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Le bilan des RENEDD 2017 et les 10 ans du REFEDD !

lundi 15 mai 2017 par REFEDD

Les RENEDD 2017 ont eu lieu le week-end des 13 et 14 mai à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Durant ces 2 jours, les étudiant.e.s ont rencontré plusieurs centaines de personnes engagé.e.s pour le développement durable dans les campus et la société !

Comme les éditions précédentes, les RENEDD 2017 ont permis d’aborder une pluralité de thèmes : l’alimentation, le zéro déchet, l’énergie et la mobilité, la biodiversité sur les campus, le bien-être, l’événementiel responsable, l’engagement citoyen… Bref, ça a fusé d’initiatives, de solutions, d’échanges, de débats et d’ondes positives !

Enfin, l’Asssemblée Générale du dimanche après-midi a permis de faire le bilan des projets de l’année écoulée et d’élire 7 associations au conseil d’administration du REFEDD… dont 3 toutes nouvelles ! Nous souhaitons donc la bienvenue à Cop Trotter de l’Ecole des Métiers de l’Environnement (EME) du campus de Ker Lann (coucou la Bretagne !), Lunivercel et NanterrePasTaCuisine de l’Université Paris X Nanterre ! Sciences Po Environnement de Sciences Po Paris et Assas Environnement de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas ont retrouvé le chemin du Conseil d’Administration après l’avoir quitté l’an dernier et Le Groupe Naturaliste Universitaire de Montpellier de l’Université Montpellier 3 et Ecocampus de l’Ecole Normale Supérieure ont été renouvellées pour un mandat de 2 ans.

 

Le bilan des RENEDD en chiffres

450 participant.e.s

12 tables-rondes et ateliers pratiques animés par 40 intervenant.e.s

1 live-radio en partenariat avec Radio Campus Paris

35 stands au Forum

30 constructions éco-responsables pour la scénographie

1 pitchs de projets

2 déjeuners à base de nourriture bio, éthique et de saison

1 disco-cocktail réalisé à partir de fruits et légumes invendus

1 remise de prix du Concours Génération Développement Durable

33 bénévoles hyper motivé.e.s

19 partenaires associatifs, médiatiques et institutionnel

160 tweets #RENEDD2017

… et bien sûr : 10 ans ! 

Le gâteau des 10 ans !

Joyeux anniversaire !

Il est venu le temps des remerciements…

Pour tout cela, l’équipe du REFEDD tient à remercier tout particulièrement la Cité Internationale Universitaire de Paris, partenaire de l’évènement, pour son accueil de grande qualité. De GRANDS mercis notamment à TangiMyriam et Beverley pour leur compréhension, leur patience et leur bienveillance.

De GRANDS TRÈS GRANDS mercis à vous tous, participant.e.s des RENEDD ! Nous espérons que le week-end vous a plu et que vos attentes ont été comblées.

De SINCERES remerciements à Antoine Miche du REFEDD, Jean-Pierre Begin du Crous de Paris, Florian Prussak des CNOUS et Martin Bortzmeyer du Commissariat Général au Développement Durable pour leurs interventions lors des 2 plénnières.

Des mercis ENTHOUSIASTES aux intervenant.e.s et exposant.e.s du forum qui ont animé avec brio les différents temps du week-end.

De VIVES mercis à la biocoop le Retour à la terre pour avoir fourni les produits des petits-déjeuners.

PLEIN de mercis à Radio Campus Paris, la Maison des Initiatives Etudiantes de la Mairie de Paris, Zero Waste France pour le prêt de leurs expos, Disco Soupe ainsi qu’aux Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France pour leur prêt de matériel.

D’ENORMES mercis aux membres de la talentueuse équipe de la scénographie et au Fablab ENSAPVS qui ont réalisé des constructions éco-responsables qui, en plus de ne laisser personne indifférent,  ont contribué à rendre ces RENEDD uniques ! Merci aussi à leur partenaires la pépinière Châtelain pour avoir prêter les plantes qui ont servi à égayer l’ensemble et au Crous de Paris pour avoir donné accès au local de la résidence Domrémy. Merci enfin à la Cité U et L/Oblique pour l’accès à l’atelier pour terminer les constructions éco-responsables !

Et bien évidemment des ÉNORMISSIMES mercis à tous les bénévoles qui se sont activé.e.s pendant plusieurs jours pour que ces RENEDD avancent comme sur des roulettes et dans une ambiance de folie !

Il est maintenant temps pour nous récupérer de ces 2 jours mais on revient bien évidemment dès l’année prochaine pour les RENEDD 2018 et très (très) vite pour les prochains rendez-vous du REFEDD !

La traditionnelle photo de groupe de l’Assemblée Générale du REFEDD

Revivez les RENEDD 2017

Retrouvez les photos et les moments forts des RENEDD 2017 sur l’événement Facebook et l’album dédié !

Vous avez immortalisé des moments forts durant les RENEDD 2017 ? Transmettez-les à Julie à dg@refedd.org qui les ajoutera à l’album photo souvenir. 😉

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10 ans/10 victoires présentées par les anciens du REFEDD !

mardi 9 mai 2017 par REFEDD

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau depuis sa création. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’en juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

 

Après vous avoir présenté les 8 premières victoires du REFEDD (la CNE, les RENEDD, la COY11, le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyennel’insertion professionnelle, la participation à la création du Label DD&RS pour les établissements d’enseignement supérieur, la publication du Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable, et notre super réseau de bénévoles engagés pour le DD) nous laissons la parole aux ancien.ne.s du réseau ! En effet, qui de mieux placé que celles et ceux qui ont vu naitre et fait évoluer le réseau pour en parler ? 😉

C’est parti ! 

 

L’arrivée (et l’engagement) au REFEDD

Antoine (vêtu de son t-shirt bleu ciel à l’effigie du réseau, « un collector » comme il le dit lui-même), Président co-fondateur du réseau et étudiant à Toulouse Business School à l’époque, nous raconte la naissance du REFEDD à l’issue de la 1ère édition des Assises Nationales Etudiantes du Développement Durable (ANEDD). La volonté était de mettre en place une véritable représentation étudiante permettant de faire évoluer l’enseignement supérieur dans le domaine du développement durable.

Mais l’arrivée des ancien.ne.s dans le réseau relève parfois du hasard, comme en témoignent Pauline, qui s’est rendue à Paris au conseil d’administration du REFEDD en se disant que « C’est chouette d’aller à Paris ! » ou encore Alain, devenu Président « sur un malentendu » (selon lui) parce qu’il n’avait pas « un look de Président » (ce que confirme Astrid). Ils ont réussi à trouver au REFEDD le cadre d’engagement qui leur convenait et sont devenus respectivement Présidente et Président, Pauline en 2010-2012 et Alain en 2013-2014. Comme quoi le hasard fait parfois bien les choses… 😉

 

Quand tu deviens Président mais que t’avais pas anticipé

 

Les rencontres

Margaux (Service civique pour les RENEDD 2014) et Anne-Sophie Novel (Vice-Présidente en 2007-2008) se sont rencontrées autour du projet Place to B, monté à l’occasion de la COP21 à Paris en décembre 2015. L’objectif était de « fédérer les narrateurs du monde entier désireux de parler du changement climatique et des enjeux qui nous font face autrement ». Margaux s’est engagée sur ce projet aux côtés d’Anne-Sophie qui a été ensuite un vrai soutien pour son projet Happy Cultors – Le Tour de France des pionniers d’une agriculture naturelle. Comme quoi les rencontres entre REFEDDien.ne.s ne s’arrêtent pas au temps du réseau !

 

Margaux dans le métro pour promouvoir son projet « Happy Cultors »

 

Puis, Pauline (2010-2012) de son côté nous raconte qu’avec Camille Marguin (à qui elle a succédé en tant que présidente), elles n’étaient pas vraiment copines comme cochons… elles ont tout de même fini par devenir de grandes amies (à grands coups de projets, de week-ends et séminaires associatifs, et surtout d’engagement partagé). Elles ont ainsi participé à la refondation du mouvement L’appel de la jeunesse, association qui fait de la prévention sur les liens entre pollution environnementale et santé, en le renommant Générations Cobayes et en faisant complètement évoluer son image et sa communication. Malheureusement, elles ne pourront venir fêter les 10 ans du REFEDD avec nous car… le samedi 13 mai, c’est aussi le mariage de Pauline ! Des ancien.ne.s du réseau sont invité.e.s… comme Camille, évidemment.

 

Les victoires du REFEDD

Ce qui est important aux yeux d’Antoine, c’est le fait d’avoir pu rassembler des acteurs très différents, des ministères, des institutions, des associations étudiantes, autour d’un projet étudiant ayant pour thématique les enjeux du développement durable, sujet commençant à être mis en valeur au travers du Grenelle de l’environnement. Il évoque également l’ensemble des étudiant.e.s ayant été formé.e.s par le REFEDD pendant ces dix dernières années grâce aux formations proposées.

Pour Astrid (Secrétaire Générale 2012-2013 et Déléguée Générale 2013-2016), le fait de parvenir à travailler harmonieusement, en essayant de faire une gouvernance « la plus horizontale et la plus collaborative possible » fait partie de la beauté du REFEDD. Car au REFEDD, chaque voix compte !

Léa, bénévole au REFEDD et Yann, président de CliMates – une association membre du REFEDD – en 2016, reviennent sur la COY11 (la Conference of Youth ou « Conférence des Jeunes »), qui a été un moment fort pour le réseau. Les COY sont des événements organisés tous les ans depuis 2005, par les structures jeunes du pays hôte de la COP, dans le but d’offrir un espace aux jeunes présent.e.s à la COP – les membres de la société civile bénéficiant de badges pour assister aux négociations – pour préparer conjointement leur plaidoyer. La 21ème COP ayant eu lieu à Paris, il semblait donc logique que le REFEDD prenne part (avec d’autres organisations) à cette aventure. En raison de l’importance de cette COP (qui avait pour but de parvenir à un nouvel accord, le protocole de Kyoto arrivant à son terme en 2020), les structures organisant la COY ont souhaité faire de cet événement une véritable mobilisation jeune en abordant les enjeux climatiques de manière inclusive car il n’y a pas que dans les négociations où l’on peut passer à l’action pour lutter contre le changement climatique !

 

Des souvenirs marquants

Léa nous explique que durant les négociations sur le climat, les jeunes, en tant que représentant.e.s de la société civile, sont invité.e.s à e livrer leur position par des prises de parole. Pendant une de ces sessions de négociation, c’est à elle qu’a incombé la lourde tâche et là horreur… :au moment de parler, son speech avait disparu de son ordinateur… la panique ! Mais tout est bien qui fini bien (comme souventau REFEDD) : elle a fini par le retrouver !

Margaux évoque quant à elle le moment où, avec d’autres membres du REFEDD, ils sont allés dans un amphithéâtre de l’université Paris-Dauphine et ont demandé aux étudiant.e.s présent.e.s de « jouer dans leur film ». Résultat : plusieurs centaines d’étudiant.e.s qui se lèvent à la demande des membres du REFEDD et une vidéo réussie !  

Pour bon nombre des ancien.ne.s, le REFEDD a été un moyen d’acquérir des connaissances et compétences, comme l’explique Léa. L’engagement au REFEDD a également été un premier pas (voire second pour certain.e.s) dans le domaine du développement durable. C’est le cas pour Alain, devenu chargé de projets Responsabilité Sociétale de l’Université Paris-Dauphine, ou encore, Edouard, désormais avocat en droit de l’environnement.

 

Dans l’ordre d’apparition, ils et elles nous ont raconté le REFEDD : 

Margaux Bounine-Cabalé, volontaire en service civique chargée de l’organisation des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD) 2014 ; blogueuse et agricultrice en formation.

Antoine Miche, co-fondateur du REFEDD en 2007 et premier Président ; Directeur technique et financier à la Banque Postale.

Edouard Raffin, Vice-président 2012-2013 ; Avocat au Barreau de Lyon et membre de l’association Notre Affaire A Tous.

Pauline Reybier, Présidente 2010-2012 ; Direction de l’éducation de la ville de Lyon.

Yann Lesestre, administrateur 2011-2015 et bénévole au sein du projet énergie-climat ; consultant dans le domaine de l’énergie.

Alain Tord, Président 2013-2014 et Trésorier 2014-2015 ; chargé de projets Responsabilité Sociétale de l’Université Paris-Dauphine.

Astrid Barthélemy, Secrétaire Générale 2012-2013 et Déléguée Générale 2013-2016 ; chargée de mission à la fédération nationale des CREPI (Clubs Régionaux d’Entreprises Partenaires de l’Insertion).

Léa Cruse, bénévole au sein du projet énergie-climat 2014-2015 ; assistante administrative à l’Opéra de Paris.

Aglaé Jézéquel, administratrice 2015-2016 et Secrétaire Générale 2016 ; doctorante au LSCE sur l’attribution d’événements extrêmes au changement climatique.
Vous voulez en savoir (encore) plus sur les ancien.ne.s du réseau ? Allez découvrir leurs portraits sur cette page !

 

Article rédigé par Audrey Renaudin.

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Le REFEDD rejoint la plateforme Emplois-Climat

lundi 8 mai 2017 par REFEDD

Il y a quelques jours, le REFEDD a rejoint la plateforme Emplois-Climat composée de syndicats et associations environnementales, sociales et d’éducation populaire. Toutes et tous possèdent une volonté commune : celle d’oeuvrer pour une meilleure articulation entre une politique climatique ambitieuse et le renforcement des opportunités de la transition écologique pour créer de nouveaux emplois. 

 

 

« Il n’y a pas d’emploi sur une planète morte ! »

Depuis juin 2016, le REFEDD a créé le projet Formations et métiers du développement durable qui présente et met en avant les métiers en lien avec le développement durable et l’économie sociale et solidaire. Par l’organisation d’afterworks réguliers et aux thématiques variées, le REFEDD a la volonté de mettre en lien étudiant.e.s et professionnel.le.s de ces secteurs acuellement en expansion, afin de favoriser leur insertion dans un marché du travail durable et de qualité. Ainsi, l’idée de rejoindre et soutenir la plateforme Emplois-Climat s’est naturellement imposée.

En effet, et comme le précise un communiqué de presse de la plateforme datant du 28 avril, la part des emplois considérés « verts et verdissants » en France est en constante augmentation : aujourd’hui, 3,8 millions de personnes (soit 14,1 % de l’emploi total) travaillent dans ce secteur. Dès lors, l’accélération nécessaire de la transition écologique pour pouvoir respecter et aller plus loin que l’Accord de Paris de la COP21 pourra créer davantage d’emplois dans les secteurs de la transition écologique, durables et de qualité.

La plateforme Emplois-Climat porte aussi cette proposition dans le débat public : la création d’1 million d’emplois dans les secteurs de la transition écologique d’ici 2020. Le succès de la transition écologique dépend notamment :

  • de la capacité de l’ensemble du collectif à résoudre l’équation entre emplois détruits et créés ;
  • de la qualité des emplois créés, en termes de qualification professionnelle et de protection sociale.

La plateforme et ses membres soulignent ainsi l’importance des enjeux et l’urgence de cette transition écologique : il faut agir maintenant pour préserver une planète vivable pour les générations futures.

Le million, le million… d’emplois pour le climat !

Les objectifs de la plateforme Emplois-Climat

Créer un espace d’échange pour avancer sur des propositions collectives liant emploi et transition écologique :

  • Valoriser les travaux et les initiatives existantes et inciter au développement d’initiatives similaires dans les territoires.
  • Combattre les idées reçues qui opposent transition écologique et emploi.
  • Développer l’expertise collective concernant les recommandations par rapport à la qualité des emplois à créer, les modalités de reconversion par secteur d’activité etc.
  • Mettre en place un échange structuré sur les transformations des emplois dans le cadre de la transition écologique et sociale à l’échelle nationale et locale.

Concevoir et mener une campagne d’éducation populaire et influencer les débats publics, notamment dans le cadre des élections présidentielles :

  • Développer des outils, supports de débat et de communication pour diffuser les propositions de groupe auprès d’un public plus large.
  • Placer la transition écologique et la création d’emploi dans les questions clés de l’élection présidentielle de 2017.

 

Les signataires de la plateforme « emplois-climat »

 

Le rapport « 1 million d’emplois pour le climat »

En parallèle à la plateforme Emplois-Climat, un rapport a été publié. Il montre « qu’une transition écologique riche en emplois de bonne qualité est possible » et qu’elle peut être financée. Il souligne aussi que la présence de niches fiscales défavorables à la transition écologique et la perte de recettes due à la fraude et à l’évasion fiscale sont les gisements qu’il faut exploiter pour financer la transition en complément de la nécessaire reprise en main du crédit.

Ce rapport montre donc que les opérations de reconversion industrielle peuvent aboutir à autre chose que des délocalisations ou des effets agissant au détriment des salarié.e.s actuellement en poste.

Téléchargez le rapport 1 million d’emplois pour le climat

Pour aller plus loin

Soutenir la plateforme Emplois-Climat

Les enjeux de la platerforme Emplois-Climat

Les argumentaires de la campagne

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Nos conseils pour être écolo et à la mode !

jeudi 27 avril 2017 par REFEDD

Après ses articles sur comment mettre du Zéro Déchet dans sa cuisine et sa salle de bain, Juliette, chargée de mission alimentation au REFEDD aborde désormais le Zéro Déchet… dans la mode ! Un sujet qui résonne tout à fait avec la Fashion Revolution qui a lieu du 24 au 30 avril, mouvement lancé en 2014 soit 1 an après la tragédie du Rana Plazza (cet immeuble du Bangladesh qui abritait plusieurs ateliers de confection alimentant les circuits de certains géants de l’habillement).

La mode, mauvais élève de l’écologie

Le secteur des vêtements et chaussures pose de nombreux problèmes écologiques et sociaux : que ce soit au niveau de la production (consommation d’eau et de pesticides pour le coton, fibres issues de la pétrochimie, pollution de l’eau pour teindre les habits ou tanner les chaussures… et conditions de travail désastreuses) ou de la consommation : la fast fashion (les collections sans cesse renouvelées) incite à acheter des habits dont nous n’avons pas besoin. Lorsque nous les donnons, ces habits tous pareils et de faible qualité sont en majorité soit déchirés et utilisés pour faire des fibres d’isolation thermique, soit expédiés, principalement en Afrique, où le secteur textile d’occasion nuit à l’artisanat local. Un dernier problème : la plupart des habits arrivent emballés individuellement dans du plastique dans les grandes enseignes, ce qui génère des déchets.

La solution, c’est l’occasion !

On trouve des trésors en friperie : vêtements quasi-neufs ou au contraire vêtements vintages, les types de friperie sont extrêmement variés. Certaines peuvent également acheter vos anciens habits. A Paris, je citerais Chinemachine, Bis Boutique Solidaire (politique d’insertion sociale), ainsi que la Petite Rockette (ressourcerie). Partout en France, il y a Emmaüs qui ne fait pas que des habits mais également ressourcerie. A Bordeaux, vous les étudiant.e.s ont pu profiter de la Semaine Etudiante du Développement Durable pour faire un tour des friperies !

Une autre solution est l’échange : pourquoi ne pas organiser un vide-dressing sur votre campus (Sciences Po Environnement l’a fait), sur votre lieu de travail, entre ami.e.s ? Cela crée du lien et évite d’acheter.

Enfin, il est important de réparer, repriser, raccommoder… plutôt que de jeter. Faites vous-mêmes, vous apprendrez ainsi de nouvelles compétences, ou alors confiez chaussures et habits à votre cordonnier.ère, retoucheur.euse… Cela soutient l’artisanat et le commerce de proximité.

Les jeans craquent souvent au niveau de l’entrejambe, à cause des frottements ou de l’utilisation du vélo mais cela se répare facilement ! Le pull bleu sur la photo ci-dessous était troué au coude (si vous ne repérez pas la réparation, c’est que le travail est bien fait ! 😉 ) . De plus, les trous dans les chaussures se recousent également !

 

Et vous, quels sont vos bons plans pour récupérer, réparer ou échanger des vêtements ? 

 

Vous souhaitez publier un article sur un sujet DD en particulier ? Ça tombe bien, le REFEDD est toujours à la recherche de nouvelles plumes ! Pour cela 2 étapes très simples : prendre connaissance de la charte éditoriale du REFEDD et contactez Cassandre à communication@refedd.org. On vous promet une réponse rapide !

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Mettre du Zéro Déchet dans sa salle de bain

lundi 24 avril 2017 par REFEDD

Après l’article Mettre du Zéro Déchet dans sa cuisine, Juliette, notre chargée de mission alimentation, continue à vous présenter ses astuces pour rendre votre quotidien moins gourmande en déchets ! Alors, vous êtes prêt.e.s à révolutionner votre salle de bain ? C’est parti !

Une alternative Zéro Déchet : les cosmétiques solides

La majorité de nos produits de beauté viennent dans des contenants en plastique ! De plus, le principal ingrédient est souvent l’eau, donc il faut rajouter des conservateurs au produit pour éviter le développement de germes (et cela signifie que nous payons de l’argent pour quelque chose de quasiment gratuit au robinet, et pour un élément qui n’est pas absorbé par la peau). L’alternative ? Les cosmétiques solides ! On trouve facilement du savon en bloc (de Marseille, d’Alep, surgras…), mais on peut également trouver du shampoing, du déodorant et même du dentifrice sous forme solide ! Cela évite emballages plastiques et produits chimiques (veillez à choisir des produits les plus naturels possibles), c’est donc doublement bénéfique, pour notre corps et pour la planète. Environ 8% de la production pétrolière mondiale sert pour produire des objets en plastique, nombre d’entre eux se retrouvent dans les océans…

Et pour aller avec son dentifrice zéro déchet, on peut choisir une brosse à dent compostable en bambou, ou bien une brosse en plastique à tête interchangeable (en magasin bio). On trouve beaucoup de brosses à dents sur les plages et dans les océans !

On peut facilement fabriquer son shampoing sec en mélangeant fécule (de maïs, de pomme de terre… ou Maïzena) et poudre de cacao, dans des proportions variables selon notre couleur de cheveux. Il faut le tapoter aux racines et bien brosser, cela permet d’espacer les shampoings en absorbant l’excès de sébum. Faire son déodorant zéro déchet est également très simple, il suffit de mélanger du bicarbonate de soude bien fin (on en trouve au rayon du sel), qui neutralise les bactéries responsables de l’odeur, avec un peu de fécule (absorbe l’humidité), et d’appliquer cette poudre sous les aisselles. Il existe une multitude de recettes sur Internet, avec d’autres ingrédients également.

De g.à d. : blocs de savon (Alep et surgras), dentifrice solide et brosse à dents en bambou, déodorant en poudre, shampoing solide et shampoing sec.

 

Hygiène et zéro déchet 

Pour remplacer les cotons-tiges en plastique (ils seront d’ailleurs interdits dès 2020 ! Ils font partie des objets que l’on retrouve le plus sur les plages, dans la mer, et peuvent donc finir dans l’estomac des animaux marins), trois solutions :

  • Utiliser l’ongle de son petit doigt ! Ce n’est pas pour rien qu’il s’appelle l’auriculaire… L’intérieur de l’oreille est auto-nettoyant, il suffit d’enlever l’excès de cérumen en surface.
  • Utiliser une épingle à chignon (le bout rond, hein, pas le bout pointu…)
  • Utiliser un Oriculi, petite spatule en bambou lavable et réutilisable à l’infini.

Les protections hygiéniques sont également une source importante de déchets : on estime qu’une femme en utilise de 10 à 15 000 au cours de sa vie. Ces déchets ne sont pas recyclables et finissent enfouis ou incinérés, et leur composition est douteuse : les industriels ne sont pas tenus d’en révéler la composition, mais on y retrouve des fibres synthétiques issues de la pétrochimie, des parfums chimiques, voire des traces de pesticides… Quelles sont les alternatives ? Il existe des tampons et serviettes en fibres naturelles et bio (peut-être compostables ^^ ?), des serviettes lavables (un peu chères mais rentabilisables –ici ou ici, vous pouvez également les coudre vous-même), ou bien une coupe menstruelle, utilisable pendant 10 ans, qui s’insère comme un tampon mais n’en a pas les inconvénients (découvrez d’ailleurs cette vidéo explicative hilarante).

On peut également remplacer les mouchoirs jetables (faits à partir de cellulose, donc d’arbres), par un mouchoir en tissu lavable, qui évitera bien des déchets… En réalité, il s’agit juste de s’inspirer de nos grands-parents pour réduire nos déchets !

Pour remplacer les cotons à démaquiller (il faut environ 22 000 L d’eau pour un kilo de coton conventionnel, et la culture des cotons utilise 2.5% des surfaces agricoles mondiales mais 10% du total des pesticides dans le mode – source), il est possible d’en acheter des réutilisables et lavables en machine (ici ou ici), ou bien d’en faire soi-même (tuto ici ou ici)!

De g. à d. : coupe menstruelle Lunacopine, disques à démaquiller, mouchoir en tissu, Oriculi et épingle à chignon.

 

Avec tous ces conseils, on espère que vous êtes paré.e.s à diminuer la quantité de vos déchets dans votre salle de bain ! 😉 De même, n’hésitez pas à nous faire part en commentaire de vos actions pour la réduction des déchets, qu’elles soient individuelles ou sur votre campus !

A très vite pour le prochain article de Juliette ! On peut déjà vous annoncer qu’il sera dédié à l’habillement, ou comment « réparer » plutôt que « jeter » !

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10 ans/10 victoires : les bénévoles du REFEDD !

jeudi 20 avril 2017 par REFEDD

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau depuis sa création. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’en juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

La liste des victoires du REFEDD commence à s’allonger… Et oui, après la CNE, les RENEDD, la COY11, le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyennel’insertion professionnelle, la participation à la création du Label DD&RS pour les établissements d’enseignement supérieur et la publication du Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable, nous avons décidé aujourd’hui de nous concentrer sur celles et ceux sans qui rien (ou du moins pas grand chose) ne serait possible au REFEDD : notre super réseau de bénévoles ! 

 

 

Etre bénévole au REFEDD : tout est possible, tout est réalisable !

Rejoindre le réseau des bénévoles du REFEDD peut être un parcours rempli de suprises ! Qu’il s’agisse de s’envoler à l’autre bout du monde pour représenter la délégation française aux COYs et aux COPs (mais on peut aussi rester à Paris), de devenir le ou la photographe/scénographe attitré.e. des Rencontres Nationales du réseau, rédacteur.trice ponctuelle pour le blog ou bien chargé.e d’éplucher les légumes lors d’une disco-soupe : toutes les missions sont envisageables et toutes les aides, grandes ou petites, sont les bienvenues !

Ainsi, et bien que l’équipe de travail se soit agrandie depuis ces dernières années, c’est évidemment grâce à l’engagement des bénévoles étudiant.e.s (et ancien.ne.s étudiant.e.s) que le REFEDD a pu mener à bien de nombreux projets et être présent.e.s sur différents événements. Leur motivation (et les heures de travail qu’on ne compte plus) ont contribué à consolider le réseau et à lui donner l’envergure qu’il possède aujourd’hui : plus de 100 associations étudiantes réparties dans les 4 coins de la France, une équipe de travail composée de 1 puis 2 puis 3 salarié.e.s et 7 services civiques réparti.e.s entre Paris, Lyon et Bordeaux des rendez-vous annuels tels que les Rencontres Nationales ou la Semaine Etudiante du Développement Durable.

Quand on vous disait que le bénévolat au REFEDD pouvait être plein de surprises…

Comment devenir bénévole au REFEDD ?

Toutes ces missions t’ont donné envie de rejoindre le réseau des bénévoles du REFEDD ? Bingo ! On recherche des personnes pour nous aider à l’organisation des prochaines RENEDD des 13 et 14 mai 2017 à la Cité Internationale Universitaire de Paris !

Durant un weekend entier, près de 500 étudiant.e.s engagé.e.s pour le Développement Durable se rassembleront pour échanger et débattre des bonnes pratiques liées à l’environnement sur leur campus et dans leur vie quodienne. Des ateliers, des tables-rondes et un forum associatif permettront d’aborder diverses thématiques et d’enrichir les connaissances et compétences de chacun.e en terme de Développement Durable !

Aucune expérience précise n’est demandée : juste de la motivation ! 🙂 Pour en savoir plus sur les missions proposées durant le week-end, allez faire un tour sur le formulaire dédié.

 

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SEDD Aix-Marseille : retours en images !

mercredi 19 avril 2017 par REFEDD

Du 1er au 7 avril 2017, les étudiant.e.s des campus de Marseille et d’Aix-en-Provence se sont mobilisé.e.s pour le DD dans le cadre de la Semaine Etudiante du Développement Durable ! Retours en images sur les événements les plus marquants de cette semaine riche en découvertes. 

 

Lundi 3 avril : InnovMarseille au Centre Régional d’Information Jeunesse (CRIJ-PA)

Inspirer les citoyens, les jeunes et les acteurs de la ville en les connectant à des initiatives locales et innovantes “vertes” ou vertueuses qui se montent près de chez eux : tel est l’objectif des conférences InnovCity qui fleurissent un peu partout en France ! Pour l’InnovMarseille, plus de cinquante personnes ont participé à la conférence et apprécié la diversité des intervenant.e.s présent.e.s (de même que le buffet bio et local ! ).

L’événement fut aussi le fruit d’une organisation collaborative : les étudiants de l’association ISF Provence de l’Ecole Centrale Marseille ont recherché les « pitcheurs des projets », ceux du projet « Resource » de l’association Unis-Terre de Kedge Marseille ont préparé le buffet et certaine.s étudiant.e.s de l’université ont participé au rangement de la salle.

Thomas, coordinateur du REFEDD à Aix-Marseille, est intervenu pour présenter le concept des InnovCity

Jeudi 6 avril : Discosoupe et concours étudiant

Organisée par les étudiant.e.s de l’APNA, le C.A.S.A, Ashinaga et Animafac Aix-Marseille, la Discosoupe (cuisine collective et musicale d’invendus alimentaires récupérés dans les supermarchés) a eu lieu sur le parvis ensoleillé de SciencePo Aix et a rassemblé un public enthousiaste constitué de plusieurs dizaines de personnes de tout âge !

Concours « DD en Trans »

Organisé par l’université d’Aix-Marseille, il s’agissait de mettre en valeurs les projets étudiants en lien avec le développement durable. Le REFEDD y avait son stand, de même que les étudiant.e.s de Développement Durable ISAFI  qui indiquaient aux participant.e.s les collectes de bouchons plastiques.

Recyclop distribuait des cendriers de poche et Un déchet par jour est venu pour un nettoyage express de la fac en collectant 1300 mégots !

Les points de collecte des bouchons plastiques © Magali Muller

© Magali Muller

Vendredi 7 avril :  Quizz sur le DD

Les étudiant.e.s d’URBA’VOC de l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional d’Aix-en-Provence et les membres d’Animafac Aix-Marseille ont organisé un quizz spécial Développement Durable à destination des étudiant.e.s .

© URBA’VOC

© URBA’VOC

 

Article rédigé avec l’aide de Thomas Roger – Coordinateur du REFEDD à Aix-Marseille

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Retours sur la Semaine Etudiante du Développement Durable de Paris et d’Ile-de-France

mercredi 19 avril 2017 par REFEDD

Du 1er au 7 Avril 2017, la Semaine Etudiante du Développement Durable (SEDD) a fait son retour dans 12 villes de France ! C’est un événement national qui est consacré à la sensibilisation des étudiant.e.s sur le développement durable par le biais d’activités variées organisées par les associations étudiantes du réseau.

 

Une ouverture gourmande et conviviale 

À Paris, l’ouverture de la SEDD s’est fait autour d’un “Disco Brunch” au jardin potager collectif des résident.e.s de la Cité Internationale Universitaire de Paris, géré par l’association Jardin du Monde

Plus de 50 personnes étaient présent.e.s à cette ouverture. Dérivée du concept éponyme Disco Soupe, le Disco Brunch est un évènement qui associe musique et cuisine collective réalisée à partir de fruits et légumes invendus. Depuis 2012, ce mouvement invite tout le monde à organiser des Disco Soupe dans une ambiance festive et gourmande.

Tous les participant.e.s sont invité.e.s à cuisiner

Les fruits et légumes invendus ont été récupérés la veille de l’événement auprès des différents supermarchés qui entourent la Cité Universitaire. Puis le jour J, le public en a fait des salades, des smoothies et certains produits ont été redistribués aux participant.e.s afin d’éviter tout gaspillage alimentaire.

Pour éviter le gaspillage, les participant.e.s peuvent récupérer les fruits et légumes restants à la fin de l’événement

Les smoothies sont préparés à l’aide de l’ingéieux « vélo-smoothie » du réseau Biocoop

 

Un atelier alimentation pour démocratiser la cuisine végétale

Mardi 4 avril, le REFEDD a proposé une formation alimentation durable avec pour thème Végétalisons la gastronomie française à la Maison des acteurs du Paris Durable. 15 heureux.ses participant.e.s ont donc appris à cuisiner “durable” grâce à une partie théorique (présentation powerpoint des principaux enjeux d’une telle alimentation) et pratique avec la préparation du diner !

Préparation collective des plats

Le menu du soir : salade de crudités en entrée, des quiches lorraines revisitées à la sauce végétarienne pour le plat principal et de gourmandes tartes tatin pour le dessert !
Bien sûr, tous les produits cuisinés sont issus de l’agriculture biologique, respectueux de l’environnement… et sont surtout délicieux à déguster !

La formation théorique par Juliette, chargée de mission alimentation au REFEDD…

… puis la dégustation des plats cuisinés par l’ensemble des participant.e.s !

Un concentré d’événements DD sur le campus de l’Université Paris Nanterre

La SEDD a aussi dépassé les frontières de Paris pour s’installer du côté du campus de Nanterre ! Organisée par plusieurs associations étudiantes de l’Université (Amap ETAL, Les Unis Verts Nanterre, LABEESS, Coopcampus Nanterre – Cafet de la MDE, LuniverCel et Nanterrepastacuisine) la Semaine Etudiante du Développement Durable à Nanterre Université a permis aux étudiant.e.s d’assister à 3 projections-débats, de prendre part à une collecte de déchets sur le campus, cuisiner grâce à un défi culinaire collectif, découvrir de nouvelles astuces modes et déco grâce à plusieurs ateliers DIY et rencontrer des professionnel.le.s de l’ESS !

 

30 mégots au m2 ont été ramassés sur le campus de Nanterre

 

 

Ramasser 20 kilos de déchets en moins de15 minutes sur le campus de Nanterre ? Challenge accepted !

La récolte des déchets du campus… sous un beau soleil de printemps !

Une clôture festive et engagée pour le DD

Vendredi 7 avril, c’est à l’Arsenal d’Animafac, tiers-lieu/incubateur de projets étudiants, que la SEDD s’est clôturée.

Le REFEDD, ainsi que d’autres associations engagées pour le développement durable se sont réunies pour une soirée « bilan » et ont profité de l’occasion pour communiquer sur leurs projets respectifs et discuter avec d’autres acteurs et actrices du DD autour, une fois n’est pas coutume, de collations gourmandes.

 

L’association Greenov’Art qui accompagne les projets culturels engagés pour le développement durable (@greenovart)

Écocampus Ens, association membre du REFEDD, communique son projet de toitures solaires sur les toits de l’ENS Paris (@ecocamus.ens)

Présentation du Green’Lab, le fablab des étudiant.e.s de l’UPMC (@greenlabupmc)

 

Article rédigé par Joshua Bautista – Bénévole au REFEDD.

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Retours sur la Semaine Eudiante du Développement Durable de Bordeaux

mercredi 19 avril 2017 par REFEDD

Organisée du 1er au 7 avril 2017, la Semaine Etudiante du Développement Durable de Bordeaux (SEDD) a été ponctuée par des événements abordant diverses thématiques (agriculture urbaine, biodiversité, solidarités, engagement citoyen…) tout en multipliant les formats (projection de film, conférence, atelier, stand…), rassemblant ainsi près d’une dizaine d’associations et mouvements étudiant.e.s.pour une vingtaine de manifestations sur les campus. 

 

Des rencontres engagées et culturelles…

Delphine Jamet face aux étudiant.e.s de Science Po Bordeaux

Delphine Jamet, élue du partie Europe Ecologie les Verts (EELV) à Bordeaux, était l’invitée de l’association Sciences Pousses du campus de Sciences Po Bordeaux pour parler de échanger la mise en place de l’agriculture urbaine dans le métropole bordelaise. Cette rencontre a permis aux étudiant.e.s de réaliser à quel point il pouvait être compliqué d’exercer le pouvoir en tant qu’élu.e de l’opposition. En effet, bien des projets de développement durable sont possibles et envisageables mais peu voit le jour sur le territoire bordelais. Les politiques mises en place sont bien souvent très superficielles et pourraient être qualifiées de green washing. Au final, le débat a fait émerger l’importance d’avoir un esprit critique tout en renseignant les étudiant.e.s sur la mise en place de politiques publiques respectueuses de l’environnement.

 

La Maison de la Nature et de l’Environnement a ouvert ses portes à la SEDD pour inaugurer son nouveau projet « cinéma – débat ».

Les étudiant.e.s de la licence pro Coordination de projets de développement social et culturel de l’IUT Bordeaux Montaigne ont pu ainsi proposer la projection du film Parti Pris, en présence des réalisateurs Christophe Leroy et Adrien Camus, qui raconte l’ascension politique d’un sénégalais venu prendre le pouvoir aux corrompus et imposer son idéal écologique.

 

 

 

Enfin, l’Université de Bordeaux a accueilli un ciné-débat pour le film Au Nom de la Terre de l’écrivain et penseur Pierre Rabhi, aussi fondateur du Mouvement Colibris. La projection a été organisée par l’association étudiante L’Astragale et la Fourmi, en collaboration avec le goupe local Colibris Bordeaux.

Le documentaire, sorti en 2013, présente les espoirs et actions d’une population qui aspire à un monde meilleur et appelle à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où « une sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines.

 

 

 

 

 

… de la biodiversité…

Cette SEDD bordelaise a été également ponctuée par des instants jardinages !

Le carré aromatique est aujourd’hui adopté pas les résident.e.s !

La construction et l’inauguration d’un carré aromatique collaboratif au pied des résidences universitaires a été un véritable succès. Ainsi, grâce au portage du CROUS de Bordeaux-Aquitaine, les étudiant.e.s profitent désormais gratuitement de thym, menthe et basilic tous frais… tout en ayant la possibilité d’y semer leurs propres graines !

 

 

 

 

Le campus de Bordeaux peut se vanter d’être un riche vivier de biodiversité grâce à la présence de quatre jardins partagés créés et animés par les étudiant.e.s.

Ainsi, la Karavan Bordelaise, la Fourmilière, AOC et Pot’Agro ont ouvert leurs jardins à l’occasion d’une balade à vélo. C’est sous un soleil étincelant que les étudiant.e.s sont parti.e.s à la découverte de ces différents havres de paix !

 

… déchets…

Les apprenti.e.s trieur.euse.s au centre de tri Areva de Bègles.

L’association AREMACS Sud-Ouest a organisé une visite du centre de tri AREVA à destination des étudiant.e.s. pour observer la façon dont les déchets sont traités et recyclés sur le territoire bordelais. Ce centre de tri, qui a ouvert en 1997 à Bègles, fait partie des plus grands de France et fonctionne 365 jours par an, sept jours sur sept et 24h sur 24 et emploie une quarantaine de personnes. Il comporte deux parties : une pour l’incinération et la revalorisation des déchets, et une autre pour le tri sélectif des déchets recyclables. En 2015, la quantité de déchets incinérés ne représente pas moins de 268 000 tonnes pour la zone de Bordeaux Métropole, le Blayais, le Libournais, le Langonnais et le Bassin d’Arcachon ! Concernant le tri sélectif, il représente environ 50 000 tonnes uniquement sur la ville de Bordeaux.

 

 

 

Dans un autre registre, l’association étudiante Etu’Recup pourrait être également qualifiée de gestionnaire de déchets. En effet, plusieurs tonnes ont été détournées de la poubelle cette année, grâce aux différentes actions de l’association.

Durant la SEDD, et pour le plus grand bonheur des étudiant.e.s, Etu’Recup a proposé « une zone de gratuité » sur le campus de Bordeaux Montaigne. On y retrouvait un espace friperie, de la vaisselle, des meubles, de la déco … et le tout pour 0 euro !

 

 

…sensibilisation et espaces d’expression…

C’est dans l’espace publique, place Camille Julian, qu’a débuté la première action de sensibilisation au développement durable. Grâce à l’outil porteur de parole, le REFEDD et l’association Les Petits Hommes Verts sont allé.e.s à la rencontre des passant.e.s avec la phrase « Personne ne peut changer de monde » et « A vous la parole ! ». A partir de là, les personnes croisé.e.s devaient répondre à cette petite provocation en écrivant leur ressenti et leurs idées. Des rencontres qui furent riches et intéressantes… la preuve en image :

 

Quel est ton petit geste pour la planète ? Le mur d’expressions DD par les étudiant.e.s de l’associatio Echo’logik de Sciences Po Bordeaux

 

Enfin, un atelier « Déclic » a été mis en place à l’IUT Bordeaux Montaigne, où les étudiant.e.s ont recensé les actions quotidiennes pouvant agir favorablement sur les crises écologiques.

L’idée de cet outil était de démontrer que nous pouvons tous et toutes, à notre échelle, s’engager pour la planète !

Un grand merci à Nikita de l’association Les Petits Hommes Verts pour cet outil-atelier très ludique et pertinent !

 

…solidarité et innovation sociale…

C’est sous les thématiques de solidarité et d’innovation sociale que ces six jours de SEDD se sont clôturés à Bordeaux. Le 13 avril,  Nicolas Hulot est venu dans l’amphithéâtre de Sciences Po Bordeaux pour aborder avec les étudiant.e.s bordelais la campagne de l’Appel des solidarités, soutenue par la Fondation Nicolas Hulot et plus de 140 associations et ONGs.

 

Enfin, les 14 et 15 avril se sont organisées les  24h de l’innovation sociale  grâce à l’engagement de l’association ESSplicite « où des équipes d’étudiant.e.s s’affrontent pour imaginer un projet à fort impact social et/ou environnemental, qui répond à des problématiques ancrées sur le territoire bordelais. »

 

Article écrit par Léa Galloy – Animatrice du réseau étudiant du REFEDD Bordeaux

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Etre étudiant.e et engagé.e pour le développement durable… dans l’Amérique de Trump

mercredi 12 avril 2017 par REFEDD

A l’occasion de l’année qu’il passe à Stanford (Californie) en tant que professeur de français, Yannaï, vice-président du REFEDD en 2014/2015, présente la façon dont les étudiant.e.s américain.e.s, notamment ceux de l’association SSS (Students for a Sustainable Stanford) s’investissent et s’engagent pour le développement durable de l’autre côté de l’atlantique. Premier article d’une courte série, Yannaï espère ainsi promouvoir la diffusion des expériences et des pratiques, et de faire le témoignage, de la nature globale des actions que nous – étudiant.e.s de France et de l’international – menons.

 

La Californie est un état très liberal au sens américain du terme : progressiste – de gauche. Les universités, notamment, y sont des creusets de l’activisme et des luttes sociales. L’université de Californie à Berkeley, au nord de San Francisco, est ainsi connue pour les grandes manifestations étudiantes contre la guerre du Viet-Nam et une forte participation au mouvement pour les droits civiques. On ne pense néanmoins pas autant à Stanford, université privée située de l’autre côté de la baie, au sud de San Francisco, comme d’une université à la population particulièrement engagée. En pleine Silicon Valley, on s’imagine plutôt le campus comme repère de geeks en tout genre et d’entrepreneur.e.s en herbe. Et pourtant de nombreuses organisations y cohabitent, qui témoignent de la vitalité de l’engagement étudiant.

Le campus de Stanford : idéal ?

D’un campus durable à une communauté solidaire

L’une des principales associations DD de l’université s’appelle SSS, Students for a Sustainable Stanford. Ils s’appuient sur plusieurs dizaines d’étudiant.e.s bénévoles pour mener à bien leurs projets, dont une petite dizaine constitue le leadership. Fondé en 2000, le groupe s’était à l’origine donné comme mission de promouvoir les pratiques durables dans le bâtiment sur le campus, au niveau des bâtiments déjà existant comme au niveau des projets et des immeubles en construction. Cette première campagne fut couronnée de succès, alors que les étudiant.e.s engagé.e.s réussirent à sensibiliser la population de Stanford sur la question, travaillant aux côtés d’alumni et de professeur.e.s expert.e.s sur la question, d’autres organisations étudiantes et de l’administration. Il en résulta la création d’un comité centré sur la question, incluant des représentants de toutes les communautés du campus, dont des étudiant.e.s !

Aujourd’hui, leur activité s’est largement diversifiée, et SSS travaille sur des problèmes liés à des sujets tels que le changement climatique, la justice environnementale, l’éducation, les déchets, l’alimentation et l’énergie.

J’ai rencontré Chris, responsable du projet alimentation, afin de lui poser quelques questions. Ce projet vise à lutter contre le gaspillage alimentaire dans les divers restaurants et cafétéria du campus. SSS, en partenariat avec une autre association appelée SPOON (Stanford Project On Hunger), récupère plusieurs fois par semaine des restes non consommés, et les donne à des organisations locales qui les redistribuent dans les quartiers populaires de la Silicon Valley, notamment à East Palo Alto. Ils luttent par ce faire à la fois contre le gaspillage alimentaire et pour un meilleur accès à de la nourriture de bonne qualité pour les personnes issues des milieux les moins favorisés. Le projet a commencé cette année, mais fait face à divers obstacles : il faut tout d’abord convaincre les restaurants et cafés un par un de ne pas jeter leurs restes et de participer au programme, puis faire en sorte qu’ils ne l’oublient pas, alors que les employé.e.s restent assez souvent pour de courtes périodes seulement.

L’association SPOON

Tant que les étudiant.e.s ne seront pas plus représenté.e.s, il y aura une forme de déconnexion

L’association SSS est organisée par projets. Outre le groupe alimentation, il y a un groupe consacré à la justice environnementale, un sujet que je compte traiter dans un prochain article. Les groupes changent également d’année en année. En ce moment, un groupe travaille sur le GUP (General Use Permit), un contrat entre l’université et le county, renouvelé tous les 20 ans, qui détermine notamment les règles d’extension du campus : les bénévoles de l’association poussent pour que la nouvelle version du GUP intègre des objectifs écologiques (par exemple, une obligation de empreinte carbone neutre pour les nouveaux bâtiments). Chris souligne l’importance de ces projets menés auprès de l’administration : « Stanford est une énorme bureaucratie, et, comme les étudiant.e.s se renouvellent tous les 4 ans, il faut vraiment que les institutions ait une mémoire, si l’on veut réussir à faire des changements sur le long-terme. Travailler avec l’université et le staff sur des projets de longue durée est quelque chose que tous les groupes dans SSS essaient de faire. »

L’université a un Office of sustainability, équivalent de nos responsables Développemnt Durable, avec lequel l’association est en contact. Mais, bien sûr, la bonne volonté de l’administration à travailler de concert avec les étudiant.e.s dépend de la nature du projet… Ainsi, l’association Fossil Free Stanford, qui dénonce depuis 6 ans les intérêts de l’université dans les énergies fossiles et milite pour le désinvestissement (divestment), a vu récemment le conseil d’administration voter en faveur du maintien de ces investissements. Tiger, une autre bénévole du projet alimentation, formule le problème en terme de défaut d’inclusivité : « Tant que les étudiant.e.s ne seront pas plus représenté.e.s dans l’administration, il y a aura une forme de déconnexion. » Même si l’université aime beaucoup donner la parole aux étudiant.e.s dans le cadre de focus groups sur des sujets divers, la structure administrative demeure, comme presque partout ailleurs, un organisme rigide et lent à faire évoluer.

Les étudiant.e.s de l’association Students for a Sustainable Stanford

Démocratie et engagement : quel avenir sous l’administration Trump ?

Je leur ai également demandé quelles pouvaient être les pistes d’amélioration pour l’association. Au premier rang, Chris, qui postule à une position dans le leadership pour l’année prochaine, aimerait rendre le fonctionnement interne plus démocratique. Aujourd’hui, les statuts ne précisent pas le mode de désignation des membres du leadership, et si des élections ont déjà eu lieu par le passé, la plupart des responsables sont bien souvent appointé.e.s par leurs prédécesseur.euse.s, après un entretien. Améliorer la coordination interne entre les projets (aujourd’hui, un poste de responsable est entièrement dédiée à cela) peut ressembler à une gageure dans une association aussi large, mais diffuser des pratiques démocratiques auprès de personnes qui entrent dans la vie active et font bien souvent leur premiers pas dans l’activisme politique semble être un projet nécessaire, dans un pays dont la dernière élection a choqué la moitié de la population et amorcé un réveil participatif des citoyen.ne.s.

Justement, quelle est l’importance aujourd’hui, après l’élection de Donald Trump et la nomination d’un cabinet fortement climato-sceptique pour ces étudiants d’une des universités les plus prestigieuses du pays de s’engager pour le développement durable ? Comment perçoivent-ils leur rôle, en tant que membre du monde étudiant et académique ?

Tiger souligne que « de petites actions peuvent avoir de grands impacts, en tout cas dans ses communautés immédiates. Il faut commencer aujourd’hui et faire ce qu’on peut. Même si on ne peut pas influencer directement un changement national, on peut avoir un impact important dans nos cercles. »

Les manifestations sur le campus du Stanford

Pour Chris, qui a grandi dans une famille écolo et pour qui le développement durable est quelque chose de naturel, l’élection de Trump et le peu de place accordée aux problématiques environnementales pendant la campagne mettent en valeur l’importance de trouver un moyen de sensibiliser au-delà des groupes aisés et instruits, ce qui n’est pas évident en Californie : « Je suis entouré par des gens qui partagent les mêmes valeurs : je peux compter le nombre de républicain.ne.s que je connais dans la région sur les doigts d’une main. Je m’engage personnellement parce que c’est dans la continuité naturelle de ce en quoi je crois et de comment j’ai été élevé, mais le challenge plus important est désormais de savoir comment communiquer ces valeurs à des gens qui n’ont pas eu la même éducation. Les universités doivent être à l’avant-garde des changements sociaux. Nous avons vraiment de la chance de pouvoir assister chaque jour à des cours ou des conférences sur des problèmes environnementaux, ou sur la science de l’environnement, mais ce n’est pas le cas pour les gens qui vivent dans d’autres parties du pays. Nous sommes très privilégié.e.s d’avoir cette opportunité. »

A suivre…

Pour aller plus loin :

Le site internet de l’association : http://studentsforasustainablestanford.weebly.com

Suivez l’actualité de SSS sur Facebook @Students for a Sustainable Stanford et Twitter @StanfordSust.

Le site de la campagne Fossil Free Stanford : http://www.fossilfreestanford.org et, sur le même sujet en France, notre prise de positions concernant le Zero Fossile dans les universités : Libérons l’enseignement supérieur des énergies fossiles

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10 ans/10 victoires : le Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable

lundi 10 avril 2017 par REFEDD

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau depuis sa création. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

 

Après la CNE, les RENEDD, la COY11, le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyennel’insertion professionnelle, la participation à la création du Label DD&RS pour les établissements d’enseignement supérieur, on aborde aujourd’hui le Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable.

 

Un Manifeste qui appelle les établissements d’enseignement supérieur à s’engager pour le développement durable

L’objectif de ce Manifeste est d’appeler les établissements d’enseignement supérieur à s’engager dans une démarche de transition en faveur du développement durable. En effet, puisque l’éducation et la formation sont indispensables pour répondre aux défis environnementaux, sociaux et économiques actuels, les organisations étudiantes estiment que l’enseignement supérieur doit servir d’exemple et intégrer le développement durable tant dans les enseignements dispensés que dans le fonctionnement des établissements.

Initié en 2011 par le REFEDD, le projet de publier un manifeste étudiant sur le développement durable dans l’enseignement supérieur a donc permis de réunir les 4 principales organisations représentatives des étudiant.e.s telles que l’Union National des Etudiants de France (UNEF), la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), la Promotion et Défense des Etudiants (PDE), le Mouvement des Etudiants (MET) et le réseau des associations étudiantes d’Animafac. Ainsi, toutes et tous ont été consulté.e.s pour co-construire le texte et les 4 revendications principales qu’il contient.

Retrouvez ici l’interview croisée des étudiant.e.s de la FAGE et l’UNEF à propos de leur engagement dans l’écriture et la signature du Manifeste.

« Nous, enfants de la fin du XXe siècle, qui faisons face à une conjonction inédite de défis environnementaux, économiques et sociaux, nous, pour qui l’emploi, l’éducation et l’environnement constituent les trois premières préoccupations, nous, étudiants en France du XXIe siècle, décidons de parler aujourd’hui d’une même voix. »

 

 

Les étudiant.e.s s’unissent d’une même voix pour le développement durable dans l’enseignement supérieur

Puis, trois ans durant, le REFEDD a coordonné son écriture en veillant à prendre en compte les préoccupations de chacune des organisations citées précédemment. De plus, dans le but de mobiliser l’ensemble du monde étudiant, le réseau a ouvert le texte à la signature de toute organisation étudiante (ou du monde étudiant) qui se reconnaît dans les revendications du Manifeste. A ce jour, près de 90 associations et organisations étudiantes y ont apporté leur signature : qui sera la prochaine ? 😉

C’est en 2015 que la version finale du Manifeste étudiante pour un enseignement supérieur durable verra le jour. Celle-ci est toujours disponible en téléchargement : Le Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable

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RENEDD 2017 : RUST RUNNERS va vous faire danser !

vendredi 7 avril 2017 par REFEDD

Pour la 10ème édition des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD), le REFEDD vous réserve une soirée de foliiie avec le concert d’un groupe de rock parisien : RUST RUNNERS

 

 

Composé de musiciens venus d’univers différents, RUST RUNNERS est un groupe qui rend hommage à ses influences diverses tout en recherchant en permanence la nouveauté.En alliant rythmiques rageuses et mélodies entêtantes, le quatuor parisien sait en effet forger un rock unique, tant inspiré par le classic rock des années 70 que par l’alternative des années 90, en y ajoutant une personnalité et une énergie qui se déploient avant tout en live.

Les 4 musiciens de RUST RUNNERS

Formé à l’automne 2014, le groupe compose rapidement un set solide qui lui permet d’enchaîner les concerts. Leur premier EP, entièrement autoproduit, sort fin 2015, donnant ainsi un bon aperçu des capacités de la formation. Après un léger changement de line-up en milieu d’année 2016, RUST RUNNERS reprend la route de la scène, en attendant un nouvel enregistrement studio en 2017.

Certain.e.s d’entre vous ont peut-être déjà entedu le groupe ces derniers années, puisque celui-ci s’est produit dans près de 30 salles et bars de Paris depuis sa création ! 

Rust Runners EP – Décembre 2015

Pour vous mettre déjà dans l’ambiance, écoutez les RUST RUNNERS sur Soundcloud et Bandcamp ! Retrouvez-les aussi sur Facebook @rustrunners et Twitter @RealRustRunners !

 

 

 

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Connaissez-vous… l’habitat participatif ?

mardi 4 avril 2017 par REFEDD

L’habitat participatif, késako ?

L’habitat participatif permet à des groupes de citoyens de concevoir, créer et gérer leur habitat collectivement. Il s’agit en général d’un groupe de personnes/foyers qui décident d’habiter ensemble et de partager plusieurs pièces et services commun-e-s. La différence avec une simple colocation est que chaque foyer dispose de son propre logement mais que et les habitants conçoivent, réalisent et gèrent ensemble des parties communes. Le concept a déjà séduit en Allemagne, en Suisse ou encore en Suède et gagne en popularité en France, notamment depuis la crise financière de 2008.

L’habitat participatif a plusieurs dénominations (habitat groupé, autogéré, collaboratif, solidaire…) et comprend plusieurs types de regroupement (immeubles, hameaux, éco-quartiers…).

L’un des objectifs de l’habitat participatif est le vivre-ensemble, c’est pourquoi le groupement des habitations est accompagné d’un ensemble d’espaces d’usage collectif et d’équipements de proximité permettant le développement d’une vie de voisinage conviviale.

Les projets se développent très souvent autour d’une volonté commune de réduire son empreinte écologique.

« Village Vertical », la coopérative d’habitants située à Villeurbanne dans le Rhône.

 

Pourquoi l’habitat participatif est écologique ?

Une importance particulière est accordée dès la conception aux performances énergétiques des bâtiments ainsi qu’aux méthodes de construction. Une réflexion préalable est menée sur la gestion des déchets et des eaux de pluie. Pendant la construction, la priorité est donnée aux matériaux locaux et peu gourmands en énergie.

La mutualisation permet également de réduire certains types de surconsommation. Par exemple, mutualiser les espaces permet de réduire la surface d’occupation : laveries, buanderies, bureaux, chambres d’amis, garages, ateliers et parfois cuisines peuvent être partagés et permettent ainsi de diminuer la taille des logements. Grâce à la mutualisation, la gestion de l’eau, de l’énergie, des déchets et des transports est optimisée.

Il arrive que les habitats collectifs s’équipent d’espaces de production agricole de taille réduite (serres, potagers, petite exploitation agricole) afin de favoriser l’autosuffisance alimentaire.

Les bâtiments construits sont généralement bioclimatiques (le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air) et passifs (consommation de très basse à nulle) voire à énergie positive (produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment).

 

Ecoravie, le projet d’habitat collectif dans la Drôme, existe depuis 2009.

 

Quelques exemples d’habitats participatifs

Ecoravie est un projet d’habitat collectif dans la Drôme, lancé en 2009. Les bâtiments construits seront à énergie positive. Grâce à l’implantation des bâtiments, aux choix des matériaux, aux serres et vérandas bien orientées, le soleil chauffe à lui seul les habitations, ce qui exclut l’utilisation d’un quelconque chauffage. L’électricité photovoltaïque produite pourra même être revendue. Le recyclage est développé au maximum au travers du compostage, de la récupération d’eaux des pluies, de la phyto-épuration (épuration par les plantes) et de l’utilisation de toilettes sèches.

L’éco-logis à Strasbourg est un projet qui a démarré en 2004. L’habitat se compose d’un immeuble de onze logements dans lequel dix familles ont emménagé en 2010. Cet habitat participatif fait partie de l’association Eco-quartiers Strasbourg qui regroupe tout type de projet d’habitats collectifs.  L’immeuble est construit intégralement en bois (car celui-ci consomme peu d’énergie, capte le CO2 et il est recyclable). L’immeuble est également équipé de panneaux solaires et bénéficie d’une isolation renforcée afin de réduire au maximum la consommation d’énergie. L’eau chaude est produite par les capteurs solaires et l’eau froide fournie par la récupération d’eaux de pluie. Le bâtiment est classé basse consommation (label BBC) : il a consommé la première année moins de 65 kwh/m² habitable (en comparaison avec les 9900 kwh pour une maison de 70m2 sur un an). L’immeuble est également situé volontairement proche du centre-ville afin que les habitants ne soient pas dépendants des voitures mais puissent utiliser les transports en commun et/ou le vélo (seulement six places de parking ont été prévues pour l’immeuble, en priorité pour les familles avec enfants).

Les habitants se partagent un jardin, une salle des fêtes et de réunion commune, une buanderie équipée de trois lave-linges ou encore une chambre d’amis partagée. Des ruches sont également installées sur le toit de l’immeuble.

Enfin, le Village Vertical est une coopérative d’habitants située à Villeurbanne dans le Rhône. Quatorze ménages ont emménagé en 2013 dans un immeuble écologique. Les habitants se partagent des terrasses, une buanderie, une salle commune avec cuisine ou encore un jardin potager. Le Village Vertical est, selon les habitants eux-mêmes, un laboratoire d’écologie urbaine, de la conception du bâtiment (isolation, chauffage, matériaux sains, panneaux solaires…) aux modes de vie des habitants (gestion des déchets, limitation de la voiture en ville, achats groupés, échanges de services entre voisins). Le village est équipé d’une citerne de 7000 litres d’eau de pluie, d’un toit photovoltaïque et d’un système de pompe à chaleur qui récupère la chaleur de l’air des logements, pour préchauffer l’eau chaude sanitaire. Les lave-linges (communs) sont alimentés par l’eau de pluie.

 

L’éco-logis de Strasbourg, projet démarré en 2004.

 

Les habitats participatifs sont en général économiques et portent un aspect social : une partie des logements est mise à disposition en logement social (au Village Vertical de Villeurbanne, quatre logements sont attribués à des jeunes dont la situation nécessite un accompagnement social) ou pour les personnes âgées/handicapées, afin de combattre leur isolement.En des temps où les citoyens réalisent l’importance des thématiques du développement durable, du retour au collectif et où ils recherchent des solutions contre l’individualisme, l’isolement, la surconsommation ou encore la spéculation immobilière, les habitats participatifs apparaissent pour certains comme un modèle d’avenir.

 

Pour aller plus loin : 

L’émission FUTURE sur Arte : Demain, l’habitat participatif

La Carte des habitats participatifs (projets aboutis)

La Roche-sur-Yon. Habitat partagé et participatif, une nouvelle façon de vivre ensemble.

 

Article écrit par Marion Pignel, étudiante à Science Po Lille et membre de l’association La Ruche Sciences Po à retrouver sur leur page Facebook @laruchespl.

Vous souhaitez publier un article sur un sujet DD en particulier ? Ça tombe bien, le REFEDD est toujours à la recherche de nouvelles plumes ! Pour cela 2 étapes très simples : prendre connaissance de la charte éditoriale du REFEDD et contactez Cassandre à communication@refedd.org. On vous promet une réponse rapide !

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Viens pitcher ton projet aux RENEDD !

mardi 4 avril 2017 par REFEDD

Porteur.euse d’un projet lié au développement durable ? Viens le « pitcher » (le présenter) aux Rencontres Nationales Etudiantes du Développement Durable du REFEDD !

Les 13 et 14 mai prochains (comme vous le savez sans doute) ce sont nos Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (aka RENEDD) ! Durant deux jours, tables rondes et ateliers permettent de sensibiliser et former les étudiant.e.s (vous, donc) aux enjeux du développement durable tout en vous proposant des pistes d’actions sur leur campus et dans leur quotidien.

Si vous n’êtes pas encore inscrit.e.s aux RENEDD, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

Un week-end pour rassembler les étudiant.e.s du réseau

Pendant ce week-end, étudiant.e.s et jeunes de toute la France se rassemblent pour partager, créer, débattre, se questionner, s’amuser, apprendre, se renseigner et s’engager (et oui, rien que ça !). 

On parlera climat, énergie, biodiversité, alimentation responsable, consommation collaborative, métiers de la transition énergétique… le tout dans un esprit très festif (si vous en doutez, ces quelques photos souvenirs devraient réussir à vous convaincre… ;)). 

 

Photo de groupe de l’assemblée générale du REFEDD 2015 / www.heidingerjm.com

Et… il y aura également un pitch de projets ! Une heure entièrement dédiée aux porteur.euse.s de projets pour qu’ils.elles viennent nous l’expliquer en 5 minutes (top chrono) ! L’occasion de bénéficier d’une belle visibilité pour votre projet et/ou votre association… et de s’amuser tous ensemble !

 

Alors…

Tu portes un projet en lien avec le développement durable ?

Tu as prévu de venir faire la fête aux RENEDD les 13 et 14 mai 2017 ?

Tu as répondu OUI à ces deux questions ?

Viens pitcher ton projet aux RENEDD !

Pour candidater, rien de plus simple : il te suffit de remplir ce formulaire avant le 26 avril à minuit. 8 projets seront ensuite retenus et présentés lors des RENEDD.   

Une question ? N’hésite pas à contacter Maxime Bernhardt, responsable de l’atelier pitch de projets : maxime.bernhardt@gmail.com

On a déjà hâte de vous lire !

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Shake Your City, l’association étudiante qui donne des idées pour s’engager !

jeudi 23 mars 2017 par REFEDD

L’association Shake Your City (ShYC) vient de rejoindre le REFEDD ! Elle a été créée par quatre étudiantes du campus AgroParistech (Manon, Camille, Chloé et Juliette) qui ont pris conscience, grâce à leur formation, des enjeux actuels concernant l’alimentation, l’économie ou encore l’environnement.

Elles ont découvert que les engagements citoyens sont partout et sont le reflet d’un besoin d’une économie différente et de changements dans notre mode de consommation et de production. Pourtant ces initiatives citoyennes sont très peu visibles : c’est un réseau très souterrain et les jeunes souhaitant s’engager ne savent pas nécessairement où chercher !

Un voyage pour aller à la découverte d’initiatives environnementales

L’opportunité de réaliser une césure et leur soif d’engagement ont fait naître chez ces quatre étudiantes une idée de projet qui permet de promouvoir les initiatives et actions locales en faveur de l’économie, l’alimentation et l’écologie en les rendant visibles,  compréhensibles et accessibles à tous.

Pour répondre à ces enjeux et pérenniser leurs actions, elles ont sonc créé l’association Shake Your City. Son objectif  est de créer un lien entre les initiatives qui cherchent des personnes motivées pour travailler au sein de leur structure et des jeunes qui souhaitent agir  pour le développement durable en France ou à l’étranger.

L’équipe des Shake Your City

Pour cela l’équipe de ShYC va à la rencontre des initiatives pour les interviewer, comprendre le fonctionnement de leur structure, identifier leurs besoins et leurs perspectives d’évolution. Grâce à une plateforme de mise en relation et divers moyens de communication, l’équipe met en lumière ce qu’elle a découvert et toutes les clés pour rentrer en contact avec les associations !

 

Le projet Shake Your City

Durant cinq mois, elles vont parcourir l’Amérique, de Montréal à Buenos Aires, afin de découvrir les solutions que proposent les citoyens américains face aux enjeux actuels et ainsi de faciliter les expériences à l’étranger pour toutes les personnes qui souhaitent s’engager !

Le projet Shake Your City illustré

Pour en savoir plus

Le site internet de l’association  

Suivez Shake Your City sur Facebook @agroshyc

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Le REFEDD répond Présent ! à l’Appel des Solidarités

jeudi 23 mars 2017 par Cassandre Charrier

Le REFEDD et près de 80 associations et ONGs s’associent à la Fondation Nicolas Hulot pour lancer une grande campagne de mobilisation nationale intitulée « L’Appel des Solidarités » du 23 mars au 21 avril.

 

 

Pourquoi cette campagne ?

Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiel(le) pour nous accorder sur l’essentiel ? Et si, en 2017, les solidarités devenaient un impératif pour les prochains locataires de l’Elysée et de l’Assemblée Nationale ? Et si les caps des Solidarités fixés par les ONGs constituaient un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques ?

 

Pour que ça devienne possible, 70 associations de premier plan et de tous horizons, ont décidé de faire l’appel : l’Appel des Solidarités.

 

Nos causes sont différentes mais nos analyses sont identiques et nos solutions convergentes : la solidarité est avec tous et toutes sans exception, elle est économique et fiscale, elle est avec la nature et les générations futures, elle est avec les plus pauvres, les discriminés ; elle est avec ceux qui ne sont pas entendus ; elle est avec tous les peuples.  500 propositions et initiatives pour le concrétiser sont à découvrir sur le site de la campagne.

Nous n’interpellons pas les candidats mais les citoyens.

Nous pensons que la situation est grave et que le temps est venu pour qu’une idée nouvelle se lève. Il ne s’agit plus de compter sur la solidarité individuelle mais de réunir les préalables à une solidarité collective, concrétisée dans les politiques publiques.

 

Découvrir l’Appel des Solidarités

L’Appel des Solidarités

Rejoindre l’Appel des Solidarités

Pour participer à ce changement, il suffit de voter sur le site www.appel-des-solidarités.org ou d’envoyer « Present » au 32321 (SMS gratuit)

Nous avons besoin de vous, vous aussi répondez Présent !  et Présente !

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On a interviewé… Sciences Po Zéro Fossile

mercredi 22 mars 2017 par Cassandre Charrier

Dans le cadre de la Semaine étudiante du Développement Durable, qui a lieu du 1er au 7 avril dans tous les campus de France, le REFEDD et le collectif 350 France lancent une campagne d’action « Zéro Fossile » pour demander aux universités de prendre position et rompre les liens avec l’industrie fossile. Pour présenter plus concrètement ce que sont les actions « Zéro Fossile », nous sommes allés à la rencontre de 2 étudiant.e.s de Sciences Po Paris, Nicole Leonard et Maximilian Friedrich, membres de l’équipe Sciences Po Zéro Fossile. 

 

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ? Qu’est ce que Sciences Po Zéro fossile ? 

Nous sommes un équipe d’étudiant.e.s qui exige que Sciences Po coupe tous ses liens avec l’industrie fossile. Cela signifie, par exemple, que l’école doit cesser son partenariat stratégique avec Total (depuis 2011) et qu’elle refuse toutes donations des entreprises issues de l’industrie fossile (notamment: Gazprom, Total, ENGIE, EDF). Pourquoi est-ce que nous exigeons que Sciences Po cesse ses liens avec cette industrie ?    
Selon les scientifiques, si elles sont exploitées, les réserves fossiles (pétrole, charbon, gaz) découvertes dépassent largement le budget carbone qu’il est possible d’émettre si nous souhaitons atteindre l’objectif que se sont fixés pratiquement tous les gouvernements de la planète en décembre 2015 à Paris : celui de limiter la hausse de la température mondiale “nettement en dessous de 2°C”, en se fixant un objectif plus précis de 1,5°C.

Face à cette menace, notre campagne s’inscrit dans le cadre global du “mouvement pour le désinvestissement”. Ce mouvement, lancé par l’ONG 350.org il y a 4 ans, a pour objectif de convaincre les institutions publiques (université, musée etc.) de couper les liens qu’elles entretiennent avec le secteur des énergies fossiles. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel que ces institutions retirent leurs investissement du secteur des énergies fossiles afin d’encourager la transition vers un système énergétique durable. Par conséquent, nous pensons que Sciences Po doit assumer sa responsabilité face au changement climatique et agir de manière plus éthique.

Comment la campagne a-t-elle démarré ?

La campagne a démarré par la création d’un petit groupe d’étudiant.e.s en 2016. Parmi eux, certains étaient déjà actifs au sein du mouvement pour le désinvestissement via leurs expériences à l’étranger, notamment au Canada. Au début, un étudiant a pris contact avec 350.org, et avec son soutien, le groupe d’étudiant.e.s s’est rencontré lors d’une première réunion en avril 2016. A ce moment, nous nous étions déjà rendu compte que les structures de financement de Sciences Po étaient complexes, notamment à cause du statut particulier de l’école. Pendant l’été, nous avons réalisé nos premières recherches et avons ensuite créé une page et un groupe Facebook. A la rentrée, nous avons rédigé, avec le soutien de 350.org et Fossil Free, une pétition à faire circuler à Sciences Po, principalement sur Facebook. Début octobre, nous avons organisé une réunion pour recruter des étudiants motivés. A partir de là, 10 étudiant.e.s mobilisé.e.s assistaient aux réunions régulièrement. En montant l’équipe de recherche, nous nous somme mis à examiner et dévoiler les diverses relations entre l’industrie fossile et Sciences Po, mais il nous reste encore beaucoup de travail. Par la suite, nous avons eu l’occasion de rencontrer à deux reprises l’administration de l’école.

Pourquoi  faire une campagne à SciencesPo ?


Sciences Po proclame fièrement son ambition de “former les leaders de demain”. Nous pensons donc que l’école, doit porter un message responsable et durable auprès de ses étudiants et des générations futures. D’autant plus que Sciences Po s’est fortement positionnée comme “acteur progressiste” pendant ces dernière années, en organisant par exemple  des conférences “Make it work” dans le cadre de la COP21.

Soutenir l’industrie fossile, qui contribue à l’accélération du changement climatique, est donc fortement contradictoire et nous semble inconciliable avec les missions de l’école. Conformément à cette logique, Sciences Po n’accepte plus les partenariats avec l’industrie des armes et du tabac. Pourquoi alors conclure des partenariats avec l’industrie fossile, tout en reconnaissant la légitimité de son modèle économique, qui menace l’humanité ?

En fin de compte, nous pensons que Sciences Po, en tant que Grande École, tient un rôle prestigieux aussi bien en France qu’à l’étranger. Pour cette raison le désinvestissement de Sciences Po serait un acte très symbolique et inspirant pour la transition vers un système énergétique durable.

 

Où en êtes vous actuellement ? Quels sont vos projets ?

Nous sommes occupé.e.s à sensibiliser et recruter des étudiant.e.s de l’école pour propager la campagne. La plupart des étudiant.e.s les plus engagé.e.s actuellement sont en master. Il est donc nécessaire de trouver d’autres étudiant.e.s, en début de cursus, pour faire perdurer la campagne dans l’avenir. Néanmoins, nous continons nos recherches en parallèle, notamment sur le financement de l’école, ses partenariats, etc.

Ainsi nous organisons différents événements comme la projection du film Do the Mat le 9 février dernier. Cet événement a permis de réunir les étudiant.e.s et leur présenter les liens entre Sciences Po et le secteur de l’industrie fossile. Nous avons également partagé des ressources et des autocollants pendant la semaine de l’environnement organisée par l’association SciencesPo Environnement. Actuellement, nous sommes en train d’organiser un “happening” pour promouvoir la campagne et nous lançons un processus pour faire avancer nos demandes afin que Sciences Po mette fin à ses partenariats avec Total devant le Comité des dons et les structures institutionnelles liées.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières ? Comment mobilisez-vous les étudiants ?

Nos outils en ligne sont très importants. Nous avons une pétition qui nous aide à communiquer avec tous les signataires, cela donne également de la légitimité à notre campagne. Notre page Facebook sert à informer le public sur l’avancée de la campagne, sur le mouvement Zéro Fossile mais également à échanger avec d’autres universités intéressées.

C’est parfois difficile de rester organisé sans une clarification stricte des rôles de chacun… mais c’est aussi un avantage ! Nous n’avons pas de hiérarchie et cela permet à chacun d’organiser une action et de la réaliser. Parfois il faut du temps pour discuter, développer et articuler nos positions sur certains sujets et trouver un consensus. Ceci est lié à notre souhait de gérer la campagne de manière égalitaire et démocratique. Nous sommes toujours en train d’apprendre.

La recherche d’information est aussi un défi car il y a très peu de transparence et c’est parfois difficile de comprendre les liens entre l’industrie des énergies fossiles et l’école. Parfois ces liens sont évidents et tangibles, parfois non.

 

Un message à faire passer aux autres étudiants souhaitant lancer une campagne ?

Go for it ! Beaucoup de travail de sensibilisation a déjà été fait par les étudiant.e.s ailleurs dans le monde sur le sujet du désinvestissement, mais en France ça devient de plus en plus facile d’en parler puisqu’ils.elles commencent à connaître le sujet. Au début de la campagne, nous avons découvert qu’il y avait un public en attente, il faut juste un peu d’initiative et de leadership pour commencer et la campagne va se construire à fur et à mesure. Chaque campagne initiée peut en provoquer de nouvelles et engendrer un vrai mouvement.

 

Pour aller plus loin :

La page facebook de SciencesPo Zéro Fossile

La pétition de SciencesPo Zéro fossile

Le premier article du REFEDD sur la campagne Zero Fossile

Rejoignez la semaine Zero Fossile du 1er au 7 avril pour prendre part à nos actions sur les campus.

Retour sur les trois ans de la  campagne de désinvestissement à l’échelle européenne:

Le site zéro fossile pour plus d’informations sur la campagne et créer la vôtre

Rejoignez le groupe Université Zéro Fossile pour vous mobiliser

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A quoi ressemble… l’alimentation végétalienne ?

lundi 20 mars 2017 par Cassandre Charrier

Dans la cadre de la Journée Sans Viande, Juliette, chargée de mission alimentation au REFEDD vous partage ses conseils et astuces pour limiter sa consommation de viande… voire s’orienter vers un régime végétalien !  

 

Il y a plein de bonnes raisons pour végétaliser son alimentation : pourquoi ne pas commencer ce lundi 20 mars, à l’occasion de la journée sans viande ? Que ce soit pour les animaux, l’écologie, la santé, le goût, lancez-vous !

J’ai adopté un régime végétalien, c’est-à-dire que je ne mange plus de produits issus de l’exploitation animale : viande, poissons et autres animaux marins, produits laitiers, œufs, gélatine, miel… Ces produits représentent environ 1/3 de l’apport calorique journalier d’un.e Français.e moyen.ne (mais attention : 2/3 des émissions de gaz à effet de serre de notre alimentation) : alors comment ai-je remplacé cette part importante de mon alimentation ?

 

Qu’est-ce qu’un régime végétalien ?

Un régime végétalien équilibré comprend des céréales, des légumineuses, des fruits et légumes, des oléagineux (des graines et noix riches en lipides), un peu de matières grasses, et de l’eau à volonté

Super ! Mais en fait ça correspond à quoi tout ça ?

Les céréales et légumineuses apportent glucides complexes, protéines, fibres, fer et de nombreux nutriments. Les céréales sont à choisir de préférence complètes, car elles sont plus riches en fibres et en nutriments que les céréales blanches / la farine raffinée (dont on a retiré l’enveloppe de la graine). Elles incluent : le blé sous toutes ses formes (pâtes, boulgour, couscous…), le riz, le seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre, le millet, le maïs (en grain, en polenta…). Le quinoa et le sarrasin sont deux pseudo-céréales également très bonnes pour la santé.

Les légumineuses comprennent les lentilles en tous genres (vertes, corail, béluga, blondes…), les pois chiches, les haricots secs en tous genres, les pois cassés, le soja… Souvent qualifiées de « viande du pauvre », elles sont très riches en fer, en protéines mais faibles en graisse. Le soja permet de fabriquer du tofu (ferme ou soyeux), qui fait un excellent substitut de la viande (il est neutre en goût et absorbe toutes les saveurs, il est donc important de le faire mariner ou cuire avec d’autres choses qui ont du goût).

Ce sont principalement ces deux catégories associées qui permettent de remplacer les apports en protéines de la viande, car elles couvrent ensemble la totalité des acides aminés essentiels que nous devons ingérer par notre alimentation.

Comme dans tout régime alimentaire, il est très important de consommer de nombreux fruits et légumes, de préférences crus, car ils sont riches en vitamines, minéraux, antioxydants… et aident à lutter contre de nombreuses maladies, tel que le cancer, et améliorent notre état de santé général. Il est bien de les choisir bio et de saison, et les recettes pour cuisiner légumes incongrus se trouvent facilement sur Internet. Les champignons fournissent aussi de très bonnes protéines et nutriments, ainsi que les algues.

Les oléagineux (graines et noix) et matières grasses sont également à consommer. Les noix et graines fournissent des lipides de très bonne qualité, mais aussi des nutriments tels le calcium, le zinc, le magnésium etc… On compte dans cette catégorie les noix, les noisettes, les châtaignes (très faciles à récolter soi-même), les amandes, les noix de cajou, le sésame, les cacahuètes… Elles sont également un excellent coupe-faim. Dans les matières grasses, on privilégiera les huiles bénéfiques pour la santé comme l’huile de noix ou de lin. L’huile de coco, très parfumée, peut remplacer le beurre dans certaines recettes.

Avec ces noix et graines, ainsi qu’avec le soja et l’avoine, on peut préparer des substituts végétaux au lait et à la crème : on trouve désormais du lait et de la crème de soja (qui remplace la crème fraîche liquide) dans tous les supermarchés, et l’on trouve également du lait d’amandes, d’avoine, de noisettes… Il est aussi possible de faire son lait végétal maison, c’est très facile et Internet est rempli d’explications.

 

 

Donner de la saveur à son assiette végétalienne

N’hésitez pas à inclure dans votre alimentation de nombreuses épices et condiments pour relever vos plats (j’aime beaucoup la pâte de curry et le gomasio, mais les possibilités sont infinies). Certaines herbes aromatiques se cultivent très facilement dans une petite jardinière (thym, romarin, menthe, sauge…).

Le seul nutriment que l’on ne retrouve pas dans les végétaux est la vitamine B12, une supplémentation est donc nécessaire. Cependant, la majorité des animaux d’élevages produisent aujourd’hui peu de B12 et sont également supplémentés. Il est bon de rappeler que les carences en nutriments touchent toute la population, et pas seulement la population végétalienne. Pour tous les autres nutriments (calcium, fer, phosphore, iode…) vous pouvez vous référer aux conseils nutrition de vegan-pratique (ici et ici), ainsi qu’à ceux de l’association végétarienne de France

 

Mon régime végétalien

Cela n’est pas forcément représentatif du régime végétalien en général. A titre d’information, cela me fait plaisir de cuisiner des plats élaborés de temps en temps, mais je mange régulièrement des pâtes à la sauce tomate et des restes, mais aussi des mélanges tout prêts lorsque le temps me fait défaut (et oui, personne n’est parfait !).

Au petit-déjeuner, je prends : du jus d’oranges que je presse, du thé, un fruit et des tartines à la pâte à tartiner (je trouve la mienne sans lait au magasin bio, mais on peut également la faire soi-même, ou manger de la confiture + purée d’amandes ou beurre de cacahuètes. Les purées d’oléagineux sont très intéressantes nutritionnellement). Le week-end, je fais parfois des pancakes (très bonne recette plus bas). Plus rarement, il m’arrive de faire du muesli ou du porridge (avec du lait végétal).

Pour le midi, j’emporte souvent au travail les restes du dîner de la veille, que j’accompagne d’un fruit, parfois de pain, d’amandes… Lorsque je n’ai pas pu préparer ma boîte-repas, j’achète un sandwich (toscan ou rustique veggie, les deux options végétales) à la boulangerie Landemaine qui est à côté de la MIE, où le REFEDD a son bureau, et lorsque je suis en fonds, j’achète un plat chez Pur etc (ex : le mafé de légumes), qui les propose dans des bocaux consignés !

Si j’ai faim entre le déjeuner et le dîner (c’est-à-dire tous les jours), je mange un fruit, des fruits secs ou des amandes, du pain avec de la pâte à tartiner, parfois des gâteaux (la marque Le Moulin du Pivert, en magasin bios, a de nombreux gâteaux sans produits animaux), un dessert acheté à côté du travail (les deux options trouvées pour l’instant : muffin chez Bien ou fondant chez Pur etc), ou un dessert fait moi-même.

Le repas du soir est le plus souvent un repas cuisiné. Il y a toujours un légume cru : salade verte, carottes râpées, endives, chou râpé, parfois des choses plus élaborées comme une salade de chou-rave, pomme, noix… Les entrées au concombre et à la tomate sont réservées à l’été ! En hiver, nous avons souvent du radis noir (c’est très bon, ça croque et ça pique *.*).

En hiver, nous faisons de la soupe, ce qui est vraiment très simple : il suffit de couper les légumes en petits morceaux, faire revenir des oignons dans de l’huile dans une casserole, ajouter légumes, eau, sel et aromates, laisser cuire et mixer ! Nous faisons souvent de la soupe aux courges (le potimarron est très pratique, il n’est pas nécessaire de le peler, la peau est très tendre), parfois aux pois cassés (très nourrissant). Si vous êtes abonné.e à un panier de légumes, c’est un bon moyen pour les cuisiner !

Une bonne assiette végétalienne : des pommes de terre et du brocolo cuits au wok

Le plat est souvent constitué d’une céréale ou d’une légumineuse, avec des légumes cuits dedans, ou séparément à la poêle, relevés d’épices et aromates. Nous mangeons régulièrement des pâtes (complètes ou semi-complètes le plus possible), du riz (id), du couscous ou boulgour, de la polenta… De temps en temps nous préparons du quinoa. Pour les légumineuses, ce sont souvent des lentilles corail, ou vertes, et de temps en temps des pois cassés, pois chiches ou haricots secs (il faut les faire tremper pendant 8 à 12h avant de les faire cuire).

Avec cela, nous faisons régulièrement par exemple :

  • Des risottos (aux champignons, au chou-fleur, au poireau…)
  • Des dahl: des lentilles corail (ou pas ! mais celles-ci supportent mieux la cuisson avec des aromates) cuites avec de nombreuses épices, des oignons, des tomates fraîches (en saison !) ou en boîte, des légumes aux choix (on y met souvent des carottes), beaucoup d’épices indiennes (ou de la pâte de curry), et du lait de coco si l’on veut. Il y a plein de recettes ici.
  • Du riz au curry de légumes (légumes de saison cuits dans du lait de coco avec des épices)
  • Des pâtes à la sauce tomates ou au pesto (ben oui quand même)
  • Du curry de pois chiches, parfois des falafels.
  • Des poêlées de légumes ou des patates sautées.

Les soirs de flemme, quand personne n’a pu ou voulu cuisiner, des mélanges de céréales et légumes surgelés que nous réchauffons, ou du riz Uncle Ben’s constituent le plat (voici la face cachée de la nourriture végétarienne, ce que vous ne verrez PAS sur Instagram, ni sur un blog ^^).

Les desserts sont les choses que j’aime le plus préparer. Bien que mon repas se finisse le plus souvent par un fruit, j’aime beaucoup les desserts sucrés, et après quelques échecs de gâteaux qui s’effondrent ou ayant un terrible goût de bicarbonate de soude, je suis devenue plus assurée en pâtisserie végétale. Je fais donc régulièrement des gâteaux, tartes, biscuits, truffes (pour le plus grand plaisir de l’équipe du Refedd notamment), et j’ai réalisé ma première bûche ce Noël, et ma première galette pour l’Epiphanie. L’amélioration de mes compétences en cuisine et l’augmentation de ma créativité sont des effets secondaires très positifs de ce régime alimentaire.

Pour préparer des desserts végétaux, il suffit de quelques ingrédients pour substituer ceux d’origine animale, désormais facilement trouvables dans un supermarché classique. Le lait se remplace par du lait végétal. La crème peut se remplacer par la crème de soja (ou d’avoine, de riz, d’amande…) que l’on trouve dans des petites briques. On peut remplacer le beurre par de l’huile végétale, de l’huile de coco. Les œufs se substituent selon leur fonction par une banane, de la compote de pomme, de la fécule… Il existe des recettes très originales à base de haricots rouges ou de courgette 😊 Souvent, il n’est pas nécessaire d’essayer soi-même de végétaliser une recette car Internet regorge de recettes végétales, déjà testées et approuvées.

 

Quelques idées recettes pour les bouches sucrées

Tarte tatin

Fondant au chocolat

Crêpes (sans gluten)

Cookies 100% végétaux

Etre végétalien.ne en société

J’apprécie également de pouvoir manger au restaurant :  il y a beaucoup d’adresses végé à Paris, mais il est aussi possible de manger 100% végétal partout ailleurs ! Les options végétales dans les restaurants ne sont pas présentes partout, mais elles se trouvent sans trop de difficultés : on peut par exemple regarder sur le site Vegoresto, HappyCow, ou l’annuaire de l’Association Végétarienne de France. Même si la carte ne répertorie pas de restaurant dans votre coin, il y aura toujours une option végétarienne, si ce n’est végétale, au restaurant libanais, indien, vietnamien, thaïlandais, éthiopien, japonais, italien…

Pour finir, un dernier conseil : il est important de varier son alimentation, pour être sûr de ne pas avoir de carences. Donc : ne pas uniquement manger pâtes et lentilles en alternance par exemple, ou seulement manger des carottes et des pommes pour les fruits et légumes. Ce serait vraiment dommage, car on se priverait de toute la diversité du végétal !

Alors n’attendez plus, lancez-vous : en ce lundi 20 mars, essayez de manger sans viande, pour commencer à changer vos habitudes et découvrir de nouvelles saveurs !

 

Pour aller plus loin 

« Yes vegan ! Pourquoi et comment ? » la conférence de l’asso La Ruche Sciences Po Lille organisée mardi 21 mars sur le campus de Sciences Po Lille à 18 heures. Découvrez aussi le témoignage de Marion, « Il ne s’agit que d’une question de temps« , étudiante et membre de l’asso La Ruche, qui a choisi de devenir végane.

http://123veggie.fr/cuisiner/recettes/ les recettes de l’AVF dans le cadre du Défi Veggie

https://vegan-pratique.fr/recettes/ les recettes végétales de L214 (et une foule d’informations sur ce site)

http://vegemiam.fr/ référence des recettes végétariennes et végétaliennes de nombreux blogs

http://francevegetalienne.fr/ des recettes régionales simples en version végétale. Et bien sûr, des zillions d’autres super blogs.

http://asso-sentience.net/offre-vegetale-au-RU-Pariselle-Lille si vous avez envie de travailler avec le RU, vous pouvez vous inspirer de ce projet de l’association Sentience !

 

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10 ans/10 victoires : le label DD&RS

lundi 20 mars 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau depuis sa création. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

 

Après la CNE, les RENEDD, la COY11, le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyenne et l’insertion professionnelle, place désormais à la création du Label DD&RS, soit le label de développement durable et responsabilité société pour les établissements d’enseignement supérieur. 

 

 

Un label né d’une volonté collective à instaurer plus de développement durable dans les campus

Ce dispositif de labellisation est est né de l’impulsion de plusieurs universités et de grandes écoles, de la Conférence des Grandes Ecoles, de la Conférence des Présidents d’Universités, du Ministère en charge du développement durable, du Ministère en charge de l’enseignement supérieur… et du REFEDD ! Il permet notamment de valoriser nationalement et internationalement les démarches de développement durable et de responsabilité sociétale des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.
 

Les structures composantes du label DD&RS

Pour la petite histoire, le label  « […] s’inscrit dans la lignée de l’art 55 du Grenelle 1 de l’environnement, en réponse à la feuille de route de la Conférence environnementale 2013 et au nombre des initiatives internationales rassemblées sur la plate-forme www.sustainabilityperformance.org. ». Ce dispositif est aujourd’hui coordonné par le CIRSES (le Collectif pour l’Intégration de la Responsabilité Sociétale et du développement durable dans l’Enseignement Supérieur).

Les avantages du label DD&RS pour les établissements

Parce que les images parlent (parfois) plus que les mots, découvrez en vidéo ce que peut apporter la labellisation DD&RS à un établissement d’enseignement supérieur :

 

L’implication des étudiant.e.s dans le dispositif de labellisation DD&RS

Le principe de la labellisation est simple : les établissements déposent leur candidature qui est ensuite étudiée auprès d’un comité de 3 auditeurs dont 2 « libres » (en général les membres du personnel administratif des campus) et 1 « étudiant ». Ces derniers s’appuient sur un « guide de l’auditeur » spécialement conçu pour les accompagner dans cette étape. Le label DD&RS est ensuite attribué par le Comité de labellisation (CPU, CGE, CIRSES, le REFEDD) pour une durée maximale de 4 ans. Découvrez ici la liste complète des établissements ayant déjà reçu la labellisation.

Le REFEDD a participé à la création du label DD&RS pour permettre aux étudiant.e.s, première population des campus, d’intégrer le procesus de labellisation. L’objectif était aussi de favoriser les liens entre ces derniers et la population administrative des établissements, qui ne sont pas forcément amenées à se rencontrer régulièrement.

Depuis un an, le REFEDD a formé plus de 50 étudiant.e.s au dispositif de labellisation. Aujourd’hui, 14 étudiant.e.s ont été sélectionné.e.s pour auditer les établissements candidats au label DD&RS.  

 

Etudiant.e.s, devenez vous aussi auditeur.trice

Vous souhaitez vous former au processus de labellisation et développer vos savoirs et compétences auprès d’un collectif engagé pour le développement durable sur les campus ? Contactez Edouard, responsable animation campus au REFEDD à campus@refedd.org !

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RENEDD 2017 : découvrez le programme des tables rondes !

mardi 14 mars 2017 par Cassandre Charrier

Les prochaines Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD) auront lieu les 13 et 14 mai 2017 dans l’enceinte de la très chouette Cité internationale Universitaire de Paris ! Au programme du samedi matin, 5 tables rondes en lien avec le DD vous sont proposées : découvrez les ci-dessous !

A noter : la liste des intervenant.e.s est toujours en construction. Nous vous tiendrons informé.e.s des évolutions au fur et à mesure et via l’événement Facebook ! 😉

 

 

Table ronde n°1 : La vie en vert, le bonheur à portée de main !

Le thème : il s’agit d’aborder ensemble la question du bonheur au quotidien… sur son campus ! En effet, il existe beaucoup de conférences sur le bien-être dans sa vie ou sur son lieu de travail, mais des conférences sur le bien-être dans les campus : il y en a déjà beaucoup moins !

Les intervenant.e.s : Génération Cobayes, la youtubeuse Sophie Riche et Hortense Penhirin, consultante au LBMG Worklabs (laboratoire de nouveaux modes de travail).

 

Toi, à la sortie de la table-ronde sur le bien-être des étudiant.e.s

 

Table ronde n°2 : Consommer, un acte militant ?

Le thème : cette table ronde étudiera le levier d’action que peut représenter la consommation pour une économie plus écologique, plus juste et l’influence des consomm’acteurs.trices. Les interventions porteront sur des formes de consommation militantes pour réfléchir à la distinction entre consommer moins, mieux, ne plus consommer (boycotter) et au type de société que l’on cautionne à travers nos choix de consommateurs.trices. etc.

Les intervenant.e.s : l’asso des étudiant.e.s bordelais.e.s Etu’Recup, l’Association Végétarienne de France et l’association Zéro Waste France

 

Maître Yoda, un consom’acteur dans l’âme…

 

Table ronde n°3 : Quel mix énergétique pour le monde de demain ?

Le thème : réfléchir collectivement au mix énergétique de demain. Quelle place pour les énergies renouvelables, les énergies fossiles ou encore le nucléaire dans un monde où la demande ne cesse d’augmenter et les ressources se raréfient ? Quels sont les leviers d’actions envisageables pour relever les défis énergétiques du futur ? Venez échanger autour de ces questions avec des étudiants et des professionnels engagés !

Les intervenant.e.s : Avenir Climatique, 350.org et le Réseau Sortir du Nucléaire

 

Une table-ronde qui risque d’être… explosive !

 

Table ronde n°4 : Étudiants et nature, quelles relations avec la biodiversité ?

Le thème : la biodiversité sur les campus existe déjà mais nous ne faisons pas attention à sa présence. Quels sont nos rapports avec elle ? Quels sont les différents enjeux ? Comment garantir son développement dans nos villes et sur nos campus ? Quelles sont les différentes stratégies et actions à mettre en place ? Grâce à plusieurs spécialistes, nous tenterons de répondre à ces quelques questions pour penser autrement nos relations avec la biodiversité.

Les intervenant.e.s : le Groupe Naturaliste de l’Université de Montpellier (GNUM) pour le projet Inventaire Fac, l’association résidente de la Cité U Jardin du Monde.

 

Une autre idée de la biodiversité… 😉

 

Table ronde n°5 : Le DD sur les campus à l’international

Le thème : à travers plusieurs témoignages, l’objectif de cette table ronde est de faire un bref état des lieux du niveau d’intégration du développement durable dans les campus et les formations à l’étranger, et de comprendre en quoi les contextes, politique, réglementaire et culturel les influencent. Cette prise de recul nous permettra d’envisager les leviers d’action pour accélérer la prise en compte de l’environnement sur les campus en France.

Les intervenant.e.s : CliMates et Pauline Pingusson, coordinatrice du réseau Campus Responsables,

 

Le campus idéal pour certain.e.s d’entre nous…

 

Alors, heureux.se.s ? 😉

Retrouvez la suite du programme des RENEDD ici !

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Mettre du Zéro Déchet dans sa cuisine

lundi 13 mars 2017 par Cassandre Charrier

Après notre présentation du documentaire Ma Vie Zéro Déchet qui raconte les joies (et les peines) d’un jeune père de famille vers un mode de vie « zéro déchet » c’est au tour de Juliette, chargée de mission alimentation au REFEDD, de vous partager ses astuces pour entamer sereinement une démarche de réduction de nos déchets au quotidien.

 

Pourquoi passer au « Zéro Déchet » ?

Dans cet article, je partagerai certaines habitudes, certains objets qui permettent de réduire la quantité de déchets que nous produisons. Pourquoi est-ce important ? Nous vivons dans un monde aux ressources finies (certaines, comme le bois, sont renouvelables, mais seulement si elles sont bien gérées), et nos sources d’énergies actuelles sont pour la plupart fossiles, donc finies également (et les équipements d’énergie renouvelables sont également produits avec des ressources en quantité limitée, nous ne pouvons donc pas en fabriquer à l’infini). Il est donc important d’utiliser ces ressources et cette énergie efficacement, pour des utilisations durables et nécessaires.

Un déchet n’est pas durable, et peu souvent nécessaire : c’est un objet pour lequel on utilise des ressources et de l’énergie, dont la finalité est d’être soit jeté (incinéré ou enfoui), ce qui représente un colossal gaspillage et une grande pollution ; soit recyclé, ce qui est mieux mais pas idéal, car le recyclage est un processus gourmand en énergie et ne permet pas de réutiliser 100% des ressources. C’est donc pour cela que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Les hommes sont la seule espèce à fabriquer des déchets : dans la nature, rien n’est inutile, tout ce qui est « évacué » par une espèce devient une ressource pour une autre ou pour l’ensemble de l’écosystème.

En plus d’impacts écologiques positifs, la réduction des déchets peut vous permettre de réaliser des économies substantielles, de désencombrer, d’accorder moins d’importance aux choses matérielles, d’axer votre vie sur le verbe être plutôt qu’avoir (« collectez des moments, pas des choses »).

Béa Johnson, française auteure du livre « Zéro Déchet », nous conseille 5 verbes d’actions pour réduire nos déchets, dans l’ordre suivant :

  • Refuser (ce dont on n’a pas besoin, ce qu’on nous tend gratuitement et qu’on accepte mécaniquement…)
  • Réduire (la quantité de choses dont on a besoin)
  • Réutiliser (éviter le jetable et les objets neufs, favoriser l’occasion)
  • Recycler (ce que l’on n’a pas pu refuser, réduire ou réutiliser)
  • Composter (pour les déchets organiques)

A ces 5 verbes, j’en ajouterais deux, qui sont complémentaires :

  • Remplacer afin de pouvoir réutiliser (les objets jetables par des réutilisables)
  • Réparer (plutôt que de jeter !)

Prêt.e.s ? On commence par la cuisine !

 

Réduire ses déchets dans la cuisine

De g. à d. : Thermos, emballage Furoshiki, bocaux pour stocker le vrac (ici, pois chiches et lentilles), sac de courses rempli de sachets en papier.

Pour réduire ses déchets liés à l’alimentation, deux gestes très simples pour commencer :

  • Ne plus acheter d’eau en bouteille ! L’eau minérale coûte de 100 à 200 fois plus cher au litre que l’eau du robinet et 8% de la production pétrolière mondiale sont dédiés à la production d’objets en plastique, dont les bouteilles d’eau en PET (il faut 1,9L de pétrole brut pour produire 1 kilo de PET). De plus, le plastique contient des composants pas très nets, qui peuvent fuiter dans les liquides, tels le bisphénol A. Vous pouvez remplacer par une gourde, une bouteille en verre, un thermos, réutiliser la même bouteille (moins conseillé). Un thermos vous permettra d’emporter boissons chaudes avec vous, vous pouvez même demander à ce qu’on vous serve dedans.
  • Ayez toujours sur vous un sac (en tissu, en plastique résistant, en papier) pour pouvoir mettre vos courses, vos achats, votre déjeuner… Les sacs sont souvent payants en caisse, cela fera aussi des économies ! Les sacs plastiques à usage unique non biosourcés sont désormais interdits, remplacez-les donc par un sac réutilisable.

Nous pouvons maintenant passer à d’autres gestes (rassurez-vous, rien de compliqué !).

Le compost ou le lombri-compost (avec des vers miam) permet de réduire le poids de sa poubelle non recyclable. En compostant épluchures de fruits et légumes, thé, marc de café, coquilles d’œuf (et même rognures d’ongle et cheveux), on les valorise car ils redeviendront du terreau fertile, et on empêche une forme de pollution car ils ne seront pas incinérés. Si vous n’avez pas de composteur chez vous (dans votre jardin ou immeuble), vous pouvez peut-être demander à votre ville d’en installer un (la ville de Paris fait cela gratuitement). Il est aussi possible d’apporter ses déchets organiques dans un point de compost de proximité (dans un jardin partagé ou un espace vert, renseignements sur le site de votre ville – Ex : Paris), sur votre campus s’il y a un compost (à mettre en place par votre asso s’il n’y en a pas ?), chez des connaissances… Vous pouvez conserver les déchets organiques au frigo ou congélateur pour qu’ils ne sentent pas avant de les transporter.

de g. à d. : Sacs à vrac, restes zéro déchet dans le frigo, bioseau pour le compost, sac à pain.

Les emballages alimentaires représentent 85% des emballages jetés par les ménages. La plupart, en plastique fin, ira directement à l’incinérateur – pour rappel, la majorité des incinérateurs en France dépasse régulièrement les taux autorisés d’émissions de dioxine, composé cancérigène. Pour pallier à cela, vous pouvez faire vos courses en vrac, c’est-à-dire en vous servant directement de la quantité désirée dans des bacs ! Sont disponibles en vrac : céréales, légumineuses, noix diverses, fruits secs, café etc… voire bien plus dans les magasins 100% vrac. On trouve du vrac dans les chaînes de magasin bio, dans les épiceries 100% vrac Day by Day ou indépendantes (elles ont même des liquides, produits d’entretien, épices etc). Le prix du vrac est vraiment économique et adapté à un budget étudiant (ex : 2€09 le kilo de coquillettes complètes bio dans les magasins Biocoop ).

Pour faire vos courses en vrac, faites une petite provision de pochettes en papier, ou achetez / cousez / récupérez des sacs à vrac, de toutes tailles et toutes dimensions (ici ou ici).  Si vous avez la chance d’avoir un marché à côté de chez vous, n’hésitez pas à venir avec vos boîtes et bocaux et demandez aux commerçant.e.s de vous servir directement dedans (ex : olives et autres choses pour l’apéritif, fromage…). La plupart peuvent faire la tare sur leur balance et soustraire le poids du bocal.

N’hésitez pas à utiliser boîtes et bocaux pour tout et n’importe quoi : pour faire vos courses, mettre votre repas du midi, vos restes… Ils vous permettent aussi de conserver la nourriture achetée en vrac. Les boîtes à thé peuvent être réutilisé pour y mettre du thé en vrac, ou des feuilles séchées du jardin. Dans certaines boutiques de miel, il est également possible de remplir son bocal à la tireuse à miel (Famille Mary, par exemple).

Pour éviter les sempiternels et inutiles papiers à baguette, utilisez un sac à pain ! Vous pouvez l’acheter (certaines boulangeries en proposent avec leur nom), en coudre un, utiliser un autre sac, ou bien une taie d’oreiller comme Béa Johnson :p Le tissu conserve bien le croustillant du pain.

Il est également possible d’emballer tout et n’importe quoi en utilisant la technique japonaise du Furoshiki, une technique d’emballage avec du tissu ! Il vous faudra un grand carré de tissu pour emporter vos objets ou votre nourriture bien emballés. Vous pouvez également utiliser ce tissu pour prendre pâtisseries, viennoiseries et sandwichs à emporter.

Enfin, pour éviter d’avoir à acheter neufs les ustensiles et plats (et donc générer des déchets d’emballage), on peut partager avec ses voisins, en récupérer par ses amis, sa famille, des groupes Facebook, le site donnons.org, ou bien en acheter d’occasion dans les ressourceries de type Emmaüs, et guetter les encombrants déposés sur le pas des portes dans la rue, vous trouverez des merveilles !

Et si vous avez des restes de repas, ne les jetez pas ! Mettez-les au réfrigérateur ou au congélateur pour les manger à un autre moment. Pas besoin de film plastique, un Tupperware et son couvercle ou une assiette posée sur un saladier suffisent à protéger les aliments.

 

Alors, prêt.e.s à devenir un.e ambassadeur.rice du Zéro Déchet ? 

 

La semaine prochaine, Juliette vous parlera de la réduction des déchets dans la salle de bain ! Restez connecté.e.s 🙂

 

Vous souhaitez publier un article sur un sujet DD en particulier ? Ça tombe bien, le REFEDD est toujours à la recherche de nouvelles plumes ! Pour cela 2 étapes très simples : prendre connaissance de la charte éditoriale du REFEDD et contactez Cassandre à communication@refedd.org. On vous promet une réponse rapide !

 

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Engageons 2017 : pour une société de l’engagement !

lundi 13 mars 2017 par Cassandre Charrier

Dans le cadre des élections présidentielle et législative, Animafac, le réseau des associations étudiantes, a choisi de porter la parole des jeunes engagé.e.s au cœur du débat public.

Le REFEDD et d’autres associations prennent part à cette initiative qui élabore un certain nombre d’idées destinées à encourager la construction d’une véritable société de l’engagement. En voici un extrait pour la question du développement durable dans les campus.

 

Les campus, acteurs de l’engagement

Les campus sont les espaces d’évolution “naturels” des étudiant.e.s. Dès lors, il semble inconcevable que ces derniers ne soient pas davantage partie prenante de la gouvernance de ces campus.

Pour cela, la campagne Engageons 2017 propose de :

  • Créer un budget participatif étudiant dans chaque établissement. L’enjeu ici, comme pour les établissements scolaires, est de permettre qu’une somme abonde ce fond de sorte à ce que les étudiant.e.s puissent proposer des projets d’aménagement pour leur campus mais aussi soutenir les projets proposés qui leur semblent répondre à leurs besoins.
  • Essaimer la logique de consultations étudiantes. En 2015-2016, Animafac et l’Université Sorbonne Paris Cité ont expérimenté une nouvelle méthode de démocratie participative. Ces consultations étudiantes se veulent très qualitatives : des étudiants (entre 15 et 20) travaillent pendant plusieurs jours (2 ou 3 jours) sur une thématique précise à propos de laquelle l’université souhaite connaître l’avis de ses étudiants. Les étudiants sont accompagnés pendant ces quelques jours, se documentent sur l’existant, rencontrent des experts capables de les aider à imaginer de nouvelles choses, etc. A l’issue de ces quelques jours, les propositions sont remises à la présidence de l’Université qui s’engage à y répondre et à justifier les réponses.
  • Développer les démarches multi acteurs. En effet, quand cela est possible et pertinent, il est intéressant de proposer des programmes co-gérés entre un service de l’université et une association étudiantes/les étudiant.e.s.

 

Des campus durables

Sur ce point, la campagne Engageons 2017, conseillée par le REFEDD et les acteur.trice.s du développement durable, propose de :

  • Créer une clause d’impact environnemental. Elle consistera à évaluer systématiquement l’impact sur l’environnement des projets votés en Conseil d’Administration des établissements d’enseignement supérieur. Cette proposition s’inspire de la clause d’impact jeunesse. L’idée ici est de faire en sorte que les décisions soient prises en connaissance de cause, à court, à moyen et à long terme.
  • Créer des tests de connaissances et de compétences sur le développement durable. En effet, s’il semble évident que tout diplômé de l’enseignement supérieur doit posséder un certain nombre de compétences en informatique, le fait d’imaginer qu’il doive aussi posséder des compétences basiques sur le développement durable ne semble pas absurde. En proposant cela, les universités contribuent à proposer des outils aux citoyens que sont leurs étudiants.
  • Instaurer un référent développement durable dans tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

 

Contribuez à la campagne Engageons 2017

Qu’est-ce que l’engagement en 2017 ?

Quelles sont les difficultés rencontrées par les jeunes qui s’investissent pour faire bouger les lignes ?

Quelles sont leurs idées pour favoriser l’engagement ?

La jeunesse engagée répond à ces questions au travers de témoignages qui sont autant de pistes de réflexion pour une société plus solidaire et plus engagée.

Vous souhaitez prendre part à la campagne et partager votre expérience ? Ajoutez directement votre témoignage sur cette page ou envoyez vos vidéos (attention, 100 Mo max.) à engageons2017@animafac.net !

 

Retrouvez la totalité de l’argumentaire de la campagne Engageons 2017 sur cette page ainsi que la synthèse illustrée des propositions ici

 

 

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Du 1er au 7 avril, c’est la semaine du Zéro Fossile dans les campus !

vendredi 10 mars 2017 par Cassandre Charrier

En même temps que la Semaine étudiante du Développement Durable, qui a lieu du 1er au 7 avril dans tous les campus de France, le REFEDD et le collectif 350 France lancent une campagne d’action « Zéro Fossile » pour demander aux universités de prendre position et à rompre les liens avec l’industrie fossile. 

 

La question du Zéro Fossile dans les universités

Il y a déjà quelques semaines, le REFEDD s’était exprimé sur le sujet en demandant aux universités de rompre leurs liens avec ceux des industries fossiles. En effet, celles-ci investissent de plus en plus dans des actions et des obligations émises par des grandes entreprises fossiles, tandis que des groupes comme Total financent des programmes de recherche, des cursus et des chaires. Elles ne peuvent pourtant pas prétendre préparer la jeunesse à la construction d’un avenir meilleur, tout en soutenant un secteur dont les activités sont incompatibles avec notre futur.

Le REFEDD et 350.org demandent donc aux universités une chose toute simple : prendre aux sérieux les travaux scientifiques sur le changement climatique, qui nous montrent que nous devons laisser les fossiles dans le sol.

« Zéro Fossile » : l’appel à mobilisation pendant la Semaine étudiante du Développement Durable

Pour donner plus de poids à cette campagne, nous devons construire ensemble la mobilisation. Pour cela, nous organisons un webinaire mercredi 15 mars de 18h à 19h30 ! Inscrivez-vous ici ! 

Noé, chargé de mobilité et d’énergie au REFEDD et Adrianna du groupe Sciences Po Zéro Fossile vous parleront des liens entretenus par nos universités avec l’industrie fossile. Ils expliqueront aussi comment nous pouvons construire ensemble la mobilisation pour libérer l’éducation supérieure d’un secteur dont les activités sont incompatibles avec notre futur.

Voici donc quelques conseils pour commencer la mobilisation dès aujourd’hui :

  • Invitez vos ami.e.s à vous rejoindre pour élaborer une action créative. Vous êtes 5, pourquoi ne pas faire l’action “menu du jour”? Ou faire un photocall contre les combustibles fossiles pour aider les gens à s’exprimer librement ? Vous êtes 15, pourquoi ne pas écrire et déployer une pétition géante ? Vous êtes plus de 50 (oulala !), montrez la puissance de votre message par une photo aérienne ! Vous trouverez ici des conseils pour réaliser ces actions ainsi que beaucoup d’autres idées 🙂
  • Commencer une campagne zéro fossile dans votre université, c’est simple ! Vous trouverez ici un guide pour vous accompagner pas à pas dans le le lancement d’une campagne. N’hésitez pas à créer une pétition pour faire entendre vos revendications et à créer votre événement à travers celle-ci : cela vous permettra d’entrer en contact avec tou.te.s les signataires et de mobiliser largement !

 

Pour avoir plus de détails sur la campagne « Zéro Fossile » en général, allez voir l’interview des étudiant.e.s de SciencesPo Zéro Fossile.

 

Motivé.e.s ? Contactez-nous !

Pour en savoir plus sur nos campagnes en cours – et pour discuter de campagnes que vous pourriez lancer – contactez Noé energie@refedd.org et Clémence clemence@350.org.

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10 ans/10 victoires : l’insertion professionnelle des étudiant.e.s

jeudi 9 mars 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau depuis sa création. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

 

Après la CNE, les RENEDD, la COY11 et le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyenne, on aborde aujourd’hui le cas de l’insertion professionnelle des ancien.ne.s étudiant.e.s passé.e.s par le REFEDD ! 

 

L’expérience associative : un tremplin pour l’insertion professionnelle des étudiant.e.s

En l’espace de 10 ans, une belle quantité d’étudiant.e.s ont apporté leurs compétences pour faire vivre le REFEDD ! Qu’ils ou elles soient devenu.e.s chef de projet éolien, entrepreneur, chargé.e de mission Développement Durable dans une Université ou une association, maraîcher, créateur de startup, ou encore HappyCultrice (attention, liste non exhaustive) nombre d’entre eux.elles ont tenu à rester dans le domaine du Développement Durable et exercent, à plusieurs niveaux, des métiers qui recouvrent différents secteurs de l’environnement.

Comme le soutient Animafac dans sa campagne Bénévolat et Compétences, s’engager au sein d’une association dans le cadre de ses études est un atout considérable pour affronter la période – souvent très compétitive – de la recherche d’emploi. L’expérience associative développe donc des savoirs et des compétences variées : de la gestion d’un budget à la prise de parole en public, en passant par le développement de l’esprit de synthèse et le montage de dossier de financement de projets. D’ailleurs, les ancien.ne.s du REFEDD, interviewé.e.s dans le cadre des portraits « Que sont-ils devenus ? », sont unanimes sur le fait que cela leur a permis d’acquérir des connaissances et de développer un portefeuille de contacts qui ont facilité leur insertion professionnelle

 

offre d'emploi développement durable

 

Le projet « Formations et métiers du DD »

Pour aller plus loin dans cette thématique, le REFEDD s’est lancé en 2016 dans un nouveau projet intitulé Formations et métiers du DD, pour répondre à la demande d’associations membre du réseau qui souhaitaient alors être mieux informées sur les métiers et opportunités des secteurs du DD et de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS).

Destiné aux étudiant.e.s et jeune diplomé.e.s (mais aussi aux personnes en reconversion), ce projet permet de créer la rencontre entre les étudiant.e.s et les professionnel.le.s via l’organisation d’une série d’afterworks animés par l’équipe et les bénévoles du réseau. Les professionnel.le.s sont invité.e.s à présenter leur activité, ce qui les a amené à emprunter cette voie, leurs victoires – mais aussi leurs faux pas – en tant qu’entrepreneur et délivrent des conseils avisés qui permettent d’armer les étudiant.e.s qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’entrepreuneuriat social ou de l’Economie Sociale et Solidaire.

Afterwork « Découverte de l’entrepreneuriat social » le 30 novembre 2016 au Sensespace, Paris.

 

A la fin des interventions, un temps d’échange est dédié à celles et ceux qui aimeraient pousser davantage la discussion… et récupérer de potentiels contacts auprès des professionnel.le.s invité.é.s ! 🙂

 

« Afterwork for change : les métiers du DD et de l’ESS » le 29 juin 2016 au Mablab, Paris.

 

Et la suite ?

Le prochain afterwork des Formations et métiers du DD aura pour thématique les métiers de l’urbanisme, de l’architecture et du design ! Il aura lieu le 4 avril à Paris dans le cadre de la Semaine étudiante du Développement Durable et à Bordeaux à la mi-avril (plus d’informations sur ces 2 événements très bientôt, restez connecté.e.s !)

Appel aux ancien.ne.s du REFEDD : la rédaction des portraits « Que sont-ils devenus ? » est toujours d’actualité ! Si vous souhaitez partager votre expérience actuelle et passée,  et ce que le REFEDD vous a apporté au niveau de votre recherche d’emploi, contactez Cassandre à communication@refedd.org ! Une trame d’interwiew vous attend sagement. 🙂

 

Pour aller plus loin 

 

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Lancement de la campagne de recrutement « Jeune Délégué.e » !

mardi 28 février 2017 par Cassandre Charrier

C’est parti ! CliMates et le Refedd lancent conjointement le recrutement d’un.e Jeune Délégué.e pour porter la voix de la jeunesse française au sein de la délégation française en 2017 et 2018 ! Oui, oui, deux ans !

 

Qu’est ce que le programme Jeune Délégué.e ?

Ce programme, recommandé à tous les pays membres de l’ONU, vise à intégrer des jeunes dans les délégations en charge des négociations sur des thématiques diverses afin qu’ils assurent une sorte de lien entre la jeunesse du pays et la délégation.

Grâce au succès du programme lors de la COP22 qui s’est tenue à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, un programme plus long à été instauré afin de permettre le développement des phases de consultation et de mobilisation de la jeunesse française. Alors si tu es passionné(e) de négociation climatique, que tu as envie de parcourir la France pour faire découvrir cet univers à d’autres jeunes et débattre avec eux, envoies ton CV et ta lettre de motivation avant le 12 mars 2017 directement à :

  • vice-présidence@refedd.org
  • alice.pauthier@climates.fr

 

Les critères de sélection pour candidater au programme 

  • Avoir une bonne connaissance des négociations climatiques
  • Avoir une capacité de communication, de mobilisation et de relais d’informations auprès de la jeunesse française
  • Avoir un excellent niveau d’anglais
  • Etre disponible pour les sessions de négociations en 2017 et 2018
  • Avoir du temps à consacrer au programme en 2017 et 2018
  • Etre disponible pour un entretien avec la délégation française à Paris entre le 20 et 24 mars
  • Etre de nationalité française

 

Le calendrier au programme Jeune Délégué.e

 

Des Jeunes Délégué.e.s partagent leurs expériences

Genève : une nouvelle étape avant la COP21

Dernière étape avant la COP21, l’intersession de Bonn jour après jour

Récit d’une novice aux négociations climat, par Léa Cruse

 

A très vite !

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Associations étudiantes : rejoignez le conseil d’administration du REFEDD !

lundi 27 février 2017 par Cassandre Charrier

Ça y est, tu as fait – grâce à notre super tuto – adhérer ton asso au REFEDD. BRAVO !

Mais tu peux aller encore plus loin dans ton engagement pour le DD sur ton campus… en devenant administrateur.trice du REFEDD !

Un exemple d’ambiance lors d’un Conseil d’administration du REFEDD…

Un conseil d’administration, oui mais pour quoi faire ?

Dans une association, le « pouvoir » est souvent réparti entre :

  • L’assemblée générale (AG)
  • Le conseil d’administration (CA)
  • Le bureau
  • Et le.la représentant.e légal.e (généralement le.la président.e)

Chaque association ayant adhéré au réseau fait partie de l’assemblée générale, qui se réunit une fois par an. Dans le cas du REFEDD, l’AG a lieu pendant les Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD), le dimanche après-midi.

C’est à ce moment que les associations du réseau élisent le CA, composé de 14 associations. Cette élection se fait par un renouvellement par moitié, c’est-à-dire que seules 7 associations sont nouvellement élues, et ce pour une durée de deux ans. L’année suivante, les associations qui voient leur mandat de deux ans arriver à expiration sont :

1 : soit réélues (dans le cas d’une candidature de leur part)

ou 2 : remplacées par de nouvelles associations.

 

Quand ton asso est élue au CA du REFEDD

 

Bon à savoir : la mise en place d’un CA n’est pas obligatoire pour les associations loi 1901. Toutefois, il permet d’en faciliter l’organisation, surtout si ledite association atteint une certaine taille : cela évite de devoir réunir l’assemblée générale à chaque fois qu’une décision doit être prise, ce qui, pour le coup, ne serait vraiment pas pratique….

 

Contrairement à ce fauteil intégré par exemple… 

 

C’est pour cela que les statuts du REFEDD prévoient la mise en place d’un conseil d’administration élu parmi les associations du réseau. Ce conseil d’administration est donc composé de personnes morales – des associations – chargées ensuite d’élire parmi ses membres les personnes physiques – des individus – qui constitueront le bureau.

 

Les missions des associations membres du CA

La première mission des assos administratrices est de participer à l’ensemble des CA (environ six par an, à raison d’un CA tous les deux mois), que ce soit la personne responsable au sein de l’asso, son.sa suppléant.e, ou les deux.

La deuxième est de diffuser les actus du REFEDD dans son asso, et inversement, d’informer le CA des avancées et projets de son association (afin de favoriser l’émulation entre assos).

Enfin, la dernière est de représenter le REFEDD dans sa ville lors d’événements locaux et de maintenir le contact avec les relais locaux bénévoles dans sa ville. A titre individuel, les administrateurs.trices peuvent également rejoindre les équipes des différents projets du REFEDD.

 

 Quand tu prends ton rôle au CA très à coeur

 

Le fonctionnement du conseil d’administration

Le bureau convoque le CA via la mailing liste regroupant l’ensemble des associations administratrices. C’est également le bureau qui prévoit l’Ordre du Jour (ODJ) et l’organisation du week-end, du début à la fin : réservation de salles, courses, préparation des menus, gestion de l’hébergement des administrateurs.trices, etc.

Les CA ont lieu en général sur Paris mais au moins un CA dans l’année a lieu dans la ville d’une association administratrice, comme à Lille en novembre 2016. Les frais de déplacement sont pris en charge par le REFEDD et les administrateurs.trices hôtes hébergent ceux et celles qui font le déplacement.  

En ce qui concerne les décisions, celles-ci se prennent à la majorité des membres présents. Certaines décisions peuvent également être prises en ligne avec loomio, une plateforme de prise de décision démocratique, principalement lorsque le sujet nécessite que le CA s’exprime très rapidement.

 

En résumé…

 

 

On espère que cet article t’aura donné envie de faire candidater ton association pour qu’elle soit élue au CA lors de la prochaine AG ! Si c’est le cas, il te suffit de remplir ce formulaire et de t’assurer que ton association est bien adhérente au REFEDD. Si tu as un doute, tu peux checker directement sur notre carte des assos membres.

Envie de voir concrètement ce qu’est un CA au REFEDD ? Participe à la prochaine rencontre des admins le samedi 11 mars à Paris ! Détails et inscription sur ce lien.

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Sans titre

vendredi 24 février 2017

Ma Vie Zéro Déchet : 6 mois pour changer ses habitudes

jeudi 23 février 2017 par Cassandre Charrier

« Ma Vie Zéro Déchet » ou comment un citoyen a décidé de changer du tout au tout ses habitudes de consommation pour réduire au maximum ses déchets et diminuer son impact environnemental. 

Synopsys  :

« Donatien s’est donné six mois pour réduire au maximum sa production de déchets.
Il a 35 ans et vit en ville avec sa compagne et sa fille. «Ma vie zéro déchet» est le récit de son expérience, filmée au jour le jour.
De rebondissements en mésaventures, cette expérience radicale sert aussi de point de départ à une enquête approfondie avec l’aide d’organismes institutionnels et associatifs sur la question des déchets en France. »

Le projet « Ma Vie Zéro Déchet »

Initialement réalisée sous la forme d’un blog/carnet de bord, « Ma Vie Zéro Déchet » a par la suite été diffusée sur France 2 dans l’émission Infrarouge en décembre 2015. Fort d’un succès conséquent, l’idée de faire connaître l’action et les motivations de son protagniste s’est donc naturellement imposée et un DVD, qui retrace ses expériences, vient de paraitre aux ZEDITIONS Imaginer Demain.

Les déchets dans les foyers français

En France, chaque personne produit en moyenne plus de 530 kilos de déchets par an (calculs réalisés par l’Ademe à partir des tonnages des poubelles des ménages (hors déchets verts) collectées par les collectivités locales) ! Et pourtant, encore aujourd’hui seulement 35% de ces ordures sont recyclées (chiffres Zero Waste France) tandis que la grande majorité sont brûlés dans des incinérateurs ou enfouis dans des décharges.

Choqué par ces chiffres, Donatien Lemaître, l’expérimentateur du documentaire s’est donc lancé un défi : parvenir, en six mois, à la plus petite production de déchets possible. Le foyer, composé de trois personnes, est ainsi passé de 30 à 1 kilos de déchets par semaine. Une expérience radicale qui a éloigné Donatien de la société de consommation, tout en l’obligeant à se montrer créatif et malin au quotidien.

Des extraits du documentaire son disponibles sur la chaine Youtube dédiée. Ils présentent des situations cocasses lorsque Donatien se rend compte que les salariés de la société qui produit son documentaire ne sont pas vraiment au fait des pratiques de tri et de recyclage des déchetsdes tutos pour cuisiner sans déchets ou encore consommer en vrac.

Extrait de Ma Vie Zéro Déchet

 

Une expérience qui permet de nous faire réaliser que le chemin du zéro déchet est semé d’embûches et nécessite beaucoup d’effort, de notre part mais aussi des institutions publiques, pour faire bouger (enfin !) les lignes.

Film écrit et réalisé par Donatien Lemaître, Jean-Thomas Ceccaldi et Dorothée Lachaud
Produit par Florent Sax

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Que sont-ils devenus ? Alain Tord, responsable Développement Durable d’une université parisienne

mercredi 22 février 2017 par Cassandre Charrier

Une fois par mois, le REFEDD vous présente un portrait d’un.e ancien.ne membre du réseau, son parcours étudiant et son activité actuelleAujourd’hui, découvrez Alain Tord, responsable Développement Durable d’une université parisienne et ce que son passage au REFEDD lui a apporté.

 

 

Bonjour Alain ! Qui es-tu et que faisais-tu au REFEDD ?

J’ai été Administrateur du REFEDD en 2012-2013 (c’est-à-dire membre du Conseil d’administration), Président en 2013-2014 et Co-trésorier 2014-2015.

 

Peux-tu nous dire ce que ton passage au REFEDD t’a apporté ?

Il  m’a permis d’apprendre beaucoup de choses très concrètes : gérer un budget, encadrer des équipes, lancer et gérer des projets, nouer des contacts, rechercher des financements, etc. J’ai aussi appris pas mal de choses sur les enjeux énergétiques et climatiques et j’ai découvert le milieu de l’enseignement supérieur. Cela m’a permis également de créer un réseau relationnel que j’ai mobilisé comme terrain d’étude pour mon mémoire et qui a été un atout important pour obtenir le poste que j’occupe actuellement.

 

afterwork for change

A dr. : Alain présente son métier lors de l’Afterwork for Change du 28 juin 2016

Et que fais-tu aujourd’hui ?

Je suis responsable Développement Durable d’une université parisienne.

 

Peux-tu nous décrire une journée-type ?

C’est pas évident, il n’y a pas forcément de journée-type. Les principaux types de tâches que j’ai à faire c’est collecter et analyser des informations, initier des projets, dialoguer au jour le jour avec les autres services de l’université (en grande partie de manière informelle), faire une veille sur ce que font les autres établissements et comment on pourrait s’en inspirer. J’essaie de voir comment le développement durable (ou la responsabilité sociétale) peut s’appliquer dans l’activité quotidienne et les projets des autres services de l’université. Je travaille en contact avec les 3 publics principaux de l’Université : étudiant.e.s, enseignant.e.s, personnels administratif.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton travail ?

Ce qui me plaît :

  • le fait d’avoir un métier qui a du sens,
  • la diversité des sujets traités (très divers grâce aux frontières floues du DD et de la RSE),
  • la liberté d’action/l’autonomie
  • les conditions matérielles de travail (salaire, congés, bureau)
  • le positionnement dans l’organisation qui ouvre facilement les portes des autres services (rattaché à la direction générale).

 

Et ce qui te plait le moins ?

  • le manque de considération et de temps disponible de ma hiérarchie,
  • l’écart important entre ce que je voudrais faire et ce qu’il est possible de faire,
  • le « choc des cultures » (passer d’un univers de convaincu.e.s de l’importance du DD (REFEDD) à un univers où quasi tout le monde reste à convaincre, ça fait un vrai choc),
  • l’inertie des services à prendre en compte le DD dans leurs pratiques (un combat de longue haleine, frustrant au jour le jour !).

 

Quel a été ton parcours avant ça ?

J’ai effectué un Master recherche en Développement Durable appliqué à la gestion des organisations, avec une année de césure au REFEDD. Avant ça, j’ai obtenu un Licence en économie-gestion et une prépa CPGE ENS-Cachan en économie-maths.

 

As-tu un conseil pour un.e étudiant.e qui souhaite se lancer dans le même secteur ?

Etre persévérant.e et savoir jongler facilement entre des publics très différents : étudiant.e.s, enseignant.e.s, personnels administratifs, acteurs institutionnels, etc. !

 

Envie d’en savoir plus sur le parcours d’Alain ? N’hésitez pas à le contacter à alaintord@gmail.com !

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Le REFEDD présentera les résultats de la CNE aux RUE2017

mercredi 22 février 2017 par Cassandre Charrier

Le jeudi 16 mars, l’équipe du REFEDD sera aux RUE2017 – Salon de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à Paris pour partager les résultats de la Consultation nationale étudiante (CNE), l’enquête qui a interrogé les étudiant.e.s deux mois durant sur la place du Développement Durable dans les campus et la société.

Qu’est-ce que la Consultation nationale étudiante ?

Organisée tous les trois ans depuis 2008, l’objectif de cette Consultation est d’abord de déterminer les rapports et pratiques entretenus par les étudiant.e.s de France en matière de développement durable, mais aussi de comprendre leurs envies, leurs besoins et attentes sur ces thématiques.

Du 24 octobre au 23 décembre 2016, le REFEDD a diffusé sa quatrième CNE sous la forme d’un questionnaire en ligne. Près de 10 500 réponses d’étudiant.e.s issu.e.s de toutes la France ont été récoltées sur la question du développement durable dans la société et les campus.

 

Le développement durable et les métiers de demain

Les résultats de la Consultation nationale étudiante rendront compte également compte des métiers de demain. En effet, près de 81 % des étudiant.e.s interrogé.e.s souhaitent que leur futur métier intègre les enjeux du Développement Durable, tant dans leur fonctionnement que dans leurs objectifs. L’occasion donc pour les acteurs de l’Enseignement supérieur et de la recherche et les étudiants de découvrir les secteurs porteurs et les métiers de demain.

A savoir : chaque établissement a la possibilité de demander d’extraire les réponses récoltées par ses étudiant.e.s, afin d’agir, de réajuster ou de communiquer ses objectifs, résultats et initiatives en terme de développement durable. 

 

Assistez à la présentation des résultats de la CNE lors des RUE2017

Etudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s, récupérez votre badge ici pour participer aux RUE et assister à la présentation de l’étude du REFEDD le jeudi 16 mars à 11 heures.

Enfin, le rapport détaillé des résultats sera aussi disponible en téléchargement sur le site du REFEDD quelques semaines après la présentation.

 

Plus d’infos sur les RUE2017 : http://www.rue-aef.com/

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10 ans/10 victoires : le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique et citoyenne

vendredi 17 février 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

 

 

Après la CNE, les RENEDD et la COY11 place au Livre blanc étudiant pour une transition énergétique citoyenne !

 

« Livre Blanc » : de quoi parle-t-on ?

Le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique citoyenne est le fruit d’une initiative conduite par le REFEDD en 2013, en collaboration avec les associations Avenir Climatique et CliMates et avec le soutien de la FEDD Jeunes (Fédération européenne pour l’éthique et le développement durable) et du collectif Appel de la jeunesse (qui depuis a préféré le nom « Générations Cobayes« ).

Démarré en septembre 2012 avec, pour toile de fond, une participation active aux débats en lien avec la transition énergétique, ce Livre Blanc présente la position commune de la jeunesse sur son avenir énergétique en 21 propositions. Durant plusieurs mois, des bénévoles (étudiant.e.s mais pas que) ont mené ce travail de fond pour prouver que la jeunesse d’aujourd’hui peut être force de proposition : conscient.e.s d’être la génération dont tout le monde aime parler, ils.elles ne souhaitent plus être perçus comme passifs.ives face aux enjeux actuels.

Télécharger le Livre Blanc étudiant pour une transition énergétique

Le Livre Blanc est issu d’un travail réalisé en trois temps, débuté dès le mois de septembre 2012 auprès des étudiant.e.s et des jeunes :

– une phase de sensibilisation à travers la conférence The Big Conf’,  réalisée par les étudiant.e.s et pour les étudiant.e.s dans 40 sites universitaires simultanément
– une phase de consultation via la Consultation nationale de 2011 avec la récolte de plus de 1 700 réponses d’étudiant.e.s
– une phase de délibération avec l’organisation de débats représentatifs

Ivan Pascaud, ancien Président du REFEDD et Mathilde Imer, de l’association Climates, ont présenté le Livre Blanc lors du Conseil National du débat sur la Transition Energétique. Découvrez la vidéo ici.

 

Ce que le Livre Blanc a apporté au réseau

Pour la première fois depuis sa naissance, le REFEDD prenait position sur des éléments qui englobaient le bien-être de la société en général et allaient au delà des campus et de l’enseignement supérieur français. Le Livre Blanc aura ainsi permis au REFEDD d’être reconnu comme un acteur crédible de la transition énergétique, notamment face aux grandes ONG environnementales françaises.

Puis, en 2014, le REFEDD a participé à la Conférence Environnementale en tant que personnalité qualifiée à la table-ronde « Mobilisation nationale vers la COP21 » sur les enjeux du climat et de la biodiversité.

C’est après sa parution enfin que le programme « Jeunes délégués », qui fait suite à une recommandation des Nations Unies d’intégrer des représentant.e.s des intérêts des jeunes dans les délégations officielles de l’ONU,  a pu être définitivement institutionnalisé. Dès lors, depuis 2012, plusieurs membres du réseau sont présents lors des COPs et COYs au nom du REFEDD, pour porter la voix de la jeunesse française au sein des YOUNGO (pour Youth NGO, soit les organisations jeunes).

Le Livre Blanc reste toujours un outil de plaidoyer d’actualité car la loi sur la transition énergétique n’a définitivement pas fini de faire parler d’elle…

 

Pour aller plus loin : 

 

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Voyager autrement : retour sur l’apéro du REFEDD Ile-de-France #3

lundi 13 février 2017 par Cassandre Charrier

Pour le troisième apéro de l’année (et le premier de 2017 !), le REFEDD a décidé de choisir un thème qui sent bon les vacances : Voyager autrement. 

Il s’est tenu le 2 février à la Maison des Acteurs du Paris Durable : jour de Chandeleur oblige, ce fut l’occasion de déguster de bonne crêpes maisons avec l’ensembles des participant.e.s

Plusieurs associations étudiantes – mais pas seulement – ont répondu présentes ! Nous avons ainsi pu compter sur les précieux conseils du WARN (We Are Ready Now), la communauté des cyclistes d’Olmo, l’équipe du film On The Green Road, Hopineo, WExplore, les voyageuses d’Escapademos ou encore les copains solidaires d’Etudiants&Développement !

Que du beau monde dans un très bel endroit 🙂

 

Quoi de mieux pour parler voyage qu’un bon verre de cidre ?

1ère partie de l’apéro consacrée à la présentation des initiatives de voyages solidaires

De gauche à droite, deux des créateurs d’Hopinéo et d’Olmo

A gauche, Antoine représentait WExplore

La déco « nature » de la Maison des acteurs du Paris durable…

On termine les discussions par une dégustation de crêpes maisons (et véganes ! 😉 )

 

Responsabiliser son voyage en minimisant au maximum ses déplacements

Prendre conscience de l’impact environnemental de nos actions semble être chose acquise pour tous les participant.e.s mais le débat a surtout tourné autour de la compensation carbone : est-ce une fausse bonne idée ? Car la compensation n’annule pas l’impact de notre voyage… Se pose notamment la question des organismes qui proposent ce genre de service : planter un arbre oui, mais lequel ? et où ?

Les estimations de nos émissions peuvent être très différentes d’un organisme à un autre et la solution reste sans doute de penser son impact en amont. Pour ce faire, il existe plusieurs alternatives : le vélo pour la terre et le bateau-stop ou la co-navigation sur les mers. Certes, les trajets sont plus longs, vous avez beaucoup plus de chance de faire de belles rencontres !

 

Préparer son voyage

Avant même de savoir où, il est important de se demander « Pourquoi ? ». Qu’est ce que je recherche ? Ces questions permettent d’envisager des destinations et des partenaires de voyage (ou pas) et laisser une part à l’imprévu !

Dans un second temps, dans quelle mesure faut-il se préparer pour un voyage dit “solidaire” ? Bien sûr, il est primodrial de se renseigner en amont sur la culture et les coutumes des pays que l’on visite, les choses à bannir ou auxquelles il faut être prêt.e à se confronter. D’accord… mais pas trop non plus !

En effet, trop se préparer revient à s’imposer un certain cadre de pensées, voire quelques aprioris… Or, on est jamais aussi prêt.e que lorsque l’on part l’esprit ouvert à toutes les rencontres et aventures (tout en restant vigilant.e, cela va de soi). 🙂

Nos ressources pour voyager de façon solidaire et respectueuse de l’environnement

Pour les plus globe-trotteurs, suivez les conseils de SayYess : Tour du Monde Solidaire : 8 conseils pour bien se lancer

Pour les plus solidaires : Avygeo, le guide de voyage participatif et solidaire

Pour les plus YOLO, découvrez les témoignages de madmoizelles : J’ai tout plaqué pour partir en voyage

Pour les parisien.ne.s, découvrez le Resto des voyageurs : dépaysement assuré !

Pour les plus travailleur.euse.s : Workaway et HElpx. Travaillez chez l’habitanten échange du gîte et du couvert !

Les incontournables : Couchsurfing et WWOO France

Pour les plus volontaires : Volontariat de Solidarité Internationale (VSI)

Pour les amoureux.se.s de la nature : Gamping pour planter sa tente chez l’habitant ?

Pour les plus économes : Guest to GuestLes « GuestPoints » sont une monnaie virtuelle que l’on reçoit en hébergeant des voyageurs et qui permet ensuite de se loger gratuitement chez un autre membre partout dans le monde – et pas forcément chez celui qu’on a hébergé. Découvrez Night Swapping, sa version française.

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Associations étudiantes : rejoignez le forum des RENEDD !

lundi 13 février 2017 par Cassandre Charrier

On vous l’annonçait il y a quelques jours : la 10ème édition des Rencontres Nationales Etudiantes du Développement Durable (RENEDD) aura lieu les samedi 13 et dimanche 14 mai 2017 à la Cité internationale Universitaire de Paris.

Vous souhaitez donner à votre association une visibilté supplémentaire ? Participez au forum d’exposition du samedi après-midi ! De 14h à 17h, vous pourrez ainsi présenter tous vos projets et actions à plus d’une centaines d’étudiant.e.s et intervenant.e.s du monde du développement durable.

La Cité U, votre lieu de rendez-vous pour ces 10èmes RENEDD !

Votre participation au forum des 10èmes RENEDD 

Le forum d’exposition est un grand espace de rencontres dédié à la rencontre entre les étudiant.e.s, associations, institutions publiques partenaires du REFEDD, ONGs, start-ups, etc., dont le point commun est celui d’oeuvrer pour une société et des campus plus durables. Tous les ans, nous sélectionnons avec soin nos exposant.e.s afin d’enrichir toujours plus le contenu des échanges et de favoriser la communication et le transfert des bonnes pratiques entre tous.tes les participant.e.s, et impulser par la suite de nouveaux projets sur les campus.

Le forum aura lieu dans le salon « Honorat », l’une des plus prestigieuses salle de la Cité U et pour cause…

Le salon Honorat qui accueillera le forum d’exposition des RENEDD… un petit air de Galerie des Glaces ? 🙂

Cette année, nous avons décidé de donner une dimension supplémentaire au forum en l’axant davantage sur le côté participatif et fun. Ainsi, chaque exposant.e sera amené.e à présenter son activité de façon ludique (vidéo, jeu, etc.) pour permettre un meilleur échange et une meilleure découverte de toutes les initiatives présentées.

Ils ont déjà répondu présents au forum :

 

Comment participer au forum des RENEDD ?

Si vous êtes intéressé.e.s et que vous avez une idée ludique et participative qui présenterait au mieux les actions de votre asso, contactez directement Laureen, coordinatrice des RENEDD à cette adresse : evenementiel@refedd.org.

 

A très vite ! 🙂

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10 ans/10 victoires : l’organisation de la COY11

mercredi 8 février 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau. Ainsi, 2 fois par mois jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, celles qui ont marqué son histoire.

 

Aujourd’hui, on revient sur la COY11 (Conference of Youth ou « Conférence des Jeunes »), co-organisée par le REFEDD et qui s’est déroulée du 26 au 28 novembre 2015 à Villepinte. 

 

Visuel initialement réalisé par Edouard Marchal, Clément Arbib et EYVIE.

Un événement organisé par et pour les jeunes 

La COY11 le seul rassemblement en France en 2015 concentré sur la jeunesse, il a donc semblé essentiel aux membres du REFEDD d’en être ! Organisée en collaboration avec les membres d’Avenir Climatique, du mouvement We Are Ready Now (WARN) de l’association CliMates et de La fédération du Scoutisme Français, l’événement a rassemblé plusieurs centaines d’étudiant.e.s et jeunes actifs, engagé.e.s de près ou de loin sur la question du développement durable et du changement climatique, avec un rôle déterminant pour la réussite et le rayonnement de cette manifestation.

Après plusieurs semaines de travail et d’échange entre les équipes organisatrices et les bénévoles mobilisé.e.s, les pôles se forment : de la communication/représentation à la recherche de financements et partenariat, en passant par la mobilisation nationale et internationale,la coordination des COY locales, la logistique et la gestion des bénévoles et de tout l’administratif…  place à l’action, la vraie !

Une organisation complète : même le mobilier utilisé pour la COY11 a été construit par une équipe de bénévoles dédiée.

Une mobilisation massive et internationale 

L’évenement a rassemblé des milliers de jeunes sur place et partout dans le monde, au sein de COY locales : Montréal (Québec), Florianopolis (Brésil) , Rabat (Maroc) , Abomey Calavi (Bénin), Hyderabad (Inde), Antananarivo (Madagascar), Nouméa (Nouvelle-Calédonie et Tokyo (Japon), tous.te.s engagé.e.s pour une société plus durable.

Une partie des bénévoles mobilisées durant les 3 jours de la COY11

Mais organiser en quelques mois un événement d’une telle ampleur est certes extrêmement motivant… mais aussi un parcours semé d’embûches ! L’énergie et l’envie sont bien là, mais parfois chronophage et très (trop) intense. L’idée pour les personnes mobilisées, était d’apprendre sur le terrain, de monter en compétences et de montrer que les jeunes étaient « capables de ».

Ceci dit, et malgré les quelques couacs qui imcombent à toute organisation événementielle ambitieuse, tous les bénévoles étaient fières d’avoir fait partie de cette aventure, d’avoir pu rencontrer autant de gens importants (comme Paul Watson, Président de Sea shepperd ou encore Ahmad Alendawi, envoyé spécial de BanKi Moon à la jeunesse), et d’avoir découvert autant d’actions possibles à mener, de projets à rejoindre.

Au final, beaucoup de folie et d’huile de coude pour montrer que la jeunesse est maintenant prête à se bouger pour un monde plus juste et désirable pour tous !

 

Et après la COY11 ? 

Pour  garder une trace écrite de toutes ces ambitions et engagements en faveur d’un avenir meilleur, un Manifeste (soit un ensemble de recommandations et d’actions) a été rédigé par une partie des participant.e.s sur plusieurs semaines, et en collaboation avec les COY locales. Porté par le REFEDD le Manifeste, signé et remis à Laurent Fabius, Président de la COP21 ainsi qu’à François Hollande, il a pour objectif principal de faire s’accorder la jeunesse sur des valeurs à respecter.

En ce qui concerne le REFEDD, l’organisation de la COY11 a permis d’apporter de la visibilité et un bel angle de mobilisation de la communauté étudiante. De plus, chaque association co-organisatrice avait un stand pour présenter ses projets (c’est d’ailleurs ici que l’exposition iitinérante Campus d’Avenir a été montrée l’une des premières fois). En somme, c’était un bel évènement, intense, parfait dans ses imperfections qui aura marqué des structures commes des gens ayant participé.

L’équipe du REFEDD, représentée par 3 accrédités, est d’ailleurs repartie en 2016 pour la COY12 de Marrachech, qui s’est tenue du 4 au 6 novembre en amont de la COP22. Cette fois-ci, nos membres ont pu profiter de l’événement en tant qu’invité, sans subir le stress de l’organisation… 😉

 

Pour aller plus loin :

Le site officiel de la COY11

COY11 : Bienvenue à la COP des jeunes – Socialter – Octobre 2015

Une journée à la COP21 avec le REFEDD

 

Article écrit avec les (bons) souvenirs d’Astrid Barthélemy, déléguée générale du REFEDD de 2013 à 2016.

 

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Associations étudiantes : rejoignez le REFEDD !

mardi 7 février 2017 par Cassandre Charrier

Vous êtes une association étudiante et oeuvrez pour plus de développement durable dans la société et votre campus ?

Ou bien vous êtes étudiant.e.s, avec des envies et des rêves écolos plein la tête mais sans savoir vraiment vers qui vous tourner pour les mettre à contribution ?

Le REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable est peut-être sans doute la réponse !

Alors comment nous rejoindre ? Pas de panique, on vous explique la procédure grâce à ce tuto/photo très élaboré…

NB: Toute ressemblance avec des personnes ayant déjà existé est totalement fortuite. 

 

Etape 1 : Avoir envie de s’engager pour le développement durable dans les campus

Prenons l’exemple totalement hypothétique d’Audrey, étudiante en science politique à l’Université de Nanterre (Paris X).

Audrey est une jeune femme respectueuse de l’environnement et membre d’une association étudiante qui oeuvre pour rendre son campus plus durable.

Audrey semble être aussi une jeune femme myope et troublée par les lectures de sciences humaines…

 

Edouard est le responsable de l’animation des campus du REFEDD. C’est lui qui coordonne les actions des associations membres du réseau au niveau national.

Edouard adoooore recevoir de nouvelles adhésions de la part d’associations étudiantes, rire au téléphone et nouer des pulls autour de ses épaules.

Edouard est un homme tellement écolo qu’il éteint son ordinateur même en travaillant !

Etape 2 : se renseigner sur les offres proposées par le REFEDD

Lors d’une visite à la Maison des Initiatives Etudiantes de Paris, Audrey tombe nez à nez avec un flyer présentant le REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable.

Intriguée, elle délaisse son magazine pour se pencher davantage sur l’offre proposée par le REFEDD…

 

 

Et quelle offre ! Des guides sur l’alimentation, la biodiversité dans les campus, le commerce équitable ou même la consommation collaborative, des formations en lien avec l’événementiel responsable (REVENT) et l’énergie, des apéros entre associatifs membres du réseau, des afterworks dédiés aux métiers du développement durable et de l’économie sociale et solidaire

En ni une, ni deux ni trois Audrey est conquise ! Elle et son asso seront les prochains adhérents du REFEDD !

Il suffit de quelques guides pour redonner le sourire à Audrey…

 

Etape 3 : adhérer au réseau via le formulaire en ligne

A cette heure, il n’est donc plus temps de reculer : Audrey se rend sur le site du REFEDD, direction l’onglet Nous Rejoindre.

Audrey, ou la joie de vivre retrouvée.

Elle renseigne ses coordonées et celle de l’association qu’elle représente, partage le lien de son site internet et de ses réseaux sociaux, signe la charte des valeurs du REFEDD et…

 

Bingo ! C’est non sans émotion que Audrey et le REFEDD, représenté ci-dessus par Edouard, l’animateur qui aimait porter des pulls autour de ses épaules et d’épaisses lunettes noires, sont unis par les liens sacrés du développement durable

Quoi de mieux qu’un gif de haute qualité pour témoigner de leur union ?

 

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enf… Non !

Ils rencontrèrent d’autres étudiant.e.s sensibles, eux.elles aussi, au développement durable dans les campus, créerent de nombreux projets, se formèrent sur nombre de sujets, développèrent leurs compétences et leur réseau… et, cette fois, vécurent très heureux !

 

Et maintenant ?

Malgré les arguments bêtons de ce tuto, vous n’êtes toujours pas totalement convaincu.es à rejoindre le REFEDD ?

On vous présente – plus sérieusement – les 5 bonnes raisons d’adhérer au réseau

 

Prochaine (et ultime) étape par ici😉

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Avygeo, le guide de voyage participatif et solidaire

vendredi 3 février 2017 par Cassandre Charrier

« Agir utilement en partageant ses expériences de voyage » : telle est la devise d’Avygeo, guide participatif en ligne qui permet à ses utilisateurs de préparer leur séjour à l’étranger en consultant des milliers de témoignages de voyageurs (avis, récits, photos…). En retour, ils ont la possibilité de parrainer gratuitement des associations par le simple fait de publier leurs témoignages.

Nous avons échangé avec Nabil Haouili, son co-fondateur, qui présente les raisons de la création de ce site et les motivations qui l’ont amené à se lancer dans cette aventure participative !

 

Pourquoi avoir créé Avygeo ? 

Avec Eric, le co-fondateur qui m’a rejoint dans l’aventure, nous voulions d’abord créer une plate-forme qui valorise le partage d’expérience pour inspirer l’organisation d’un voyage. Puis nous voulions que cette plate-forme devienne aussi utile pour défendre le vivre ensemble et la planète sur laquelle nous vivons tous.

 

Comment fonctionne Avygeo ? 

Une fois inscrit, un membre peut choisir de parrainer gratuitement une ou plusieurs associations parmi nos partenaires : solidarité internationale, développement durable et protection de l’environnement. A chaque fois que les publications de ce membre (des avis, des récits et photos de voyages) reçoivent des recommandations, les associations qu’il parraine gagnent des points.

En fin d’année, ces points sont convertis en dons versés par Avygeo. Nous récompensons ainsi la publication de contenus qui vont nous permettre de développer notre audience et donc nos revenus publicitaires.

 

Le fonctionnement d’Avygeo

 

Qui sont les utilisateurs/trices et les lecteurs/trices d’Avygeo ? 

Il n’y a pas de profil type des lecteurs et lectrices d’Avygeo. Ce sont des personnes du grand public qui voyagent avec un minimum de curiosité et en recherche d’authenticité.

Parmi les membres qui publient du contenu, les plus actifs sont généralement liés personnellement à nos associations partenaires. La perspective de faire gagner des dons à ces associations est bien entendu une source de motivation… Mais pas que ! Ce sont aussi des passionnés qui apprécient le fait de pouvoir partager des expériences, des découvertes heureuses ou malheureuses, des photos etc.

 

Quel est la particularité d’Avygeo par rapport à d’autres sites de comparateurs de prix ?

Tout d’abord, nous nous engageons à ce que les dons que nous reversons représentent au moins la moitié de nos bénéfices. Ensuite, Avygeo est conçu comme un réseau social qui réunit sur une même plate-forme des comparateurs de prix sur les hôtels et les vols, mais aussi des avis sur des milliers de destinations et lieux touristiques, des carnets de voyages et des albums photos. L’idée est de fournir à l’utilisateur un aperçu complet et pertinent sur une destination : qu’en pensent les autres voyageurs, et plus spécifiquement ses amis ?

 

Enfin, Avygeo a pour ambition de poursuivre son expansion à travers plusieurs développements permettant d’optimiser l’expérience utilisateur, dont une version mobile et un forum prévus pour les prochains mois. Une affaire à suivre de près, donc ! 🙂

Suivez l’actualité d’Avygeo sur Facebook @AvygeoFR et Twitter @Avygeo.

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Avygeo, le guide de voyage participatif et solidaire

vendredi 3 février 2017 par Cassandre Charrier

« Agir utilement en partageant ses expériences de voyage » : telle est la devise d’Avygeo, guide participatif en ligne qui permet à ses utilisateurs de préparer leur séjour à l’étranger en consultant des milliers de témoignages de voyageurs (avis, récits, photos…). En retour, ils ont la possibilité de parrainer gratuitement des associations par le simple fait de publier leurs témoignages.

Nous avons échangé avec Nabil Haouili, son co-fondateur, qui présente les raisons de la création de ce site et les motivations qui l’ont amené à se lancer dans cette aventure participative !

 

Pourquoi avoir créé Avygeo ? 

Avec Eric, le co-fondateur qui m’a rejoint dans l’aventure, nous voulions d’abord créer une plate-forme qui valorise le partage d’expérience pour inspirer l’organisation d’un voyage. Puis nous voulions que cette plate-forme devienne aussi utile pour défendre le vivre ensemble et la planète sur laquelle nous vivons tous.

 

Comment fonctionne Avygeo ? 

Une fois inscrit, un membre peut choisir de parrainer gratuitement une ou plusieurs associations parmi nos partenaires : solidarité internationale, développement durable et protection de l’environnement. A chaque fois que les publications de ce membre (des avis, des récits et photos de voyages) reçoivent des recommandations, les associations qu’il parraine gagnent des points.

En fin d’année, ces points sont convertis en dons versés par Avygeo. Nous récompensons ainsi la publication de contenus qui vont nous permettre de développer notre audience et donc nos revenus publicitaires.

 

Le fonctionnement d’Avygeo

 

Qui sont les utilisateurs/trices et les lecteurs/trices d’Avygeo ? 

Il n’y a pas de profil type des lecteurs et lectrices d’Avygeo. Ce sont des personnes du grand public qui voyagent avec un minimum de curiosité et en recherche d’authenticité.

Parmi les membres qui publient du contenu, les plus actifs sont généralement liés personnellement à nos associations partenaires. La perspective de faire gagner des dons à ces associations est bien entendu une source de motivation… Mais pas que ! Ce sont aussi des passionnés qui apprécient le fait de pouvoir partager des expériences, des découvertes heureuses ou malheureuses, des photos etc.

 

Quel est la particularité d’Avygeo par rapport à d’autres sites de comparateurs de prix ?

Tout d’abord, nous nous engageons à ce que les dons que nous reversons représentent au moins la moitié de nos bénéfices. Ensuite, Avygeo est conçu comme un réseau social qui réunit sur une même plate-forme des comparateurs de prix sur les hôtels et les vols, mais aussi des avis sur des milliers de destinations et lieux touristiques, des carnets de voyages et des albums photos. L’idée est de fournir à l’utilisateur un aperçu complet et pertinent sur une destination : qu’en pensent les autres voyageurs, et plus spécifiquement ses amis ?

 

Enfin, Avygeo a pour ambition de poursuivre son expansion à travers plusieurs développements permettant d’optimiser l’expérience utilisateur, dont une version mobile et un forum prévus pour les prochains mois. Une affaire à suivre de près, donc ! 🙂

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Genre et justice climatique : quelle place pour les femmes dans les négociations climatiques ?

mardi 24 janvier 2017 par Cassandre Charrier

Emma faisait partie de l’équipe du REFEDD déléguée à la COY12 et COP22 de Marrakech. Découvrez sa rencontre avec Fatoussar, une jeune femme sénégalaise engagée pour la défense de l’environnement. 

 

Femmes et Hommes ne sont pas égaux face au dérèglement climatique. C’est une idée dérangeante mais pourtant vraie dans de nombreux endroits sur Terre.

En novembre dernier se déroulait la COP22 à Marrakech. Suite logique de la COP21, les états du monde entier se sont rassemblés pendant deux semaines de négociations climatiques pour décider de la mise en œuvre des Accords de Paris pour le climat.J’y étais présente pour représenter le REFEDD et j’ai rencontré Fatoussar.

 

Fatoussar, collectrice-transformatrice de coquillages de Mangrove dans le delta du Saloum

Fatoussar est sénégalaise, et si elle était à la COP22, c’est parce que le projet dont elle fait partie – la défense de l’écosystème du delta du Saloum – a gagné un prix de la « Women and Gender Constituency » (WGC), un groupe d’ONG qui défend les intérêts des femmes lors des négociations climatiques.

Elle était assise, immobile et silencieuse au stand de la WGC lorsque je l’ai rencontrée. Réservée, elle a refusé que je la prenne en photo, mais a finalement accepté de me parler du projet dont elle fait partie.

Elle vient du delta du Saloum, où l’exode rural concerne principalement les hommes, tandis que les femmes sont traditionnellement responsables de la pêche et la vente des coquillages de mangroves. Dans cette région, les ressources du delta sont menacées par la montée des eaux, les fortes migrations vers les côtes et la surpêche.

Femme exploitante des arches à Djirnda exibant son Panier de Moundé. Source : Dieudonné Bahemuka BAKANOVA, 2009.

Grâce à l’association Enda Graf Sahel, Fatoussar, ainsi que plus de 4000 autres femmes, ont été formées pour défendre et cultiver de façon responsable cet écosystème classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sans l’aide de cette association et de la bonne volonté des collectivités locales qui soutiennent ce projet, les femmes du delta du Saloum seraient privées de l’une de leur principale activité économique à cause du dérèglement climatique. En effet, elles ont la charge de leur famille, ce qui les empêche d’aller travailler en ville comme le font les hommes.

 

La voix des femmes à la COP22

Le pourcentage des femmes dans le processus de négociations est en progression, comme le montre l’infographie ci-dessous. Mais ce n’est pas suffisant, car ce n’est pas pour autant que la différence d’exposition face au dérèglement climatique est combattue dans les pays présents à la COP22.

 

Source : UNFCCC : progress on achieving gender balance – by the numbers, quick overview WEDO.org

 

WGC plaide pour que cette inégalité soit prise en compte lors des négociations. Leur travail transparaît d’ores et déjà dans l’accord de Paris, où la nécessité d’atteindre l’égalité femme-homme face au dérèglement climatique est reconnue. Toutefois, un long chemin est encore à parcourir pour que l’ensemble des pays de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) prennent en compte cette réalité.

Prochaine étape : la présence de la volonté de lutter contre ces inégalités confirmée dans tous les NDCs ! (Nationally Determined Contributions, le document dans lequel les états indiquent leur engagement à l’échelle nationale).

 

Article écrit par Emma Jagu.

 

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Comment réconcilier l’Homme et la biodiversité ?

mardi 24 janvier 2017 par Cassandre Charrier

En lien avec l’édition de notre dernier guide La biodiversité sur mon campus, nous publierions tout au long du mois de janvier des articles sur le sujet, ainsi que des interviews d’experts ayant participé à son écriture. Ici le témoignage de Guillaume Bagnolini, doctorant en philosophie des sciences, naturaliste et médiateur scientifique à l’Université de Montpellier. 

 

Quel a été ton plus beau moment de nature ?

Il n’est pas facile de choisir un plus beau moment de nature. Les moments de solitude dans la nature sont, pour moi, les plus intenses. Si je tente l’expérience d’en choisir un, je dirais qu’il s’agit d’un matin en Savoie. J’étais seul, je descendais d’un refuge, pas très bien réveillé. Le brouillard commençait à se lever. Le soleil émergeait de derrière les montagnes enneigées. Tout d’un coup, une forme sombre est apparue dans le ciel, déchirant le brouillard. Elle se rapprochait, j’avais du mal à distinguer ce que c’était. Doucement, sans un bruit, j’ai vu au-dessus de moi un jeune gypaète barbu. Ce vautour énorme se déplaçait plus silencieusement qu’un moineau dans l’air du matin. Mais ce qui m’a le plus remué les tripes, c’est son regard. A cet instant précis, l’oiseau et moi nous nous sommes demandés « qui es-tu ? ». C’est l’un de mes plus beaux moments de nature.

 

Comment réconcilier l’Homme et la biodiversité ?

Pour moi, l’Homme et la biodiversité sont fachés sur un malentendu. La malheureuse et terrible idée que nous sommes différents. Certes, une différence de forme mais pas de fond. Au final, nous faisons partie d’une immense famille. L’Homme, ce grand dadet, essaye par tous les moyens, notamment technologiques, de sortir de son animalité. Pourtant, on le voit bien, on ne peut s’extraire de nos besoins ou pulsions, se nourrir, transpirer, faire l’amour. Nous sommes des animaux et le resterons. Le rêve fou de nous sortir de l’animalité est impossible. Et même s’il était atteignable, l’Homme, au final, ne serait plus Homme. Nous devons nous réconcilier avec la biodiversité et plus largement avec la nature. Effaçons ce malentendu et essayons de vivre ensemble, avec cette belle et si extravagante diversité.

 

Pourquoi protéger la biodiversité ?

Qui voudrait se séparer d’un membre de sa famille ? De son frère trop bavard ? De son grand-père trop vieux ? Est-ce moralement bon ? Si les êtres vivants sont notre famille élargie, alors nous devons protéger cette biodiversité. Il est facile de dire ça et de voir que sur le terrain, ce n’est pas le cas. La distanciation est, sans doute, un des maux les pires de l’ultra-spécialisation de notre siècle. Manger de la viande tous les jours, pas de soucis, vu qu’on ne tue pas l’animal. Rouler sur une autoroute alors qu’une magnifique zone humide a été détruite, pas de problème car ce n’est pas nous qui l’avons détruite. Nous sommes tous responsables. On ne juge la valeur d’une action que par l’acte et non par la parole. Protéger la biodiversité n’est donc pas l’affaire que des grandes ONGs mais essentiellement de nous tous à travers notre mode de vie.

Une citation autour de la biodiversité ?

« Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? » – Jacques Monod

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10 ans/10 victoires : les RENEDD

vendredi 20 janvier 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne de communication qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres et les associations du réseau. 2 fois par mois, jusqu’en juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, qui ont marqué son histoire. 

 

GIF

 

Victoire n°2 : les Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD)

La première édition des Rencontres Nationales, lancée dès la création du REFEDD en 2007, avait pour objectifs de faire connaître la charte du REFEDD, de la faire signer par les étudiant.e.s et de communiquer sur la création du réseau et ses premiers partenaires : la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et la Conférences des Présidents d’Université (CPU) de même que les réseaux d’associations natioanles (Animafac, Etudiants et Développements, Avenir Climatique etc.).

Au vu du succès de cette première renconte (à l’époque organisée sur une seule journée), de la demande des étudiant.e.s et du personnel administratif des écoles et universités, le souhait de réitérer l’événement s’est tout naturellement imposé. Cette journée d’échange et de mise en relation des partenaires et associations s’est finalement mutée dès l’année suivante en un week-end entier dédié à la rencontre des étudiant.e.s et des assos de toute la France, engagé.e.s pour le Développement Durable dans leur campus. 

 

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Les RENEDD : le premier rendez-vous national des étudiant.e.s pour le Développement Durable

Rassembler les membres du réseau et faire des RENEDD une journée moteure de l’action étudiante en faveur du développement durable étaient les premières volontés des étudiant.e.s de l’époque. De plus, les rencontres permettaient de faire le bilan des évènements associatifs de l’année passée, tout en préparant (ou créant) ceux à venir et de mettre en relation les étudiant.e.s avec des entreprises, fondations et ONGs.

Au fil des éditions, la programmation s’étoffe et les RENEDD ouvrent leurs portes à un public non-étudiant (en moyenne 15 % du public n’est pas ou plus étudiant). Chaque rencontre réalise aussi un meilleure fréquentation que la précédente : pour cause, pas moins de 450 participant.e.s se ont participé aux dernières RENEDD de 2016 !

La première journée des RENEDD est désormais entièrement dédiée au participant.e.s avec l’organisation d’ateliers thématiques et de conférences-débats en lien avec le Développement Durable et l’Economie Sociale et Solidaire, animés par des structures et intervenant.e.s de renom (Kiss Kiss Bank Bank, Greenpeace, Alternatiba, Hervé Kempf créateur du journal Reporterre…).

Suivront la création du forum associatif destiné à la découverte et la rencontre des porteurs d’initiatives et projets inspirants, la mise en place de temps festifs et culturels (Disco-Soupe, concert, exposition, théatre, simulation de Carrotmob…) et d’une démarche d’organisation événementielle éco-responsable en travaillant uniquement avec des prestataires engagés dans une démarche alimentaire éthique et anti-gaspillage (Optimiam, Auparager, Zéro Waste…).

Le REFEDD s’est ainsi engagé à mettre en œuvre des actions sur 5 axes principaux : biodiversité, empreinte carbone, gouvernance, solidarité et respects des participant.e.s. En prenant en compte ces différents points, les RENEDD 2016 ont obtenu le score de 86% – en légère amélioration par rapport à l’année précédente – ce qui en fait  un “événement exemplaire”.

Les affiches des RENEDD : 10 ans d’évolution graphique

Plongez dans les archives des RENEDD ! Ci-dessous, découvrez les affiches des précédentes éditions, de 2009 à 2016.

Au fur et à mesure, le vert estampillé « DD » laisse la place au bleu des ondes du nouveau logo, la liste des partenaires de l’événement s’allonge et on ose une tonalité graphique plus festive et décalée que les premières années… Un avant-goût de ce que sera celle de 2017 ? 😉

 

Les 10èmes RENEDD : SAVE THE DATE ! 

On vous l’avait déjà annoncé ici : les 10èmes Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable auront lieu les 13 et 14 mai à la Cité Internationale Universitaire de Paris ! Nous vous tiendrons informé.e.s d’ici les prochaines semaines du programme détaillé.

En attendant, vous pouvez aller faire un tour sur notre page dédiée aux RENEDD pour vous remettre dans l’ambiance des 3 éditions passées ! 😉

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10 ans/10 victoires : la Consultation nationale étudiante

mardi 10 janvier 2017 par Cassandre Charrier

Pour célébrer l’anniversaire des 10 ans du REFEDD, nous organisons une campagne de communication qui fait le point sur les 10 grandes victoires réalisées par les membres du réseau. 2 fois par mois, jusqu’au mois de juin, on vous invite à découvrir les étapes clés du REFEDD, qui ont marqué son histoire. 

 

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Victoire n°1 : la Consultation nationale étudiante (CNE)

Organisée tous les 3 ans depuis 2007, la CNE permet de sonder l’avis des étudiant.e.s incrit.e.s dans un établissement supérieur de France sur la question du développement durable dans leur campus. Destinée à évaluer les connaissances des étudiant.e.s sur ce thème, elle a aussi pour objectif de connaître leurs perceptions et leurs idées quand à la place du DD au sein de leur formation et/ou établissement.

 

Pourquoi organiser une CNE tous les trois ans ?

Parce que c’est le temps qui nous a semblé nécessaire pour intégrer les demandes et les attentes des étudiant.e.s (réaliser de nouvelles formations, outils, etc) sur les questions de DD. Ce n’est qu’une fois cette première étape réalisée que le REFEDD est en mesure de porter la voix des étudiant.e.s auprès des acteurs institutionnels et académiques afin de les engager dans la voie d’un enseignement supérieur plus durable. Les recommandations et les avis des étudiant.e.s permettent également au REFEDD de définir les outils nécessaires au bon développement des projets associatifs étudiants.

 

10 ans de Consultation

En 10 ans, près de 40 000 étudiant.e.s se seront exprimé.e.s quant à la place du développement durable au sein de leur campus.

La première Consultation de 2007 a été réalisée avec l’association Avenir Climatique. A partir des résultats obtenus, le REFEDD a présenté un rapport intitulé Propositions sur l’éducation pour un développement durable dans l’enseignement supérieur. Près de 4 500 étudiant.e.s s’étaient ainsi exprimé.e.s sur la question du DD au sein de leur campus. 

En 2011, le REFEDD travaille de nouveau avec Avenir Climatique. De cette collaboration ressort un rapport intitulé Nos attentes, Notre avenir. Cette seconde édition avait mis en valeur l’intérêt des étudiant.e.s sur les questions de l’alimentation et du gaspillage alimentaire, ainsi que sur l’éco-responsabilisation des évènements.

 

Puis, en 2014, le REFEDD s’est lancé seul dans l’aventure de la Consultation nationale étudiante. Il en est ressorti un rapport et une synthèse intitulés Moi, étudiant.e, j’aimerais…  Des rapports thématiques ont été publiés en 2015 sur le climat, la consommation raisonnée, les déchets et l’alimentation. Cette édition de la consultation a mis en avant l’intérêt des étudiant.e.s sur les questions des déchets et de la consommation raisonnée.

 

 

La dernière édition de la CNE vient de se terminer. Intitulée Donne ton avis !, elle a permis de récolter les avis de plus de 10 500 étudiant.e.s sur la question du DD dans leur campus campus, la société et leur vie personnelle. Pour cette année, de nouveaux objectifs se sont ajoutés : en plus de réaliser un baromètre du rapport des étudiant.e.s au DD et de faire émerger les attentes des étudiants sur le DD dans leur campus, il s’agit aussi d’avoir un retour sur la pertinence du projet d’insertion professionnelle concernant les métiers verts et verdissants du REFEDD.

 

Les résultats de cette quatrième édition sont en cours d’analyse et seront présentés lors d’un colloque les 16 et 17 mars au Salon de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (RUE 2017).

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Concours CNE 2017 : and the winner is…

mardi 10 janvier 2017 par Cassandre Charrier

Fin octobre 2016, nous avions lancé un concours de diffusion de la Consultation nationale étudiante à l’ensemble du réseau des associations membres du REFEDD : selon un barème de points très élaboré, l’association qui communiquerait le plus à propos de la Consultation remporterait un splendide vélo-smoothie fait par l’équipe du REFEDD !

 

Avant

Après

 

 

Alors… qui sont les heureux élus ? 

 

Le concours de diffusion 

Pour rappel, la 4ème Consultation nationale étudiante sur le développement durable s’est terminée le 23 décembre 2016, après 2 mois de diffusion intensive nationale auprès des campus de toute la France. Plus de 10 500 étudiant.e.s se sont exprimé.e.s sur la place réservée au développement durable dans l’enseignement supérieur. Ainsi, le REFEDD a atteint son objectif de répondant.e.s estimé au départ à 10 000 réponses… et ce, sans nul doute, grâce au relais de nos assos membres ! Leur participation au concours aura donc apporté un bon nombre de répondant.e.s au questionnaire, et c’est pourquoi on les remercie chaleureusement !

 

Le podium gagnant

Médaille d’or : avec 150 points au palmarès, l’association toulousaine B3D (Bureau du Développement Durable) remporte haut la main le concours grâce à la trentaine de relais de la CNE sur ses réseaux sociaux ! Les étudiant.e.s de la Toulouse Business School ont également fait preuve de créativité en publiant un visuel spécialement dédié à la Consultation :

 

Le visuel du B3D créé pour le concours de diffusion de la CNE.

Le vélo-smoothie leur sera donc remis lors du week-end des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable (RENEDD) les 13 et 14 mai prochain. De quoi déguster de bons jus de fruits frais pour l’été !

Médaille d’argent : les lillois de l’association Potatoit de l’Université Lille 3-Charles de Gaulle avec 90 points sont les heureux seconds du concours !

Médaille de bronze : l’association des étudiant.e.s en médecine AEM2 de l’Université Aix-Marseille, fraîchement membre du REFEDD ! Leur passage en amphi a permis de les faire monter directement à la troisième place du podium.

Bien entendu, un prix « suprise » sera aussi remis à deux assos lauréates durant les RENEDD… #suspens.

 

Enfin, nous n’oublions pas le soutien des autres associations membres ayant participé au concours et diffusé le questionnaire aux étudiant.e.s de leur réseau : 

Solidariterre du campus de l’EMLyon, Sciences Po Environnement du campus de Sciences Po Paris, LUPA de l’Université Pierre et Marie Curie Paris 6, ISF Provence de l’Ecole Centrale de Marseille, Eco à l’A7 du campus de l’ENSIACET, RemeD Centrale Supelec de l’Ecole CentraleSupelec, Univert du campus de l’ESSCA et enfin les bikeurs de Vélo Campus du Lion du campus de l’IUT de Belford-Montbéliard.

 

Un GRAND merci à tous !

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Le REFEDD fête ses 10 ans !

mercredi 4 janvier 2017 par Cassandre Charrier

En 2007, une poignée d’associations étudiantes se sont réunies à la suite des Assises nationales étudiantes du développement durable pour créer le Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable !

10 ans plus tard, ce réseau a bien grandi…

Le REFEDD est né pour accompagner les associations étudiantes locales dans leurs projets de développement durable sur leur campus ainsi que pour porter leur voix au niveau national.

Aujourd’hui, le REFEDD comprend plus de 100 associations engagées dans un but commun : l’action collective des étudiant.e.s et des campus en faveur du développement durable ! En une décennie, beaucoup de projets ont été réalisés avec l’aide de nombreux bénévoles, de volontaires en service civique et des salarié.e.s.

Alors nous souhaitons profiter de cet anniversaire symbolique pour réaffirmer ce que le REFEDD – et par conséquent les associations qui le fondent – apportent au monde de l’enseignement supérieur en matière de sensibilisation et de formation au développement durable.

 

Joyeux Anniversaire ! 

 

Ce que l’on vous réserve pour nos 10 ans

De janvier à juin, nous allons faire vivre une campagne de communication nationale à destination de tous les membres, bénévoles, volontaires passés de près (ou de loin) par le réseau durant ces 10 dernières années.

Tout au long de ces 6 mois, nous partirons donc à la rencontre de ceux qui font et on fait le réseau : des vidéos d’anciens, des interviews d’associations membres, des articles qui reprennent en images et en gifs (vous connaissez notre amour pour les gifs…) les « Grandes Victoires » du REFEDD… Tout cela non pas dans l’idée de regarder dans le rétroviseur et s’auto-féliciter de tout le chemin parcouru depuis 2007, mais bien pour mettre en avant le travail – votre travail donc – de centaines d’étudiant.e.s qui agissent pour un futur plus durable sur leur campus !

 

Et la fête dans tout ça ? 

Et oui, 10 ans ça se fête ! Alors sortez le champagne et les cotillons en papier recyclé : nous vous donnons rendez-vous à la 10ème édition des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable pour célébrer cet anniversaire comme il se doit ! Un week-end entier à la Cité Internationale Universitaire de Paris pour rassembler les membres du réseau et échanger sur le développement durable dans la société et vos campus.

Le programme et la liste des intervenant.e.s vous seront dévoilés tout au long de ces prochaines semaines mais vous pouvez déjà retenir les dates du week-end : 13 et 14 mai 2017.

 

A très vite ! 😀

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2017 : une année sous le signe de l’action au REFEDD !

mardi 3 janvier 2017 par Cassandre Charrier

Pour ce nouveau début d’année, le REFEDD est de retour sur les chapeaux de roues (de vélo !) ! 2017 s’annonce en effet très occupée, avec (toujours) de nombreux projets et évènements par et pour les étudiant.e.s. Découvrez les ci-dessous !

 

Bonne année !

2017 : une année charnière avec l’anniversaire des 10 ans du réseau 

2017 est aussi l’année qui celèbre l’anniversaire des 10 ans du réseau ! Dès janvier, vous retrouverez donc une campagne spécialement dédiée pour vous, les assos et étudiant.e.s qui font le réseau depuis déjà une décennie !

 

Le nouveau logo anniversaire du REFEDD

 

Les 13 et 14 mai 2017 auront lieu les Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable, l’événement annuel du réseau qui rassemble durant tout un week-end l’ensemble des étudiant.e.s des associations membres. Elles se dérouleront cette année au sein de la magnifique Cité Internationale Universitaire de Paris. Le programme du week-end, de même que la liste des intervenant.e.s présent.e.s vous seront dévoilés tout au long des cinq prochains mois… alors restez connecté.e.s !

CNE, SEDD, PCC, JADE, Give Box… 

Ces acronymes vous semblent bien flous ? Pas de panique, en 2017, vous ne jurerez que par eux !

Dès le mois de mars, à la suite de la diffusion de la 4ème Consultation Nationale Etudiante (CNE), le questionnaire destiné à récolter l’avis des étudiant.e.s de France sur la place du développement durable dans leurs campus, nous publierons le rapport détaillé présentant l’ensemble des 10 500 réponses récoltées. Il sera disponible en téléchargement depuis notre site Internet et présenté publiquement lors du Salon de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (RUE2017) des 16 et 17 mars à Paris.

Du côté des formations, nous continuerons toujours à vous proposer celle consacrée à l’énergie et la mobilité : Projet Carbone Campus (PCC). 7 formations sont déjà prévues d’ici la mi-avril de Belfort à Toulouse, en passant par Lyon, Lille, Paris et Marseille.

La formation Alimentation Responsable est bien entendu au programme cette année ! Son contenu a d’ailleurs été mis à jour : plus interactive que la précédente, elle permetra désormais plus d’échanges grâce à la création de « fiches projets types », pour des projets adaptés aux spécificités des campus et des associations. 

De même, notre guide sur le gaspillage alimentaire sera remanié, avec entre autre de nouvelles pesées alimentaires dans les restaurants universitaires.

Puis, du 1er au 7 avril aura lieu la Semaine Etudiante du Développement Durable (SEDD) (du 6 au 10 mars pour la région lyonnaise), où les étudiant.e.s et associations étudiantes sont mobilisées. Il s’agit d’une déclinaison de la Semaine européenne du développement durableVous avez un projet ou événement à valoriser durant cette Semaine Etudiante du Développement Durable ? Pour peu que celui-ci soit répertorié sur le site du REFEDD, vous pourrez l’inscrire sous le label « SEDD » ! Plus de détails sur les conditions de labellisation de vos événements vous seront donné dans le courant du mois de février.

 

Depuis la fin 2016, le REFEDD travaille en collaboration avec le Parlement Européen des Jeunes (PEJ) d’Ile-de-France pour le projet JADE (Les Jeunes Adultes Débattent de l’Europe). Il s’agit de rencontres mensuelles par et pour les jeunes (étudiants ou non), dont l’objectif est de discuter et de mener des projets autour d’un thème commun : « La consommation : un acte militant ? » .

Niveau insertion professionnelle, trois afterworks dédiés aux métiers du développement durable et de l’Economie Sociale et Solidaire sont prévus à Paris avant la fin du mois de juin. Deux rencontres seront aussi organisées à Bordeaux et à Lyon, notamment durant la SEDD. Pour avoir un aperçu des thèmes de ces rencontres, rendez-vous ici.

En décembre dernier, nous vous avions partagé notre prise de position concernant le désinvestissement des énergies fossiles (non-renouvelables) par l’enseignement supérieur français avec l’article Libérons l’enseignement supérieur des énergies fossiles ! En 2017, nous reviendrons sur ce sujet avec l’ONG internationale 350.org via des articles et une interview d’étudiants du projet SciencesPo Zéro Fossile, première école en France à lancer une campagne « zéro fossile » dans les universités. De plus, nous publierons un guide en collaboration avec 350.org et dont le but sera d’inviter l’enseignement supérieur à se désinvestir des énergies fossiles et qui présentera les alternatives possibles.

 

2017 : une année sous le signe de l’économie circulaire

En partenariat avec la Mairie de Paris, Animafac, l’Ecole des Ingnénieurs de la Ville de Paris, le Crous Paris et Campus Responsables, nous lançons dès avril le projet Give Box (boîte à don). Il s’agit de mette à disposition des étudiant.e.s de grandes armoires ouvertes et conçues de manière participative, où l’on peut déposer des objets dont on ne se sert plus pour en faire profiter ceux qui en auraient besoin.

Puis, des stickers Je partage / I share seront aussi distribués sur les lieux de vie étudiants dès la rentrée de septembre. Le principe est très simple : il suffit de coller sur sa boite aux lettres les stickers qui correspondent aux biens que l’étudiant.e possède chez lui/elle (four, appareil à raclette, fer à repasser, aspirateur …) pour inviter ses voisins à venir emprunter ces objets.

Enfin, le projet intitulé Campus zéro déchet est lancé depuis quelques mois. Il vise à créer des outils pratiques pour accompagner les établissements d’enseignement supérieur à agir sur la réduction et le recyclage des déchets. Un accompagnement particulier est en cours à l’Université Paris Dauphineet dont les enseignements permettront d’alimenter les outils pratiques. L’ensemble du projet est réalisé en collaboration avec l’association Zero Waste France.

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Les solutions pour une éco-habitation

vendredi 30 décembre 2016 par Cassandre Charrier

Un toit avant tout certes, mais parfois on aimerait ne plus supporter le radiateur électrique de son proprio qui torture notre conscience tant il consomme. Ni notre chasse d’eau qui nous laisse imaginer que la France ne fait pas partie des pays développé, quand on ne voit pas la différence entre le bouton économie d’eau et le classique. Ni la chaudière à gaz, ni les fenêtres qui n’isole pas, ni… Bref il nous tarde de vivre un confort dôté d’un équipement qui ne contredit pas nos principes. C’est-à-dire intégrer une éco-habitation : une habitation respectueuse de l’environnement qui s’intègre dans les valeurs du développement durable.

Concevoir une maison bioclimatique, c’est construire une habitation qui va être capable de tirer profit du climat et de son environnement, sans avoir à lutter contre ces derniers.

 

Quelques définitions du vocabulaire de l’éco-habitation

  • Bioclimatique : Se dit d’un habitat dans lequel la climatisation est réalisée en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air.
  • Eco-habitation : Bâtiment adapté au climat et à l’environnement dans lequel on souhaite l’insérer faite avec des matériaux locaux.
  • Déperditions : Pertes de chaleur d’un local ou d’un bâtiment vers l’extérieur ou d’un local vers des locaux non chauffés.
  • Inertie : Propriété de la matière qui fait que les corps ne peuvent d’eux-mêmes modifier leur état de mouvement.
  • Enduit : Préparation blanche ou colorée, pâteuse ou semi-fluide, destinée à être appliquée en couche continue

 

 

L’intérêt d’un logement écologique

Sur l’ensemble de la population, le temps moyen passé à l’intérieur du logement est de 16,2 heures par jour, 15 heures chez les 20-29 ans. Le logement est donc un secteur à ne pas négliger quand on entame le chemin d’un mode de vie alternatif, plus respectueux de notre planète. On estime que l’habitat serait responsable à lui seul de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (50 % selon Pierre-Gilles Bellin, président de la Fondation pour la défense du vivant Arca Minore). Vous allez découvrir au cours de cet article que les solutions pour éviter cette pollution font souvent appel à des techniques « anciennes », inventées parfois bien avant que l’école soit obligatoire. Et oui, les gaulois étaient certainement plus écolo que nous … ! Mais la question n’est pas de savoir si le changement est bon ou mauvaise. Cette fois ci, elle doit être : « comment change-t-on de mode de vie sans réduire notre confort ? ».

Il faut surtout comprendre qu’il n’y a pas un modèle d’éco-habitation unique mais, au contraire, que chaque terrain habitable peut être modulé selon des techniques d’éco-habitation, car elles relèvent d’une réflexion en amont (degré d’ensoleillement, conditions météorologiques etc.).

Principalement l’écohabitat s’axe autour de solutions plus ou moins connues, c’est-à-dire :

  • le solaire passif (l’énergie solaire captée à l’intérieur des pièces par les fenêtres ou des baies vitrées est ensuite absorbée par les murs, les planchers et les meubles, puis diffusée ensuite sous forme de chaleur),
  • le solaire photovoltaïque (les panneaux solaires avec des cellules photovoltaïques),
  • le solaire thermique (l’énergie thermique du rayonnement solaire dans le but d’échauffer un fluide),
  • l’éolien domestique,
  • la géothermie (utilisation de la chaleur du sol),
  • le chauffage au bois,
  • l’étude (c’est-à-dire choisir les solutions les plus adaptées à sa parcelle),
  • la récupération de l’eau de pluie,
  • un bon usage des déchets organiques,
  • les matériaux de constructions,
  • les composants intérieurs.

 

Les matériaux de construction utilisés pour des éco-habitats

Les constructions modernes sont pour certaines dépourvues de bon sens : on construit vite, pour peu de budget mais souvent au mépris de la durabilité de l’habitat. Or la bonne respiration d’une maison est primordiale ,car la plupart de l’humidité est produit depuis l’intérieur de la maison contrairement aux idées reçues. Son origine provient de la transpiration des habitants, des plantes vertes, des sanitaires, de la cuisine etc.

Pour identifier les matériaux écologiques et adaptés à la construction, nous devons donc comprendre ce qu’est un bon isolant ainsi que les bases de fonctionnement de la structure d’une maison. Un isolant, nous dit Futura-Science, se dit d’un matériau, d’un corps non conducteur de l’électricité, de la chaleur. Il limite les échanges d’énergies entre deux systèmes. Plus sa résistance thermique sera importante, plus ce dernier conservera la chaleur. Sa qualité viendra aussi de sa capacité à durer dans le temps et à permettre l’évacuation de l’humidité.

 

L’environnement extérieur, l’élément à prendre en compte 

C’est-à-dire :

  • L’orientation
  • Le climat
  • L’architecture

Aucune maison en France ne peut, à ce jour, être rendue habitable grâce à une seule énergie, il faut donc identifier les différents éléments naturels dont on peut le plus tirer parti sur son terrain. Il est important de bien cerner les caractéristiques principales du milieu dans lequel se situe notre maison. De là, une étude détaillée doit être réalisée et, en fonction du budget, on peut trouver une combinaison technologique la plus adaptée. Par moment, les solutions touchent plus au bon sens qu’à la recherche de nouvelles technologies. Par exemple une orientation vers le sud des vitrages permet une meilleure captation de la chaleur : « En moyenne, on peut retenir les pourcentages suivants pour une maison bioclimatique : le vitrage au sud représentera 50 % du vitrage total, l’est et l’ouest représenteront environ 20 % chacun (sachant que ces deux orientations sont toutes deux déficitaires en chaleur), tandis que les ouvertures au nord seront limitées à 10 % du total. ».

La science, elle, nous aidera à comprendre que le triple-vitrage permet d’optimiser les qualités du verre. « Et pour éviter les déperditions toujours plus importantes dans les châssis que sur les vitrages eux-mêmes, on privilégiera des fenêtres de grande taille, pour en limiter le nombre. ». Il est vrai que, sur le long terme, investir dans des énergies renouvelables est bénéfique car elles sont gratuites et inépuisable mais l’installation reste aujourd’hui très couteuse. Il ne faut cependant pas perdre de vue qu’un écohabitat vise à réduire le plus possible ces pertes énergétiques. L’écohabitat, si c’était une personne, serait qualifiée d’être radine, pragmatique et citoyennement concernée. Aujourd’hui, on parle donc « triple vitrage », « isolation de tout châssis », « isolant » et « étanchéité » car toutes les pertes sont des additions de détails à prendre en compte.

L’eau de pluie, l’autre élément naturel de l’éco-habitation

En France, nous consommons en moyenne 165 litres d’eau par jour, tout usage confondu… soit 60 225 litres sur l’année. Il ne s’agit pas de déplorer nos ingérences sur notre consommation d’eau mais de prendre conscience que l’eau de qualité est un élément rare et qu’il n’est donc pas nécessaire de l’utiliser pour des besoins non vitaux. Dans la vie quotidienne, beaucoup de nos comportements ne nécessitent pas d’eau potable, notamment la chasse d’eau, le nettoyage des sols ou encore l’arrosage.

Il y a à ce jour une solution très répandue pour récupérer nos eaux de pluie (plusieurs systèmes existent, leur différence se trouvent surtout dans le traitement ou l’acheminement de l’eau) : les gouttières, qui déversent l’eau directement dans des cuves de stockage. Bien entendu la cuve doit être composé d’un matériau inerte à l’eau et fermée. Si le terrain vous le permet, il vaut mieux privilégier des cuves enterrées afin de préserver l’eau de la chaleur et des risques de contamination bactériologique. La distribution se fait ensuite généralement par un système de pompage.

 

 

Un bon usage des déchets domestiques

Le modèle des habitant.e.s de la ville de San-Francisco aux Etats-Unis est le plus représentatif d’une bonne gestion du tri des déchets : trois poubelles, l’une pour les déchets recyclables, une autre pour les déchets organiques (qui représente environ 30% de la quantité de déchets produits) et une dernière pour tout le reste et qui, dans l’idéal, est la moins remplie.

 

Crédit photo : lemonde.fr/planete

Il est conseillé d’avoir une petite poubelle pour les déchets organiques, de façon à la vider régulièrement et que ces derniers puissent entamer un cycle de décomposition dans un compost. Pour que la transformation s’opère, il faut des déchets secs et humides, ayant un accès à l’air libre, car l’oxygène est nécessaire à leur décomposition. Le compost doit aussi être humide, autrement le processus qui vise à transformer nos déchets organiques en engrais naturel, se stoppera. La transformation du compost prend entre 6 et 18 mois.

 

Etre en accord sur l’aménagement intérieur

Ces dernières années en plus de la pollution de l’air extérieur, on s’est mis à nous parler de la pollution de l’air intérieur, devenue l’une des premières luttes de santé publique puisqu’elle provoque de nombreuses maladies respiratoires. Le formaldéhyde, aussi appelé méthanal, est placé en tête parmi les composés responsables de cette pollution. Il se présente sous forme d’un gaz incolore avec une odeur âcre et se situe dans :

  • l’oxydation photochimique des composés organiques volatils (COV) d’origine naturelle (méthane, isoprène…) dans la troposphère,
  • le métabolisme de la majorité des organismes vivants qui en produit de faibles concentrations en tant qu’intermédiaire,
  • les bactéries, les algues, le plancton et la végétation,
  • l’irradiation solaire des substances humiques présentes dans l’eau,
  • la combustion de la biomasse (feux de forêts…),
  • les premiers stades de décomposition des résidus végétaux dans le sol.

Parmi les autres sources de polluants, on trouve aussi :

  • les polluants biologiques
  • les polluants chimiques (avec le monoxyde de carbone (CO), des COV (composé organique volatil, le plomb ou encore les phtalates)
  • les particules et les filtres,
  • les gaz radioactifs
  • l’humidité
  • le manque de renouvellement de l’air

 

 

Données du Bureau de l’Efficacité et de l’Innovation Énergétiques. © Julia Chartier pour Écohabitation

 

Cela dit, on identifie plusieurs matériaux naturels qui permettent un habitat sain et respectueux de l’environnement :

  • la chaux : deux grandes caractéristiques font d’elle un matériau d’intérêt : d’abord elle est perméable à la vapeur d’eau et étanche à l’eau. Elle a aussi des propriétés bactéricides (c’est-à-dire une capacité à détruire les bactéries), tel un désinfectant pour maison. On la trouve principalement sous deux formes : hydrauliques, composé d’argile et de calcaire et aérienne, constitué principalement de calcaire avec une prise à l’air libre. De plus, la chaux est dite « élastique », elle s’adapte aux mouvements du support et permet de limiter l’apparition de fissures sur les façades. Contrairement au ciment, elle retourne lentement à son état d’origine et sera donc biodégradable.
  • le bois : c’est bien entendu un matériau naturel, il est caractérisé dans la construction pour son manque d’inertie thermique (il fera chaud en été et froid en hiver en gros), sa nature respirante qui régule l’humidité (il est dit hygroscopique puisqu’il peut « aspirer l’humidité ») et sa durabilité.
  • la ouate de cellulose.
  • la laine de bois : fabriquée à partir de papier recyclé, elle est considérée comme l’un des isolants les plus écologiques. La matière première (souvent des journaux invendus) ne coûte pas cher et sa fabrication nécessite peu d’énergie : 6 kWh/m³, contre 150 kWh/m3 pour la laine de verre et 1 000 kWh/m3 pour les polyuréthanes. Et ses qualités sont remarquables, même s’il faut compter un peu plus d’épaisseur qu’avec une laine minérale pour une performance égale. Ce qui en fait l’isolant le plus utilisé aujourd’hui dans l’écohabitat. Il faut une douzaine d’heures à la chaleur pour la traverser (contre trois pour une laine minérale), ce qui lisse les aléas météorologiques et permet d’éviter les grosses chaleurs en été. Elle est fabriquée à partir de chutes de bois auxquelles on ajoute un liant minéral (on peut aussi l’utiliser « à sec », en se servant uniquement la lignine, c’est-à-dire la sève, comme liant) afin de créer une sorte de pâte, pour produire des panneaux de diverses épaisseurs. La laine de bois est un remarquable isolant, phonique et thermique ; elle protège aussi bien contre le froid que contre le chaud. Elle est perspirante et favorise la régulation hygrométrique. Elle possède par conséquent les mêmes qualités que le bois citées précédemment.
  • le chanvre : doté d’une faible conductivité thermique, le chanvre est un excellent isolant ! Autre qualité : il absorbe l’humidité de l’air, qu’il restitue quand l’atmosphère est trop sèche, sans perdre son pouvoir d’isolation. La construction en chanvre utilise la chènevotte, une partie de la fibre, autrement dit le bois de la plante. Le chanvre est relativement facile à mettre en œuvre. C’est aussi une matière première qui pousse très rapidement donc facilement renouvelable. La France est d’ailleurs le premier producteur d’Europe de chanvre !
  • l’argile (notamment la terre cuite) : le principal intérêt est d’être auto-isolant.  La brique monomur en terre cuite ne contient ni solvant ni liant ; elle ne libère aucun composé organique volatil. Elle ne présente pas de risques de moisissures, d’autant qu’elle absorbe cinq fois moins d’eau que d’autres types de murs.
  • la pierre : la pierre se retrouve dans la construction depuis très longtemps, chaque région possède son style de pierre, c’est un matériau local qui exprime une certaine identité architecturale. La pierre possède une bonne résistance thermique, il est cependant important qu’elle comprenne un isolant « en sandwich » dans un mur à cause de l’humidité
  • la paille : La technique dite « Nebraska » consiste à empiler les bottes de paille, sans ossature, celles-ci servant à la fois de murs porteurs et d’isolants. Seules quelques tiges de métal ou de bois sont plantées à la verticale pour fixer l’ensemble. Les murs en paille sont alors recouverts de chaux à l’extérieur et de terre à l’intérieur. On trouvera alors une grande capacité d’isolation de la paille compressée, thermique et phonique.

 

Les matériaux cités ci-dessus peuvent être qualifiés d’écologiques du fait de leur production respectueuse de l’environnement. Le chanvre est le grand champion de cette catégorie puisque ce dernier en tant que plante absorbe du CO2 lors de sa croissance.

Par contre, dans la catégorie des perdants on risque de trouver un des matériaux les plus répandus : le béton, essentiellement constitué du ciment, dont la production serait responsable de 5 % des émissions de gaz à effet de serre, alors que ce dernier pourrait bien souvent être remplacé par de la chaux ou de l’argile.

On peut aussi retenir qu’il est possible de réfléchir à des murs en double-ossature, composé de 2 matériaux différents. Bien entendu une construction Normande faite à partir de bois argentin ne pourrait pas qualifier d’écologique, il est important de prendre en compte la fabrication et les caractéristiques de chaque matériau mais il faut aussi se tourner vers du local.

Aussi les peintures d’intérieurs peuvent être polluantes, du fait qu’elles contiennent des solvants organiques toxiques (sur chaque pot une étiquette indique sa catégorie). Cependant il ne faut pas être trop naïf quant à leur réel impact (même quand les peintures sont certifiées bio, il vaut mieux laisser la pièce s’aérer plusieurs heures après leurs poses). La substitution de solvants organiques par l’eau et d’autres solvants moins volatiles permet de diminuer, voire de supprimer l’émission de vapeurs.

Il est de même avec les produits d’entretiens, où « le formaldéhyde a été retrouvé dans 91% des produits testés et certains produisent des aérosols organiques secondaires qui représentent un grand nombre de particules de petite taille bien que peu importants en termes de masse, et qui pourraient représenter de véritables enjeux sanitaires. » 

 

Et voilà comment notre maison se transforme en véritable écohabitat ! Du choix des matériaux utilisés pour construire les murs, jusqu’à nos produits d’entretien. Pas mal de réflexion certes, mais n’oubliez pas : « Je pense, donc je suis ».

Ce sujet vous a inspiré ? Découvrez d’autres idées d’éco-habitation insufflées par des étudiant.e.s lors du concours C3challenge.com de 2015.

 

Article rédigé par Jeanne Héraut.

 

Sources :

Le site ecohabitation.com

Le site notreplanète.info

Le forum biohabitat.com

Ecop-habitat et le site de l’association Ecohabiter

L’institut de veille sanitaire 

Cancer environnement

Maison Nature

Bricoleur du dimanche

Tout sur l’isolation

 

Vous souhaitez publier un article sur un sujet DD en particulier ? Ça tombe bien, le REFEDD est toujours à la recherche de nouvelles plumes ! Pour cela 2 étapes très simples : prendre connaissance de la charte éditoriale du REFEDD et contactez Cassandre à communication@refedd.org. On vous promet une réponse rapide !

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Une histoire de la biodiversité

jeudi 29 décembre 2016 par Cassandre Charrier

En lien avec l’édition de notre dernier guide La biodiversité sur mon campus, nous publierions tout au long du mois de janvier des articles sur le sujet, ainsi que des interviews d’experts ayant participé à son écriture. Pour ce premier écrit, nous vous proposons une approche théorique du concept de biodiversité, et du rapport que l’Homme entretient avec la nature.

 

Crédit photo : Inventaire Fac

 

La naissance du concept de biodiversité

L’émergence du concept de biodiversité est très récente. C’est un long voyage depuis l’apparition des premiers courants de protection de la Nature jusqu’à la définition du terme de biodiversité.

Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature ! (Henry David Thoreau)

La publication de L’origine des espèces de Charles Darwin, en 1859, définit la première théorie scientifique de l’origine de la diversité du vivant et de son évolution. La conservation de cette diversité n’est pour cette époque ni utile, ni pertinente mais la destruction des paysages « naturels » sera le premier moteur de la révolution des courants de protection de la Nature. A l’époque de la révolution industrielle, certains intellectuels, comme Henry David Thoreau, dénonceront la destruction de la nature dans un objectif purement utilitaire des ressources. Avec son livre, Le paradis à (re)conquérir (publié en 1843), Thoreau marque un changement de mentalité. Il est conscient que l’environnement doit être préservé et qu’il peut permettre à l’humanité d’atteindre le véritable progrès. C’est un des premiers à militer contre l’utilisation irraisonnée des ressources et pour la protection de la faune et de la flore.

 

De la prise de conscience aux programmes internationaux

En revanche, il faut attendre les années 1960 pour commencer à percevoir les premières mises en garde sur la menace d’une véritable crise écologique causée par les activités humaines. De très nombreux intellectuels militent contre la destruction de la nature. L’écologie apparaît alors en termes politiques. La Conférence de la biosphère à Paris, en 1968, est un événement marquant pour la prise de conscience d’une gestion durable de la nature. A la suite de cette conférence, le club de Rome se réunit en 1972 et publie un rapport pour avertir les politiciens et les médias des problèmes environnementaux. Dans ce rapport intitulé Halte à la croissance ?, le club de Rome pose une question cruciale : est-ce qu’il n’y a pas un problème entre la croissance économique et les limites écologiques ? Lors de cette même année a lieu le premier sommet de la Terre, avec la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Ces différents événements ont permis de poser des bases scientifiques qui amènent dans les années 1980 à l’émergence d’une nouvelle discipline : la biologie de la conservation. Cette branche de la biologie théorise la mise en œuvre d’actions pour conserver la nature. Elle mêle donc les concepts utilisés en écologie et les mécanismes étudiés en gestion.

http://education.francetv.fr/matiere/actualite/ce1/video/c-est-quoi-la-biodiversite-1-1-jour-1-question

Et ce mot « biodiversité » : d’où vient-il ?

Le terme « diversité biologique » est inventé par Thomas Lovejoy, biologiste américain, qui l’a utilisé dans deux publications en 1980. Par la suite, l’expression est contractée en « biodiversité » par Walter Rosen en 1986. Le terme est popularisé par le compte-rendu du congrès américain publié en 1988 sous le titre BioDiversity. Le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 est une étape majeure dans la prise de conscience internationale de la crise environnementale. C’est lors de ce sommet qu’est adoptée la Convention sur la diversité biologique. En reconnaissant la protection de la nature comme une « préoccupation commune à l’Humanité », cette Convention marque un jalon décisif. Cela a permis de donner un cadre à toutes les stratégies nationales en faveur de la biodiversité.

 

Repenser les rapports entre les hommes et la Nature

La séparation entre les hommes et la Nature s’est effectuée rapidement dans la pensée scientifique, politique et sociale.

  • En Occident, la construction d’une vision du monde naturaliste

Dans l’imaginaire collectif, la Nature constitue jusqu’à la fin du XVIIIème siècle des espaces peu contrôlés par l’Homme, desquels il faut s’extraire au maximum afin de maximiser le développement socio-économique des territoires. La destruction de l’environnement est vue alors comme un mal nécessaire au développement des sociétés humaines. La fin du XVIIIème siècle marque un tournant dans la vision des systèmes écologiques. L’apparition du romantisme dans le milieu de l’art (donnant une image fortement spirituelle des paysages naturels), couplée à l’apport de l’écologie scientifique, puis, à la construction des identités nationales (le paysage devenant patrimoine de la nation) a fortement influencé les dynamiques contemporaines de protection des espaces naturels.

La séparation entre les hommes et la Nature a continué à se creuser au fur et à mesure qu’une vision du monde centrée sur l’homme (anthropocentrique) prenait place. Toujours aujourd’hui, l’Homme étudie, comprend et protège la nature comme un « être » différent de l’homme. Cette vision du monde naturaliste s’est peu à peu imposée dans la pensée politique et scientifique et dans la façon de gouverner la nature. Néanmoins, de nouveaux travaux questionnent aujourd’hui cette dimension hiérarchique et naturaliste. A travers le monde, de nombreux modes de vies nous apprennent que cette pensée naturaliste est loin d’être partagée par toutes les sociétés humaines.

 

  • A la rencontre de la diversité des représentations du monde

En rapportant leurs découvertes, les aventurier.ère.s et chercheur.euse.s qui ont parcouru le monde nous invitent à questionner notre mode de vie. Ainsi, comprendre la façon dont des peuples s’inscrivent dans le monde, en acquièrent une représentation et créent des liens avec le vivant dans son ensemble, permet de redéfinir la vision occidentale des liens entre les hommes et la Nature. 

 

Crédit photo : Damien Deville

L’auteur Philippe Descola a mis en avant dans ses écrits la diversité des modes de représentation qu’il existe dans le monde. Dans certaines sociétés, l’homme est considéré comme un maillon d’un tout, appartenant à un système complexe au même titre que d’autres organismes vivants. Dans le Grand Nord, comme en Amérique du Sud, la nature ne s’oppose pas à la culture mais elle la prolonge et l’enrichit. Les animaux et les plantes sont, au même titre que les humains, caractérisés comme des « personnes » à part entière. Là où les sociétés occidentales voient une séparation et une hiérarchie entre l’homme et la nature, d’autres voient certaines formes de continuité et de sociabilité entre l’ensemble des organismes vivants.

Par ailleurs, les animaux et autres êtres vivants ont une place centrale dans la vie de ces sociétés. Parfois, les personnalités humaines sont associées à des personnalités non humaines : le jeune arbre au coin du village devient la réincarnation d’un ancêtre récemment décédé, les jeunes adultes se voient associer à un animal, comme voie spirituelle d’un chemin à suivre tout au long de leur vie. Dans ces sociétés, l’Homme n’habite pas la nature, il est habité par elle. La domestication n’est  pas pratiquée dans ces cultures, où du moins elle est exercée de manière complètement différente. Non pas parce que les espèces sont rares et ne peuvent être domestiquées, mais parce que les processus de domestication que nous connaissons en Occident renvoient à des constructions sociales et à des perceptions vis-à-vis des animaux, qui restent impensables pour certains peuples.

 

  • Positionner ces différentes questions au cœur des débats permet de repenser les liens entre les hommes et la Nature.

En France, comme ailleurs, cela demande de s’intéresser à ce qui fait la richesse d’un territoire. Edgar Morin, philosophe français, a beaucoup insisté dans ses écrits sur la nécessité de considérer la diversité comme indicateur de développement en tant que tel.  Les indicateurs de développement (notamment le PIB) sont de plus en plus remis en cause. Certains nouveaux indicateurs font leur apparition : la diversité culturelle, l’ancrage des traditions, la qualité de l’éducation, la protection de l’environnement ou, pourquoi pas, certaines formes de bien-être social.

Et si les liens entre les hommes et la Nature s’y retrouvaient aussi ?

 

Découvrez quelques initiatives pour aller plus loin sur le sujet :

  • le site de l’association Humanité et Biodiversité, partenaire ami du REFEDD
  • notre guide La biodiversité sur mon campus avec des fiches pratiques et des retours d’expériences d’associations étudiantes ayant réalisé des projets en lien avec le respect de la biodiversité sur leur campus.
  • le site d’Inventaire Fac, un projet qui sensibilise les étudiant.e.s au respect de la biodiversité en organisant des séances d’observations de la faune et de la flore de leur campus.

 

 

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La 4ème Consultation Nationale Etudiante : c’est terminé !

mercredi 28 décembre 2016 par Cassandre Charrier

Du 24 octobre au 23 décembre 2016, près de 10 500 étudiant.e.s de partout en France se sont exprimé.e.s sur la question du développement durable dans la société et sur leur campus via la 4ème Consultation Nationale Etudiante (CNE) du REFEDD : donnetonavis.refedd.org

 

Un vent de DD a soufflé 2 mois durant sur le monde de l’enseignement supérieur…

L’intérêt des étudiant.e.s pour le développement durable dans leur campus

Depuis 2007, le REFEDD organise tous les 3 ans une Consultation Nationale pour inviter les étudiant.e.s de France à prendre la parole sur la question du développement durable dans leurs campus et la société, et ceci dans le but de déterminer leurs rapports et pratiques entretenus sur ce sujet.

La dernière Consultation organisée en 2014 avait sondé les avis d’un peu plus de 7 000 jeunes inscrit.e.s dans un établissement supérieur. Près de 3 ans plus tard, ce sont plus de 3 000 étudiant.e.supplémentaires qui ont tenu à donner leur avis pour le développement durable sur les campus ! La preuve que les jeunes adultes sont toujours plus préoccupés par les dangers du changement climatique, perçu comme le « plus grand défi du 21ème siècle » à l’analyse des premiers résultats du questionnaire.

 

La Consultation Nationale Etudiante, avec le soutien de ce bon vieux Hubert…

L’analyse et la publication des résultats

Après 2 mois de diffusion, d’annonces et de relances quasi quotidiennes (on s’excuse si on a occupé vos boites mails ou vos fils d’actualités Facebook et Twitter  un peu trop souvent à votre goût…) il est temps de passer aux choses sérieuses : l’analyse des 10 500 réponses ! Un travail de fond, qui nécessitera l’aide de plusieurs cerveaux frais et dispos, et qui débutera dès la première semaine de janvier (pas le temps de chômer !) pour se terminer début mars… juste avant le premier tour des élections présidentielles d’avril 2017. A savoir que chaque établissement a la possibilité d’extraire les données de ses étudiant.e.s et pourra donc agir ou réajuster ses objectifs et initiatives en terme de développement durable selon les résultats récoltés. 

S’ensuivra la publication d’un rapport complèt pour présenter les résultats de cette Consultation, ainsi que la relation des étudiant.e.s face au développement durable dans la société et les campus de même que leurs intérêts, attentes et besoins pour ce sujet. Cela permettra notamment d’interpeller les institutions publiques et politiques sur la nécessité de faire bouger les lignes en matière de développement durable dans le monde de l’enseignement supérieur. Disponible en téléchargement directement depuis notre site, une présentation publique sera aussi réalisée lors du RUE 2017, le salon de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se tiendra à Paris les 16 et 17 mars prochain.

 

Pour en savoir plus sur la Consultation Nationale de 2014 :

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Les ressources alimentation du REFEDD

lundi 12 décembre 2016 par Cassandre Charrier

Etudiantes, étudiants, associations, vous cherchez à monter un projet sur le thème de l’alimentation ? À en découvrir davantage sur le sujet ? Le REFEDD dispose de nombreuses ressources pour vous aider !

Notre formation Alimentation Responsable

Nous proposons une formation Alimentation Responsable de 2 heures, avec une première partie sensibilisation sur différents problèmes et solutions de l’agriculture et l’alimentation modernes, suivie d’une partie pratique où vous allez pouvoir créer des fiches projets fictives (ou non) pour les présenter aux participant.e.s et recevoir avis et conseils.

Au menu, de la sensibilisation à propos des/du :

  • bio,
  • pesticides,
  • légumes de saison,
  • protéines végétales,
  • commerce équitable,
  • monocultures,
  • gaz à effet de serre,
  • surpêche,
  • maladies chroniques dites “de civilisation”,
  • les bienfaits des lentilles & pois chiches (miam miam).

Et pour les cas pratiques, nous pouvons approfondir vos idées et projets déjà lancés, ou vous proposer de réfléchir sur l’organisation d’une disco-soupe, une semaine écologique au R.U, les meilleures techniques de sensibilisation des étudiant.e.s… 

Nous avons aussi deux formations plus spécialisées, sur les Restaurants Universitaires et l’agriculture urbaine, sous réserve de disponibilité des formateurs.trices sur ces sujets.

 

Les guides du REFEDD sur l’alimentation responsable

Les guides du REFEDD sont aussi de précieuses ressources pour monter des projets et s’informer, chiffres et exemples à l’appui, sur l’alimentation. Ils sont constitués de parties informatives, et de fiches pratiques pour lancer son projet, étape par étape : diagnostic, stratégie, difficultés à éviter… Les exemples de projets réalisés par les assos membres du réseau permettent de se rendre compte de la faisabilité, des obstacles rencontrés et des avantages de chaque projet. Les guides utiles pour des projets alimentations sont les suivants :

Des fiches pratiques sont également à disposition des assos, pour vous aider à monter votre AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, qui distribue bénévolement fruits et légumes ou autres en direct du producteur / de la productrice) et effectuer une pesée de restes alimentaires au Restaurant Universitaire, pour établir un diagnostic sur le gaspillage.

Le REFEDD est partenaire de la garantie Mon Restau Responsable de la Fondation Nicolas Hulot. Il s’agit d’une garantie proposée aux restaurants collectifs qui s’engagent sur des pratiques plus durables, et leur permet de communiquer et de valoriser leurs engagements. Vous trouverez plus d’infos dans notre article, si vous avez envie de le présenter au gestionnaire de votre RU.

Le REFEDD est également partenaire du film documentaire Le Potager de mon grand-père, et nous pouvons vous aider à organiser une projection sur votre campus !

Et côté objets pratiques et ludiques, le REFEDD vous conseille le vélo-smoothie lors de vos Disco Soupe (ou Disco Brunch, dans notre cas) : de délicieux smoothies à base de fruits invendus, et grâce à la seule force de vos mollets !

 

Nous vous souhaitons beaucoup de réussite dans vos projets !

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Retours sur le Conseil d’administration 100 % lillois du REFEDD !

jeudi 1er décembre 2016 par Cassandre Charrier

Les 26 et 27 novembre dernier, les associations membres du Conseil d’administration (CA) du REFEDD se sont retrouvées pour un week-end entier dans la capitale des Haut-de-France, afin de discuter des projets et de l’avenir du réseau. Accueillies par l’association Potatoit dans les locaux de l’Université Lille 3, c’était le quatrième CA de 2016… et le premier délocalisé dans le Nord !

La recette pour un Conseil d’administration réussi :

  • mélangez une bonne poignée d’étudiant.es motivé.es ;
  • une pincée de brainstorming(s) sur la stratégie générale du REFEDD ;
  • une visite du potager de Potatoit ;
  • quelques graines de réflexions intenses sur le prochain format des RENEDD et de la campagne anniversaire des 10 ans du réseau ;
  • moults rires et de découvertes autour d’un atelier/time’s up de formation sur le thème de l’alimentation,
  • beaucoup de welchs, de carbonades flamandes et de tripel karmeliets !

Autant vous dire qu’on a pas chômé…  La preuve en images !

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Des post-it, des post-it, toujours des post-it… 📝

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Restitution des brainstormings collectifs sur la stratégie générale du REFEDD

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Lucas, vice-président du REFEDD, s’est reconverti en secrétaire le temps de réaliser le compte-rendu des brainstormings matinaux…

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En CA, les codes de la démocratie sont respectés : on lève le doigt pour s’exprimer !

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On repense le modèle des formations du REFEDD…

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Léa et Joy de Potatoit, en pleine présentation de l’organisation du potager du campus !

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Les membres du CA, attentifs (et gelés) devant les légumes du potager…

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Récoltez des légumes ! Il paraît que ça rend heureux.se… 🙂

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Des graines de radis à semer dès le printemps prochain !

 

On vous donne rendez-vous les 14 et 15 janvier pour le prochain Conseil d’administration qui, on le sait déjà, sera tout aussi délicieux réussi ! 😉

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Libérons l’enseignement supérieur des énergies fossiles

mardi 29 novembre 2016 par Cassandre Charrier

Fortement marquée par la récente élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, la COP22 s’est achevée vendredi 18 novembre après deux semaines de négociations. L’arrivée de ce président climato-sceptique a suscité une onde de choc parmi les négociateurs ainsi que la société civile présente à Marrakech. “Annuler les restrictions tueuses d’emploi dans la production” est une des mesures phares qu’il souhaite mettre en place durant ses cent premiers jours de mandat. Traduction : développer le gaz de schiste, le pétrole et le charbon sur le sol américain(1). De bien mauvaises nouvelles pour le climat, qui ne doivent toutefois pas nous résigner mais bien nous pousser à redoubler nos efforts pour engager l’ensemble de la société dans la transition énergétique.

 

L’incohérence entre les engagements personnels des Etats et l’Accord de Paris

En décembre 2015, la COP21 aura vu naître l’accord de Paris, applicable et accepté par l’ensemble des pays représentés à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), l’organe de l’ONU qui accueille les COPs climat (aussi appelées conférences des partis). L’objectif de cette 21ème conférence était d’entériner la décision prise lors de la 15ème COP (celle de Copenhague), à savoir de ne pas dépasser les +2°C de réchauffement d’ici à la fin du siècle et par rapport à l’ère pré-industrielle.

Nombreux sont ceux qui se sont réjouis de l’adoption de cet accord qui, malgré son manque d’ambition, a permis de montrer que les Etats du monde entier avaient la volonté de faire avancer la lutte contre le dérèglement climatique. Cependant, les calculs faits à partir des contributions nationales déposées par chaque pays – ces contributions étant la grande nouveauté de la COP21 – montrent que la trajectoire engagée est celle d’un réchauffement d’environ +3,6°C(2). A l’heure actuelle, les projets d’extraction d’énergie fossile approuvés suffisent à eux seul à faire dépasser la barre des 2°C(3). C’est pourquoi de nombreuses ONGs appellent les Etats à revoir leurs ambitions à la hausse et surtout, à cesser leurs subventions aux énergies fossiles.

En 2015, le soutien aux énergies fossiles – après impôts – s’évalue à 5300 milliards(4) de dollars. Ce montant intègre le poids des externalités environnementales négatives (pollution atmosphérique, adaptation au changement climatique, etc.) et représente un coût budgétaire pour les états d’environ 500 milliards de dollars(5). A titre indicatif, les subventions publiques pour les énergies renouvelables s’élèvent à environ 100 milliards de dollars par an(6).

 

La multiplication des actions citoyennes : le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles initié par 350.org

Face à ce paradoxe, les initiatives d’associations et de citoyens se multiplient. Ainsi, du 5 au 7 avril, des actions organisées par le collectif Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) ont permis le blocage du sommet du pétrole offshore, lequel avait pour objectif – entre autres – de trouver de nouveaux moyens de forer en eaux profondes.

De son côté, l’ONG 350.org a lancé une campagne de désinvestissement des combustibles fossiles (Zéro Fossile). Cette campagne trouve son origine en 2008, avec l’action d’un groupe d’étudiants sur un petit campus de la banlieue de Philadelphie. En désaccord avec le choix de leur université d’investir dans les énergies fossiles, ils l’ont interpellé sur ce sujet. Ils se sont ensuite organisés pour faire campagne auprès de la direction afin que celle-ci retire ses investissements carbonés et rompe donc publiquement ses liens, directs ou indirects, avec l’industrie fossile. Depuis, cette campagne s’est répandue partout dans le monde, les étudiants jouant à chaque fois un rôle moteur. En quelques années, plus de 600 institutions, telles que des universités, des villes, ou encore des fonds de pension ont pris des engagements de désinvestissement : c’est une dynamique exceptionnelle qui a permis aux citoyens de s’organiser et de se constituer en contre-pouvoir face à l’industrie fossile, tout en portant un message clair: “la destruction du climat ne se fera ni en notre nom, ni avec notre argent.”

Aux Etats-Unis, les établissements d’enseignement supérieur américains jouissent d’une grande indépendance dans la gestion de leurs budgets, notamment grâce à deux leviers :

  • La dotation de l’université (endowment) : capital placé en bourse sous forme d’actions et d’obligations.
  • La collecte de fonds (fundraising) : les fonds récoltés sont d’origines très variées (entreprises, anciens élèves, parents, particuliers, etc.).

Ces mécanismes budgétaires, inexistants en France, permettent aux universités américaines d’investir et de faire fructifier leurs capitaux via des entreprises privées.

 

Source : 350.org

Source : 350.org

La place des énergies fossiles dans le financement universitaire en France

En France, le financement de l’enseignement supérieur, à hauteur de 84,8%, est majoritairement public. Toutefois, la part des financements privés augmente d’année en année, passant ainsi de 5,8 à 7% entre 2009 et 2011(7) (le pourcentage restant provenant des ménages via les frais d’inscription). Cela passe notamment par les fondations universitaires (créées en conseil d’administration) et les fondations partenariales (dotées de la personnalité morale), instaurées par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Ces fondations (on en compte désormais une cinquantaine) sont le fruit de l’autonomisation progressive que l’Etat accorde aux universités depuis cette loi de 2007. Ne dépendant plus exclusivement de finances publiques, les universités se mettent en quête de fonds privés issus des entreprises, des fondations privées et des donateurs particuliers. Pour convaincre les grandes entreprises et les PME voire de simples particuliers, les universités arguent d’une déduction fiscale de 66% pour l’ensemble des donateurs. Argument de taille dans la course aux financements privés.

L’usage des fonds récoltés par les fondations partenariales et les fondations universitaires est loin d’être dénué d’enjeux. En effet, une fois récoltés, les universités ne peuvent changer la destination du budget des fondations. Tous les postes de dépenses non concernés par ces levées de fonds devront alors se contenter du budget attribué par l’Etat. C’est, de fait, un encouragement direct à mettre les enseignements, la recherche et les personnels sous tutelle d’intérêts particuliers.

Plus important encore, les fonds récoltés par ces fondations sont bien souvent issus d’entreprises et de groupes opérant dans le secteur des énergies fossiles. Fondaterra, la fondation partenariale de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui a pour ambition d’accompagner “la transition vers des territoires soutenables, en misant sur l’économie verte comme modèle de croissance” est à ce titre un exemple criant de financements privés issus de l’extraction et de l’exploitation d’énergies fossiles. En effet, cette fondation partenariale, qui a levé des fonds à hauteur de 1,4 million d’euros(8), compte dans ses rangs de nombreuses entreprises très actives dans le secteur des énergies fossiles. Les universités françaises sont également liées à l’industrie fossile par le biais des financements de chaires de recherche, de thèses, de contrats de recherche, de colloques, d’associations étudiantes, etc.

Il est légitime que les liens unissant nos universités à ce type de fondation et/ou d’organisation nous amène à nous indigner face à la double affectation de cet argent, qui participe d’une part à la destruction du climat et qui souhaite “développer durablement les territoires” d’autre part.

 

Affiche de campagne pour le désinvestissement (Photo: WildEarth Guardians/flickr)

Affiche de campagne pour le désinvestissement (Photo: WildEarth Guardians/flickr)

La nécessaire mobilisation des étudiants dans le processus de désinvestissement

Depuis le lancement de la campagne de désinvestissement initiée par 350.org, de nombreuses universités suivent le pas, bien souvent poussées par des étudiants. La prestigieuse London School of Economics a ainsi annoncé en novembre 2015 qu’elle désinvestissait 138 millions d’euros des compagnies travaillant dans le charbon ou les sables bitumineux, rejoignant les universités de Stanford, Yale, Harvard, Glasgow ou Oxford.

Cependant, les universités et écoles françaises tardent à faire de même. Or, ces institutions qui prétendent préparer la jeunesse à la construction du monde de demain ne peuvent continuer à soutenir l’industrie fossile qui, elle, s’évertue à rendre la planète inhabitable. Il est temps que les étudiants de France emboîtent le pas de ce mouvement mondial car nos universités ont une responsabilité importante dans la lutte contre le dérèglement climatique. Elles peuvent désinvestir et refuser des financements à travers leur fondation. Même si les montants en jeu sont sensiblement différents de ceux des universités américaines, rappelons que le but de la campagne de désinvestissement n’est pas la banqueroute financière de l’industrie fossile, mais sa banqueroute morale.

Le mouvement zéro fossile entend par ailleurs repolitiser la question de l’investissement, il est donc primordial de réfléchir à « l’après désinvestissement ». C’est une nécessité morale de proposer une alternative financièrement viable aux universités et écoles qui souhaitent se désolidariser de ces investissements fossiles. Comme fil directeur, gardons en tête que « l’argent public se doit d’être investi dans les solutions, non dans les problèmes ». C’est pourquoi les Investissements Socialement Responsables(9) (ISR), comme les énergies renouvelables par exemple, constituent une bonne alternative et un choix financier raisonnable.

Dans ce contexte, nous appelons le monde étudiant à se mobiliser pour extraire les universités et les écoles de leurs investissements carbonés. Il n’existe pas d’investissement sans conséquences. C’est une question de cohérence. Nous somme conscients que le changement climatique est une crise grave et sommes préoccupés de voir que notre éducation est financée par des investissements menaçant notre avenir. Mener une campagne de désinvestissement sur son campus, interpeller les décideurs et leur montrer l’absurdité de ces cautionnements financiers, est une action politique qui dépasse le cadre individuel. C’est pourquoi le REFEDD a décidé de soutenir ce mouvement pour le désinvestissement des universités et des écoles en France.

 

Le REFEDD demande aux administrations des universités, instituts, centres de formations et écoles françaises de :

Refuser le greenwashing, et de :

  • Publier le détail des liens (notamment financiers) qui les unit à l’industrie fossile,
  • Annuler toute sponsorisation ou contrats passés avec l’industrie fossile.

Retirer leur soutien financier à l’industrie fossile, et de :

  • Exclure l’industrie fossile, des portefeuilles d’investissement auxquels ils sont liés,
  • Cesser tout nouvel investissement dans l’industrie fossile.

Soutienir la transition vers un système énergétique juste et durable, en :

  • Centrant leurs recherches et expertises sur les solutions climatiques, et en refusant toute recherche potentielle commandée par l’industrie fossile,
  • Dirigeant leurs investissements vers la mise en place d’énergies renouvelables sur leurs campus.

 

Source : fossil free

Source : fossil free

 

Pour aller plus loin :

Les vidéos de Vincent Verzat.

Retour sur les trois ans de la  campagne de désinvestissement à l’échelle européenne.

La pétition de SciencesPo Zéro fossile.

Le site zéro fossile pour plus d’informations sur la campagne et créer la vôtre.

Le site d’Action Non-Violence COP21

 

Sources :

(1) Novethic

(2) PNUE, 2016

(3) Les chiffres du climat sont à revoir, Bill McKibben

(4) Fonds Monétaire International, 2015

(5) Rapport : Mobiliser les financements pour le climat.

(6) CCNUCC, 2014.

(7) Futuris, Financement et budget des universités : ou en est-on ?, 2012.

(8) Sénat, Financement des universités : l’équité au service de la réussite de tous,2016.

(9) Investissement socialement responsable : 58 fonds d’investissement sont labélisés, Actu Environnement.

 

 

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