploiement du système d’information.


Un engagement à long terme orienté vers la création de valeur

De façon stable par rapport à l’année
dernière, les notions de développement
durable évoquent, pour respectivement
22% et 15% des entreprises,
la responsabilité et le long terme. La
notion de création de valeur connaît une
forte augmentation et représente 16% des
réponses contre 8% en 2005.

Cette création de valeur est donc logiquement identifiée comme l’un des objectifs majeurs d’une démarche de développement durable, avec l’amélioration de l’éthique des affaires.

En matière environnementale, le développement durable est avant tout un outil de management
des risques et de respect de la réglementation pour 44% des entreprises interrogées. Dans
le domaine social, il est, dans des proportions similaires, un outil d’amélioration
des conditions de travail, de la sécurité et du management afin de renforcer le sentiment
d’appartenance au groupe et le partage de ses valeurs.

Une démarche intégrée, des priorités identifiées

Les entreprises françaises ont intégré le développement durable dans leur mode de gestion : elles
ont désormais toutes initié une démarche alors qu’elles étaient encore 4% l’année dernière à ne
pas l’avoir fait.

De plus, toutes les entreprises interrogées ont créé un poste dédié à cette fonction alors qu’elles
n’étaient que 75% à l’avoir fait en 2005. Ce poste est en majorité rattaché à la Direction Générale
(70%) mais dépend aussi, de façon plus marquée cette année, des DRH (14% des cas contre 8%
auparavant).


La mise en place d’une démarche de
développement durable résulte avant
tout d’une volonté interne (62%
des entreprises). Les contraintes
réglementaires et la pression des
parties prenantes apparaissent
moins déterminantes qu’en
2005, probablement du fait
qu’une partie des attentes de ces
dernières a été intégrée par les
entreprises.


De façon constante depuis trois ans, 3 parties
prenantes de la démarche se détachent
nettement : les clients (20%), les salariés
(19%) et les actionnaires (16%). De
manière moins importante mais en
forte progression, les fournisseurs
s’imposent dans le paysage des
parties prenantes comme des acteurs
de poids. Ils sont mentionnés par
14% des entreprises contre 7% en
2004.


Enfin, la démarche de développement durable
est aujourd’hui évaluée selon un référentiel
d’indicateurs reflétant les enjeux et les
risques des entreprises. La totalité des
entreprises interrogées l’ont aujourd’hui
finalisé. Elles n’étaient que 75% l’année
dernière. Ce référentiel est issu dans 48%
des cas de référentiels internationaux
existants, et les indicateurs retenus
couvrent un périmètre identique à celui
des comptes consolidés pour 56% des
entreprises interrogées.

Une démarche évaluée et des résultats largement communiqués


La notation par des agences sociétales est devenue
incontournable pour les grandes entreprises
puisque 90% y font appel. Elles y voient avant
tout un outil de communication et la reconnaissance
du travail accompli.

Même si la pression des marchés
financiers est jugée modérée par près de
60% des entreprises, elles fournissent
toutes des informations sur leur
démarche de développement durable.
58% d’entre elles y consacrent même un
rapport distinct du rapport annuel. 69%
des entreprises (contre 42% en 2005)
considèrent d’ailleurs aujourd’hui cette
information comme ayant une importance égale
à l’information financière et comptable.


Dès lors, cette information fait logiquement l’objet d’une
attestation pour 59% des sociétés interrogées ; de
plus, 24% l’envisagent dans un avenir proche. Il
faut y voir en premier lieu une volonté
d’améliorer le dispositif de collecte des
données et la sensibilisation du personnel
(30% des réponses), mais aussi d’adopter
une démarche coordonnée à celle retenue
pour les comptes (28% des réponses).
Pour cette démarche d’attestation, les
entreprises font majoritairement confiance
aux commissaires aux comptes (73%).

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