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Trophées des Campus Responsables : découvrez les lauréats !

vendredi 19 janvier 2018 par REFEDD

Le 16 janvier 2018 a eu lieu la remise de prix des Trophées des Campus Responsables à la Maison des Acteurs du Paris Durable. Le REFEDD, en tant que partenaire et membre du jury de cette 4ème édition, a remis un prix à l’un des sept lauréats.  Découvrez la liste des établissements et projets récompensés ! 

 

Créée en 2006 pour aider les établissements d’enseignement supérieur à intégrer le développement durable à leurs programmes et la gestion de leurs infrastructuresCampus Responsables est le premier réseau d’universités et grandes écoles engagées sur le développement durable, avec une quarantaine d’établissements membres de l’initiative dans toute la France et en Belgique.

Les lauréats des Trophées des Campus Responsables 2017

7 prix au total ont été remis lors de cette cérémonie : 

  • Catégorie Responsabilité Sociale et Sociétale : l’ISCOM pour son Université Solidaire de la CommunicationUn programme sur 2 jours, mis en place depuis l’été 2013, qui permet d’accompagner gratuitement 30 entrepreneurs des quartiers défavorisés à mieux communiquer afin de développer leur activité par l’utilisation d’outils peu coûteux. 
  • Catégorie Innovation Technique pour le Développement Durable : l’Université de Lille 1 pour son projet Sunrise Smart CIty. Un projet visant à transformer la Cité Scientifique en un lieu de recherche, d’expérimentation et de démonstration des innovations digitales dans les infrastructures urbaines.
  • Catégorie Handicap et Compétences (prix remis par le REFEDD) : NEOMA Business School pour le pôle PHARES de l’assocation Prépa’Remois. Au sein de l’association Prépa’Rémois, le pôle PHARES – Par-Delà le Handicap Amorcer et Réussir les Études Supérieures – lutte pour permettre à des jeunes en situation de handicap d’entreprendre des études supérieures.
  • Catégorie Synérgies territoriales : Aix Marseille Université pour sa Semaine Troc Vert. Une invitation annuelle à « partager, échanger sans rien débourser » boutures et graines afin sensibiliser à la biodiversité et favoriser l’échange entre les divers publiques du campus.
  • Catégorie Qualité de vie étudiante : l’EMlyon Business School pour son nouveau campus parisien qui concrétise la stratégie de l’établissement : globalisation, digitalisation et performance et se veut être non plus un lieu de formation mais un lieu de transformation.
  • Catégorie Entreprise et Entrepreneuriat : l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) pour son FabCity UBO Open Factory.  Lieu ouvert au sein duquel se rencontrent des entreprises, des étudiant.e.s, des associations, des particuliers… Il a pour objectif de tester et changer les pratiques plus facilement dans une société en transition rapide.
  • Catégorie Prix d’encouragement et « Coup de Coeur » du Jury : l’IMT Lille Douai sélectionné pour sa Chaire ECOCIRNOV. 5 départements d’enseignement et de recherche réunis afin de répondre à deux ambitions : soutenir la création de nouvelles filières de recyclage et aider à la mise en place d’Unités Locales de Recyclage (ULR).

Découvrez le détail des projets lauréats sur le site des Trophées des Campus Responsables.

Des campus responsables membres du REFEDD récompensés

L’EMlyon Business School et Aix-Marseille Université sont 2 établissements membres du réseau, représentés respectivement par les associations Planet&CoANUMA et l’Association des Etudiants en Médecine de Marseille (AEM2). Bravo à eux pour ces récompenses !

 

Pour aller plus loin : 

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SMOGEY : la plateforme éco-friendly

jeudi 18 janvier 2018 par REFEDD

Aujourd’hui, on ouvre les frontières avec SMOGEY, une toute nouvelle plateforme qui met en lumière les initiatives éco-responsables chez nos voisins les belges. Tanguy, son créateur, nous explique le contexte de son lancement et ses projets futurs pour faire grandir le site. 

Bonjour Tanguy ! Peux-tu nous présenter ton projet ? 

En 2012, alors âgé de 19 ans je m’envole pour le Cambodge afin de découvrir une autre culture. Là-bas, je découvre le métier de chiffonnier : ces personnes (enfants compris) ramassent les déchets pour les amener à la décharge et vivent sur cette même décharge. Cela m’a fait prendre conscience de l’intérêt du développement durable et de la réduction des déchets.

Puis en 2017, après mon retour en Belgique et aux études, je décide d’associer mes compétences de web marketing et de gestion de projet afin de donner naissance à la plateforme SMOGEY. Aujourd’hui, nous sommes 3 à porter le projet : Vincent, Bart et moi-même. Nous nous sommes rencontrés sur notre lieu de travail actuel et quand je leur ai présenté l’idée de lancer le projet SMOGEY, ils ont tous deux eu l’envie de m’aider à le réaliser !

La team SMOGEY au complet.

En quoi consiste cette plate-forme ? 

Elle a pour but de mettre en lumière toutes les initiatives durables, tout en créant la synergie entre celles-ci !  Les objectifs sont multiples : d’abord de faciliter la recherche des citoyen.ne.s et entreprises d’une région, puis de connecter les gens entre eux et, enfin, faire en sorte que les déchets des uns deviennent les ressources des autres.

La plateforme sera axée sur 3 thématiques :

  • La réduction des déchets en abordant le recyclage et les différentes alternatives de consommations.
  • L’économie locale et durable avec le mise en avant de toutes les initiatives que l’on trouve proche de chez soi.
  • La mobilité douce en sensibilisant sur l’impact écologique des différents moyens de transports et en proposant les solutions les plus durables pour un trajet connu.

La plateforme crée du lien localement à partir d’initiatives déjà existantes mais pas toujours connues, afin de promouvoir l’économie locale et collaborative !

Et que signifie SMOGEY ?

SMOGEY doit son nom à un mix entre la montagne de déchets fumante nommée Smokey Mountain au Cambodge et au smog (phénomène de pollution).

 

Suivez les actualités de SMOGEY sur :

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El Grano : un AgrisenseTour à la rencontre des producteurs de café

lundi 15 janvier 2018 par REFEDD

Un Sense Tour est un voyage à la rencontre d’Entrepreneurs Sociaux, organisé et soutenu par le réseau MakeSense. Après le Food SenseTour India de Claire et Maud et The Canopy Tour d’Emeline et Eléonore, découvrez aujourd’hui El Grano, l’AgrisenseTour dédié à la production de café en Amérique du Sud et réalisé par 3 étudiant.e.s de l’ENSAT ! 

Salut l’équipe El Grano ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour ! Nous sommes 3 étudiant.e.s de l’Ecole Nationale Supérieur Agronomique de Toulouse (ENSAT) : Clara, Lisa et Rens … et super motivé.es !

L’équipe El Grano de g. à d. : Rens, Lisa et Clara.

En quoi consiste votre projet ? 

El Grano est un projet qui s’inscrit dans le cadre d’AVOICE, une association de sensibilisation autour des questions d’agriculture et d’alimentation durables dans un contexte de changement climatique.

Il porte sur la durabilité des exploitations de cafés en Amérique Latine. Il se concentre autour de nos choix de consommation et des impacts qu’ils peuvent avoir sur des pays producteurs. Le projet se concrétise par un AgriSenseTour de six mois en Amérique Latine, au cours desquels nous travaillerons avec les acteurs et actrices locaux de la filière café (en particulier des producteurs). Nous réaliserons également des actions de sensibilisation à notre retour en France telles que :

-une exposition photographique sur les producteurs de café que nous aurons rencontré ;

-un reportage sur les stratégies d’adaptations des producteurs face aux enjeux auxquels ils sont confrontés ;

-un kit de sensibilisation qui aura pour objectif de changer la politique d’achat en café des établissements d’enseignement supérieur en faveur d’un café issu d’un commerce plus durable. Parce que la « cafète » c’est un lieu où l’on pourra consommer autrement mais aussi un lieu où l’on peut parler d’alternatives pour le changement !

 

Comment est née cette idée du Sense Tour ? 

Tous les trois en année de césure, nous avons choisi de profiter de cette occasion pour mener un projet d’A à Z sur un sujet qui nous tenait à cœur : améliorer la durabilité de notre consommation. Les informations connues par les consommateur.trice.s sur la filière café sont majoritairement centrées sur le produit déjà transformé et le lien « café en tasse » / producteur n’existe pratiquement pas. C’est pourquoi, nous souhaitons mettre en lumière les enjeux de la production ainsi que le dynamisme de producteurs innovants. Pouvoir apporter notre « grain à l’édifice » afin d’améliorer à notre échelle la compréhension des enjeux de la filière café est donc un réel défi pour nous.

Quel est l’avenir de votre projet ? 

La prochaine grande étape sera l’action sur le terrain. Notre départ est prévu en Février 2018, nous partons 6 mois sur le terrain en Amérique Latine dans les pays suivants : Guatemala, Honduras, Costa Rica, Pérou et Colombie. Nous travaillerons avec les acteurs et actrices locaux agissant pour une agriculture plus durable.

Par exemple : nous travaillerons dans une région pilote de l’initiative Coffee&Climate, de la fondation Hanns R.Neumann Stiftung. Notre mission consistera à évaluer, à partir de l’expérience des producteurs, l’efficacité de l’utilisation d’arbres d’ombrages au cœur des exploitations de café comme réponse au changement climatique.

Si vous deviez nous recommander une lecture/un film/un album ou une citation qui vous a inspiré dans la réalisation de votre projet : que choisiriez-vous ? 

L ’effet Colibri : des petites actions pour un grand changement ! ​Nous sommes persuadé.e.s que la somme de nos actions en faveur d’un avenir plus durable peut contribuer à un changement global et, dans notre projet, nous souhaitons impulser ce changement de comportement par des actions simples du quotidien que chacun d’entre nous peut réaliser à son échelle. Ainsi, si nous n’avions qu’une seule figure à citer, ce serait Pierre Rabhi, fondateur du mouvement Colibri.

 

Suivez l’actualité de El Grano sur…

 

 

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Associons-nous #2 : des rencontres inter-asso autour de l’événementiel responsable !

lundi 15 janvier 2018 par REFEDD

Une nouvelle année, de nouvelles résolutions… et de nouvelles rencontres inter-asso du réseau ! Et pour ce début d’année 2018, on a choisi de les organiser autour du thème de l’événementiel responsable. Inscrivez-vous sans plus attendre !

 

 

Viens boire un coup et discuter de l’organisation d’un événement éco-responsable 

Tu t’es remis.e de ton nouvel an, tu as pris tes bonnes résolutions, tu es prêt.e à entamer 2018 comme un.e champion.ne ? Rendez-vous le 25 janvier à Lyon, et le 31 janvier à Paris et Bordeaux pour fêter la nouvelle année, discuter de tes projets et échanger autour du thème de l’événementiel responsable !

Pendant la soirée, tu pourras rencontrer les assos étudiantes de ta région qui s’engagent pour des campus plus durables, discuter engagement étudiant et développement durable, nous parler de tes projets, boire un verre (ou trois) … Un beau programme quoi !

 

L’événementiel responsable

Pour ce premier apéro de 2018, on a donc choisi le thème de l’événementiel responsable. Comment organiser un événement éco-responsable ? Quelles sont les modalités d’organisation à prendre en compte ? Comment bien choisir son lieu ?

On répondra ensemble à toutes ces questions et plus encore, pour vous aider à organiser des événements éco-responsables sur vos campus (ou ailleurs). Bruits, déchets, biodiversité, consommation… Un thème riche et exigeant qui promet des discussions intéressantes !

 

Alors, rendez-vous…

  • à Lyon, le jeudi 25 janvier à partir de 18h30 au Café NOVA.

>> INSCRIPTIONS <<

  • à Bordeaux, le mercredi 31 janvier, au foyer des étudiants du campus de Talence

>> INSCRIPTIONS <<

 

  • à Paris, le mercredi 31 janvier à 18h30 au Labo 6

>> INSCRIPTIONS <<

 

D’ici là, si vous avez des questions/recommandations/propositions, n’hésitez pas à contacter nos trois animateur.trice.s réseau :

 

À très vite donc, on a hâte de vous retrouver pour ce début d’année 2018 !

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HopHopFood, la plateforme qui redonne du sens au partage

jeudi 11 janvier 2018 par REFEDD

Fondée en 2016 par Jean-Claude Mizzi, Sibylle Azandossessy et Michel Montagu, l’association HopHopFood propose, par le biais d’une plateforme, de créer des espaces de solidarité et d’échanges alimentaires. Comment ? En rapprochant les personnes qui en ont besoin de celles qui en ont envie, sans barrière de langue, de comportement ou de coûts. En stade d’expérimentation à l’heure actuelle, notamment dans la ville de Sceaux, cette jeune plateforme voit les choses en grand.

 

 

Manger bio, local, de saison, … Autant de bons conseils qui peuvent, de prime abord, ressembler à des contraintes et paraître secondaires lorsque l’on a un budget serré. Malheureusement, études et budget serré vont bien trop souvent de pair, et de nombreux étudiants doivent faire face à la précarité alimentaire.

LA PRECARITE ALIMENTAIRE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

La précarité alimentaire se définit comme un accès restreint ou incertain à une alimentation saine et régulière[1]. Les dépenses liées à l’alimentation sont les premières à être diminuées lorsque l’on rencontre des difficultés financières. En octobre 2017, des études menées par la SMEREP, la FAGE, l’Observatoire de la vie étudiante, l’INSEE et la Croix-Rouge, ont montré que 20% des 18 – 24 ans vivent sous le seuil de pauvreté en France, et sont donc potentiellement touchés par la précarité alimentaire. En plus des effets néfastes sur la santé, une mauvaise alimentation favorise le sentiment de fatigue, la difficulté à se concentrer et les baisses de moral[2].

Consciente de cette réalité, l’association HopHopFood a récemment créé une plateforme permettant aux particuliers de se mettre en contact afin de récupérer et de donner gratuitement leurs produits alimentaires non consommés. La plateforme s’adresse à tous, et particulièrement aux plus démunis comme les jeunes mères seules, les migrants, et les étudiants.

 

 

FAIRE D’UNE PIERRE DEUX COUPS

HopHopFood mène de front deux initiatives : lutter contre la précarité alimentaire en luttant contre le gaspillage. Et lutter contre le gaspillage alimentaire par le biais des ménages a du bon, car en France, chaque année, sur les 10 millions de tonnes de déchets alimentaires produits, 6,5 millions le sont par les particuliers. Parmi ces déchets, 20% ne sont ni périmés ni entamés, ce qui représente en moyenne 20kg de gaspillage par personne et par an[3].

En ciblant les territoires où l’insécurité alimentaire est la plus importante, HopHopFood espère pouvoir mettre plus facilement en relation les personnes qui ont trop avec celles qui n’ont pas assez, et avoir un impact significatif à la fois sur le gaspillage, et sur la précarité alimentaire.

C’est ainsi que la ville de Sceaux a été choisie pour être le « territoire d’expérimentation » de la démarche, car elle remplit les deux critères indispensables : sur les 20 000 Scéen.ne.s, 10 000 sont des étudiant.e.s, dont 25% en situation de précarité alimentaire[4]. De plus, Sceaux étant une ville francilienne, elle fait partie de la région française qui gaspille le plus avec ses 114,5kg d’aliments jetés par an[5].

 

CONCRETEMENT, COMMENT CA FONCTIONNE ?

Comme vous l’aurez compris, HopHopFood est une association à but non lucratif qui s’est dotée en 2017 d’une plateforme géolocalisée pour créer des espaces de solidarité autour de l’enjeu de l’alimentation. Vous pouvez d’ores et déjà télécharger l’application sur un produit Apple, un Androïd, ou bien l’utiliser via Internet !

 

Après être allée faire un tour sur la plateforme, j’ai noté que celle-ci est intuitive : deux onglets s’affichent et nous permettent de choisir si l’on veut partager ou recevoir un produit. Le but étant de favoriser les échanges de proximité afin de créer un espace de solidarité et de convivialité, l’utilisateur choisit de se faire géolocaliser par la plateforme, ou bien de rentrer une adresse. Sur le côté gauche de la page d’accueil, un menu déroulant donne accès à son profil, à un tutoriel d’utilisation de la plateforme, et à un onglet dédié aux conseils pour bien partager.

D’après les créateurs de la plateforme, il est possible de donner une appréciation sur la transaction et sur les personnes avec qui celle-ci a été effectuée. Afin d’inciter les utilisateurs à échanger entre eux, le lieu et l’heure de la transaction se décident via un espace consacré aux messages.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure Hop Hop Food, l’association recrute en ce moment des volontaires en service civique !

Et vous pouvez aller sur leur site internet pour plus d’informations : www.hophopfood.org/webapp

Article rédigé par Sarah, volontaire au REFEDD chargée de mission économie circulaire et alimentation responsable.

Notes:

[1] 2013, INSERM, « La précarité alimentaire est associée à des troubles ultérieurs du comportement chez les enfants ».

[2] 2017, Up le mag, « La précarité alimentaire des étudiants en chiffres »

[3] agriculture.gouv.fr

[4] Mairie de Sceaux

[5] 2015, ConsoGlobe, « Gaspillage alimentaire – qui jette le plus en France et dans le Monde »

 

 

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En 2018, on s’engage (encore plus) pour des campus durables !

jeudi 11 janvier 2018 par REFEDD

En 2017, on a fêté nos 10 ans et on a entrepris plein de beaux projets… et ça continue en 2018 ! ! Voici les bonnes résolutions du REFEDD pour une année 2018 100% DD !

 

 

Bonne résolution n°1 : continuer à aider les étudiant.e.s dans leur insertion professionnelle grâce à nos afterworks dédiés aux métiers du DD !

 

En juin 2016, le REFEDD lançait le projet Formations et Métiers du DD à destination des étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s désireux.ses d’intégrer des organisations en lien avec le Développement Durable et l’Economie Sociale et Solidaire. Sous forme d’afterworks, ces rencontres permettent de mettre en lien étudiant.e.s et/ou jeunes en recherche d’emploi avec des professionnel.le.s de 2 secteurs.

Après nos afterworks dédiés aux métiers du zéro déchet à Paris, Lyon et Bordeaux en novembre 2017, nous organiserons, dès mars 2018, de nouvelles rencontres autour de 3 thématiques :

  • Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)
  • Sport et développement durable
  • Alimentation responsable

Restez aux aguets pour en savoir plus sur les dates exactes de ces événements !

 

Bonne résolution n°2 : un guide « Alimentation responsable » tout beau, tout neuf !

Nos guides Alimentation responsable dans ton restaurant universitaire et Gaspillage Alimentaire vont fusionner pour n’en faire plus qu’un : « Alimentation responsable dans mon campus ». Nouveau contenu, nouvelle mise en page… Sa sortie est prévue dans les prochaines semaines !

D’ici là, vous pouvez toujours lire (ou relire) les 2 versions déjà existantes.

 

Bonne résolution n°3 : un enseignement supérieur libéré des énergies fossiles !

 

En 2018, le REFEDD continue de s’engager dans le mouvement zéro fossile, en demandant aux établissements d’enseignement supérieur de rompre tous liens avec les industries des énergies fossiles.

Suite au sommet finance et climat organisé par le Président Emmanuel Macron le 12 décembre 2017, nous avons publié un communiqué de presse et avons mis un kit de communication à la disposition de nos associations.

Nous continuerons, en 2018, à développer et à approfondir cet engagement, pour des campus 0% fossiles et 100% durables !

 

Bonne résolution n°4 : encore plus d’événements partout en France pour la Semaine Etudiante du Développement Durable 2018 !

 

Sedd campus

En 2017, la Semaine Etudiante du Développement Durable avait rassemblé 10 000 étudiant.e.s pour 200 événements dans 12 villes de France.

Cette année, du 2 au 8 avril 2018, on va faire encore plus fort : en octobre dernier, l’équipe du REFEDD a reçu un prix d’une valeur de 3 000 € grâce au soutien des mécènes de la Fondation Maisons du Monde lors de l’édition des Rencontres Associations et Philanthropes d’1% pour la Planète ! 

Et comme l’année dernière, si vous avez un projet ou un événement à mettre en avant pendant cette Semaine, vous pouvez le faire répertorier sur le site du REFEDD et recevoir notre label « SEDD » !

Rendez-vous donc du 2 au 8 avril prochain ! On compte sur vous pour célébrer le DD dans vos campus comme il se doit !

 

Bonne résolution n°5 : une 11ème édition des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable au top !

 

Qui dit SEDD, qui dit REFEDD, qui dit DD… dit RENEDD ! Les Rencontres Nationales Étudiantes pour le Développement Durable auront lieu, pour leur 11ème édition, du 21 au 22 avril, à l’Ecole Normale Supérieure à Paris, rue d’Ulm.

Restez connecté.e.s, vous en saurez plus sur le programme et les intervenant.e.s (prestigieux.euses) dans les prochains mois ! 

 

Et pour finir… en 2018, 100% de campus durable et 100% d’étudiant.e.s sensibilisé.e.s ?

 

Avec nos belles résolutions et, toujours, nos formations pour vous sensibiliser au développement durable dans les campus et au quotidien, les rencontres inter-associatives à Paris, Lyon et Bordeaux, l’exposition « Campus d’avenir » disponible pour les étudiant.e.s et les responsables Développement Durable des écoles et universités, l’actu hebdomadaire du recrutement pour les métiers du DD via notre page Emploila présentation des activités de nos associations membres, tous les autres projets à venir,… et surtout votre soutien !

Si avec tout ça on y arrive pas en 2018, ça sera pour les résolutions de 2019 ! 🙂

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En 2018, on s’engage encore plus pour des campus durables !

jeudi 11 janvier 2018 par REFEDD

En 2017, on a fêté nos 10 ans et on a entrepris plein de beaux projets… et ça continue en 2018 ! ! Voici les bonnes résolutions du REFEDD pour une année 2018 100% DD !

 

 

Bonne résolution n°1 : Continuer à aider les étudiants dans leur insertion professionnelle grâce à nos afterworks dédiés aux métiers du DD !

 

En juin 2016, le REFEDD lançait le projet Formations et Métiers du DD à destination des étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s désireux.ses d’intégrer des organisations en lien avec le Développement Durable et l’Economie Sociale et Solidaire. Sous forme d’afterworks, ces rencontres permettent de mettre en lien étudiant.e.s et/ou jeunes en recherche d’emploi avec des professionnel.le.s de ces secteurs.

Après nos afterworks dédiés aux métiers du zéro déchet à Paris, Lyon et Bordeaux en novembre 2017, nous organiserons, dès mars 2018, de nouvelles rencontres autour de trois nouvelles thématiques :

  • Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)
  • Sport et développement durable
  • Alimentation responsable

Restez aux aguets pour en savoir plus sur les dates exactes de ces événements !

 

Bonne résolution n°2 : Un guide « Alimentation responsable » tout beau, tout neuf !

Nos guides Alimentation responsable dans ton restaurant universitaire et Gaspillage Alimentaire ont fusionné pour n’en faire plus qu’un : « Alimentation responsable dans mon campus ». Nouveau contenu, nouvelle mise en page… Il sortira courant Février !

D’ici là, vous pouvez toujours lire (ou relire) les 2 versions déjà existantes.

 

Bonne résolution n°3 : Plus de fossiles dans l’enseignement supérieur !

 

En 2018, le REFEDD continue de s’engager dans le mouvement zéro fossile, en demandant aux établissements d’enseignement supérieur de rompre tous liens avec les industries des énergies fossiles.

Suite au sommet finance et climat organisé par le Président Emmanuel Macron le 12 décembre 2017, nous avons publié un communiqué de presse et avons mis un kit de communication à la disposition de nos associations.

Nous continuerons, en 2018, à développer et à approfondir cet engagement, pour des campus 0% fossiles et 100% durables !

 

Bonne résolution n°4 : Encore plus d’événements partout en France pour la Semaine Etudiante du Développement Durable 2018 !

 

Sedd campus

En 2017, la Semaine Etudiante du Développement Durable avait rassemblé 10 000 étudiant.e.s pour 200 événements dans 12 villes de France.

Cette année, du 2 au 8 avril 2018, on va faire encore plus fort : en octobre dernier, l’équipe du REFEDD a reçu un prix d’une valeur de 3 000 € grâce au soutien des mécènes de la Fondation Maisons du Monde lors de l’édition des Rencontres Associations et Philanthropes d’1% pour la Planète ! 

Et comme l’année dernière, si vous avez un projet ou un événement à mettre en avant pendant cette Semaine, vous pouvez le faire répertorier sur le site du REFEDD et recevoir notre label « SEDD » !

Rendez-vous donc du 2 au 8 avril prochain ! On compte sur vous pour célébrer le DD dans vos campus comme il se doit !

 

Bonne résolution n°5 : Une 11ème édition des Rencontres Nationales Etudiantes pour le Développement Durable au top !

 

Qui dit SEDD, qui dit REFEDD, qui dit DD… dit RENEDD ! Les Rencontres Nationales Étudiantes pour le Développement Durable auront lieu, pour leur 11ème édition, du 21 au 22 avril, à l’Ecole Normale Supérieure à Paris, rue d’Ulm.

Restez connecté.e.s, vous en saurez plus sur le programme et les intervenant.e.s (prestigieux.euses) dans les prochains mois ! 

 

Bonne résolution finale : en 2018, 100% de campus durable et 100% d’étudiant.e.s sensibilisé.e.s ?

 

Avec nos belles résolutions, et toujours nos formations pour vous sensibiliser au développement durable dans les campus et votre quotidien, les rencontres inter-associatives à Paris, Lyon et Bordeaux, l’exposition « Campus d’avenir » disponible pour les étudiant.e.s ou les responsables DD des écoles et universités, l’actu hebdomadaire du recrutement pour les métiers du DD via notre page Emploila présentation des activités de nos associations membres, tous les autres projets à venir,… et surtout votre soutien !

Si avec tout ça on y arrive pas en 2018, ça sera en 2019 !

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Toronto, une ville verte

mercredi 10 janvier 2018 par REFEDD

Toronto, ville la plus peuplée du Canada, a été classée « première ville durable » d’Amérique du Nord en termes de performances environnementales dans l’index des villes durables, qui s’est penchée sur les 50 plus grandes villes du monde. Voici quelques éléments qui justifient ce classement. 

 

La forêt urbaine de Toronto   

La ville est recouverte d’arbres sur 30% de sa superficie, soit 16 000 arbres en moyenne par km2 ou 4 arbres par riverain. On les retrouve dans les nombreux parcs qui ponctuent le paysage urbain ou dans les rues. Outre l’embellissement du cadre de vie, ils permettent de séquestrer une partie du carbone atmosphérique, et de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air.

 

L’eau du lac Ontario pour refroidir les immeubles

Depuis 2004, l’eau du lac Ontario permet de climatiser les immeubles de Toronto. Cette ressource est locale, et renouvelable. Elle est une alternative propre à la climatisation classique qui émet des tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Ce système permet d’assurer le refroidissement de près de 3 millions de m2 par an.

La végétalisation des toits

En 2010, la ville de Toronto a rendu obligatoire la mise en place de toits végétalisés lors de la construction d’immeubles. Ils présentent de nombreux avantages. En plus d’assainir le climat urbain, ils sont source de biodiversité : oiseaux et insectes viennent les visiter. De plus, en été, ils permettent de rafraichir les immeubles et donc de réduire l’usage de la climatisation. En hiver, ils isolent du froid. Ces espaces verts procurent de nouveaux espaces agréables aux citadins lorsqu’ils sont ouverts au public. Les toits peuvent aussi être destinés à la culture maraîchère. A titre d’exemple, des jardins potagers sont installés sur le toit de l’université Ryerson, située dans le centre-ville.

Source : greenroofs.com

Les aliments cultivés sont en partie utilisés pour la restauration des étudiants. Par ailleurs, des événements éducatifs sont organisés. Cela permet aux participants de découvrir l’agriculture urbaine et de comprendre les enjeux du développement durable à travers une expérience originale.

Evergreen Brick Works

Ouvert en 2010, le site d’Evergreen Brick Works résulte de la reconversion d’une briqueterie en un lieu visant à expérimenter des pratiques écologiques, où le public peut participer. On retrouve des expositions d’éco-art, des installations éducatives, ou encore un marché de producteurs locaux. Par ailleurs, des conférences développent des idées autour des villes durables. Finalement, l’aspect éducatif de cette initiative montre que la ville de Toronto prend en compte la participation citoyenne.

Source : evergreen.ca

Toronto, « capitale de la poubelle »

Un bac à recyclage bleu, un autre plus petit, vert, pour les déchets compostables, un contenant à déchets traditionnels noir – dont le volume est réglementé et tout excès tarifé – et un autre récipient pour les déchets organiques de jardin. C’est cet assortiment de poubelles présent dans les rues de la ville canadienne qui lui vaut ce surnom.

Après une crise au début des années 2000 au moment de la fermeture de son principal site d’enfouissement urbain, la municipalité a du réfléchir à une nouvelle gestion des déchets. Depuis 2008, en plus du programme de récupération des matières recyclables, la Ville a un programme pour les déchets compostables. Puis en 2009, elle a institué une autre mesure pour encourager les résidents à mieux rediriger la destination de leur détritus: la tarification.

 

Exemple de campagne d’affichage de la Ville de Toronto pour le recyclage au moment des fêtes

Ainsi, à Toronto, selon les chiffres fournis par l’administration municipale, entre 2007 et 2010, la Ville a réduit de 865 000 à 813 000 tonnes ses déchets totaux et de 498 000 tonnes à 433 000 tonnes ses détritus partant vers son site d’enfouissement.

Et, si les torontois ont du mal à s’y retrouver et à savoir où jeter quoi, pas de panique : la Ville a mis en place un site internet, Waste Wizard, qui permet aux habitants de déterminer dans quelle poubelle va quel déchet.

Un bon exemple pour ses voisines canadiennes (et américaines…) !

Article rédigé par Sandra, bénévole au REFEDD, et Nina, volontaire en service civique.

 

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Rencontre avec Julien Vidal, de « Ca commence par moi »

mercredi 10 janvier 2018 par REFEDD

On commence par où pour changer le monde ? Eh ben, pourquoi pas par soi-même ?! C’est le pari que s’est lancé Julien Vidal avec son projet « Ca commence par moi » : 365 actions (et même plus) directement applicables par les individus dans leur quotidien, pour montrer que chacun.e peut changer les choses à son échelle ! 

 

Behind the scenes : un tournage 100% système D(D)

 

Pendant l’une de ses missions humanitaires aux Philippines, Julien a pris de plein fouet le changement climatique : typhons, montée des eaux,… Il a donc décidé, en rentrant en France, d’agir à son niveau. Sans formation particulière dans le développement durable ou l’écologie, il a commencé par « balayer devant sa porte », par mettre en place des petites actions au quotidien.

En septembre 2016, il se lance donc dans l’aventure « Ca commence par moi », en testant et en adoptant tous les jours une nouvelle manière de changer le monde à son échelle. Le REFEDD l’a rencontré fin 2017 pour qu’il nous raconte un peu plus cette belle aventure.

Ca Commence Par Moi : l’interview

 

 

Se simplifier la vie, mettre en place des actions quotidiennes facilement réalisables, qui font du bien aux autres, à la planète, mais aussi à soi-même, c’est ce que propose l’aventure « Ca commence par moi » !

Et on peut s’y mettre dès cette semaine ! Découvrez 7 actions spéciales étudiant.e.s à tester ces 7 prochains jours :

  1. Lundi : Mettre une bouteille d’1,5l dans ses toilettes pour faire une économie d’1,5l d’eau à chaque fois qu’on tire la chasse.
  2. Mardi : Défi « Clean Fox » : vider sa boîte mail des newsletters et des pubs.
  3. Mercredi : Troquer ses shampoings et gels douches par un gros bloc de savon de Marseille bio.
  4. Jeudi : Changer de banque.
  5. Vendredi : Soirée bières brassées localement.
  6. Samedi : Construire son propre Molki.
  7. Dimanche : Opter pour un brunch vegan.

Retrouvez toutes ces actions et plus encore sur le site de « Ca commence par moi » ainsi que la page Facebook du projet @cacommenceparmoi.org et le groupe « Ca Commence Par Nous ».

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Un Noël responsable à Strasbourg

jeudi 21 décembre 2017 par REFEDD

Pour la troisième fois, le marché OFF, marché de Noël équitable, est installé à Strasbourg place Grimmeisen. Isolé des autres marchés traditionnels, il permet de consommer différemment en donnant du sens à ses achats de Noël. Au sein de ce refuge, 24 exposants proposent des produits variés, originaux et surtout responsables.

 

 

Des achats responsables

Un comité de sélection se charge de valider ou non les candidatures des exposants. Leurs produits doivent remplir les critères d’un achat responsable, c’est-à-dire qui contribue :

  • Au développement de l’économie sociale et solidaire
  • A la préservation de l’environnement
  • A l’équité dans les relations marchandes
  • Au maintien de la cohésion sociale et de la participation citoyenne

Par exemple, l’association « Les jardins de la Montagne verte » propose des paniers de légumes bios, de la petite épicerie (jus, confitures, bredeles alsaciens, pains d’épices, épices et huiles végétales…) mais aussi des petits objets en bois conçus dans ses ateliers de menuiserie. Cette exploitation agricole urbaine a pour mission l’insertion socioprofessionnelle par le biais du maraîchage biologique. Solidarité, échange, proximité et respect de l’environnement sont au rendez-vous !

 

 

Un lieu d’échange hors du temps

Isolé dans l’espace certes, mais aussi dans le temps. Il s’agit de faire une pause hors de la cohue des marchés traditionnels où règne la surconsommation. On prend le temps de partager autour d’un verre de vin chaud bio (avec des vignes cultivées en permaculture et agroforesterie bien sûr !), sous un dôme, le « bar chez Léon » chauffé. Des animations y sont organisées : débats autour du commerce équitable, ateliers culinaires participatifs, atelier papiers cadeaux écolo…

 

 

Des acteurs généreux

J’ai eu la chance d’échanger avec l’organisatrice et le coorganisateur du marché de Noël (membre de la chambre de consommation d’Alsace), qui m’ont fait part d’anecdotes qui reflètent la dimension sociale de cette initiative. D’une part, le projet n’aurait pas vu le jour sans la détermination de l’adjoint au maire, Paul Meyer. Aussi, 50% du budget bénéficie de l’appui de la ville. La générosité des riverains tient d’autre part une place considérable. Par exemple, un léger incident concernant la desserte en gaz est survenu sur le marché. Certains riverains vivant à proximité se sont rapidement mobilisés pour apporter leurs propres bombonnes de gaz et en moins de deux heures, tout fonctionnait à nouveau correctement ! D’après les organisateurs, cette cohésion est le moteur du marché.

Un effet de mode ?

D’après certaines des personnes mobilisées sur cet événement, le fait que l’on parle de plus en plus du développement durable n’est pas une simple tendance éphémère. Savoir ce qu’il y a derrière les achats devient réellement motivant pour les consommateurs. Les organisateurs remarquent un besoin de consommer des produits locaux : la tendance ne fait que se confirmer. En revanche, il est évident que c’est grâce au relais de ces pratiques alternatives dans les médias que de nouvelles convictions émergent. Finalement, il n’est pas étonnant que de grandes villes françaises contactent le marché OFF pour leur demander conseil afin de reproduire ce modèle.

Si le phénomène continue à prendre de l’ampleur, peut-être verra-t-on progressivement les stands alternatifs se substituer aux stands traditionnels sur le « Christkindelsmärik » place Broglie ?

Article rédigé par Sandra, bénévole au REFEDD.

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Engager la transition écologique sur nos territoires

mercredi 20 décembre 2017 par REFEDD

Face à l’aggravation du dérèglement climatique et à la faiblesse des engagements pris par les Etats du monde entier, Alternatiba/ANV-COP21 et le Réseau Action Climat (RAC) appellent, dans une tribune publiée par Reporterre, les citoyennes et les citoyens à se mobiliser pour activer la transition écologique sur tous nos territoires, au niveau local.

 

Un manque d’engagement au niveau national et international

COP21, accord de Paris, One Planet Summit du 12 décembre… Beaucoup de sommets internationaux, peu d’engagements. La décision de Donald Trump de sortir les États-Unis de l’accord de Paris a fragilisé la dynamique politique sur les changements climatiques, et la COP23 a révélé la grande difficulté des autres Etats à prendre le relais pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de la barre des 2°C et de tendre vers 1,5°C. C’est de ce constat qu’est né l’appel du RAC et d’Alternatiba/ANV-COP21 : puisque rien ne bouge au niveau global, recentrons le combat au niveau local ; lançons la transition écologique sur nos territoires !

Aux Etats-Unis par exemple, quand, en 2005, George W. Bush révoquait la signature du protocole de Kyoto par les États-Unis, plusieurs centaines de maires signaient le “United States Mayor’s Climate Protection Agreement”, dans lequel ils et elles s’engageaient à diminuer les émissions de gaz à effet de serre de leurs communes selon les exigences du protocole de Kyoto. De même, quand Donald Trump a décidé de se retirer de l’accord de Paris, de nombreuses villes et Etats se sont prononcé.e.s en faveur de cet accord et se sont engagés à agir pour combattre le changement climatique à leur échelle.

Recentrer la lutte contre le changement climatique sur nos territoires

Selon le dernier rapport du GIEC, 50 à 70% des leviers d’action contre le dérèglement climatique se trouvent au niveau local. En effet, par exemple, les collectivités territoriales ont une responsabilité directe dans 15% des émissions de gaz à effet de serre nationales, via leurs bâtiments par exemple. Et si l’on tient compte de leurs décisions en matière d’aménagement, de transports, de bâtiments, d’installation d’énergies renouvelables etc., les collectivités ont une responsabilité indirecte sur jusqu’à 50% de ces émissions. L’échelle locale, à travers les collectivités territoriales, est donc une échelle d’action cruciale pour mener la transition écologique !

Contrairement aux questions traitées lors des sommets internationaux, les domaines auxquels touchent les plans climat, par exemple, ont un lien direct avec la vie quotidienne : limiter la place de la voiture en ville pour respirer de nouveau, favoriser des filières agricoles bas carbone pour se nourrir sainement en préservant la planète, développer des énergies renouvelables et créer de l’emploi non délocalisable… Pour les citoyen·ne·s engagé·e·s, c’est l’occasion de passer de l’engagement individuel à des projets de territoire et ainsi, de faire changer d’échelle les alternatives. Par exemple, cela peut permettre de passer du choix de réduire sa consommation de viande à titre individuel ou de créer une AMAP avec un petit groupe de personnes à mettre en place l’approvisionnement en nourriture locale, bio et moins carnée pour les cantines d’une collectivité.

 

Inclure les citoyen.ne.s dans l’élaboration des plans climat

Depuis la loi de Transition énergétique pour la croissance verte et le troisième volet de la réforme territoriale en 2015, toutes les intercommunalités de plus de 20.000 habitant·e·s — soit plus de la moitié de nos territoires — devront avoir réalisé une planification de leurs actions en faveur du climat avant le 31 décembre 2018. Pour ces plans climat, une consultation publique en amont de leur adoption est obligatoire. Avant cette consultation publique, il est aussi possible (et souhaitable !) que les citoyen·ne·s coconstruisent ces politiques publiques en s’impliquant dans les processus de concertation parfois proposés par les élu·e·s : c’est l’occasion de porter auprès des responsables des propositions d’alternatives à concrétiser au plus près des citoyen·ne·s.
Il est donc primordial que les habitant.e.s s’emparent de ces outils aux échelles locales et territoriales ; c’est pourquoi en 2018, Alternatiba/ANV-COP21 et le Réseau Action Climat proposent aux citoyen·ne·s de les accompagner dans cette implication : formation, outils ou encore mise en réseau entre personnes volontaires qui permettront à tout un chacun de s’intéresser de près aux actions de nos élu·e·s.

S’impliquer dans la transition écologique de nos territoires permet d’accélérer la création d’une société 100% renouvelable et résiliente, mais aussi de redonner ses lettres de noblesse à la politique : celle qui construit un avenir climato-compatible et se joue au quotidien en incluant les citoyen.ne.s, et non pas celle qui peine à les mobiliser aux urnes.

Si vous êtes intéressé.e.s par cette campagne, vous pouvez vous inscrire ici.

  • La tribune dans Reporterre
  • L’appel sur le site du RAC
  • L’appel sur le site d’Alternatiba

 

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La Riposte, l’appel à projet étudiant d’Animafac

jeudi 14 décembre 2017 par REFEDD

Pour la 5ème année consécutive, Animafac propose aux étudiant.e.s de mettre en avant leur esprit d’initiative avec La Riposte. Avec une nouveauté pour 2018 : le REFEDD a collaboré avec le réseau des associations étudiantes pour créer un Prix Environnement ! Etudiant.e.s, à vos projets !

 

 

 

L’appel à projet

Depuis 5 ans, La Riposte c’est : plus de 800 projets déposés, 47 projets finalistes accompagnés, et 25 projets récompensés financièrement.

Le réglement de l’appel à projet

Du 14 décembre au 14 janvier, les étudiant·e·s portant un projet sont donc invité·e·s à s’inscrire via ce formulaire.

Ces quelques questions vous permettront peut-être d’atteindre la phase de pré-sélection de La Riposte. Les projets pré-sélectionnés recevront par mail un dossier mi-janvier qu’ils devront renvoyer avant le 15 février 23h59 !

 

 

Et à la clé ?

4 projets seront désignés pour remporter les prix suivants : le Prix Innovation sociale, le Prix du public, le Prix coup de cœur du jury et – nouveauté 2018 ! – le Prix Environnement, co-porté par le REFEDD (c’est nous!) et Animafac .

Chaque finaliste remportera :

  1. Un week-end de formation ainsi qu’un accompagnement sur-mesure réalisés par Animafac et ses partenaires (REFEDD, Ulule, Lilo et d’autres).
  2. La possibilité d’avoir un bureau au sein de notre tiers-lieu associatif l’Arsenal afin de voir encore plus loin pour vos projets.
  3. Les lauréats se verront remettre en plus des dotations financières de :
  • Prix Environnement : 3 000€
  • Prix Innovation Sociale : 3 000€ 
  • Prix du public : 2 500€
  • Prix coup de coeur du jury : 1 500€

Le vote en ligne

Les finalistes de La Riposte seront dévoilés le 5 mars 2018. Vous aurez alors jusqu’au 21 mars pour voter pour votre projet préféré sur Lilo !

Oui, Lilo, notre moteur de recherche préféré qui permet grâce à vos clics de financer des associations, comme le REFEDD 😉, au moyen de petites gouttes récoltées lors de vos recherches internet.

La remise des prix aura lieu le 22 mars 2018, à la suite d’une ultime journée de sélection par un jury composé d’acteurs et d’actrices de l’innovation sociale.

Vous êtes prêt·e·s ? On a hâte de découvrir vos projets ! 

>> Le formulaire d’inscription <<

 

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Quand tu te brosses les dents, pense à l’océan !

mardi 12 décembre 2017 par REFEDD

Chaque année, ce sont huit millions de tonnes de déchets en plus dans nos océans, une benne à ordure par minute ! Sachant cela et considérant qu’il faut environ 400 ans au plastique pour se décomposer, il semble que nous ne sommes pas près de revoir des océans propres… Mais pour avancer, des gestes simples sont possibles. Vous brosser les dents, par exemple, c’est la première et la dernière chose que vous faites dans la journée. C’est un geste automatique qui semble anodin, et pourtant il a de lourdes conséquences sur l’état de notre planète. Après les pailles, le REFEDD s’attaque aux brosses à dents !

 

 

Petites mais omniprésentes

Le Planétoscope, qui nous indique les statistiques mondiales en temps réel, nous apprend que chaque seconde, 9,3 brosses à dents sont vendues en France. Ça fait quand même beaucoup de brosses à dents mais c’est normal me direz-vous, l’hygiène dentaire est fondamentale !

Alors faisons un petit calcul, juste pour nous rendre compte de ce qu’il implique :

  • En partant du principe que chaque habitant de la planète utilise en moyenne 4 brosses à dents par an,
  • La première brosse à dent date de 1938,
  • Nous sommes 7 milliards sur terre.

Ce qui fait donc en moyenne 2 212 milliards de brosses à dents utilisées depuis 1938, et là ça commence à faire vraiment beaucoup.

Le problème, c’est que les brosses à dent sont composées d’un mélange de matière et ne sont donc pas recyclables. De plus, l’incinération est un processus qui n’est que rarement effectué. Vous commencez donc à comprendre où je veux en venir ?! La majorité de ces brosses à dents se retrouvent aujourd’hui dans nos océans… Des chercheurs ont même estimé qu’il n’y avait pas moins de 4,9 milliards de brosses à dents non-biodégradables qui finissaient chaque année dans les écosystèmes marins.

Cette petite vidéo qui relate la vie d’une brosse à dent l’explique parfaitement :

 

 

Un véritable fléau pour l’environnement

Certains vous diront que finalement ces brosses à dents ne représentent qu’1% du plastique dans nos océans. Mais elles sont petites et très légères, ce qui complique considérablement leur ramassage. Elles dérivent donc sans cesse au grès des courants jusqu’à croiser la route d’un animal marin et là l’histoire se complique encore plus.

Par exemple, beaucoup de brosses à dent sont ingérées par les albatros et les dégâts sont considérables. John Klavitter, un biologiste américain nous explique même la chose suivante :

« Un albatros peut survivre avec quelques grammes de plastique dans le ventre, mais, ce matériau étant très léger, quelques grammes correspondent parfois à un volume important, capable d’occuper très rapidement le tiers de l’estomac. Par ailleurs, c’est 30 % de nourriture en moins qu’il peut ingérer et l’animal ne peut survivre à cela. »

Ci-gît le contenu de l’estomac d’un albatros

 

Les déchets c’est une chose mais l’industrie en elle-même pollue notre environnement. La production des brosses à dents, à cause du mélange de matière dont nous avons parlé plus haut, est responsable de bien des dégâts :

 

Nylon, polypropylène… La production et la distribution représente 50% de l’empreinte écologique de la brosse à dents manuelle (via https://www.foreo.com/mysa/how-toothbrushes-affect-environment-infographic/)

Des alternatives ? 

Vous savez donc maintenant que les brosses à dent en plastique, ce n’est pas la joie, mais aujourd’hui vous pouvez y échapper !
En effet, plusieurs entreprises se sont emparées du problème et commercialisent des brosses à dent en bois de bambou ! Oui, car le bambou produit 30% d’oxygène en plus que les autres plantes et ça c’est bon pour la planète !

Et les poils alors ? Et bien, ils peuvent être en plastique mais détachable pour permettre de les recycler ou ils peuvent aussi être en poils de cochon ou encore à base d’huiles végétales.

Vous pouvez vous en procurer dans la plupart des magasins bios, ou sur internet :

 

Et rappelez-vous le meilleur déchet c’est celui que l’on ne produit pas !

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Noël Zéro Déchet : le réveillon

mercredi 6 décembre 2017 par REFEDD

Les cadeaux sont prêts, la déco aussi… Tu es fin prêt.e à accueillir tout le monde, et voici donc pour toi le troisième et dernier épisode de notre série pour un Noël Zéro Déchet : la soirée du réveillon ! (Ces conseils marchent aussi pour ceux qui fêtent plutôt Noël le 25 décembre hein).

 

 

On le sait, les fêtes de fin d’année et les repas de famille qui vont avec ne sont jamais des moments propices au minimalisme et à la modération… Mais, on croit en toi, cette année ton réveillon sera zéro déchet et super DD ! Pas de panique, on a quelques astuces pour t’aider !

Une préparation au top

Le problème des repas de famille, c’est qu’il y a toujours trop à manger (et donc, plus de déchets). Pour éviter de trop en faire, prépare une liste à l’avance, que tu peux même partager avec les membres de ta famille si chacun amène quelque chose. Commence par écrire sur ta liste tout ce qui te passe par la tête, tout ce qui te ferais envie pour le repas. Puis, pense au nombre et à la taille des estomacs qui seront présents, et relis cette liste en enlevant ce qui va être en trop.

Une fois que ta liste est faite, vérifie tes placards, ton frigo, et ta réserve à alcool (enfin, celle de tes parents… qui est aussi un peu la tienne finalement). Il y a sûrement des choses que tu peux utiliser, et que tu n’as pas besoin de racheter, par exemple le Grand Marnier caché au fond du buffet.

Vrac, bocaux et tâches ménagères

Prêt.e à aller faire les courses ? Ton mot d’ordre : DU VRAC et le moins d’emballage possible. Avant de partir, fais le plein de tote-bag et de cabas, pour éviter de demander des sacs au supermarché. Si tu en as vraiment besoin, choisis des sacs en papier kraft ou des cagettes et des cartons plutôt que des sacs en plastique. Achète donc ce que tu peux en vrac, et, si tu achètes de la viande ou du poisson, privilégie les magasins bio, ou, encore mieux, la vente directe sur le marché, chez le boucher ou le poissonnier.

Pense bien aussi à demander à tout le monde d’amener  des bocaux, des tupperwares, des lunchbox pour que vous puissiez vous partager les restes à la fin de la soirée. Pense aussi à congeler certains aliments, que tu pourras réutiliser  quand tu as la flemme de faire à manger (c’est plus DD que Deliveroo).
(Ah, et pour éviter de te taper toute la vaisselle et le rangement, instaure un système de tirage au sort pour les tâches ménagères.)

 

Christmas is all around me…

C’est bientôt l’heure de fêter Noël (yesssss) ! Les cadeaux, c’est fait, la déco aussi. Les courses ? Check ! Les chansons de Noël à fond dans la maison ? Check aussi ! Il est temps de mettre les dernières touches et de se faire tout.e beau.belle !

Pour mettre la table, utilise une nappe en tissu. Oui, c’est chiant, tu dois la laver après mais on est en mode zéro déchet, et les nappes en papier c’est tout sauf DD ! (Si tu es fort.e en couture, tu peux même customiser une nappe blanche). Utilise aussi des couverts classiques, pas des couverts en plastique, ça va de soit. Idem pour les verres, enfin idem pour tout quoi. Le défi : pas de plastiques sur ta table de réveillon !

Pour la déco de ta table, va voir notre article pour une déco zéro déchet : utilises des éléments naturels ! Branches de sapins, feuilles mortes, pommes de pin, houx, fruits (comme ça, les gens peuvent se servir directement sur la table s’ils ont envie d’une clémentine!),… Si tu veux que ça brille un peu, fais attention aux paillettes que tu utilises : il faut qu’elles soient en matière recyclable, biodégradable ou compostable ! Sinon, ça sera tout sauf un joyeux Noël pour les océans…

Même chose si tu veux te mettre des paillettes sur le corps ! Certaines marques, comme Lush, proposent des paillettes éco-responsables, en nacre minérale, par exemple.
Pour te préparer, choisis des marques zéro déchet comme Lamazuna, Lush, etc. ou fais même ton propre maquillage DIY ! Il existe de nombreuses recettes de poudre à paillette pour le corps, mascara, rouge à lèvre, blush, ombres à paupière,…

Avec ça, tu devrais être fin prêt.e pour un réveillon de folie ! (S’il te manque un pull de Noël, cours chez Emmaüs ou dans les magasins vintage et les friperies !)
Et pour que tu t’y retrouves dans tout ça, on t’a préparé une petite to-do list spéciale réveillon :

 

 

& UN JOYEUX NOËL DE LA PART DU REFEDD !

 

Pour (re)lire les épisodes précédents:

 

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Pas un euro de plus pour les énergies fossiles !

mardi 5 décembre 2017 par REFEDD

Le 12 décembre, 2 ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la France accueillera le sommet international “Finance et climat” initié par le gourvernement d’Emmanuel Macron. A cette occasion, plusieurs ONGs, associations et acteur.trice.s de la société civile appellent à une grande mobilisation pour dire haut et fort : pas un euro de plus pour les énergies du passé !

Le compte n’y est pas : les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter à un rythme soutenu, les États ne tiennent pas leurs engagements et accordent des subventions, aides au développement ou prêts à l’industrie fossile et aux promoteurs des fausses solutions, au premier rang desquels le nucléaire. Les banques et les compagnies d’assurances soutiennent elles aussi les projets destructeurs du climat.

Le REFEDD avait d’ailleurs pris position fin 2016 contre l’investissement des écoles et universités dans les énergies fossiles dans son communiqué « Libérons l’enseignements supérieur des énergies fossiles ».

Une économie destructrice

Maintenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C, c’est à dire une terre vivable et vivante, impose de stopper ces financements à leur source : pas un euro de plus ne doit aller vers les activités destructrices du climat. Les financements doivent être intégralement réorientés dans le soutien à la transition vers des sociétés justes et durables.

C’est pourquoi avec 350.orgAlternatiba, les Amis de la Terre FranceANV-COP21Attac FranceBizi!, la Confédération paysanne, la Coordination Eau Bien Commun France, la Coordination Eau Bien Commun Ile de France, le CRIDFrance Nature EnvironnementNotre Affaire à TousGreenpeace France, la Fondation pour la Nature et l’HommeOxfam France, le Réseau Action Climat France, le Réseau sortir du nucléaireSciences Po Zéro Fossile et l’Union Syndicale Solidaires nous préparons des mobilisations de masse, pour faire entendre nos voix.

Illustration @Roussel Victoria

Les rendez-vous pour dire « non » aux énergies fossiles

  • Préparez la mobilisation grâce aux ateliers organisés par les associations et ONGs du mouvement :

Samedi 09/12 : 10h00 – 13h00 Atelier banderoles et pancartes

Dimanche 10/12 : 11h – 13h Atelier de préparation à l’action

Lundi 11/12 : 19h-20h30 Répétition générale

Tous les ateliers ont lieu au 23, rue du Château Landon, 75010 Paris

  • Le 10 décembre

Participez à un Tribunal des peuples qui, après les témoignages des personnes impactées, jugera la finance climaticide. Retrouvez toutes les informations sur l’événement Facebook dédié

>>> Tribunal des peuples impactés par la finance climaticide <<<

 

  • Le 12 décembre

Rendez-vous dès 8 heures pour une action de masse sur la place du Panthéon pour faire entendre haut et fort notre voix et appeler la France et la communauté internationale à passer enfin aux actes et exiger l’exemplarité de la France. Toutes les informations sur l’événement Facebook ci-dessous.

>>> Grande mobilisation : Agissons pour sortir des énergies du passé <<<

 

Etudiant.e.s, si vous souhaitez rejoindre la mobilisation, faites le savoir et inscrivez-vous ici ou suivez la page Facebook du mouvement pour ne rien rater des actualités. 

 

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Des astuces pour bien choisir son alimentation bio

lundi 4 décembre 2017 par REFEDD

Naturalia, Bio c’bon, Biocoop, La vie claire, L’Eau vive, Les nouveaux Robinsons, Carrefour bio… Les enseignes proposant du 100% bio fleurissent à vitesse grand V dans nos rues et nos villes depuis quelques années. Comment s’y retrouver et comment choisir ? On vous donne quelques clés pour comprendre les différences et faire des courses éthiques et socialement responsables (en plus d’être bio).  

 

Ca y est, vous venez de décider de remplir désormais au maximum votre frigo et vos placards de produits issus de l’agriculture biologique ! Vous parcourez les rues voisines de votre chez-vous pour faire l’inventaire des magasins où vous allez pouvoir vous approvisionner. Et là, surprise : alors que vous pensiez devoir parcourir quelques kilomètres avant de devoir trouver un magasin bio, il en existe en fait plusieurs au pied de votre nid. Mais alors, lequel choisir ?

 

Les trois critères du manger responsable

Mais ça veut dire quoi en fait « manger responsable » ? Et oui, quand on veut manger bio, on pense tout de suite à des produits sains, c’est-à-dire avec des bienfaits et un apport limité en substances néfastes (allergènes, cancérigènes…). Mais finalement, on peut aussi y ajouter d’autres critères, et tout d’abord celui de l’éthique. Depuis quelques années, les producteur.rice.s ont de plus en plus de mal à vivre de leur travail. Manger bio peut permettre de les soutenir ! Je m’explique : dans les circuits traditionnels, l’intermédiaire ou les intermédiaires achètent à prix très bas aux producteur.rice.s et revendent au consommateur.rice beaucoup plus cher en prenant une marge, souvent très avantageuse.

 

 

De plus, réduire les intermédiaires permet aussi de s’informer plus facilement sur les conditions de production et donc l’origine de son produit. Enfin, le dernier critère est évidemment écologique : manger responsable, c’est s’assurer que ce qu’on achète a été produit dans le respect de l’environnement. Mais il faut prendre ce critère dans sa globalité, en considérant le produit depuis sa production jusqu’à son arrivée dans notre assiette (transformation, transport…).

 

La bio dite « de supermarché »

Face à l’attrait grandissant des consommateur.rice.s pour les produits biologiques, les supermarchés n’ont pas tardé à se lancer dans la course en développant leurs propres marques et en proposant des gammes bio dans leurs magasins (ou en ouvrant des boutiques spécialisées). C’est Cœur de Nature (groupe Auchan), Naturalia (groupe Monoprix), ou encore Carrefour Bio (groupe Carrefour) dont le modèle essaime peu à peu partout en France. Aujourd’hui, près de 50% des produits bio vendus en France le sont dans les grandes et moyennes surfaces, contre 35% dans les magasins spécialisés et le reste en vente directe.

Deux problèmes se posent lorsque l’on achète dans ces supermarchés. Le prix tout d’abord, puisque c’est en général sur les produits bio que les distributeur.rice.s récupèrent la plus grosse marge (jusqu’à 35/40% du prix du produit contre 25/30% pour leurs produits non bio). Même si leurs produits bio reviennent en général moins cher que dans les magasins spécialisés en bio, l’argent part directement enrichir les gros groupes et leurs actionnaires et n’est pas ré-injecté au niveau local, vers les producteur.rice.s. En plus de ça, ces groupes créent leurs propres labels, qui n’ont aucun rapport avec les logos nationaux puisqu’ils sont contrôlés par les enseignes elles-mêmes. C’est une manière de tromper le consommateur.rice.

 

 

Supermarché et bio : deux modèles a priori incompatibles

Ces supermarchés dédiés totalement ou en partie au bio font cependant partie des grandes enseignes traditionnelles, et sont construit sur le même modèle. Même s’ils sont parfois réellement engagés dans la démarche du bio, leur façon de travailler reste la même que dans les supermarchés traditionnels non-bio, notamment au niveau social. En effet, pour garantir des prix toujours plus bas, les distributeur.rice.s importent du bio depuis des pays où la main d’œuvre est peu chère, sans chercher à valoriser et à soutenir les petits paysans. Puisque quelques grands groupes seulement captent l’essentiel de la vente de produits alimentaires, ils ont aussi le pouvoir de négocier les prix sans cesse à la baisse auprès des producteur.rice.s. Ceux-ci, sous la pression des prix, peuvent rapidement tomber dans l’industrialisation de leurs méthodes de production pour être plus compétitif.

Et de fait, les grands groupes ne prêtent pas vraiment attention aux conditions de culture de ces produits pourtant bio : le rendement est le plus important, ce qui conduit à vendre des produits issus de cultures hors-sol, de monocultures démesurées… Ce n’est pas la qualité qui prime ! En effet, la réglementation européenne du bio nous garantit des produits sans pesticides chimiques et engrais de synthèses. Or tous les procédés cités ci-dessus, plus bien d’autres encore comme la précarité des travailleur.se.s ou les importations depuis l’autre bout du monde ne sont pas interdites. Et ces importations sont massives dans le cas des grands distributeur.rice.s, avec un coût écologique énorme qui peut être facilement réduit en privilégiant la proximité et le local.

 

Face à eux, les coopératives : pionnières du bio

C’est en 1948 que la première coopérative de produits bio, La Vie Claire, est lancée. Aujourd’hui, ce réseau compte 265 magasins partout en France. Pionnier du secteur, il perd du terrain depuis quelques années face à Biocoop, qui compte plus de 450 magasins et réalise un chiffre d’affaire bien supérieur. Les deux réseaux se différencient cependant sur bien des points. Par exemple, Biocoop propose au maximum des produits locaux grâce à ses 4 plateformes d’approvisionnement réparties sur tout le territoire, quand La Vie claire n’en a qu’une. Ce sont des centrales auxquelles les magasins du réseau font leurs commandes et qui livrent ensuite tous les magasins d’une aire géographique. Les centrales ont des produits similaires mais proposent également des produits locaux, par exemple des galettes bretonnes pour la plateforme Biocoop de Rennes.

De même, Biocoop valorise le commerce équitable puisque 20% de ses produits en sont issus, contre 1% environ pour la concurrence (les chiffres précis ne sont pas divulgués par les autres groupes). Les deux réseaux se différencient également au niveau de leur gouvernance. En effet, La Vie Claire fonctionne désormais sur le modèle classique du réseau, en comptant des magasins en propre mais également sur le modèle des franchises : les décisions sont prises par le franchiseur à la tête du réseau, qui peut consulter les magasins. Du côté de Biocoop, les décisions sont prises par 4 collèges puisque c’est une coopérative : magasins, producteur.rice.s (17 groupements actuellement), salarié.e.s et associations de consommateur.rice.s. C’est un modèle unique puisque les associé.e.s ont chacun une voix et élisent leurs dirigeant.e.s en assemblée générale. Les bénéfices sont réinvestis dans la coopérative et reversés aux associé.e.s.

 

Finalement, en achetant bio, on peut aussi promouvoir un modèle social ! On voit bien qu’éthiquement parlant, les pratiques de la grande distribution et le développement durable sont difficilement compatibles. Le prix des aliments dans les magasins spécialisés peut cependant être un frein. Il faut guetter les petits prix (« La bio je peux » chez Biocoop), privilégier le vrac… On peut aussi se tourner vers des coopératives locales, où l’on devient nous-mêmes adhérent.e.s, ce qui permet de réduire le prix des produits tout en restant dans une logique éthiquement et socialement acceptable. Cela permet aussi de s’insérer pleinement dans l’économie locale. Ce modèle se développe dans plusieurs villes de France, au-delà des magasins spécialisés : Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux ou encore La Louve à Paris (vous pouvez retrouver l’article de Cassandre à ce sujet ici) !

 

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Des astuces pour bien choisir son alimentation bio

lundi 4 décembre 2017 par REFEDD

Naturalia, Bio c’bon, Biocoop, La vie claire, L’Eau vive, Les nouveaux Robinsons, Carrefour bio… Les enseignes proposant du 100% bio fleurissent à vitesse grand V dans nos rues et nos villes depuis quelques années. Comment s’y retrouver et comment choisir ? On vous donne quelques clés pour comprendre les différences et faire des courses éthiques et socialement responsables (en plus d’être bio).  

 

Ca y est, vous venez de décider de remplir désormais au maximum votre frigo et vos placards de produits issus de l’agriculture biologique ! Vous parcourez les rues voisines de votre chez-vous pour faire l’inventaire des magasins où vous allez pouvoir vous approvisionner. Et là, surprise : alors que vous pensiez devoir parcourir quelques kilomètres avant de devoir trouver un magasin bio, il en existe en fait plusieurs au pied de votre nid. Mais alors, lequel choisir ?

 

Les trois critères du manger responsable

Mais ça veut dire quoi en fait « manger responsable » ? Et oui, quand on veut manger bio, on pense tout de suite à des produits sains, c’est-à-dire avec des bienfaits et un apport limité en substances néfastes (allergènes, cancérigènes…). Mais finalement, on peut aussi y ajouter d’autres critères, et tout d’abord celui de l’éthique. Depuis quelques années, les producteur.rice.s ont de plus en plus de mal à vivre de leur travail. Manger bio peut permettre de les soutenir ! Je m’explique : dans les circuits traditionnels, l’intermédiaire ou les intermédiaires achètent à prix très bas aux producteur.rice.s et revendent au consommateur.rice beaucoup plus cher en prenant une marge, souvent très avantageuse.

 

 

De plus, réduire les intermédiaires permet aussi de s’informer plus facilement sur les conditions de production et donc l’origine de son produit. Enfin, le dernier critère est évidemment écologique : manger responsable, c’est s’assurer que ce qu’on achète a été produit dans le respect de l’environnement. Mais il faut prendre ce critère dans sa globalité, en considérant le produit depuis sa production jusqu’à son arrivée dans notre assiette (transformation, transport…).

 

La bio dite « de supermarché »

Face à l’attrait grandissant des consommateur.rice.s pour les produits biologiques, les supermarchés n’ont pas tardé à se lancer dans la course en développant leurs propres marques et en proposant des gammes bio dans leurs magasins (ou en ouvrant des boutiques spécialisées). C’est Cœur de Nature (groupe Auchan), Naturalia (groupe Monoprix), ou encore Carrefour Bio (groupe Carrefour) dont le modèle essaime peu à peu partout en France. Aujourd’hui, près de 50% des produits bio vendus en France le sont dans les grandes et moyennes surfaces, contre 35% dans les magasins spécialisés et le reste en vente directe.

Deux problèmes se posent lorsque l’on achète dans ces supermarchés. Le prix tout d’abord, puisque c’est en général sur les produits bio que les distributeur.rice.s récupèrent la plus grosse marge (jusqu’à 35/40% du prix du produit contre 25/30% pour leurs produits non bio). Même si leurs produits bio reviennent en général moins cher que dans les magasins spécialisés en bio, l’argent part directement enrichir les gros groupes et leurs actionnaires et n’est pas ré-injecté au niveau local, vers les producteur.rice.s. En plus de ça, ces groupes créent leurs propres labels, qui n’ont aucun rapport avec les logos nationaux puisqu’ils sont contrôlés par les enseignes elles-mêmes. C’est une manière de tromper le consommateur.rice.

 

 

Supermarché et bio : deux modèles a priori incompatibles

Ces supermarchés dédiés totalement ou en partie au bio font cependant partie des grandes enseignes traditionnelles, et sont construit sur le même modèle. Même s’ils sont parfois réellement engagés dans la démarche du bio, leur façon de travailler reste la même que dans les supermarchés traditionnels non-bio, notamment au niveau social. En effet, pour garantir des prix toujours plus bas, les distributeur.rice.s importent du bio depuis des pays où la main d’œuvre est peu chère, sans chercher à valoriser et à soutenir les petits paysans. Puisque quelques grands groupes seulement captent l’essentiel de la vente de produits alimentaires, ils ont aussi le pouvoir de négocier les prix sans cesse à la baisse auprès des producteur.rice.s. Ceux-ci, sous la pression des prix, peuvent rapidement tomber dans l’industrialisation de leurs méthodes de production pour être plus compétitif.

Et de fait, les grands groupes ne prêtent pas vraiment attention aux conditions de culture de ces produits pourtant bio : le rendement est le plus important, ce qui conduit à vendre des produits issus de cultures hors-sol, de monocultures démesurées… Ce n’est pas la qualité qui prime ! En effet, la réglementation européenne du bio nous garantit des produits sans pesticides chimiques et engrais de synthèses. Or tous les procédés cités ci-dessus, plus bien d’autres encore comme la précarité des travailleur.se.s ou les importations depuis l’autre bout du monde ne sont pas interdites. Et ces importations sont massives dans le cas des grands distributeur.rice.s, avec un coût écologique énorme qui peut être facilement réduit en privilégiant la proximité et le local.

 

Face à eux, les coopératives : pionnières du bio

C’est en 1948 que la première coopérative de produits bio, La Vie Claire, est lancée. Aujourd’hui, ce réseau compte 265 magasins partout en France. Pionnier du secteur, il perd du terrain depuis quelques années face à Biocoop, qui compte plus de 450 magasins et réalise un chiffre d’affaire bien supérieur. Les deux réseaux se différencient cependant sur bien des points. Par exemple, Biocoop propose au maximum des produits locaux grâce à ses 4 plateformes d’approvisionnement réparties sur tout le territoire, quand La Vie claire n’en a qu’une. Ce sont des centrales auxquelles les magasins du réseau font leurs commandes et qui livrent ensuite tous les magasins d’une aire géographique. Les centrales ont des produits similaires mais proposent également des produits locaux, par exemple des galettes bretonnes pour la plateforme Biocoop de Rennes.

De même, Biocoop valorise le commerce équitable puisque 20% de ses produits en sont issus, contre 1% environ pour la concurrence (les chiffres précis ne sont pas divulgués par les autres groupes). Les deux réseaux se différencient également au niveau de leur gouvernance. En effet, La Vie Claire fonctionne désormais sur le modèle classique du réseau, en comptant des magasins en propre mais également sur le modèle des franchises : les décisions sont prises par le franchiseur à la tête du réseau, qui peut consulter les magasins. Du côté de Biocoop, les décisions sont prises par 4 collèges puisque c’est une coopérative : magasins, producteur.rice.s (17 groupements actuellement), salarié.e.s et associations de consommateur.rice.s. C’est un modèle unique puisque les associé.e.s ont chacun une voix et élisent leurs dirigeant.e.s en assemblée générale. Les bénéfices sont réinvestis dans la coopérative et reversés aux associé.e.s.

 

Finalement, en achetant bio, on peut aussi promouvoir un modèle social ! On voit bien qu’éthiquement parlant, les pratiques de la grande distribution et le développement durable sont difficilement compatibles. Le prix des aliments dans les magasins spécialisés peut cependant être un frein. Il faut guetter les petits prix (« La bio je peux » chez Biocoop), privilégier le vrac… On peut aussi se tourner vers des coopératives locales, où l’on devient nous-mêmes adhérent.e.s, ce qui permet de réduire le prix des produits tout en restant dans une logique éthiquement et socialement acceptable. Cela permet aussi de s’insérer pleinement dans l’économie locale. Ce modèle se développe dans plusieurs villes de France, au-delà des magasins spécialisés : Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux ou encore La Louve à Paris (vous pouvez retrouver l’article de Cassandre à ce sujet ici) !

 

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Les Trophées Solidaires 2018

lundi 4 décembre 2017 par REFEDD

Étudiant.e.s ? Porteur.euse.s d’un projet à fort impact social ou environnemental ? À la recherche de financements ? D’accompagnement ? De visibilité ? L’appel à projets 2018 des Trophées Solidaires est fait pour toi ! 

 

C’est quoi, les Trophées Solidaires ?

L’édition 2018 des Trophées Solidaires est la 4è édition d’un concours dédié aux projets portés par les étudiants dans le domaine de la solidarité et du développement durable. En 2012, l’association Demain Nos Enfants crée les Trophées Solidaires pour valoriser et récompenser les étudiants qui s’engagent de manière concrète pour un monde meilleur.

Après 3 éditions (2013, 2014 et 2016), plus de 400 projets déposés et 5 000 étudiants impliqués issus de près de 100 établissements de l’enseignement supérieur, le concours devient le projet d’une association qui lui est entièrement dédiée : l’association les Trophées Solidaires.

Afin d’assurer la pérennité de ce projet qui n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des éditions, les fondateurs des Trophées Solidaires décident de faire confiance au Groupe SOS, acteur majeur de l’entrepreneuriat social en France : l’association les Trophées Solidaires rejoint le Groupe SOS en janvier 2017.

 

 

Le concours 2018

 

Pour participer, quelques conditions à remplir :

  • Les porteurs de projet doivent être étudiant.e.s.
  • Les membres du projet (projets individuels non éligibles) doivent avoir une carte d’étudiant.e de 2017 ou de 2018, justifiant leur inscription dans un établissement de l’enseignement supérieur français.
  • Le projet doit être porté par une structure juridique française (association, SAS, SARL…).
  • Le projet doit répondre à au moins l’un des 17 Objectifs de Développement Durable de l’ONU. L’impact social et environnemental du projet candidat sera analysé à l’aune des 17 ODD de l’ONU.

 

 

Le concours consiste ensuite en deux grands prix. Les lauréat.e.s de ces deux prix seront sélectionné.e.s parmi les 3 finalistes désignés par le jury :

  • Le Prix du Jury.
  • Le Coup de Cœur du Public.

 

Et à la clé ?

  • Pour le Prix du Jury :
  1. Création de contenus (vidéos, portraits, interview) et mise en avant médiatique du projet par nos partenaires médias ;
  2. Une campagne de crowdfunding « Premium » sur la plateforme de notre partenaire Ulule, abondée de 500€ ;
  3. Un accompagnement de projet personnalisé par notre partenaire le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprises).
  • Pour le Coup de Cœur du Public :

La ou le lauréat.e du Coup de Cœur du Public remporte, en plus des dotations du Prix du jury, une dotation de 3 000€.

 

Le calendrier

21 JANVIER 2018 : Clôture de l’appel à projets.

FIN JANVIER 2018 : Sélection par le jury des 3 finalistes.

30 JANVIER 2018 : Enregistrement à Paris des vidéos de présentation des projets finalistes, supports à l’appel au vote du public (transport pris en charge pour les porteurs de projets vivant hors Ile-de-France).

DE FÉVRIER AU 5 MARS 2018 : Appel au vote du public pour désigner le Grand Prix « Cour de Cœur du Public ».

6 MARS 2018 : Pitch des 3 finalistes et remise du Prix du Jury et du Coup de Cœur du Public, lors de la cérémonie de clôture des Trophées UP-Alternatives Économiques.

 

Tu as un projet à fort impact social et environnemental, et le concours t’intéresse ? Alors, candidate ! Tu peux postuler ici jusqu’au 21 janvier 2018 !

 

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Villes durables : comment agir localement et efficacement ,

lundi 4 décembre 2017 par REFEDD

De quoi parle-t-on quand on évoque « la ville durable » ? Juliette, étudiante à Sciences Po Aix et observatrice climat à la COP23, vous raconte ses rencontres avec des acteurs et actrices du climat et des villes durables à Bonn.

Via Le Monde.fr http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/26/ljubljana-nouvelle-capitale-verte-de-l-europe_4446299_3244.html

Pendant que des négociateurs du monde entier se réunissent afin de trouver des compromis pour répondre à la problématique climatique à l’échelle mondiale (la COP23) , de nombreuses solutions sont déjà mises en place au niveau local. Pendant toute une semaine, j’ai donc pu assister à de nombreuses conférences animées par des hommes et femmes politiques, des urbanistes, des entrepreneurs des 4 coins de la planète. Ces professionnels étaient présents pour nous exposer des expériences de villes durables qui existent et fonctionnent.

 

Les villes durables : un réseau s’établit

Lors d’un dialogue entres experts et parlementaires allemands et scandinaves concernant les solutions à apporter pour instaurer des villes durables, un parlementaire finlandais se félicitait même de voir que le nombre de solutions présentées pendant les COP augmentait années après années. Certaines villes n’ont effectivement pas attendu la mise en place d’une législation internationale sur le climat pour s’engager dans un développement durable. 95 villes mondiales se sont ainsi regroupées au sein du réseau « C40 CITIES » (dont Londres, Paris, Mexico City, New York, Durban, Los Angeles, Melbourne, Boston…) pour collaborer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces métropoles représentent à elles-seules 650 millions de personnes et plus de 25% du PIB mondial. L’idée est d’instaurer une feuille de route propre à chaque ville afin d’atteindre au plus vite les objectifs cités dans l’Accord de Paris de 2015. Ainsi, des partenariats se sont créés entre ces villes du monde entier dans le secteur commercial, universitaire et de recherche.

A noter qu’aux Etats-Unis, malgré le retrait du pays des Accords de Paris sur le climat par le Président Donald Trump, 382 maires américains représentant 68 millions de citoyens se sont tout de même engagés à « adopter, honorer et défendre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris ».

 

La Scandinavie a ouvert la voie

Les représentants des pays scandinaves présents à la COP23 avaient pour objectif principal de démontrer que les actions en faveur d’un développement durable ne se font pas au détriment de la croissance économique. Pour prendre l’exemple de la Suède, Stockholm est parvenue en 30 ans à décupler sa croissance de 41% tout en réduisant considérablement ses émissions de gaz à effet de serre de près de 35%.

Avec Helsinki, les 2 villes ont mis en place des péages en fonction du taux de pollution dégagé par chaque type de véhicules et cette politique a entrainé une diminution de l’utilisation de la voiture de 4 à 5% pendant les heures de pointe. De plus, Helsinki a misé sur une forte incitation à utiliser des vélos dans la ville, autant d’un point de vue financier (l’abonnement annuel s’élevant seulement à 25 euros), que d’un point de vue pratique avec une multiplication du nombre de bornes de vélos en libre service.

Une journée comme les autres à Copenhague…

Un député danois a évoqué la réflexion des villes durables scandinaves et a rappelé que l’essentiel est de simplifier un maximum la vie des citoyen.ne.s qui utilisent des transports écologiques (faciliter et sécuriser les trajets en vélos par exemple, comme le fait la ville de Copenhague au Danemark).

De même pour la Norvège, la représentante du Parlement norvégien a tenu à souligner que la ville d’Oslo avait récemment décidé de rendre le centre-ville accessible uniquement à pied dès 2019 (à l’exception des livraisons). La parlementaire a voulu également insister sur le chiffre suivant : la Norvège est le pays avec le plus de voitures électriques par habitants malgré que le pays possède un vaste territoire et par conséquent des distances considérables entre les différentes villes du pays.

Dialogue entre expert.e.s et parlementaires allemands (Berlin) et scandinaves via Skype durant la COP23.

Conscient.e.s que la taille des villes scandinaves ne peut être comparée à celle des grandes métropoles mondiales, les représentants des pays nordiques s’accordaient à penser que leurs modèles de développement durable peuvent être intensifiés et adaptés à la particularité de chaque ville. Une parlementaire norvégienne a ainsi décidé de terminer son discours avec ces mots : « agir en faveur de l’environnement n’est pas dans notre ADN, cela nous demande beaucoup d’efforts et une forte volonté politique » afin de rappeler que ce tournant écologique n’est pas réservé à une minorité de villes. Il serait donc temps d’arrêter de se contenter de citer ces villes comme exemple mais également suivre la voie qu’elles ont initié.

Article rédigé par Juliette Poma.

Pour aller plus loin :

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Noël Zéro Déchet : la déco

lundi 27 novembre 2017 par REFEDD

Après les cadeaux, voilà l’épisode 2 : la déco ! Arbre de Noël, guirlandes, couronne… Blanc, argenté, vert, rouge, doré,… Pas de Noël réussi sans une maison bien décorée, festive et chaleureuse. Le REFEDD vous aide à décorer en mode zéro déchet !

 

 

L’arbre de Noël… vrai sapin ou récup’ ?

On entend beaucoup qu’il vaut mieux acheter un sapin artificiel plutôt qu’un vrai pour éviter la déforestation. En réalité, les sapins en plastiques sont souvent fait en plastique non-recyclé et non-recyclable ; leur empreinte carbone est souvent plus élevée, ils sont fabriqués à partir de produits dérivés du pétrole, ils exploitent des ressources non renouvelables et occasionnent des émissions de gaz à effets de serre. Pour comparer l’impact environnemental d’un sapin naturel et d’un sapin artificiel, le cabinet d’étude canadien Ellipsos a analysé leur cycle de vie : réutilisable pendant plusieurs années, il faudrait toutefois le conserver 20 ans pour que son impact sur la planète soit plus favorable que le naturel.

Les arbres de Noël « vivant » sont compostables, et les villes proposent des programmes de ramassage et de recyclage des arbres. Fais toutefois bien attention à la provenance de ton sapin à l’achat : il n’existe pas encore de signes officiels de qualité pour les sapins de Noël relatif à une provenance géographique, mais l’ Association Française du Sapin de Noël Naturel (AFSNN qui regroupe 93 producteurs) recommande des démarches collectives territoriales : « Légende du Morvan », « Morvan, Nature et Talents », « Marque Savoie ». Le Label Rouge ainsi que le label Agriculture Biologique sont en cours de construction.

Si tu préfères ne pas utiliser un arbre qui a été coupé, il existe des alternatives :

  • Optes pour une autre plante en pot, que tu pourras laisser dans ton appart après la période de Noël : un bon vieux Yucca, aérien et ultra facile d’entretien, un ficus, un Aloe et son feuillage charnu, une Monstera, très décorative, un palmier pour un côté « Noël Hawaïen » ou même pourquoi pas un cactus ! Peut-être que tu as même déjà une plante en pot chez toi, comme ça, pas besoin de dépenser un sou !

Mon beau ficus, roi des forêêêts…

  • Sinon, fais de la récup’ ! Si tu as des planches en bois, des palettes ou du carton qui traîne chez toi (ou dans la rue), découpe les et fais-en un sapin qui sort de l’ordinaire. Le sapin-escabeau est aussi une bonne alternative : tu peux le réutiliser après Noël comme une étagère pour poser des plantes ou des livres.

 

 

Une déco simple et naturelle

Évite à la corvée de rangement post-Noël en faisant dans le minimalisme.
Quels sont les objets qui ont le plus d’impact sur l’ambiance d’une pièce ? Peut-être qu’une jolie guirlande de lumière autour de ta fenêtre ou le long de tes escaliers, ça suffit ? Ou simplement une belle couronne de végétaux sur ta porte d’entrée ? Ne tombe pas dans le piège des décos de Noël pas chères et de mauvaises qualités qui s’accumulent (dans ton placard ou ta poubelle).
Pense aussi Emmaüs, recycleries et foires aux greniers !

Et si tu veux ajouter un peu de neuf dans ta déco, pense DIY et végétal ! Voici quelques idées :

 

 

Avec toutes ces astuces, on espère que ton appart sera le plus beau et le plus #DD du quartier !

Prochain (et dernier) épisode coming (very) soon : un réveillon zéro déchet
Relire l’épisode précédent : des cadeaux zéro déchet

 

 

 

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Etudiants et Développement Durable : le rapport de la Consultation nationale étudiante est sorti !

mardi 21 novembre 2017 par REFEDD

 

Alleluia ! Après 9 mois de rédaction, d’analyse statistique et de redressement de données (avouez que ça fait rêver) le rapport de la Consultation nationale étudiante 2017 est en ligne ! Alors : quel est l’avis des étudiant.e.s de France sur le Développement Durable ? Sont-ils.elles suffisamment (in)formé.e.s sur la question ? On vous dit tout. 

 

 

D’octobre à décembre 2016, plus de 10 500 étudiant.e.s de toute la France ont répondu à la Consultation nationale étudiante (CNE) du REFEDD via le questionnaire « donnetonavis.refedd.org » . Aujourd’hui, nous publions le rapport détaillé et sa synthèse.  

>>> Le rapport détaillé <<<

>>> La synthèse <<<

 

Pourquoi une Consultation nationale étudiante ?

Lancée depuis 2008, la Consultation nationale étudiante a pour objectif de déterminer les rapports et pratiques entretenus par les étudiant.e.s de France en matière de développement durable. Il s’agit de comprendre leurs envies, leurs besoins et attentes sur ces thématiques afin de les accompagner et porter haut leur voix auprès des entités de l’enseignement supérieur.

Réitérée en 2011, 2014 puis enfin 2017, elle a lieu tous les 3 ans car c’est le temps nécessaire pour intégrer les demandes des étudiant.e.s et les porter auprès d’acteur.trice.s institutionnel.le.s et académiques. Elle tend à favoriser l’engagement de toutes les parties prenantes vers un enseignement supérieur plus durable.

De plus, les recommandations et les avis des étudiant.e.s présentés dans ce rapport permettent au REFEDD de développer les outils nécessaires au déploiement de projets pour les étudiant.ee.s tels que, par exemple, de nouvelles formations en lien avec le développement durable ou de nouveaux outils, à l’image du guide « Mon campus Zéro Déchet » réalisé en partenariat avec l’association Zero Waste France suite à la CNE de 2014.

 

Des étudiant.e.s conscient.e.s des enjeux climatiques actuels

 

C’est ce qu’avait montré notre infographie publiée en mars 2017 et qui présentait les premières tendances de cette 4ème Consultation. Pour une grande majorité des personnes interrogées, le développement durable est considéré comme « une opportunité pour trouver des alternatives et des solutions aux crises actuelles. ». Ces étudiant.e.s témoignent ainsi d’un intérêt pour les questions environnementales qu’ils intègrent au quotidien (tri et/ou réduction de leurs déchets, attrait marqué pour une consommation bio, locale et de saison) de même qu’une volonté à être formé.e.s pour consolider les bases de leurs savoirs en terme de développement durable.

Cet intérêt pour le sujet est étroitement lié au sentiment d’urgence environnementale. Les étudiant.e.s ont donc conscience de la situation climatique dans laquelle nous sommes actuellement et apparaissent inquiets face aux conséquences que le réchauffement climatique pourraient avoir sur leur avenir.

 

« […] Lorsque l’on demande aux étudiant.e.s de choisir les 3 plus grands défis du XXIe siècle, 67% d’entre eux placent la lutte contre le changement climatique en tête, suivi par la lutte contre l’épuisement des ressources naturelles à 57%. »

 

Une volonté à développer leurs connaissances du sujet au sein des campus

Les résultats de cette Consultation font apparaitre 2 tendances notables : d’une part, que les étudiant.e.s perçoivent le campus comme le lieu de formation qui leur permettra de devenir un.e acteur.rice du développement durable et, d’autre part, qu’une forte majorité souhaite intégrer les enjeux du développement durable dans leur futur métier.

« Ainsi et malgré la non inclusion du développement durable dans leur cursus, l’envie de devenir un.e acteur.rice du développement durable est donc bien présente auprès des étudiant.e.s. »

Or, la vision qu’ont les étudiant.e.s de leur formation et de l’intégration du développement durable dans celle-ci montre que plus de la moitié des répondant.e.s, pensent qu’il n’est pas pris en compte, nous faisant alors supposer qu’il existe un décalage entre les envies des sondé.e.s et la réalité dans les campus.

Par ailleurs, l’enjeux social du développement durable est le grand oublié de cette Consultation. A en croire l’analyse des résultats, il apparaît ainsi que les étudiant.e.s n’identifient que certains aspects du développement durable : d’abord environnemental, puis économique. Le côté social (personnes en situation de handicap et/ou difficulté financière) est donc généralement laissé de côté. De même, au travers des réponses ouvertes, les étudiant.e.s expriment leur incompréhension face à l’égalité homme-femme en tant que mesure liée au développement durable.

 

Nos recommandations

L’analyse des réponses  a permis d’identifier les attentes des étudiant.e.s et l’évolution de leur perception sur le développement durable dans leur campus pour, au final, établir une liste de plusieurs recommandations, disponibles en intégralité dans notre synthèse.

Pour aller plus loin

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Noël Zéro Déchet : les cadeaux

vendredi 17 novembre 2017 par REFEDD

À l’occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, le REFEDD te propose une série d’article pour un Noël Zéro Déchet ! Premier épisode incontournable : les cadeaux. Qu’on s’y prenne des mois à l’avance ou 3 jours avant, ils se retrouvent toujours sous le sapin. Mais entre courses effrénées, emballages et déception, pas toujours évident de rester zéro déchet… Voici donc quelques astuces !

 

 

On prend son temps

Et  si tu optais pour un slow Noël cette année ?

D’abord, essaye de t’y prendre à l’avance pour les cadeaux. Plus de temps, moins de précipitation : c’est plus facile de faire attention à ce qu’on achète quand on a pas à courir dans tous les sens ! Essaye de choisir les magasins à l’avance, emmène avec toi tes tote bags, tes sacs à vrac, etc.
Enfin, évite de commander tes cadeaux sur internet : empreinte carbone ++, emballage ++ (Amazon, c’est pas très DD).

À tester aussi : un Noël minimaliste. Mets toi d’accord avec les gens de ta famille et fais des listes plus courtes, en privilégiant la qualité plutôt que la quantité. Comme ça tu fais des économies d’argents et de déchets !

 

Des cadeaux qui changent

Un cadeau complétement zéro déchet, c’est un cadeau sans emballage. Pas facile facile donc. Le plus simple, c’est de ne pas offrir des cadeaux physiques mais des expériences ! Un concert, un dîner, une soirée ciné …
Voici quelques idées qui sortent de l’ordinaire :

Clique sur l’image pour l’agrandir.

Toutes ces idées sont facilement réalisables, et les bons plans sont tous disponibles sur Internet : lieux insolites sur le site internet des régions ; abonnement à une artothèque sur le site des villes et en mairie. Pour adopter un corail, parrainer un arbre ou nommer un étoile, ça se trouve rapidement sur lilo, le moteur de recherche qui finance les projets responsables et d’intérêt général (comme le REFEDD par exemple 😉 ). Pareil pour les cours de cuisine, de peinture ou de yoga : sur Internet, en mairie ou dans la salle polyvalente de votre ville.

 

Des cadeaux plus « tradi » mais toujours zéro déchet

Tu peux aussi trouver des idées de cadeaux plus traditionnels mais en restant zéro déchet :

  • Si tu veux offrir des bijoux, des vêtements, un sac… Pourquoi ne pas le faire toi-même ? Bijoux en fil de fer ; pull, écharpe, gants… en tricot ; tote bag customisé avec de la peinture ou un marqueur, etc. Tu peux aussi customiser des mugs en porcelaine unie en dessinant dessus au marqueur ou à la peinture. Le Do It Yourself (DIY) y a qu’ça d’vrai !
    Si tu n’as pas le temps, la motivation, (ou le talent), tu peux aussi aller voir chez tes artisans locaux !
  • Si tu es plus fourneaux que tricots, pourquoi ne pas offrir un petit plat fait maison, dans un bocal en verre ou une jolie boîte en métal ?
    Tu peux aussi faire des « mix » : remplir un bocal en verre de tous les ingrédients secs nécessaire à la préparation d’un gâteau ou d’une boisson, par exemple. La personne n’aura plus qu’à ajouter les aliments liquides, à mélanger le tout, à faire cuire (ou non) et à se régaler !

 

 

Pour un bocal de « Préparation pour cookies aux pépites de chocolat » :
( via cuisineamericaine)

Dans un bocal en verre (donc, réutilisable !) d’une taille similaire à celui sur la photo, verser les ingrédients dans l’ordre suivant (bien répartir et tasser entre chaque couche) :

  1. Dans un bol à part, mélanger 200gr de farine + 1 cuillère à café de levure + 1 pincée de sel et verser au fond du bocal.
  2. Ajouter par dessus :
  • 80 g de chocolat en poudre non sucré
  • 300 g de sucre en poudre
  • 180 g de pépites de chocolats semi-amer

C’est prêt ! Ajouter ensuite une étiquette avec les instructions pour préparer les cookies :

  • Préchauffer le four à 160°C
  • Verser tout le contenu du bocal dans un grand saladier et mélanger
  • Mélanger ensemble 115 g de beurre ramolli + 2 œufs battus + 2 cuillères à café d’extrait de vanille et ajouter au contenu du bocal
  • Déposer la pâte sur une plaque couverte de papier cuisson à l’aide de deux petites cuillères
  • Placer la pâte au freezer/congélateur pendant 10 à 15 minutes
  • Faire cuire à 160°C pendant une dizaine de minutes ou jusqu’à ce que les cookies soient légèrement dorés
  • Laisser refroidir sur une grille

Et voilà ! Avec ça, tu devrais réussir à réduire tes déchets à Noël (enfin, on espère…) !

Prochain épisode coming (very) soon: les décos de Noël zéro déchet !

 

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La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2017

jeudi 16 novembre 2017 par REFEDD

Du 18 au 26 novembre 2017, c’est la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) ! L’objectif ? Sensibiliser le grand public à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée, et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Cette année, c’est plus de 5000 actions partout en France !

 

 

« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas »

La SERD est un événement initié par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie) et le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette semaine d’action est un moment fort de mobilisation. Elle dépasse même nos frontières : la Semaine est également organisée en Europe où près de 12 000 actions ont été mises en place dans plus de 27 pays.

La prévention des déchets, c’est agir pour ne pas produire les déchets en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (compost par exemple) !

La Semaine s’adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu’aux scolaires et au grand public. Tout le monde peut agir pour réduire ses déchets !

 

Quelques chiffres clés sur les déchets

Selon l’ADEME, en 2014, en France, on a produit 324 millions de tonnes de déchet. En 2016, la production d’ordures ménagères et assimilables par habitant en France représente 600 kg.
Et ça coûte cher : 17 milliards d’euros pour la gestion des déchets en 2014. Et on ne parle même pas du prix écologique… N’hésite pas à aller faire un tour sur notre article sur les pailles en plastiques, et tu verras. C’est léger, c’est petit, mais une fois jeté dans la nature, ça peut avoir des conséquences catastrophiques.

 

10 chiffres clés pour les déchets (ADEME, 2016)

 

Toutefois, il y a du positif : dans les chiffres de l’ADEME toujours, grâce au recyclage, on a évité le rejet de 20 millions de tonnes de CO2 en 2014 ! Le tri n’est donc pas un acte anodin ; c’est prouvé, quand tu mets ton emballage carton dans la poubelle jaune, tu contribue bien à la réduction des émissions de CO2 !

La SERD est donc là pour encourager le recyclage et la réduction des déchets, et pour pérenniser ce mouvement. Chacun peut agir ; des économies de déchet, c’est des économies d’argent et de CO2.

 

Réduire ses déchets 2.0 : le mouvement « zéro déchet »

Ces 5 dernières années, on a constaté l’émergence d’un nouveau mode de vie : le « zéro déchet ». L’idée ? Consommer et vivre en essayant de produire le moins de déchet possible. L’objectif, c’est de réduire ces déchets au point qu’un an de déchet tienne dans un bocal en verre, de la taille d’un pot de confiture par exemple.

« Quand tu vois un fruit dans une barquette en polystyrène, emballée dans du plastique : Beurk, beurk, beurk… » (via @zerowastememes sur Instagram)

 

Tenté.e par l’expérience zéro déchet ? Le REFEDD est là pour t’aider :

Et notre série spéciale « Noël Zéro Déchet » :

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5 bonnes raisons de rejoindre Enercoop, fournisseur d’électricité 100 % renouvelable

mercredi 15 novembre 2017 par REFEDD

Enercoop, fournisseur français d’électricité 100 % renouvelable, regroupe des consommateurs soucieux de faire du bien à la planète et des producteur.rice.s d’énergie renouvelable indépendant.e.s. Envie de passer du côté clair de la force de l’énergie renouvelable ? On vous explique ci-dessous. 

 

L’hiver approche et la jauge du thermomètre commence doucement (mais sûrement) à baisser. Malgré vos 3 couches de vêtements et vos mitaines d’intérieur, vous n’y tenez plus et poussez la mollette de votre radiateur électrique vers la droite. Une douce chaleur commence alors à prendre possession de la pièce. Vous ne pouvez le nier davantage : vous avez rallumé le chauffage. MAIS, avant de sombrer dans les limbes de la culpabilité énergétique, savez-vous qu’il existe en France un fournisseur d’électricité 100 % renouvelable ? Il s’appelle Enercoop, il a été créé il y a plus de 10 ans et il propose aux citoyen.ne.s de reprendre le pouvoir sur leur consommation énergétique grâce à des altenatives aux énergies polluantes.

On vous présente en 5 arguments bétons (sans mauvais jeux de mots) les bonnes raisons pour souscrire à un contrat avec eux.

 

1. L’électricité produite par Enercoop est propre et traçable 

C’est-à-dire qu’elle est issue de 4 sources d’énergies renouvelables : les centrales hydrauliques (à hauteur de 94 %), l’éolien ( à hauteur de 4 %), les centrales biomasses (à hauteur de 1 %) et le photovoltaïque (à hauteur 1%). Cette énergie est produite de façon indépendante par des producteur.rice.s partout en France, ce qui signifie que sa production n’est pas soutenue financièrement par des banques ou sociétés qui investissent dans le champs des énergies fossiles (comme le charbon ou le pétrole par exemple).

Et ça c’est bien, très bien, pour la planète.

 

2. Enercoop permet d’investir dans le développement des énergies renouvelables

Enercoop est pour le moment le seul fournisseur français d’électricité 100 % renouvelable en contrat direct avec les producteur.trice.s. L’argent de votre facture permet donc de rémunérer directement les producteur.trice.s d’énergie. Ainsi, en souscrivant chez Enercoop,vous soutenez et financez directement les énergies renouvelables et participez au  développement de nouveaux projets de production sur le territoire.

Pas mal, non ?

3. L’électricité produite par Enercoop est coopérative

Aujourd’hui, le réseau Enercoop regroupe 10 coopératives qui couvrent les 4 coins de l’hexagone (il en existe forcémenent une près de chez vous !). Ce modèle permet d’une part de créer un lien direct entre les producteur.trice.s et consommateur.trice.s et, d’autre part, de faciliter la réappropriation citoyenne de l’énergie. Ces coopératives sont avant tout des espaces de dialogue où tout le monde a la possibilité de s’informer, d’échanger et ainsi participer à la mise en œuvre de solutions énergétiques adaptées à leur territoire.

Enfin, le modèle coopératif permet à chacun.e de devenir sociétaire et de décider de l’avenir énergétique de sa région. Aux renouvelables, citoyen.ne.s !

© Enercoop.fr

4. Enercoop permet de faire des économies…

d’énergie ! Et pour savoir comment réduire efficacement cette consommation, il faut d’abord commencer par la connaître : quelle quantité d’appareil électrique possédez-vous ? Lesquels sont les plus gourmands en énergie ? Combien consomment-ils en veille ? Questionner ses propres comportements est en effet la première phase d’une démarche de sobriété énergétique mais qui sous-entend de mesurer sa consommations d’énergie afin d’analyser au mieux ses propres besoins.

Ainsi, il existe des solutions (très) simples pour réduire votre consommation d’énergie. Par exemple, vous pouvez profiter du soleil pour l’éclairage, envisager une isolation thermique plus performante ou encore acheter des appareils et ampoules économes en énergie. Pour apprendre à maitriser votre consommation énergétique, Enercoop vous propose un accompagnement par Dr Watt : une formation en 6 semaines et 4 étapes pour alléger votre facture d’électricité tout en gardant votre confort (même si les mitaines portées à l’intérieur, ça reste aussi super agréable).

 

5. Enercoop, le fournisseur d’électricité qui agit de façon concrète pour le bien de la planète

Enercoop propose un modèle dans laquelle chaque citoyen.ne peut accéder à une énergie 100 % renouvelable, sobre en énergie, locale et organisé dans le cadre d’une gouvernance partagée, transparente et démocratique. Utopiste ? Pas tant que ça : aujourd’hui, plus de 50 000 personnes ont souscrit à l’offre d’Enercoop en France. Et quelque chose nous dit que ça n’est pas prêt de s’arrêter

 

Donc, en résumé…

© Enercoop.fr

 

Ces quelques arguments vous ont donné envie de sauter le pas du tout renouvelable mais vous avez peur que votre porte-monnaie s’emballe ? Vous pouvez demander une estimation tarifaire pour comparer l’offre proposée par Enercoop avec celle de votre fournisseur actuel.

Pour aller plus loin :

  • Réduisez votre consommation d’électricité avec le Wiki des économies d’énergie.
  • Le scénario négaWatt (qui stipule que nous devons réduire de plus de moitié la consommation énergétique en France) et qui a inspiré Enercoop.
  • Derrière la prise, la dernière campagne d’Enercoop qui invite les consommateur.trice.s à découvrir la provenance de leur électricité 100 % renouvelable.

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La Social Cup, coupe de France de l’entrepreneuriat social

lundi 13 novembre 2017 par REFEDD

La Social Cup, c’est en quelque sorte la Coupe de France de l’entrepreneuriat social, à destination des étudiants.es et des jeunes de moins de 30 ans. Elle est organisée par MakeSense, KissKissBankBank et la Banque Postale.

 

La Social Cup, c’est l’opportunité de découvrir l’entrepreneuriat social, de participer à la construction d’un projet, de créer votre propre start-up, d’être soutenus.es par des professionnels.elles et accompagnés.ées par MakeSense.

L’objectif : permettre à des projets innovants répondant aux grands enjeux de notre société (environnement, exclusion, emploi, vieillissement, éducation…) de voir le jour. Vous ciblez le problème auquel vous voulez répondre, nous vous aidons à développer un projet à fort impact !

La Social Cup est ouverte aux jeunes de tous horizons ! Elle vous permet de travailler en équipes pluridisciplinaires, de mettre en avant l’expérience et les compétences de chacun.une et de construire des projets ambitieux.

 

La Social Cup, concours d’entrepreneuriat social, arrive dans 12 villes en France !

Vous êtes curieux.euse et avez envie d’en savoir plus sur l’innovation sociale ? Vous avez envie d’agir et d’avoir un impact positif sur la société ou l’environnement ? Vous rêvez de créer un projet à impact, ou de rejoindre une équipe qui porte une idée ?

Alors La Social Cup est faite pour vous !

La Social Cup est la coupe de France de l’entrepreneuriat social destinée aux étudiants.tes et jeunes
de moins de 30 ans, co-organisée par MakeSense , KissKissBankBank et La Banque Postale pour la
4ème année consécutive.

Que vous souhaitiez présenter votre projet, développer votre idée ou contribuer à un projet existant,
inscrivez-vous à un atelier dans l’une des villes participantes :

  • Le 11 novembre : Rennes et Clermont-Ferrand
  • Le 18 novembre : Nantes, Bordeaux, Strasbourg et Rouen
  • Le 25 novembre : Lille et Montpellier
  • Le 2 décembre : Lyon, Paris, Toulouse et Marseille

Cette journée rassemblera des étudiants.tes et jeunes de tous les horizons pour créer et développer des projets à impact social ou environnemental.
Vous pourrez déposer votre candidature au concours à la suite de cet événement.

A la clé pour la ou le vainqueur : 3000€ pour démarrer le projet et un an d’incubation !

En manque d’inspi ?

 

Pour l’entrepreneuriat social spécial #DD, prend exemple sur Axelle, la lauréate de la Social Cup 2014 : elle est étudiante en mode et design quand elle constate que l’industrie textile est l’une des plus polluantes du monde (utilisation de composants chimiques, consommation accrue d’eau, etc.). Elle décide alors de créer Axelle & Cie, pour récupérer des vêtements jetés, les (re)designer et les transformer en nouvelles créations “Remade in France” et les vendre sur son e-shop.

 

 

 

Les autres lauréats

Alors, prêt.e à remporter la coupe?
Inscription à l’atelier (gratuite mais obligatoire) ici: http://www.lasocialcup.com/je-minscris

Le site officiel de la Social Cup

Retour sur les afterworks « Entrepreneuriat social » du REFEDD

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Irrintzina, le cri de la génération climat

lundi 13 novembre 2017 par REFEDD

Irrintzi signifie « cri », en basque. L’Irrintzina, c’est le cri des bergers basques ou pyrénéens imitant le hennissement du cheval. Ce cri festif, qui ponctue souvent les danses basques, sert à se signaler en montagne. Mais Irrintzina, c’est aussi un film documentaire français réalisé par Sandra Blondel et Pascal Hennequin, sur le mouvement Alternatiba.

 

SYNOPSIS

Face au sentiment d’impuissance que provoque l’extrême gravité du dérèglement climatique, quelques militants de l’organisation basque Bizi ! font un pari fou : construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et lancer un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba.

De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation.

Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l’effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des centaines de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place.

Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21,… Le film d’une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d’agir ensemble. Soutenu par 1258 contributeurs, avec la participation d’une vingtaine de techniciens issus des médias « alternatifs », « citoyens » bref « pas pareils » à travers toute la France.

 

 

Si nous ne voulons pas conduire l’humanité au chaos, nous devons changer rapidement notre modèle économique et notre mode de vie basés sur la croissance, le pillage des ressources et l’exploitation des plus pauvres. Même si le dérèglement climatique est déjà enclenché et qu’il est irréversible, « nous pouvons encore éviter le pire », dit Txetx Etcheverry, à l’origine du mouvement.
Comme le cri ancestral basque dont il emprunte le nom, Irrintzina, le cri de la génération climat est un cri d’alerte face à l’urgence climatique et un cri d’espoir lancé par des centaines de militants du mouvement Alternatiba.

Irrintzina montre que nous pouvons agir collectivement pour que les alternatives passent à la vitesse supérieure et que nous avons les moyens de lutter contre les responsables du dérèglement climatique.

 

 

La bande-annonce du film

 

 

Pour aller plus loin

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Suivez la COP23 avec le REFEDD

mardi 31 octobre 2017 par REFEDD

Du 6 au 17 novembre, plusieurs étudiant.e.s membres du Refedd vont vivre au rythme des négociations internationales pour le climat depuis la COP23 de Bonn (Allemagne) : découvrez leurs portraits ! 

 

Depuis la COP18, le REFEDD est accrédité par l’ONU pour envoyer des étudiant.e.s aux COPs (Conference of the Parties). Ces « obervateur.trice.s » soutiendront les sujets de l’éducation au changement climatique et de l’équité intergénérationnelle, le but étant qu’ils soient reconnus comme essentiels par les négociateur.trice.s. En septembre, le REFEDD a donc de nouveau ouvert un recrutement pour les futur.e.s accrédité.e.s de la COP23… qui s’est révélé plutôt fructueux puisque plus de 30 candidatures ont été reçues !

 

Quels enjeux pour la COP23 ?

Selon les expert.e.s,cette nouvelle COP s’annonce d’abord comme « une conférence technique » dont le principal enjeu est de préparer la COP24 de Katowice (Pologne) qui signera officiellement la mise en application pratique de l’Accord de Paris, adopté en 2015 lors de la COP21.

Pour vous mettre dans le bain (ou vous rafraîchir la mémoire), les Jeunes Délégués Français pour le Climat vous ont concocté cette vidéo qui récapitule les principaux enjeux de cette COP23 :

 

 

Pour les plus curieux.ses d’entre vous, nous vous conseillons d’aller jeter un oeil au dossier spécial COP23 du Réseau Action Climat intitulé « Deux ans après la COP21, quels défis à l’échelle internationale ? » et qui met en avant l’urgence climatique à laquelle nous faisons face actuellement.

S’ajoute à cela le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris par l’administration de Donald Trump en août dernier. La conférence de Bonn sera donc la première depuis cette annonce et devrait s’ouvrir sur un fort dégré d’incertitudes : la délégation américaine sera-t-elle en retrait ou tentera-t-elle de retarder la mise en oeuvre de l’Accord de Paris ?

 

Les membres de la délégation Refedd à la COP23

Découvrez les heureux.ses sélectionné.e.s qui auront la chance d’être au coeur des négociations internationales climatiques pendant 10 jours ! Formé.e.s par le REFEDD, ces observateur.trice.s porteront la voix des étudiant.e.s et relaieront l’actualité des négociations en direct depuis Bonn.

  • Quentin Zins

Je m’appelle Quentin Zins. J’ai 21 ans et je suis étudiant en master 1 de politiques environnementales à Sciences Po Paris. A côté, je suis volontaire en service civique au REFEDD en charge des pôles « Energie et Mobilité ». Je suis originaire d’un petit village en Normandie où j’ai passé mon enfance à explorer forêts et champs sur mon vélo. C’est sûrement de là que vient mon côté amoureux de la nature et la raison pour laquelle je me suis intéressé aux questions de protection de l’environnement, puis de lutte contre le réchauffement climatique. Aujourd’hui, j’utilise toujours autant mon vélo, mais en ville (et c’est toujours aussi agréable et clairement plus convivial que le métro).

Assister à la COP est pour moi source d’opportunités formidables : celle de voir les coulisses des grandes décisions mondiales qui orienteront le monde de demain ; celle de comprendre les enjeux et mécanismes qui freinent aujourd’hui toutes les avancées vers un développement durable ; celle de découvrir de nouvelles idées, des initiatives prometteuses et des gens qui s’engagent. Bref, un condensé en 2 semaines de tout ce qui alimente et guide mes aspirations professionnelles et personnelles. Il n’y a pas à dire, j’ai hâte !

 

  • Aurore Grandin

Je m’appelle Aurore et j’ai 23 ans. Je suis étudiante à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Paris, en année de césure. Passionnée par les sciences cognitives et le développement durable, je m’intéresse particulièrement aux enjeux d’éducation, de sensibilisation et de communication autour de l’écologie et du climat. Membre de l’association Ecocampus de l’ENS et du bureau du REFEDD en tant que co-vice-présidente, je participe à la préparation des Rencontres Nationales pour le Développement Durable (RENEDD) et fait un suivi des négociations climatiques. J’aimerai encourager l’implication de l’enseignement supérieur sur cette question c’est pourquoi j’espère pouvoir montrer une partie de l’engagement des jeunes français.e.s lors de la COP23.

 

  • Lucas Paoli

Je porte depuis toujours un grand intérêt aux relations qu’entretiennent les sociétés humaines avec leur environnement. Passsioné par les sciences naturelles, j’ai décidé d’aborder la question du point de vue de l’écologie lors de mon intégration du département biologie de l’Ecole Normale Supérieure de Paris.

Diplômé d’un Master 2 Ecologie, Biodiversité et Evolution (EBE), cette dynamique se retrouve dans mes projets de recherche, centrés sur l’impact des activités humaines sur les écosystèmes et leur adaptabilité au dérèglement climatique. Suivant cette ligne directrice, je me suis engagé dans le milieu associatif avec Ecocampus et integré le REFEDD à l’été 2015 pour suivre les négociations onusiennes sur le climat (intersession à Bonn et COP21 de Paris) où j’ai travaillé sur les enjeux de l’éducation et de l’équité intergénérationnelle. Vice-président du REFEDD en 2016-2017, j’ai mené la délégation à la COP22 de Marrakech.

 

  • Tiana Salles

Je m’appelle Tiana, j’ai 24 ans, un parcours assez atypique fait de voyages, d’engagements, de journalisme associatif (Radio) et d’une licence de droit à l’Université d’Assas. J’ai commencé à m’impliquer dans le développement durable en rejoignant la commission Environnement du Conseil Régional des Jeunes d’île de France. J’ai ensuite voyagé en Californie et au Brésil, découvrant de nombreuses façons de consommer de manière alternative. A mon retour, j’ai rejoint un cursus de droit à l’Université d’Assas et ne trouvant pas d’association en lien avec le DD, j’ai co-créé avec 2 autres étudiants, l’association l’Avocatier pour la mise en place d’une distribution de fruits et légumes biologiques locaux sur le modèle « Amap ». Puis nous avons rejoint le REFEDD en 2014, afin de pouvoir s’inspirer, collaborer avec d’autres membres du réseau et nous avons eu la chance de faire partie du CA en 2015. En 2016, l’association a fusionné avec Assas Environnement afin de développer son champ d’action et, en 2017, cette dernière a rejoint le CA du REFEDD. Impliquée dans le réseau depuis 3 ans, coorganisatrice et animatrice du Live Radio des dernières RENEDD et passionnée par les enjeux climatiques notamment juridiques, je n’ai jamais eu le temps de participer concrètement à une COP et je profite de cette année de transition dans mes études pour vivre cette expérience.

 

  •  Juliette Poma

Je m’appelle Juliette, j’ai 19 ans et suis étudiante en 3ème année à Sciences Po Aix. J’effectue actuellement mon année de mobilité en Irlande afin d’étudier le fort engagement du pays dans la cause environnementale. Persuadée que l’éducation joue un rôle primordial pour éveiller les consciences au développement durable et soutenable, je m’investis dans de nombreux projets de sensibilisation au près des étudiant.e.s comme la distribution de fruits et légumes locaux sur le campus afin de limiter l’empreinte carbone, ou l’organisation de rencontres avec des collégiens pour débattre des enjeux environnementaux. Bénévole à la Croix-Rouge française et membre de l’association humanitaire de mon école (Interface), je m’engage depuis plusieurs années dans des actions sociales et solidaires. Toute nouvelle recrue au sein du REFEDD, ce seront aussi mes premiers pas au sein des conférences internationales pour le climat.

 

Suivez l’actualité de la COP23 avec le REFEDD

Articles, vidéos et direct depuis la matinale de Radio Campus Paris : durant ces 10 jours, la délégation du REFEDD vous tiendra informé.e.s des avancées des négociations internationales sur le climat.

Découvrez notre vidéo « Une semaine à la COP23, au coeur des négocations internationales pour le climat ».  

 

 

Deuxième semaine, deuxième vlog ! Juliette, Emma, Tiana et Quentin font le bilan : 

 

 

Ouvrez l’oeil et suivez les aventures de nos 5 étudiant.e.s sur notre page Facebook @Refedd, notre compte Twitter @Refedd avec le hashtag #REFEDDCOP23 et sur Instagram @Refedd.2.0 !

https://www.connect4climate.org

Pour aller plus loin 

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Associons-nous #1 : la rentrée du REFEDD 2017-2018

lundi 30 octobre 2017 par REFEDD

Les 24 et 25 octobre, les associations membres du REFEDD se sont données rendez-vous à Paris, Lyon et Bordeaux pour se rencontrer, échanger sur leurs actualités respectives et lancer l’année 2017-2018. Retours sur ces 3 soirées !

 

Au REFEDD, le mois d’octobre est généralement riche en actualité : la rentrée est désormais bien entamée, les premiers TD rendus et les projets DD (presque) sur les rails… il est maintenant temps de rencontrer les assos du réseau qui feront l’actualité étudiante et DD de l’année ! rendez-vous au Café Nova pour Lyon, le Mab’Lab du Crous Mabillon à Paris et la Maison de la Nature et l’Environnement à Bordeaux !

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

C’est un peu la maxime du REFEDD ! En effet, ces apéros associatifs de rentrée ont d’abord pour objectif de faire rencontrer les membres du réseau pour qu’ils présentent leurs projets au reste du collectif et discutent de ponts possibles entre leurs assos.

Pour cette rentrée 2017, près de 70 étudiant.e.s engagé.e.s pour le développement durable dans leurs campus et/ou au quotidien ont répondu présent.e.s à l’appel du REFEDD. D’autres étudiant.e.s qui n’étaient pas membres du réseau ont aussi pris part à la rencontre, dans le but soit de rencontrer les associations et d’adhérer à l’une d’elles, soit de s’inspirer de leurs actions en créant leur propre association au sein de leurs établissements.

A Lyon, au Café Nova.

Au Mab’lab de Paris, Manue, notre animatrice Refedd Paris et Ile-de-France explique le déroulé de la soirée aux associations présentes.

Au delà de la présentation des actions de chacun, ces 3 soirées ont permis de mixer les thématiques du DD et d’inspirer d’éventuels partenariats entre les étudiant.e.s.

Les associations présentes à la rencontre

Au total, une vingtaine d’associations étudiant.e.s étaient aux rendez-vous :

  • Lunivercel, réseau de dons et partages sur le campus de Paris X Nanterre
  • CliMates, le réseau des jeunes engagé.e.s pour le climat et qui forment aux négociations climatiques avec le projet COP in MyCity.
  • LundiCarotte, la newsletter écologique de l’association 1pact qui explique chaque semaine les enjeux liés à la consommation responsable avec des exemples pour mieux consommer.
  • Alfort Durable de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort
  • On Veut Durable de l’IUT de Compiègne
  • Colettes ou le Collectif des Etudiant.e.s pour l’Entraide et la Solidarité du campus de Paris 3
  • Les Universitaires Planteurs d’Alternatives (LUPA) de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC)
  • Coop’ à prendre de l’Université Paris Est Marne la Vallée (UPEM) qui propose aux étudiant.e.s de créer une activité économique sous forme coopérative le temps d’une année universitaire.
  • Assas Environnement l’association des juristes engagé.e.s pour une consommation raisonnée de notre alimentation.
  • Lunivert Etudiant de l’Université Paris 1 Sorbonne qui sensibilise à la consommation bio et locale grâce à son potager partagé.
  • Ecocampus, l’asso DD généraliste de l’Ecole normale supérieure de Paris.
  • BE2D (Bureau Etudiant du DD), toute nouvelle association DD du campus de l’IAE Bordeaux.
  • Echo’Logik, l’association DD de Sciences Po Bordeaux qui organise la Semaine des villes durables du 13 au 17 novembre.
  • Ekolo[geek], l’association qui sensibilise aux éco-gestes et à la consommation responsable.
  • Etu’Récup, la ressourcerie étudiante de l’Université de Bordeaux.
  • Solid’Earth, l’association DD et solidarité internationale de KEDGE Bordeaux.
  • L’Association des étudiants et diplômés du Centre EUGINOV de l’IAE de Lyon.
  • On The Green Road, l’aventure à vélo aux quatres coins du monde.
  • René Sens et son projet de permaculture en Thaïlande, Paï Naï.
  • Planet and Co de l’Ecole de Management Lyon.

Sans oublier les réseaux partenaires du REFEDD et autres associations généralistes  :

  • Zero Waste Paris, branche locale de l’association Zero Waste France.
  • Avenir Climatique et son ACademy : une formation gratuite d’un an, qui donne les clefs pour comprendre les enjeux climatiques et passer à l’action.
  • Générations Cobayes et ses 7 commandements éco-orgasmiques « pour se faire du bien sans se faire de mal ».
  • Le réseau parisien, bordelais et lyonnais des associations étudiantes d’Animafac.

Associons-nous #1 à Marseille : save the date !

Pas question de s’arrêter sur cette lancée ! Etudiant.e.s de Marseille et d’Aix-en-Provence, rendez-vous le mardi 7 novembre dès 18 heures dans les locaux de La Maison de Provence Jeunesse et Sports avec les associations du réseau !

>>> Inscrivez-vous à la rencontre du REFEDD Aix-Marseille <<<

 

Rendez-vous à la rentrée de janvier 2018 pour le prochain apéro des assos du REFEDD !

D’ici là, tenez-vous informé.e.s de nos événements sur notre page dédiée.

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Les Objectifs de Développement Durable

mardi 24 octobre 2017 par REFEDD

Les Objectifs de développement durable (ODD) sont 17 objectifs mondiaux que les États s’engagent à atteindre au cours des 15 prochaines années (2015-2030). Ces objectifs portent sur une multitude de domaines allant de la protection de la planète à l’éradication de la pauvreté. 2017 marque le deuxième anniversaire de l’Agenda 2030 et des ODD.

 

 

Une feuille de route vers une société plus juste et plus durable

En septembre 2015, à New York, les 193 États membres de l’ONU ont adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030 : l’Agenda 2030. C’est un programme universel de développement durable, un agenda pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et par les partenariats (les 5 P). Il porte une vision permettant de transformer notre monde en éradiquant la pauvreté et en assurant sa transition vers un développement durable.

Le processus de négociation s’est fait avec la participation de la société civile et d’autres parties prenantes, comme le secteur privé et les maires. Lors de ces négociations, les représentants de la société civile et les autres parties prenantes ont pu s’adresser directement aux représentants des gouvernements. De nombreux jeunes ont aussi été associés dès le début sur les réseaux sociaux et dans l’enquête mondiale My World de l’ONU, qui a reçu plus de 7 millions de votes du monde entier, environ 75 % des participants étant âgés de moins de 30 ans.

 

Les Objectifs de Développement Durable

 

Les Etats membres ont donc défini 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), et 169 sous-objectifs. Ces 17 objectifs renforcent et approfondissent l’ambition et le champ des 8 Objectifs du millénaire pour le développement, adoptés en 2000. En effet, les ODD couvrent l’intégralité des enjeux du développement durable tels que le climat, la biodiversité, l’énergie, l’eau mais aussi la pauvreté, l’égalité des genres, la prospérité économique ou encore la paix, l’agriculture, l’éducation, etc.

Ils reconnaissent également les liens intrinsèques entre ces différents domaines : la lutte contre les changements climatiques et la promotion du développement durable sont deux faces d’une même pièce ; on ne peut parvenir au développement durable sans mener une action pour le climat et, inversement, de nombreux objectifs de développement durable portent sur les facteurs clés des changements climatiques.

On peut prendre comme exemple le sous-objectif n°3 du 13ème objectif (Lutte contre le changement climatique) : « Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide ». Ici, l’éducation est liée au climat ; pas de lutte sans sensibilisation. L’accès à l’éducation pour tous est donc un objectif crucial dans la mise en place de mesure contre le changement climatique.

 

 

Un engagement international

Le 1er janvier 2016, les 17 Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030 sont entrés en vigueur. Tous les pays doivent dès lors mettre en œuvre l’intégralité de l’agenda. Bien que les Objectifs de développement durable ne soient pas juridiquement contraignants, il est attendu des gouvernements qu’ils prennent les choses en main et mettent en place des cadres nationaux pour atteindre les 17 objectifs. C’est la responsabilité des pays de suivre et d’examiner les progrès accomplis en la matière.

Le Programme d’action d’Addis-Abeba, document final de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, prévoit des politiques et des mesures concrètes pour appuyer la mise en œuvre du nouveau programme. Cette mise en œuvre, ainsi que la réalisation des objectifs dépendront des politiques, plans et programmes de développement durable des pays eux-mêmes, qui prendront la direction. Les ODD offriront aux pays des points de référence qui leur permettront d’aligner leurs plans sur leurs engagements mondiaux. Il est prévu que toutes les parties prenantes – les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les autres acteurs – contribuent à la réalisation du nouveau programme.

Les pays sont ensuite invités à rendre compte annuellement de leurs avancées devant le Forum politique de haut niveau des Nations Unies. Ce forum, mis en place en juin 2012 lors la conférence Rio+20, se réunit tous les ans pour les ministres, et tous les quatre ans pour les chefs d’Etat, afin d’assurer un suivi des progrès vers la réalisation des ODD.

 

L’Agenda 2030 en France

 

 

En France, c’est le Ministère de la Transition écologique et solidaire, en relation étroite avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui pilote la mise en œuvre nationale des ODD. Ils travaillent en concertation avec les organisations de la société civile.
Dans la lignée de son engagement pour le développement durable et de sa mobilisation lors de la COP21, la France a voulu se placer en exemple pour la mise en œuvre des ODD. Elle s’est donc portée volontaire aux côtés de 21 autres pays pour présenter sa démarche dès le Forum politique de haut niveau de 2016, le premier depuis l’adoption des ODD.

Quelques exemples de la mise en œuvre des ODD en France :

Objectif 3 – Accès à la santé : 340 millions d’euros dédiés à l’innovation dans le domaine de la santé.

Objectif 5 – Egalité entre les sexes : 66 millions d’euros sur trois ans pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Objectif 7 – Recours aux énergies renouvelables : Un chèque énergie pour aider les ménages à revenus modestes à payer leurs factures d’énergie.

Objectif 14 – Protection de la faune et de la flore aquatique : Interdiction des sacs plastiques à partir du 1er juillet 2016

Source : Rapport sur la mise en oeuvre des ODD (Juillet 2016)

 

Pour aller plus loin:

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La Vélorution étudiante est en marche

mardi 24 octobre 2017 par REFEDD

Armés de gilets jaunes et de casques de vélo, les étudiant.e.s parisien.ne.s se sont donnés rendez-vous mardi 17 octobre pour faire la « vélorution » : une balade d’1h30 à vélo pour promouvoir la « mobilité active ». Retours en images sur l’événement !

Une « Véloru » quoi ? 

V-é-l-o-r-u-t-i-o-n : mélange de « vélo » et « révolution », c’est le nom donné au mouvement international né dans les années 70 et qui cherche à encourager les populations à se libérer de l’emprise des transports polluants dans les déplacements du quotidien.

 

Non à l’auto-moto qui envahit nos rues, nos cerveaux et nos bronches.

Oui à l’autonomie ici et maintenant.

Vélorution !*

*velorution.org

Ces évènements, qui peuvent emprunter différentes formes (déguisés, de jour, de nuit etc.), ont d’abord pour but de promouvoir la pratique du vélo en ville et la mobilité active, puis de faire pression sur les pouvoirs publics afin d’obtenir de meilleures infrastructures cyclables et réduire la place de la voiture individuelle en milieu urbain.

En effet, quand on sait que les transports sont l’une des principales causes de la pollution de l’air et d’émissions de Gaz à Effets de Serre, il est devenu urgent d’agir.

© Mathieu Zins https://www.instagram.com/mathieu_zins/

 

Envie d’en savoir un peu plus sur notre rencontre ? Découvrez ci-dessous la vidéo du rassemblement « vélorutionnaire » des étudiant.e.s parisien.ne.s.

 

 

Nos conseils pour organiser votre vélorution

Qui, quand, quoi, où et comment ? On vous dit TOUT pour vélorutionner votre ville !

  • Tout d’abord, pas la peine de posséder votre propre vélo pour prendre part à ce genre de manifestation. Aujourd’hui, la plupart des grandes villes disposent de vélos en libre service : alors prenez votre Vélib’, Vélov’, VCub ou encore V’Lille et rejoignez le peloton !
  • Pendant toute la durée d’une vélorution, les cyclistes sont sur la route réservée aux automobilistes afin de se réapproprier la rue. Et plus on occupe l’espace, mieux c’est. Attention tout de même : la sécurité avant tout ! N’allez pas mettre en danger les participant.e.s.

© Mathieu Zins https://www.instagram.com/mathieu_zins/

  • En général, les vélorutions s’organisent en soirée, au moment où les voitures et motos sont les plus présentes (cela dit, on ne vous conseillera pas non plus la Place de l’Etoile en milieu de semaine à 18 heures…). Autrement dit, dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, ce n’est pas vraiment de tout repos ! Vous pouvez cependant accompagner votre cortège de musique, mégaphone, slogans bien pensés afin de dynamiser l’ambiance et couvrir le bruit des moteurs. De plus, faites attention si vous avez l’ouïe sensible car les klaxons des automobilistes en colère impatient.e.s risquent de vous accompagner une bonne partie de votre balade ! 
  • Enfin, on vous conseille vivement de déclarer votre manifestation à la préfecture de votre ville en amont afin d’organiser votre manifestation en toute légalité… et sérénité ! Pensez aussi à souscrire à une assurance qui vous couvre (votre asso ou votre collectif) en cas d’accidents d’un.e ou plusieurs participant.e.s.

Vous voilà prêt.e.s pour vélorutionner à votre tour votre ville ! 

Pour aller plus loin :

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1PACTE, un florilège de projets pour démocratiser la consommation responsable

mardi 17 octobre 2017 par REFEDD

L’association 1PACTE, créée en 2017, mène de front les projets LundiCarotte, QuizziCarotte et WikiCarotte dans le but de démocratiser l’engagement vers une consommation plus responsable.

 

 

Le casse-tête de la consommation responsable

Lorsque l’on commence à parler de consommation responsable, on pense tout de suite au bio, au commerce équitable, et au local. Ces 3 idées, plutôt en vogue, ont la mauvaise habitude de faire croire à qui veut l’entendre qu’il est facile de mieux consommer car il suffirait d’acheter des tomates bios deux fois plus chères à la ferme du coin pour sauver la planète de tous ses maux…

Pourtant, si on s’intéresse un petit peu à la mesure d’impact environnemental et sociétal, on découvre une discipline extrêmement complexe pour principalement trois raisons :

1- Tout d’abord les informations. Qui écouter, qui croire ? Entre les entreprises, les associations, les scientifiques, les institutions, les médias, c’est à peine si on arrive à se mettre d’accord sur la couleur du cheval blanc d’Henri IV …

2- Ensuite, l’analyse. Comment fait-on pour mesurer l’impact de l’automobile, qui crée des milliers d’emplois mais pollue beaucoup? Ou alors que choisir entre du riz bio qui vient du bout du monde et un bon riz de Camargue local qui peut contenir un subtil mélange de pesticides ? Que faire avec des OGMs qui peuvent sauver des vies aujourd’hui mais qui pourraient avoir des effets néfastes importants à long terme?

3- Enfin, si d’aventure on parvient à établir de manière claire, qu’un produit est meilleur qu’un autre, à la fois pour la planète et pour les gens qui vivent dessus, comment faire si ce n’est pas ce qu’on préfère ? A qui la responsabilité de rendre ce produit plus durable? A l’État et aux lois? Aux entreprises et à leur RSE ? Aux consommateurs ? Est-ce au maillon final de compenser les défauts de la chaîne?

On voit là qu’il y en a des bonnes raisons de ne pas réfléchir à tout ça. Et pourtant, en dépit de cet environnement difficile, on observe l’émergence d’une nouvelle façon d’acheter: la consommation responsable. Acheter en réfléchissant, en s’informant sur les tenants et aboutissant de son caddie. Acheter en étant acteur, en se disant que tant qu’à faire vivre une entreprise, autant que ce soit une entreprise dont on apprécie la démarche. Acheter avec optimisme, en considérant que son achat fait un petit peu bouger les lignes de notre société.

LundiCarotte nous sauvera tous

Cette consommation responsable est vertueuse à bien des égards et c’est ce que notre association, 1PACTE, souhaite démocratiser au travers de ses actions. 1PACTE s’est construit sur l’idée que beaucoup de gens sont sensibles à la démarche de la consommation responsable mais peinent à s’engager dedans. Nous essayons d’identifier les freins à cet engagement et de développer des outils pour les dépasser.

 

Le premier projet de 1PACTE est le mail hebdomadaire LundiCarotte : chaque semaine, vous recevez un mail d’information sur le sujet de la consommation responsable qui emploie un ton léger pour présenter des manières de mieux consommer.

Pour lire LundiCarotte, c’est par ici : https://1pacte.org/lundi_carotte

 

 

Vous croyez tout savoir ?

Alors peut-être qu’ici, vous savez déjà tout sur tout en matière de consommation responsable. En tant que lecteur du blog du REFEDD, vous devez avoir un sacré pied dans l’étrier sur ce sujet.

Et bien c’est ce qu’on va voir… avec QuizziCarotte, le second projet de l’association, vous pouvez tester vos connaissances sur le thème de la consommation responsable ! Quel est l’empreinte carbone moyenne recommandée par l’ONU, quel ingrédient souvent présent dans le jambon faut-il éviter, quelle marque fabrique ses jeans en France, pourquoi il existe d’autres fournisseurs d’électricité qu’EDF …. des questions variées pour valider vos acquis !

Et si vraiment vous vous avérez être un.e pro du sujet, n’hésitez pas à rejoindre l’équipe pour rédiger des articles LundiCarotte, des questions QuizziCarotte, où même, qui sait, devenir membre contributeur.trice de WikiCarotte.org, la base de donnée de 1PACTE sur la consommation responsable.

Vous le voyez, ce ne sont pas les projets qui manquent chez 1PACTE. Alors, rejoignez le mouvement pour une consommation responsable en parlant de LundiCarotte autour de vous !

 

Auteur : Théodore Fechner de l’association 1PACTE

 

Pour aller plus loin

  • Contactez Théodore à theodore.fechner@1pacte.org –
  • Retrouvez le site internet de l’association : 1pacte.org
  • Suivez 1PACTE sur leur page Facebook @LundiCarotte et Twitter @WikiCarotte

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Associons-nous #1 : les Rencontres inter-asso du REFEDD sont lancées !

vendredi 13 octobre 2017 par REFEDD

Ca y’est, c’est (officiellement) la rentrée : les Rencontres inter-asso du réseau (plus connues sous le nom « d’apéros ») sont lancées ! Inscrivez-vous vite !

Ouiiii !

Les Rencontres locales du REFEDD

Le rythme des cours est maintenant lancé, les premiers TDs ont été rendus et les repas du CROUS bien digérés… il est donc temps de décompresser ! C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous les mardi 24 (Lyon) et mercredi 25 octobre (Paris et Bordeaux) pour célébrer ensemble cette nouvelle année universitaire pleine de promesse pour le développement durable et l’engagement étudiant (mais si, mais si).

Au programme : la rencontre des associations étudiantes de votre région engagées elles aussi pour plus de DD dans les campus, des discussions autour de l’engagement étudiant et du développement durable, la présentation des projets du REFEDD pour l’année (on va parler des RENEDD 2018 et de la SEDD…), des ateliers thématiques, un (ou deux) verres… bref, on ne va pas s’ennuyer !

Alors si vous êtes étudiant.e.s à… :

  • Lyon ? Participez à la rencontre des assos du REFEDD le mardi 24 octobre à partir de 18h30 au Café NOVA.

<<< Je m’inscris à l’apéro des assos du Refedd Lyon >>>

Cliquez sur le visuel pour accéder à l’événement Facebook.

  • Paris ? On vous convie le mecredi 25 octobre à partir de 18 h au Mab’Lab (l’espace co-working du CROUS Mabillon).

<<< Je m’inscris à l’apéro des assos du Refedd Paris et Ile-de-France >>>

Cliquez sur le visuel pour accéder à l’événement Facebook.

<<< Je m’inscris à l’apéro des assos du Refedd Bordeaux >>>

Cliquez sur le visuel pour accéder à l’événement Facebook.

 

D’ici là, si vous avez des questions/recommandations/propositions, n’hésitez pas à contacter nos trois animateur.trice.s réseau :

 

Hâte de vous accueillir pour cette première rencontre du réseau ! 

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News&Land : un roadtrip en voiture électrique à l’autre bout du monde

jeudi 12 octobre 2017 par REFEDD

Partez à la rencontre d’Héloïse et Solène, 2 étudiantes qui ont fait le pari fou de voyager à bord d’un véhicule électrique durant 7 mois… en Nouvelle-Zélande ! 

 

Bonjour Héloïse et Solène ! Qui êtes-vous ?

Solène est brune, discrète et passionnée d’audiovisuel. Héloïse est blonde, bruyante et s’endort devant les écrans. Mais lorsque Solène rencontre Héloïse en classe préparatoire, le duo prend forme au fils des heures passées côte à côte…

Kiwi et palmiers : pas de doutes, on est bien en NZ… ©News&Land

Héloïse : Je suis arrivée en classe prépa à Nantes un peu par hasard, après un Bac S décroché à la volée grâce à ma note en philosophie, disons que je m’étais un peu plantée niveau orientation… Au départ j’ai intégré l’internat, puis Solène m’a recueillie chez elle au bout de quelques mois, sentant bien que je n’étais pas faite pour être enfermée (qui l’est ?!).

A 18 ans nous nous sommes donc retrouvées à vivre ensemble, avec un rythme de vie différent des jeunes de notre âge : à cette époque, se lever à 9h c’était faire la grasse matinée ! Cette période avec Solène m’a donnée le goût du travail et de l’effort, j’ai même décroché ma place en seconde année de prépa mais j’ai préféré rejoindre le double cursus Droit & Philosophie de la Sorbonne, puis le M1 de Droit de l’Environnement. Bien sûr on a continué à se voir, notamment tous les Samedis en donnant des cours à des personnes réfugiées.

Solène : J’ai toujours été une bosseuse acharnée. Une « machine » comme on m’appelait souvent. Héloïse n’était pas tout à fait sur la même longueur d’onde que moi on va dire… ! Mais elle s’en sortait très bien, parce qu’elle prenait le temps de comprendre les choses et de se les approprier. Elle m’a appris à prendre de la hauteur sur les choses et avoir un peu moins la tête dans le guidon.

Quand Héloïse a quitté la prépa à la fin de la première année, ça a été un coup dur pour moi. La prépa c’est un monde clos et fermé, dans lequel tu te recrées un monde. Quand ce petit monde bouge, tu perds tous tes repères. Mais elle est restée à mes côtés, pendant un an, à m’encourager à chaque coup de mou. Héloïse a une force de conviction incroyable, elle maitrise les mots et sait les utiliser à bon escient.

Suite à ces deux années intenses, j’ai eu besoin de me raccrocher à mes passions et prendre du temps pour moi. Je suis allée en licence de cinéma. J’ai découvert le monde merveilleux de la Sorbonne, des cours en amphi, des après-midi libres à aller flâner dans les musées et salles de cinéma vides. J’ai redonné de la place à la création et à la passion dans ma vie. Je me suis investie dans des projets associatifs de photo, tout en gardant en ligne de mire mon objectif : le CELSA. J’ai râté le concours en sortant de prépa, je l’ai eu en sortant de la Fac, parce qu’en prépa j’avais oublié un élément essentiel dans mes copies : parler de ce que l’on aime et non de ce qu’on nous a appris.

 

NEWS & LAND, qu’est-ce que c’est ? 

NEWS & LAND, c’est avant tout une démarche, qui consiste à voyager pendant 7 mois autour de la Nouvelle-Zélande en véhicule électrique, pour sortir des sentiers touristiques et repenser le voyage dans sa globalité.

Voyager en électrique va nous amener à prendre notre temps, et donc à s’arrêter dans tous les endroits, même les moins visités. Notre objectif est d’aller à la rencontre de toutes les personnes que nous pourrons croiser, et notamment celles engagées dans des projets ou des modes de vie respectueux de l’environnement. Nous partagerons ce périple via une web-série qui nous permettra de mettre en avant ces initiatives et de parler de notre expérience de road-trip électrique à l’autre bout du monde. Nous souhaitons également produire des vidéos à visée informative sur plusieurs sujets, dont les enjeux liés à la production et à la maitrise de l’énergie.

 

 

Qu’est-ce qui vous a motivées à vous lancer dans cette aventure ? 

H : Au départ, je souhaitais simplement rendre accessible mes cours de droit de l’environnement au plus grand nombre, en créant de petites vidéos de sensibilisation avec les élèves de ma classe. Mais nous avions tous beaucoup de travail et donc peu de temps, ce qui fait que le projet n’a jamais vu le jour. Cependant l’idée ne m’a pas quittée, car je souhaitais vraiment pouvoir partager et expliquer les enjeux liés à la transition vers un autre mode de société et de consommation, et pourquoi il est important de prendre cette question réellement au sérieux. Selon moi ce n’est pas qu’une question de préservation de la planète, mais surtout une question de maintien de la paix. Pensons-y : si le prix de l’énergie augmente si fortement que le prix des produits importés augmentent et deviennent donc automatiquement moins accessibles pour les plus précaires, ainsi que toutes les technologies nouvelles très demandeuses en énergie, si les ressources en eau continuent à s’appauvrir en quantité et qualité, alors l’accès aux ressources sera de plus en plus un privilège que seuls les riches pourront s’offrir. Et à partir du moment où la majorité de la population n’aura plus accès à des ressources indispensables comme l’énergie et l’eau, je me demande ce qui pourrait se passer. A mon avis, rien ne pousse plus un peuple à la révolte qu’un ventre vide, la gorge sèche et l’impossibilité d’avoir accès aux technologies.

C’est pourquoi il me semble indispensable de parler de ces sujets aux jeunes dès maintenant, et surtout de faire sortir ce débat du cliché selon lequel c’est un débat de personnes aisées. Je ne suis pas d’accord, car les premiers touchés ce seront, comme d’habitude, les plus pauvres.

: J’ai une passion pour la photographie, depuis de nombreuses années. Mon appareil, quand je suis en voyage, ne fait plus qu’un avec ma rétine. Je voulais, depuis des années, prendre cette année de césure et partir photographier le Monde, dans ses plus infimes détails et dans sa naturalité. Mais mes derniers voyages ont été un électrochoc pour moi. J’ai réalisé qu’il était primordial et urgent de repenser notre manière de voyager et notre manière d’approcher un pays qui nous est étranger. On ne peut plus continuer comme cela. Le tourisme DOIT évoluer, car il touche à tous les secteurs : transport, restauration, logement, culture… Je me suis donc dit qu’il fallait premièrement trouver un moyen de transport qui soit plus respectueux de l’environnement tout en nous permettant de nous déplacer sur de grandes distances (d’où la voiture électrique) mais qu’il fallait également repenser notre approche du territoire. Par cela j’entends le fait que je ne veux pas connaitre ce pays de l’extérieur, je veux apprendre à le connaitre de l’intérieur. Les reportages nous inciterons à nous immerger pleinement dans la culture et le fonctionnement de ce pays. Nous souhaitons également y travailler, afin de connaitre tous les aspects de la vie locale néo-zélandaise. Nous souhaitons loger en partie chez l’habitant, nous nourrir localement. On veut vraiment apprendre à comprendre ce pays et non pas seulement le visiter.

 

Vous parlez d’un voyage « non-polluant ». Or, vous serez amenées à prendre l’avion pour vous rendre en NZ, un moyen de transport au bilan carbone très élevé… Pourquoi ne pas rester en France ?

S/H : Il est important de bien avoir en tête que la voiture électrique n’est pas nécessairement une réponse adaptée à tous les territoires, et comme toutes les solutions dites « alternatives », il faut la réfléchir par rapport à un contexte en particulier. Etant donné que la France ne dispose pas, en dehors des centrales nucléaires, de grandes ressources énergétiques ; augmenter le nombre de voitures électriques sur le réseau reviendrait à augmenter la consommation d’énergie et donc à augmenter les importations, qui proviendront la plupart du temps de sources émettant des gaz à effet de serre. Indirectement, conduire un véhicule électrique en France reviendrait quand même à polluer. Ce qui nous a semblé extrêmement intéressant en Nouvelle-Zélande, c’est que plus de 80% du mix énergétique est issu de sources renouvelables qui sont implantées sur le territoire. Le rendement de la voiture électrique par rapport à la voiture thermique est donc évident en termes de pollution, même en prenant en compte l’impact environnemental de la production de la batterie électrique. De plus, nous avons eu accès à un rapport qui démontrait que les infrastructures de Nouvelle-Zélande étaient capables d’accueillir environ 3 millions de voitures électriques sur le réseau, sans que des travaux soient nécessaires. Dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, il nous a semblé que la voiture électrique représentait donc une réelle solution d’avenir. Cette perspective est d’autant plus intéressante que la Nouvelle-Zélande est un pays prisé par les backpakers, pour ses paysages naturels et splendides. Or tout le monde voyage en diesel, ce qui est paradoxal lorsqu’on se déclare amoureux de la nature. Nous souhaiterions donc sensibiliser aussi les gens sur place, en leur montrant qu’une autre manière de voyager est possible.

Pour revenir à la question en ce qui concerne le bilan carbone de l’avion, il est clair que si nous avions eu au moins une année devant nous, nous aurions réfléchi à deux fois avant d’emprunter le chemin des airs, mais ce n’était pas possible. De plus, poser la question ainsi semble sous-entendre que dès que l’on s’engage dans une démarche plus écologique, il faut tout de suite ramener son bilan carbone à zéro. Or il nous semble que c’est une vision trop extrême : l’objectif, c’est déjà essayer de réduire son impact sur l’environnement dans ses actions, lorsque c’est possible (ce qui n’était pas le cas de l’avion pour nous). Ensuite, lorsque le prix des produits reflétera le prix de la pollution que leur production a engendré, il sera beaucoup plus simple pour tout le monde de diminuer son impact carbone, car les produits les moins polluants seront les moins chers.

Justement, en parlant de bilan carbone : est-il plus écologique de voyager en voiture électrique ou bien en transports en commun traditionnels (bus, train, covoiturage) ?

S/H : Ah ah c’est une bonne question… Là aussi, le premier critère à prendre en compte pour effectuer un bilan carbone est la provenance de l’énergie : rouler dans un train nourri à l’énergie renouvelable sera plus écologique que de conduire un véhicule électrique rechargée à l’énergie fossile. Au final nous pensons que le choix doit se faire en fonction du contexte : en Nouvelle-Zélande, si nous n’avions pas fait le choix de la voiture électrique, nous aurions dû emprunter des bus car les lignes de train sont peu développées donc notre voyage aurait eu un bilan carbone plus élevé.

En France, nous privilégions le train et le covoiturage pour les grandes distances, car il faut tout de même se rendre compte que voyager en électrique cela implique d’avoir du temps devant soi et d’être armée de patience, ce qui nous manque souvent dans notre quotidien !

 

On peut imaginer les magnifiques paysages naturels de la NZ… mais aussi vierges de toute présence humaine. Pensez-vous que votre véhicule électrique tiendra les kilomètres ? 

Une des premières choses que nous avons fait avant de réellement se lancer dans cette aventure a été de calculer les distances entre tous les points de charge répertoriés par ChargeNet.nz, un site créé par un citoyen néo-zélandais, Steve West, et qui délivre toutes les informations nécessaires sur le réseau des bornes électriques en Nouvelle-Zélande.

Nous avons calculé ces distances pour ne jamais dépasser les 100 kms de distance, afin de pouvoir avoir une marge de manœuvre face aux aléas (le van que nous souhaitons affiche 170 kms d’autonomie). Mis à part quelques endroits, le réseau « public » permet de faire le tour du pays. Mais notre objectif étant d’aller à la rencontre des citoyens, nous avons également pris contact avec la communauté « électrique » de Nouvelle-Zélande afin de pouvoir avoir accès aux bornes de recharge des particuliers. Ainsi, nous devrions y arriver, en sachant que si nous ne trouvons pas de borne adaptée, notre véhicule pourra se recharger en 12h sur une prise classique. Après, pour ne pas vous mentir, il est probable que nous vivions quelques galères mais elles feront parties entières de notre aventure !

 

 

Après ces 7 mois de voyage, comment imaginez-vous la suite de votre aventure ? Pensez-vous que des jeunes auront envie de suivre vos traces en optant pour « un road-trip électrique » ?  

H : A mon avis, il est illusoire de penser que les jeunes auront envie de voyager en électrique après avoir suivi notre aventure, car ce genre de déplacement demande une réelle logistique et beaucoup de temps en termes de préparation et de déroulé du voyage. A travers ce projet, nous souhaitons surtout sensibiliser les jeunes comme nous, car nous sommes le futur et lorsque l’on parle de protéger la planète « pour les générations futures », c’est de nous qu’il est déjà question. La transition ne se fera pas sans l’action de chacun d’entre nous, et aucun effort n’est inutile ou insignifiant. Alors certes nous allons prendre l’avion, car nous n’avons pas d’autres choix, mais nous avons décidé de limiter au maximum l’impact environnemental de notre voyage en faisant le choix de l’électrique et en adoptant des gestes quotidiens qui nous aideront à consommer moins. A notre retour, cette expérience prendra la forme d’un documentaire.

S : Le message que l’on aimerait faire passer, c’est qu’il y a deux manières d’appréhender un pays : par la Culture, au sens du passage obligé par tous les sites historiques inscrits au patrimoine historique national ; mais on peut également découvrir un pays par la culture que j’appellerai « infra-ordinaire », celle du quotidien, à savoir comment les gens vivent, que mangent-ils, où travaillent-ils. Cela implique de vivre chez l’habitant, travailler et ainsi partager leur quotidien. Or le tourisme de masse pour le moment est celui de la Culture Nationale.  Selon moi, ce tourisme, poussé à outrance, n’est pas viable car il finira par détériorer puis à long terme détruire tous ces sites.

H : Dans le cadre de notre démarche, nous avons souhaité associer des classes de collèges, un partenariat est donc en train de se mettre en place entre une classe française et néo-zélandaise, afin d’engager des échanges et un projet commun autour des thèmes liés audéveloppement durable. Il nous parait primordial de sensibiliser dès le plus jeune âge, mais également de confronter les élèves à une culture qui leur est étrangère afin qu’ils appréhendent cet « autre » sous un autre regard : le contexte politique et social mondial actuel ne fait que renforcer notre certitude à cet égard.

 

Pour aller plus loin

  • Suivez les aventures d’Héloïse et Solène à bord de leur voiture électrique sur Facebook @News-and-Land
  • Emballé.e.s par leur projet ? Soutenez News&Land sur Ulule !

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neQtar, une appli pour des courses durables

jeudi 12 octobre 2017 par REFEDD

Lors de son micro-trottoir sur la Semaine Européenne de la Mobilité 2017, l’équipe du REFEDD a rencontré par hasard Oihan, qui nous a parlé de son projet , neQtar. Il s’agit d’une application qui se veut être une alternative pratique aux courses responsables – une sorte de point relais de la permaculture. Rendez-vous est pris pour une interview avec le REFEDD.

Oihan, fondateur de neQtar

 

Salut Oihan ! Peux-tu te présenter en quelques mots?

Arrivé récemment sur Paris, je suis natif du Pays Basque. J‘ai toujours été passionné par la nature, notre environnement et mon enfance passée entre montagnes et océan ne doit pas y être pour rien.

J’ai fait des études d’arts appliqués me spécialisant dans le design produits, puis le design graphique et la communication visuelle sur Toulouse. Puis, comme je cherchais ce côté pragmatique et ce relationnel client, je suis monté sur Lyon travailler deux ans en tant que conseiller de vente dans le prêt-à-porter premium.

Une idée autour de l’écologie et du « mieux manger » commence à bourgeonner. L’an dernier je découvre le diplôme d’étudiant entrepreneur lancé il y a 3 ans par le ministère de l’éducation nationale. On inverse le rôle de l’étudiant. Cette fois-ci on est directement investi dans son projet : l’étudiant devient demandeur et on lui offre un accompagnement sur des aspects juridiques, commerciaux… tout ce qui touche à la création d’entreprise. Aujourd’hui je redeviens étudiant pour être un meilleur entrepreneur, grâce à la formation starter de PSL-Pépite. Pendant six mois intensifs je serai donc au PSL Lab, leur espace de co-working près de la rue Censier, pour développer mon projet neQtar.

 

Justement neQtar, c’est quoi? Comment ça marche?

Il y a deux ans je décide de devenir végétarien. Comme mon alimentation n’est composée quasiment que de végétaux, il me paraît primordial de les choisir bios et aussi locaux que possible. Pourtant en retournant chez mes parents, qui vivent à la campagne, je me rends compte que réunir le bio et le local est loin d’être évident et il faut parfois faire 30 à 40 km pour en trouver.

Depuis ce jour, permettre l’accès à une alimentation locale et écologique devient mon combat, la permaculture sa meilleure issue. Les sols naturels foisonnent de micro-organismes qui aèrent la terre, nourrissent les végétaux et dégradent les déchets. Depuis le début de l’agriculture, les végétaux qui ne nous convenaient pas ont été brûlés, enterrés puis empoisonnés. La permaculture c’est écouter cette vie souterraine au lieu de la combattre, c’est trouver quelle plante tiendra compagnie à l’autre, etc. Au final, c’est certes un investissement pour les agriculteurs, mais surtout une voie de sortie durable. Cette agriculture demande de moins en moins de main d’œuvre, rend les sols de plus en plus fertiles et est donc, de plus en plus abordable pour nous consommateurs. (extrait du journal de 20h de France 2)

 

Les avantages de la permaculture

On en arrive à mon projet, neQtar : la première application mobile qui offre une nouvelle expérience des courses, avec des fruits et légumes issus de la permaculture, livrés dans des « relais augmentés ».
Le principe est de permettre à chacun de commander la veille des fruits et légumes locaux, fraîchement cueillis le lendemain et confié au point relais idéal. Comme l’application se concentre sur le quotidien et le style de vie de chacun, vos légumes sont remis au relais qui vous sera le plus utile, sur votre trajet.
Cette application que j’imagine plus comme un compagnon numérique est en cours de conception. À côté de cela je continue de me rapprocher d’associations ou de formateurs en permaculture, car ils convertissent de plus en plus d’agriculteurs venus des villes (Néo Agri par exemple, dont leur premier livre « Néo-paysans : Le guide (très) pratique » est sorti en mars dernier »).

Vous l’aurez compris, la petite loupe qui s’est glissée dans le logo de neQtar n’est pas là par hasard. Je souhaite à mon échelle mettre le focus sur les petits producteurs en agro-écologie et les commerces de proximité avec nos points relais.

Les objectifs de neQtar

  1. Donner accès à une alimentation plus saine et responsable, au plus grand nombre, sans compromis.
  2. Agir pour le développement d’une agriculture durable comme la permaculture en permettant son rayonnement sur notre territoire.
  3. Soutenir le tissu économique de proximité, en plébiscitant les petits commerces comme points relais.

Tu parles de mettre une loupe sur les petits producteurs, de donner accès à ce type de production, mais n’as-tu pas peur de perdre le lien entre consommateurs et producteurs avec ce format d’application mobile?

Le format de l’application répond avant tout au besoin de disponibilité et d’accessibilité. C’est aujourd’hui un outil indispensable, agile et intuitif lorsque l’on souhaite inventer de nouveaux scenarii d’usage. Le premier objectif est donc de donner accès à chacun, peu importe son quotidien, à un mode de consommation responsable, écologique et solidaire sans la moindre contrainte.
Le lien entre consommateur et producteur est essentiel, mais qu’il soit direct n’a pas besoin d’être valorisé. Pourquoi ? Beaucoup recherchent le contact humain mais c’est utopique et non durable : il y a beaucoup plus de consommateurs que de producteurs. Imaginez que chacun souhaite se déplacer à la ferme pour réceptionner ses courses. La facture écologique en pots d’échappement et en temps pris au maraîcher serait énorme !

Malgré tout, chaque consommateur doit avoir un lien de confiance, d’information, avec le producteur, c’est là que l’application et le site interviennent. Comme il se fait déjà beaucoup, chaque producteur aura droit à une visibilité numérique pour mettre en valeur leur savoir-faire et leur terroir.
Miser sur le numérique n’est pas forcément incompatible avec la recherche de contact humain, c’est comme ça que l’idée des relais augmentés est née. Se faire proposer un point relais pertinent par rapport à ses goûts et habitudes est un bon départ pour créer du lien avec des commerçants, et donner du sens dans la vie de quartier.
Des présentations de producteurs aux fiches recettes (élaborées avec l’aide de mon père, chef cuisinier), au final, ces courses ce sont trois clics qui ont un impact économique, social et environnemental.

 

 

Et au niveaux du prix, ça marche comment ?


Pour s’adapter à chacun, on pourra commander à l’unité, au panier ou à l’abonnement.
Ensuite les prix sont librement fixés par le producteur, pour une rémunération juste. Pour rappel, ayant moins de perte et de besoin en main d’œuvre qu’en biologique, la permaculture avec son rendement supérieur, coûte moins à produire.
L’autre garantie d’un prix abordable est le système logistique optimisé mis en place, pour éviter les voyages à vide, tout en optimisant au maximum la mutualisation des ressources pour les partenaires.

Finalement, je prends un peu le principe de Uber ou Deliveroo en ne gardant que les bons côtés pour les appliquer à mon application et réduire les frais pour le consommateur. J’amène ainsi ces pratiques dans le monde de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire).

 

Et où en est le projet maintenant ? C’est quoi la prochaine étape ?


L’application commence à être développée et je continue de rechercher des partenaires commerciaux. L’arrivée d’un développeur pour la concrétisation de l’application est toujours la bienvenue, pour passer rapidement à la phase de test. Lorsque la communauté autour de neQtar aura également atteint les 2000 personnes on pourra lancer la première version de l’application.

Aujourd’hui, la priorité est le développement dans Paris intra-muros voire l’Ile de France (pour des questions logistiques) mais le projet a une ambition nationale. En attendant cela, je partage le projet au cours de conférences, de concours et tremplins pour les entrepreneurs ou les étudiants.

 

Enfin avec tout ça, comment pourrais-tu résumer l’ambition de neQtar ?


La grande question qui influence mon projet est de savoir comment réaliser un impact positif à la fois en termes écologiques et économiques. En tout cas pour m’y aider, vos réponses à ce sondage « e-commerce et agro-écologie » sont les bienvenues !

Je m’intéresse également aux universités pour d’éventuels partenariats avec les étudiants et le personnel scolaire, pour établir un réseau.

Mon rêve, c’est que plus personne n’ait de contraintes pour consommer durable et local dès aujourd’hui. L’objectif, c’est que les gens se rendent compte que l’agriculture intensive et industrielle n’est plus possible, et que l’agriculture biologique labellisée ne peut pas tout assumer, parce qu’elle n’est ni parfaitement adaptée à la nature, ni à notre mode de consommation.

Merci Oihan !

Pour les curieux : actu du projet et infos supplémentaires suivez neQtar sur Facebook
Pour s’inscrire : neQtar.fr > Formulaire d’inscription en cliquant sur Commander
Pour participer au questionnaire : sur ce lien Google Form

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Participez à la Nuit des étudiants solidaires !

mercredi 11 octobre 2017 par REFEDD
Le REFEDD, en collaboration le CJDES, organise le 10 novembre la Nuit des étudiants solidaires : une soirée festive et prospective, ouverte à la jeunesse généreuse et soucieuse de l’autre et au cours duquel les enjeux d’avenir de l’ESS et du DD seront évoqués. Etudiant.e.s : inscrivez-vous dès aujourd’hui !
Pour la deuxième année consécutive, le Centre des jeunes, des dirigeants, des acteurs de l’économie sociale et solidaire (CJDES) organise la Nuit des étudiants solidaires, l’événement d’ouverture de la Semaine Etudiante pour l’ESS qui a lieu cette année du 13 au 19 novembre.

Au programme

Le détail du programme sera bientôt précisé mais en voici déjà un aperçu…

En première partie de soirée, des ateliers seront proposés pour faire émerger vos attentes, idées, coups de gueule sur la manière dont les politiques, les entreprises, les villes etc… laissent aux solidarités l’espace de s’exprimer. Vous serez au centre de ce début de soirée et chaque participant.e.s sera amené.e à s’exprimer.

Après ce World Café, nous aurons un temps de débat collectif sur les attentes/espérances de la jeunesse pour renforcer l’engagement et la solidarité dans nos modes de vie. Ensuite, place à la fête avec des activités et de quoi se rassasier et danser !

L’édition 2016 de la Nuit des étudiants solidaires. ©CJDES

Pour qui ?

  • Pour toi qui vient de t’engager dans un service civique…
  • Qui fait des études en développement durable, en entrepreneuriat social, en ESS, en gestion des entreprises associatives…
  • Qui est bénévole associatif…
  • Qui cherche un emploi dans une ONG, une entreprise de l’économie sociale ou dans l’aide à domicile…
  • Pour nous tous qui voulons ou qui avons déjà fait le choix de placer l’engagement et la solidarité au cœur de notre philosophie de vie !

Et pour vous aussi, les professionnel.le.s déjà bien engagé.e.s dans votre carrière, qui souhaitez venir à la rencontre de la relève !

Quand ?

Le vendredi 10 novembre à partir de 18 heures à 23 heures.

Où ?

A Paris (dans un lieu encore tenu secret… mais qui sera bientôt divulgué !).

Venir de province : le déplacement des 60 premiers jeunes de province qui s’inscriront sera pris en charge à hauteur d’un forfait de 80€ TTC pour le train/covoiturage/bus et le logement sera pris en charge (auberge de jeunesse).

Attention : le CJDES applique la politique du « premier arrivé, premier servi ». Un remboursement sera effectué par virement bancaire sur présentation de justificatifs du voyage lors de l’évènement auprès du stand dédié.

 

Les organisateurs et partenaires de la Nuit des étudiants solidaires

 

Alors… tenté.e.s ? Inscrivez-vous dès aujourd’hui à la soirée via le lien ci-dessous ⬇⬇⬇

<<< Je m’inscris à la Nuit des étudiants solidaires >>>

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Protéger et valoriser la biodiversité : entretiens croisés

mercredi 11 octobre 2017 par REFEDD

À l’occasion de l’élaboration du guide « La biodiversité sur mon campus », le REFEDD avait rencontré des acteurs de l’étude et de la protection de la biodiversité. Retour sur cette expérience en entretiens croisés.

Les intervenants

  • Sylvain Boucherand, ancien trésorier du REFEDD, co-fondateur de B&L évolution, secrétaire général de 4D, trésorier d’Humanité & Biodiversité et vice-président de la Plateforme Nationale RSE, membre du Conseil d’Orientation Stratégique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité.
  • Robin Challot, écologue et urbaniste, fondateur de Lichen (conseil en éco-urbanisme).
  • Benoit Nabholz, maître de conférence et biologiste de l’évolution à l’Université de Montpellier.
  • Mathieu Garcia, chargé d’études ornithologue, diplomé d’un Master Ingénierie en écologie et gestion de la biodiversité.
  • Guillaume Bagnolini, doctorant en philosophie des sciences, naturaliste et médiateur scientifique.

Entretiens croisés

  • Quel a été votre plus beau moment de nature?

Robin Challot : Il s’est déroulé à Cambridge, durant l’été 2013. Un vendredi après le boulot, avec quelques collègues, nous nous étions dirigés vers le centre-ville pour profiter d’une petite bière. Beaucoup de monde avait eut le même réflexe et, la pinte à la main, j’appréciais le soleil dans un square bordé par la rivière, en face du pub qui remplissait nos verres. C’est alors qu’un troupeau de vaches a débarqué au milieu de la foule pour brouter l’herbe. Bovins et primates se sont ainsi côtoyés de longues minutes, les uns debout, les autres assis, ruminant ou se désaltérant, sans qu’aucun ne semble effarouché par cette étrange assemblée.
La scène n’est pas curieuse pour les habitants de Cambridge, où les troupeaux paissent régulièrement dans les grands espaces verts de la ville. Elle serait pourtant difficilement imaginable en France – pensez-donc ! qui voudrait retrouver des bouses là où il prend l’apéro ? L’anecdote m’a démontré que tout est question d’habitude et qu’avec un peu de pédagogie et de temps, la cohabitation est toujours possible entre les humains et leurs cousins.

Guillaume Bagnolini : Il n’est pas facile de choisir un plus beau moment de nature. Les moments de solitude dans la nature sont, pour moi, les plus intenses. Si je tente l’expérience d’en choisir un, je dirais qu’il s’agit d’un matin en Savoie. J’étais seul, je descendais d’un refuge, pas très bien réveillé. Le brouillard commençait à se lever. Le soleil émergeait de derrière les montagnes enneigées. Tout d’un coup, une forme sombre est apparue dans le ciel, déchirant le brouillard. Elle se rapprochait, j’avais du mal à distinguer ce que c’était. Doucement, sans un bruit, j’ai vu au-dessus de moi un jeune gypaète barbu. Ce vautour énorme se déplaçait plus silencieusement qu’un moineau dans l’air du matin. Mais ce qui m’a le plus remué les tripes, c’est son regard. A cet instant précis, l’oiseau et moi nous nous sommes demandés « qui es-tu ? ». C’est l’un de mes plus beaux moments de nature.

Sylvain Boucherand : Quand je plante une graine et que je l’observe germer, pousser, grandir, se courber en direction du soleil, produire fruits ou légumes après quelques temps de patience.

 

Un des plus beaux moments de nature du REFEDD : végétaliser la place de la République en mai 2016

 

  • Comment réconcilier l’Homme et la biodiversité?

RC : En lui montrant qu’elle est partout, jusque chez lui (pour ne pas dire dans lui, avec notre flore intestinale). Pour beaucoup d’urbain, qui sont désormais la très grande majorité en France, la Nature et la Biodiversité sont des choses distantes, exotiques, anti-thèses par définition de la ville. Or la ville et ses habitants bipèdes ont beau empiéter toujours plus sur la nature et chercher à la repousser en-dehors de leurs frontières, même les espaces les plus artificialisés ne sont jamais désertiques. Cette biodiversité urbaine, parfois discrète, souvent fragile, peut elle aussi être source d’émerveillement. Elle peut susciter la curiosité de chacun, leur donner envie de la découvrir, de la protéger et de la faire croître. Il « suffit » pour cela de mettre sous les feux des projecteurs sa grande richesse et ses nombreux rôles dans le fonctionnement des villes. Je suis convaincu qu’en montrant à l’Homme comment la biodiversité urbaine intervient dans tous les aspects de son quotidien, nous pourrons l’amener à s’inquiéter réellement pour la Biodiversité dans son ensemble.

Benoit Nabholz : Je ne suis pas sur que l’Homme soit « fâché » avec la Biodiversité. Je pense que la nature est très importante pour beaucoup de gens. Le problème c’est qu’elle ne constitue pas une priorité politique et qu’elle est souvent reléguée au second plan. En 60 ans, la population humaine a été multiplié par trois pour arriver aujourd’hui à plus de 7 milliards d’habitants. Il est quasiment impossible de concevoir que cette augmentation de la population humaine ne se fasse pas au détriment d’autres espèces. Cependant, il ne faut pas être fataliste et même si la diminution de la biodiversité est une conséquence inévitable de l’augmentation de la population humaine, de très nombreuses actions sont possible pour enrayer cette diminution. Au niveau local, je pense que l’action des associations est primordiale. Il est important que chaque personne qui se sente concernée par la question n’hésite pas à s’engager dans le milieu associatif.

SB : C’est à mon sens l’enjeu majeur du XXIème siècle. Les humains se sont coupés de la biodiversité et ont imaginé et mis en œuvre une société et un système économique qui ne tiennent absolument pas compte des dynamiques du monde vivant. Le changement climatique, qui a fait l’objet d’une forte actualité en 2015 pour la COP21 à Paris, n’est qu’un des symptômes tout comme la surexploitation des ressources. Pour changer cela, il est nécessaire de mobiliser l’ensemble des acteurs de la société, que ce soit les citoyens, les ONG, les acteurs économiques, les syndicats, le monde de la recherche, les pouvoirs publics, les collectivités, etc. et ensemble apprendre à replacer les « 3 sphères » du développement durable (environnement, économie, social) dans le « bon ordre », comme l’avait proposé René Passet au début des années 80.

 

Toi aussi, valorise la biodiversité sur ton campus : ici, les jardins partagés à la Cité Universitaire de Paris

 

  • Pourquoi protéger la biodiversité?

Mathieu Garcia : La biodiversité est la source du fonctionnement actuel de nos écosystèmes. Sans elle, ils s’effondrent. La simple disparition d’un prédateur aura pour effet de faire proliférer ses proies et ainsi de suite. L’équilibre est fragile. Par ailleurs, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la biodiversité est dynamique, des espèces apparaissent et disparaissent et cela évolue constamment. Néanmoins, cette dynamique est relativement lente. A notre échelle, elle est peu perceptible. Les actions de l’Homme accélèrent fortement ce processus depuis l’industrialisation. Ces modifications sont trop rapides et les espèces n’ont pas le temps de s’y adapter. Elles disparaissent et les écosystèmes changent. Pour la Biodiversité et la nature ce n’est pas un problème, la planète nous survivra. Mais pour nous, réduire les impacts de l’Homme sur la Biodiversité ont un objectif simple et pourtant évident : permettre à l’humanité de survivre. Il faut trouver un moyen de vivre en harmonie avec elle afin de subsister. C’est cette Biodiversité qui nous nourrit, c’est elle qui nous fait respirer, qui fait fonctionner les écosystèmes qui nous « servent » tant. Si l’Homme veut subsister dans ce monde, dans cette biodiversité, il est temps pour lui de comprendre qu’il a intérêt à en prendre soin.

BN : Selon moi, la raison principale pour protéger la biodiversité est totalement subjective. Dire qu’il faut protéger la biodiversité car elle est utile à l’homme est un argument intéressant mais risqué car il implique que les efforts de protection devraient dépendre de l’utilité des espèces. L’aigle de Bonelli, l’orang-outan de Sumatra ou le bécasseau spatule ne sont probablement pas des espèces vitales pour le bon fonctionnement des écosystèmes ou pour la survie de l’homme. Mais je pense qu’elles méritent pleinement que l’on fasse des efforts pour les protéger car ce sont des espèces magnifiques, à l’histoire évolutive unique. Je suis prêt à payer des impôts pour le pur plaisir de savoir que quelque part au Kamchatka, se reproduit la seule espèce de bécasseau avec un bec en forme de spatule ou qu’il existe des orang-outans dans des forêts tropicales magnifiques même si je n’aurais peut-être jamais l’occasion d’observer ces espèces.

 

 

  • Une citation autour de la biodiversité ?

SB : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » disait Charles Darwin. Cela devrait nous inspirer et nous inciter à porter un regard nouveau sur nos sociétés et leurs capacités à intégrer les changements globaux en cours.

RC : « Tout au long de son histoire, des invasions récurrentes tourmentèrent Théodora ; pour chaque ennemi défait un autre se renforçait et menaçait la survie des habitants de la ville. Le ciel débarrassé des condors, on dut faire face à la montée des serpents ; l’extermination des araignées permit aux mouches de se multiplier et de tout noircir ; la victoire sur les termites livra la ville à la toute-puissance des vers ». Italo Calvino, Les Villes Invisibles.

BN : “Destroying rainforest for economic gain is like burning a Renaissance painting to cook a meal” par E. O. Wilson, qui pourrait être traduit par : Détruire la forêt pour un gain économique c’est comme brûler un tableau Renaissance pour cuisiner un repas.

MG : « La nature n’a pas à s’adapter à notre façon de penser. C’est à nous de changer notre façon de penser pour qu’elle s’adapte à la nature. » Hubert Reeves.

GB : « Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? » Jacques Monod.

 

Pour aller plus loin : 

Une histoire de la biodiversité

 

Le guide du REFEDD : La biodiversité sur mon campus

 

 

 

 

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Participez au défi The Rise 2017 !

lundi 9 octobre 2017 par REFEDD

Chaque année, l’entreprise sociale Babyloan organise le plus grand challenge inter-campus de collecte de prêts solidaires. L’édition 2017 aura lieu les mercredi 29 et jeudi 30 novembre. Les inscriptions sont ouvertes !

 

 

Quel est le but de The Rise ?

The Rise a pour objectif de mobiliser un maximum de campus afin de sensibiliser les étudiants à la microfinance, l’entrepreneuriat social, l’économie sociale et solidaire ainsi que les enjeux qui s’ensuivent.

C’est une invitation à la découverte de ce monde de manière originale et ludique !

Cette année Babyloan réserve de nombreuses surprises notamment via la conception d’un Kit de La Jeune Pousse Solidaire à disposition de tous les étudiants des campus participant à The Rise, qui leur proposera des initiatives simples à mettre en place dans la vie quotidienne pour œuvrer pour un monde durable et responsable.

Pour cela, les écoles et universités entrent en compétition pendant deux jours afin de montrer que leur campus est le plus solidaire ! Chaque association étudiante aura pour but de récolter un maximum de fonds via des microcrédits solidaires au sein de leur campus.

 

La Team Babyloan

 

Concrètement, comment cela se met-il en place ?

Pendant deux jours, les mercredi 29 et jeudi 30 novembre prochains, chaque association étudiante devra récolter un maximum de fonds sur sa plateforme. Pour cela, elles tiendront un stand au sein de leur campus afin de pouvoir discuter et sensibiliser les autres étudiants.

Chaque campus a sa propre plateforme sur laquelle ses étudiants prêtent. Pour cela, ils créent un compte Babyloan et choisissent les projets auxquels ils souhaitent prêter ainsi que le montant. Une fois effectué, le prêt est comptabilisé dans le score de leur université. Chaque campus peut suivre l’évolution de son classement pendant les deux jours.

L’année dernière, 49 campus avaient participé à l’événement. Au total, ils avaient récolté 220 000 € et financé entièrement 220 micro-entrepreneurs ! Ce sont près de 175 000 étudiants qui ont été touchés par l’action. Le challenge ne cesse de grandir chaque année et la motivation des associations participantes est toujours au rendez-vous !

Chaque année est un défi : chaque campus veut être plus solidaire que les autres mais il existe également un but commun qui est d’atteindre l’objectif total. Et comme The Rise voit toujours plus grand, nous souhaitons dépasser les 270 000 € de prêts collectés !

 

Le microcrédit solidaire, en quoi ça consiste ?

Le microcrédit solidaire est un prêt d’un petit montant (les étudiants peuvent prêter à partir de 10 €) qui sera versé à un micro-entrepreneur afin qu’il puisse développer son activité génératrice de revenu. Les étudiants sont ensuite remboursés sur la plateforme sous forme de mensualités. Le côté solidaire vient du fait qu’il n’y a pas d’intérêt : si un étudiant prête 10 €, il sera remboursé de 10 €. Une fois remboursé, l’étudiant peut retirer son argent ou le re-prêter à d’autres micro-entrepreneurs sur Babyloan.

On dénombre aujourd’hui 1112 institutions de microfinance dans le monde, avec un portefeuille de 132 millions de clients. La microfinance est un outil pour le développement encore trop méconnu. The Rise est l’occasion de le faire découvrir aux étudiants mais également d’en fixer le cadre. En effet, la microfinance peut faire débat, et Babyloan s’engage à travailler avec des institutions de microfinance qui ont une vocation sociale (accompagnement des micro-entrepreneurs, formations…). Tout l’enjeu est de faire découvrir cet univers !

 

Comment s’inscrire au challenge ? Est-il encore possible de le faire ?

 

 

Oui ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à mi-octobre. Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer un mail à Sophie, chargée de The Rise, à l’adresse therise@babyloan.org.

Alors si tu fais partie d’une association étudiante ou si tu connais une association étudiante qui pourrait être intéressée, n’hésite plus, et contacte-nous !

Organiser The Rise n’a aucun coût pour l’association et est tout à fait faisable en parallèle d’autres projets.

The Rise, c’est une belle aventure solidaire ! 

Le site | Facebook | Twitter

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CROUS : une alternative végétarienne bientôt proposée tous les jours

vendredi 6 octobre 2017 par REFEDD

Vous aviez peut-être vu passer l’information il y a quelques semaines… C’est désormais officiel : pour la rentrée 2017, l’ensemble des 450 restaurants universitaires des Crous proposeront un menu végétarien chaque jour. 

Les végétarien.ne.s pourront crier victoire ! D’ici quelques jours, les Crous proposeront au moins un plat végétarien à leur carte. Une offre qui s’adresse aussi bien aux étudiant.e.s végétarien.ne.s qu’aux étudiant.e.s ayant des contraintes alimentaires ou souhaitant diminuer leur consommation de viande.

 

Choisir son alimentation

Le comité de recherche et développement des Crous a travaillé sur un panel d’une quarantaine de recettes végétariennes équilibrées en protéines pour proposer aux étudiant.e.s une alternative au traditionnel steack/filet de merlu.

Pour rappel, 100 g de viande (18 grammes de protéines) équivalent à :

  • 2 cuillères à soupe de riz + 7 cuillères à soupe de lentilles
  • 2,5 cuillères à soupe de boulgour + 7 cuillères à soupe de quinoa
  • 2 cuillères à soupe de riz + 6 cuillères à. soupe de haricots rouges
  • 3 cuillères à soupe de maïs + 7 cuillères à soupe de haricots grains
  • 3 cuillères à soupe de blé + 5 cuillères à soupe de haricots grains.

 

 

Ce travail, réalisé en collaboration avec des chefs et des diététicien.ne.s sur les apports nutritionnels, a ainsi permis de développer des recettes associant céréales et légumineuses pour fixer les protéines. Pour une distribution qui s’approche des 65 millions de repas proposés par an, c’est une belle évolution !

Ceci dit, certains points de restauration étaient déjà précurseurs de la pratique, comme le CROUS de Pariselle (Lille) qui, depuis le début de l’année 2016, propose une alternative végétarienne à ses étudiant.e.s.

Une offre dans l’ère du temps

Les Crous affirment ainsi leur volonté de diversifier leur offre de restauration pour répondre aux attentes et aux modes de vie des étudiant.e.s. En effet, l’enquête nationale 2016 sur la restauration lancée par l’Observatoire National de la Vie Etudiante et qui a récolté près de 60 000 réponses, montre que 80 % des étudiant.e.s sont satisfait.e.s de l’offre proposée par les CROUS et recommandent ces restaurants universitaires. Ceci dit, 10 % des étudiant.e.s interrogé.e.s ont souhaité pouvoir bénéficier d’une offre végétarienne.

Ci-dessous, le témoignage d’une étudiante de l’Université de St-Quentin en Yvelines, heureuse de cette nouvelle :

Je suis ravie de l’arrivée du menu végétarien, le « sans viande » dans certains restaurants universitaires étant impossible, c’est une grande nouvelle. Les étudiants accèdent ainsi à des menus diversifiés et qui ne se cantonnent plus uniquement aux féculents. L’arrivée des légumineuses est vraiment la bienvenue. Pouvoir disposer de menus végétariens permet de garder une cohésion sociale : végétariens et non-végétariens peuvent déjeuner ensemble au restaurant universitaire.

Pour aller plus loin 

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Première plainte française pour obsolescence programmée

mercredi 4 octobre 2017 par REFEDD

L’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) a déposé le 18 septembre une plainte en « obsolescence programmée et tromperie » auprès du Procureur de la République de Nanterre. Les faits mettent en cause les pratiques des fabricants d’imprimantes qui visent à raccourcir délibérément la durée de vie des imprimantes et des cartouches.

 

 

 

Quelques rappels sur l’obsolescence programmée

 

Ce qu’on appelle “obsolescence programmée”, c’est l’ensemble des techniques qui peuvent être mises en place afin de réduire la durée de vie d’un produit et pour en augmenter le taux de remplacement. Tout l’inverse du développement durable, quoi.

Il peut par exemple s’agir d’un matériel délibérément conçu pour ne pouvoir « évoluer », ou de produits dont la conception comprend des « fragilités » délibérées. De cette façon, les fabricants sont sûrs de faire du profit, puisque les consommateur.trice.s sont obligé.e.s d’acheter leurs produits régulièrement.

En France, la première loi contre l’obsolescence programmée a été votée en juillet 2015. Elle prévoit de punir ce type d’agissements comme des délits.

 

L’obsolescence programmée déjà au temps d’Astérix et Obélix…

 

 

HOP porte plainte contre les fabricants d’imprimantes

 

 

Il s’agit de la première action judiciaire française sur le fondement du délit d’obsolescence programmée.

Parmi les techniques relevées :

  • des éléments des imprimantes, tel que le tampon absorbeur d’encre, sont faussement indiqués en fin de vie ;
  • le blocage des impressions au prétexte que les cartouches d’encre seraient vides alors qu’il reste encore de l’encre.

Si elles sont avérées, ces pratiques pourraient être qualifiées de délit d’obsolescence programmée. Le délit d’obsolescence programmée est puni d’une peine de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 300 000 euros qui pourra être portée jusqu’à 5% du chiffre d’affaires.

 

 

Plus largement, l’association dénonce une augmentation continue du prix des cartouches (2 062 € le litre d’encre ou deux fois plus cher que le parfum Chanel n°5 !) et la volonté des fabricants de garder la mainmise sur ce business lucratif en faisant obstacle à l’utilisation des cartouches génériques qui coûtent moins cher.

L’avocat de l’association, Me Emile Meunier déclare : « Je vous invite à lire l’enquête précise et approfondie réalisée par l’association. Elle révèle que les pratiques dénoncées touchent l’ensemble des fabricants. Il appartient désormais au Procureur et à la justice de s’en assurer via notamment des expertises judiciaires. Ces faits pourraient aussi révéler une entente illégale entre les fabricants d’imprimantes. C’est pourquoi nous avons également informé l’Autorité de la concurrence. Des millions de français propriétaires d’imprimantes pourraient être lésés. »

Selon Laetitia Vasseur, co-fondatrice et déléguée générale de HOP : «L’association a été alertée par de nombreux citoyens scandalisés par la faible durée de vie des imprimantes et cartouches. Après enquête, nous avons matière à penser qu’il y a véritablement un problème. Les imprimantes prêtes à jeter sont symptomatiques d’un modèle consumériste que nous dénonçons, mais cela concerne tous les secteurs, des collants aux machines à laver ».

L’affaire est désormais entre les mains du Procureur; à lui de donner suite et de poursuivre l’enquête. A défaut, l’association envisage de se porter partie civile directement auprès du juge d’instruction.

 

Pour aller plus loin 

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J’ai testé pour vous : le supermarché coopératif La Louve

vendredi 29 septembre 2017 par REFEDD

Membre de La Louve, le premier supermarché coopératif et participatif de Paris depuis l’été 2017, Cassandre, responsable communication du REFEDD vous explique son fonctionnement et les raisons qui l’ont motivée à rejoindre la meute. C’est parti pour la visite !   

Une pub Oasis ? Mauvaise pioche : vous êtes à La Louve ! © La Louve

Faire ses courses : un acte si naturel qu’on en oublie de se poser la question de savoir d’où viennent les produits que l’on met dans son caddie… enfin, presque. Lassée du modèle proposée par les enseignes de distribution conventionnelles (Franprix, Carrefour, Monoprix…) je cherchais un lieu où l’achat de produits bio, locaux et donc bon pour la planète et ma santé n’aille pas de pair avec le sacrifice de la moitié de mes revenus mensuels. C’est donc suite à la projection du film Food Coop, sortie début 2017, que j’ai décidé de me lancer dans cette aventure coopérative : et ça a matché !

 

La Louve, c’est quoi ? 

Le concept s’inspire de celui de la Park Slope Food Coop, un supermarché coopératif né dans les années 70 à Brooklyn (New-York) dont l’historique est présenté dans le film Food Coop. L’idée : un magasin entièrerement géré par ses adhérent.e.s. L’objectif : proposer des produits de qualité ET à bas prix. Utopique ? Pas tant que ça… Car La Louve, créée il y a maintenant près de 7 ans par des passionné.e.s décidé.e.s à sortir du système alimentaire proposé en France, ont fait naître le projet outre-Atlantique : une belle et grande première !

Actuellement, l’équipe La Louve c’est :

  • 7 salarié.e.s à temps plein
  • + de 5 000 coopérateur.trice.s
  • … et une meute de bénévoles hyper motivé.e.s à faire en sorte que le projet aboutisse (et y’a du boulot) !

Après plusieurs années de travail et un premier local de 60 m2 localisé dans le quartier de la Goutte d’Or, le magasin a ouvert ses portes en novembre 2016 dans le nord de Paris. Une surface de vente conséquente (1 500m2, l’équivalent d’une grande supérette) qui propose à l’heure actuelle des produits de (presque) tous les rayons : fruits et légumes, épicerie, boucherie, poissonnerie, fromagerie (testé et approuvé !), alcools, entretiens… Bref, je n’ai pour le moment jamais été frustrée de ne pouvoir y trouver certains produits de ma liste de courses.

Première surprise : découvir des rayons bien remplis ©Paris.fr

Pourquoi c’est moins cher que dans un supermarché classique ? 

C’est la raison principale qui m’a poussée à adhérer au projet : les prix des produits. Et si La Louve est en capacité de proposer des prix moins chers que ceux des enseignes traditionnelles, c’est dû à son auto-gestion. En effet, le magasin s’approvisionne directement auprès des producteurs.trice.s ce qui, par conséquent, supprime certains intermédiaires (distributeurs, grossistes etc.). Et moins d’intermédiaire = moins de dépenses dans l’achat des produits = des produits à prix (plus) bas en rayon. CQFD.

Ainsi, ce modèle d’autogestion permet d’une part de pratiquer des prix raisonnables tout en rémunérant correctement les producteur.trice.s et, d’autre part, de soutenir le développement d’une agriculture locale (et donc durable). On aura ainsi le plaisir d’y trouver des paquets de pâtes bio à 0,80 centimes d’euros ou des pommes de terre d’Ile-de-France à moins de 2 euros le kilo. Pour ma part, je ne me suis toujours pas remise du prix des melons : 2,80 euros pièce contre 5 euros dans la biocoop près de chez moi (allez : soupe de melon pour tout le monde !). Le passage à la caisse fait donc (presque) plaisir puisqu’un plein de courses pour 2 personnes me revient à environ 75 euros toutes les 2 semaines, contre près de 100 euros dans les enseignes de distribution traditionnelles : mon porte-monnaie me dit merci !

Ceci dit, il serait faux de penser que TOUS les produits proposés à La Louve sont moins chers, locaux et bio. En effet, pour répondre aux attentes des coopérateur.trice.s, les fondateurs et l’équipe salariée ont dû adapter l’offre des rayons. Ainsi, ne vous étonnez pas de croiser des avocats ou des mangues dans les étalages fruits et légumes, ou un sachet de râpé Paysan Breton au rayon fromage : et oui, il en faut pour tous les goûts… et tous les budgets !

 

Etre coopérateur.trice La Louve

Pour venir faire ses courses, une seule et unique étape : devenir coopérateur.trice. C’est ce statut qui vous donnera accès au magasin. En échange de pouvoir y réaliser leurs achats, et donc de bénéficier de tarifs avantageux, les membres de La Louve s’engagent à y consacrer 3 heures de travail auprès de l’équipe salariée, toutes les 4 semaines et sur un créneau fixe. Easy !

Entre le réapprovisionnement des rayons, la tenue de la caisse, le ménage, l’étiquetage des produits ou l’accueil…il y a le choix !  En plus d’avoir un accès illimité au magasin, cela permet de participer au financement, à la gouvernance et au fonctionnement de La Louve. Les décisions sont prises de manière collective (chaque coopérateur.trice dispose d’une voix) lors des Assemblées Générales (organisées environ tous les 2 mois) et tous les bénéfices sont réinvestis dans le fonctionnement du supermarché.

 

Une Assemblée Générale en toute intimité ©La Louve

La Louve : testée et approuvée !

Alors, prêt.e.s à rejoindre la meute des coopérateur.trice.s de La Louve ? Pour cela, il suffit de vous inscrire à une réunion d’information, organisée les soirs de semaine à Paris, dans l’ancien local de la Goutte d’Or. Celle-ci dure environ 2h30 et est animée par des bénévoles qui vous présenteront le concept de la coopérative dans les détails, aborderont la question des prix et réponderont à toutes vos interrogations.

A la fin de cette réunion, si vous êtes toujours motivé.e.s à rejoindre la joyeuse équipe des coopérateur.trice.s, vous pourrez alors choisir votre créneau de travail et contribuer financièrement à La Louve pour valider définitivement votre adhésion. Celle-ci est de 100 euros (l’équivalent de 10 parts de 10 euros) mais vous pouvez donner plus si vous le pouvez (et le souhaitez). Les bénéficiaires des minimas sociaux ou les étudiant.e.s qui disposent d’une bourse du CROUS échelonnée à partir du niveau 6 en sont exemptes et peuvent ne régler qu’une seule part (10 euros).

De plus, sachez qu’il est possible de faire adhérer une personne de votre foyer (votre moitié/votre coloc/votre frère ou votre soeur/votre chat) : du statut de « visiteur », il ou elle obtiendra alors le statut de « rattaché.e », ce qui lui permettra de venir faire ses courses en toute liberté, sans une présence obligatoire de votre part. Enfin, si pour une raison ou une autre vous êtes amené.e.s à quitter Paris, vous pourrez récupérer la totalité de votre investissement (100 euros, pour celles et ceux qui suivent au fond…) ou en faire don à la coopérative : it’s up to you !

Et pour les non parisien.ne.s, pas de panique ! La Louve commence à faire des petits aux 4 coins de la France : La Chouette Coop à Toulouse, La Cagette à Montpellier, Scopéli à Nantes ou L’éléfàn à Grenoble… le modèle du supermarché coopératif à l’air d’avoir de beaux jours devant lui !  

 

Pour aller plus loin :

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Les pailles en plastique, fléau des océans

jeudi 28 septembre 2017 par REFEDD

Chaque année, huit millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans les océans autour du globe  – soit l’équivalent d’une benne à ordures de plastique déchargées chaque minute. Parmi ces huit millions de tonnes, cinq cent millions de pailles en plastique. Pas grand-chose donc ? Sauf que ces pailles en plastiques sont très difficiles à ramasser et qu’à l’exception des personnes qui les utilisent pour des besoins médicaux, elles ne sont aucunement nécessaires à la consommation de boissons ou d’eau.…

Vamos a la playa…

Des pièges pour les animaux marins

Les pailles en plastiques, pourtant d’apparence si insignifiante, représentent un danger non-négligeable pour les océans. Elles sont très légères et aboutissent rarement à la poubelle de recyclage ; elles s’envolent où le vent (et notre négligence) les emportent. Les pailles font d’ailleurs partie du Top 10 des objets ramassés lors des campagnes de nettoyage des plages.

Les pailles en plastique, c’est 6% de la totalité des déchets ramassés sur les plages (Source: Rapport 2016 de Ocean Conservancy)

Sur son blog (en anglais), le Ocean Conservatory a affirmé le 5 octobre 2012 :

« Rien que l’année dernière, on a trouvé assez de pailles en plastique jetables pour en mettre une chaque jour dans votre boisson, durant les 1 250 prochaines années »

Elles s’emmêlent et s’enchevêtrent dans les algues, et sont de redoutables pièges pour les animaux marins et pour les poissons. Par exemple, cette vidéo [attention, images très difficiles] de 2015 montrant des scientifiques tentant d’extirper une paille enfoncée profondément dans le nez d’une tortue de mer.

Une fois dans l’océan, le plastique et en particulier les pailles se dégradent et deviennent du « micro-plastique ». Il devient alors encore plus difficile de s’en débarrasser, et ce micro-plastique se retrouve généralement dans le poisson que nous consommons. Or, les pailles sont fabriquées à base d’hydrocarbures et d’adjuvants dont certains sont des perturbateurs endocriniens comme le BPA qui contaminent non seulement l’océan, mais les utilisateurs et l’environnement.

 

Des campagnes de sensibilisations

En France, c’est l’association Bas les pailles !, composée de Mounia El Kotni, Yasmine El Kotni, Johanna Niedzialkowski et Ghita Chraïbi, qui se bat contre l’utilisation de pailles en plastique. Après avoir lancé une pétition en avril 2017, l’association lance ce mois-ci le challenge Septembre Sans Paille.

Bas les Pailles mise tout sur le changement des comportements : « Lorsque nous commandons une boisson, précisons «sans paille». Parlons-en autour de nous, sensibilisons nos proches et nos restaurateurs de quartier problématiques environnementales ».

 

 

 

Toi aussi, refuse les pailles !

Alors toi aussi, quand tu sors, que tu commandes à boire, refuse la paille !

Toutefois, pour certaines personnes atteintes d’autismes, de sclérose en plaque, après un AVC, etc., les pailles restent indispensables. Pour ceux-là, et pour tous ceux qui ne peuvent pas se passer de paille, il existe des alternatives « zéro déchet » notamment des pailles en plastique compostable, en papier, en bambou, en verre ou en inox !

En 2014, l’Institut français de recherche pour le développement indiquait que chaque année, 1,5 millions d’animaux mourraient à cause du plastique. Dans un rapport de 2016, la Ellen MacArthur Foundation prévenait que, si rien n’était fait pour changer les choses, il y aurait en 2050 plus de plastique que de poissons dans l’océan…

Il est donc temps d’agir ! Réduis ta consommation de plastique à usage unique ; et refuse la paille !

Pour aller plus loin:

  • La pétition lancée par Bas les Pailles
  • Les hashtags #BasLesPailles, #SeptembreSansPaille et #StrawlessSeptember pour suivre les actions de l’assocation Bas les pailles ! sur Instagram et Twitter
  • Le challenge #StopSucking de l’association américaine LonelyWhale et leur programme Strawless Ocean

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Nowatera, un « serious game » pour la planète

lundi 25 septembre 2017 par REFEDD

Créé par Natagora, une association belge de protection de la nature, « Nowatera » est un jeu « sérieux » gratuit qui vise à offrir un outil pédagogique efficace pour sensibiliser les jeunes aux enjeux environnementaux. Destiné originellement aux élèves du secondaire, il est ouvert à tous et franchement prenant…

 

Nouvelle planète, nouveau départ?

 

Un « serious game » ? Kézako ?

Fruit de la rencontre entre pédagogie et monde numérique, le « serious game » (« jeu sérieux, en français) est défini par Julien Alvarez, auteur de la thèse « Du Jeu vidéo au Serious Game : approches culturelle, pragmatique et formelle » comme une « application informatique, dont l’objectif est de combiner à la fois des aspects sérieux (Serious) tels, de manière non exhaustive, l’enseignement, l’apprentissage, la communication, ou encore l’information, avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo (Game). »

En gros, un jeu vidéo dont le but principal n’est pas le divertissement pur, mais l’enseignement. Un peu comme s’il existait une version des Sims qui nous apprenait à construire notre vie, à chercher un emploi, à gagner de l’argent et tenir un budget, etc… (On sait tous que tu utilisais les codes sur les Sims, et ça, c’est pas très « serious » … !)

 

Nowatera, l’humanité se réinvente

Le jeu a été créé en partenariat avec l’université de Namur, l’asbl Hypothèse et Digital Wallonia. Il a été conçu pour s’insérer dans le programme du secondaire, fournissant aux professeurs une solution complète pour traiter des questions de biodiversité.

Le pitch : dans un futur (proche ?), des colons ont débarqué sur une nouvelle planète, Nowatera. En intervenant sur le paysage (construction d’un barrage, utilisation de pesticides, construction d’un rideau végétal pour se protéger du vent), ils modifient imperceptiblement l’écosystème de la planète. Quelquefois, des conséquences désastreuses bien éloignées de la cause première apparaissent.

C’est à partir de là que commencent les différents scénarios qui composent le jeu vidéo. Chaque scénario démarre par une situation de crise, et le but est d’interroger des experts (biologistes, médecins, physiciens, etc.) et d’apprendre à connaître le milieu et la situation pour mieux résoudre la crise. À la fin du scénario, le joueur doit choisir la solution qui lui paraît à la fois la plus efficace pour résoudre la crise et la plus positive au niveau de l’impact environnemental. Après ça, le temps s’accélère et l’on se retrouve projeté quelque temps après, une fois la solution choisie mise en place et la crise résolue (ou non).

 

Interroge des experts: naturalistes, médecins, botanistes…

Les huit scénarios disponibles correspondent à des écosystèmes différents, et ils sont tous accompagnés d’une base de données pour aider dans l’approche de la crise et dans sa résolution. Par exemple, dans le scénario « Buzz », les colons sont confrontés à une chute de la production de fruit dans les vergers. Ils seront amenés à découvrir l’impact néfaste des pesticides sur les pollinisateurs et la santé.

 

Début du scénario « Buzz » sur les méfaits des pesticides

 

Au-delà du jeu vidéo en tant que tel, le projet vise à la sensibilisation à la problématique du maillage écologique par différents biais. Même s’il est plus visiblement dédié à un public de collégiens et de lycéens, c’est un jeu qui reste prenant et on apprend beaucoup sur les différents écosystèmes et la gestion de crise. Et le suspense au moment de la révélation finale est assez addictif…

 

>> JOUER << 

Pour aller plus loin : Site officiel du projet Nowatera

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États Généraux de l’Alimentation : 63 propositions concrètes

lundi 25 septembre 2017 par REFEDD

Il y a quelques jours, les organisations de la « Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire » ont rendu publiques leurs demandes. Découvrez-les ci-dessous ! 

 

Pourquoi une Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire ?

Les Etats Généraux de l’Alimentation (initiés par le gouvernement dans le courant de l’été 2017) constituent une occasion unique pour échanger et fixer collectivement les engagements des acteurs et des pouvoirs publics pour les années à venir. Ils sont une opportunité pour nos territoires, notre santé, notre économie et notre assiette et suscitent de fortes attentes pour répondre aux multiples crises que rencontrent nos systèmes alimentaires en France et dans le monde.

Aussi, une Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire s’est-elle créée. Regroupant 50 organisations agricoles, rurales, environnementales, de santé, de solidarité internationale ou encore du réseau étudiant, elle a décidé de publier les grandes priorités qu’elle souhaite faire adopter dans le cadre de ces Etats Généraux de l’Alimentation.

Découvrez la liste des 63 priorités de la plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire réparties en 7 thèmes.

Développer les pratiques agricoles et alimentaires alternatives et durables

Les 50 organisations qui constituent la Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire, fortes de leur nombre, de leur diversité et de leur représentativité, sont déterminées à contribuer à ces Etats Généraux et d’en faire un moment d’échange constructif.

Nous sommes en effet le relais d’envies individuelles et collectives de proposer et diffuser des pratiques agricoles durables et alternatives pour faire évoluer notre agriculture et alimentation partout dans les territoires. Notre mobilisation et l’attention qui sera portée aux Etats Généraux de l’Alimentation seront ainsi l’une des clés de leur réussite.

Nous attendons que ces Etats Généraux aboutissent à des résultats concrets en matière de transition agricole et alimentaire, conduisant à des changements effectifs, attendus par les producteurs, les consommateurs et les habitants des territoires, créant des emplois, protégeant notre santé et préservant l’environnement au nord comme au sud.

« Mieux reconnaitre et indemniser les victimes des pesticides » : une des priorités de la Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire.

Les organisations signataires

ACTION contre la Faim

ActionAid France

Agir Pour l’Environnement

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières

Amis de la Terre France

Association française des Diététiciens Nutritionnistes

Association Max Havelaar France

Attac France

BLOOM

CCFD-Terre Solidaire

CIWF France

CMR (Chrétiens dans le Monde Rural)

Comité français pour la solidarité internationale

Confédération paysanne

Coordination SUD

CRID

Criigen

Eau et Rivières de Bretagne

Fédération Artisans du Monde et Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR)

Fédération Nationale d’Agriculture Biologique

Fermes d’Avenir

Filière Paysanne

Fondation pour la Nature et l’Homme

France Nature Environnement

Générations Futures

Greenpeace France

Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire)

Miramap

Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique

Nature et Progrès

OGM dangers

Oxfam France Plate-Forme pour le Commerce Équitable

Plateforme pour une petite pêche

REFEDD (REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable)

RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles)

Réseau Action Climat

Réseau CIVAM

Réseau Cocagne

Réseau Environnement Santé

RESOLIS

Secours Catholique – Caritas France

SOL

Syndicat National d’Apiculture

Terre & Humanisme

Terre de Liens

Union Nationale de l’Apiculture Française

WECF France

WWF France

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Envie de participer à la COP23 ? Le REFEDD recrute son équipe d’accrédité.e.s !

vendredi 22 septembre 2017 par REFEDD

La 23ème Conference of the Parties (COP), conférence internationale pour le climat, est annoncée du 6 au 17 novembre 2017 dans la ville allemande de Bonn. Et comme chaque année depuis 2013, le REFEDD a la possibilité d’y envoyer plusieurs étudiant.e.s chargé.e.s de représenter la jeunesse française lors des négociations internationales. Peut-être toi !?

 

 

La délégation REFEDD aux COPs 

Depuis la COP18, le REFEDD est accrédité pour prendre part aux conférences internationales sur le climat et soutenir les sujets de l’éducation au changement climatique et de l’équité intergénérationnelle afin qu’ils soient reconnus comme essentiels par les négociatieur.trice.s. De plus, en tant qu’association étudiante, le REFEDD est rattaché à la constituante jeune YOUNGO (pour Youth NGOs : les ONGs jeunes) rassemblée lors des COYs les 3 jours qui précèdent les COPs. Pour rappel, le REFEDD avait co-organisé la COY11 de 2015, juste avant le grand rassemblement de la COP21 où s’était vu signé l’accord de Paris.

En novembre 2016, le REFEDD avait envoyé 3 membres de la délégation à Marrakech, ville organisatrice de la COP22 et de la COY12 (Conference of Youth). Pour en savoir plus sur leurs rôles et missions, on vous invite à (re)découvrir ces courtes vidéos qui témoignent de leur quotidien durant ces 2 semaines :

 

 

 

Rejoins l’équipe pour la COP23 !

Le REFEDD lance dès aujourd’hui sa campagne de recrutement pour trouver ses nouveaux membres de la délégation. Alors si tu es…

1. Disponible du 6 au 10 et/ou du 13 au 17 novembre ;

2. Passionné.e par les questions climatiques ;

3. Intéressé.e par les négociations internationales ;

4. A l’aise à comprendre et à t’exprimer en anglais

….

 

… il y a de fortes chances que l’on s’entendent (très) bien ! 🙂

Envoie ton CV (2 pages maximum) ainsi qu’une lettre de motivation (1 page) à lucas.paoli@gmail.com et explique-nous en quoi tu es la personne idéale pour :

Représenter le REFEDD à l’ONU ;

Porter la voix des étudiant.e.s au plus haut niveau ;

Travailler en collaboration avec d’autres jeunes venus du monde entier ;

Témoigner de tout ce qui se passe à l’intérieur des négociations au travers de plusieurs moyens de communication (articles, tweets, vidéos, photos)

 

Réponse souhaitée avant le 6 octobre

 

On a déjà hâte de lire ta candidature ! 

 

Pour aller plus loin :

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RÉPONDONS PRÉSENT ! 120 propositions pour une société solidaire

mercredi 20 septembre 2017 par REFEDD

En mars dernier, une coalition de 150 ONG de tous horizons, dont le REFEDD, lançait l’Appel des Solidarités, à l’initiative de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Jeudi 21 septembre, ces associations sortent Répondons présent !, un recueil de 120 propositions pour mettre la France sur une voie d’avenir, apaisée et solidaire.

 

UN APPEL POUR METTRE LES SOLIDARITÉS AU CŒUR DES POLITIQUES PUBLIQUES

Lancé en mars 2017, l’Appel des Solidarités est envisagé comme une réponse aux crises qui se multiplient ces dernières années. Toutes ces crises ne pourront se résoudre autrement que par plus de solidarités : avec toutes et tous, avec la nature et les générations futures, avec celles et ceux qui sont en difficulté et discriminé.e.s, avec celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre, avec tous les peuples. Elles ne pourront se résoudre séparément sans vision d’ensemble.

 

5 CAPS, 5 GRANDS ENJEUX

L’Appel des Solidarités est adossé à cinq « caps » qui donnent à voir les grands enjeux, les préalables à réunir pour façonner un monde plus juste et plus solidaire, et sortir des crises actuelles par le haut. Ces cinq caps s’appuient sur des centaines de propositions, de solutions, d’expérimentations.

1/ Solidarité de tous et toutes avec toutes et tous : luttons contre les inégalités sous toutes leurs formes, contre la fraude et l’évasion fiscale et contre l’impunité des banques, des politiques, des multinationales.

2/ Solidarité avec la nature et les générations futures : luttons pour protéger le climat, les sols, les océans, la biodiversité et les animaux. Luttons pour une énergie renouvelable et une économie où rien ne se perd, où tout se transforme.

3/ Solidarité avec les personnes en difficulté, exclues, discriminées : luttons pour garantir le logement, l’emploi, l’accès aux soins, à l’éducation, aux revenus. Défendons nos droits fondamentaux, luttons contre les préjugés qui occultent notre humanité.

4/ Solidarité avec les sans-voix : luttons pour que chacune et chacun puisse faire entendre sa voix dans chaque territoire et dans chaque quartier, en toutes circonstances et à poids égal.

5/ Solidarité avec tous les peuples : luttons pour une solidarité sans frontières, pour la coopération entre les pays et les continents, pour l’accueil de celles et ceux qui prennent la route, qui fuient la misère et la guerre.

 

LES PROPOSITIONS DU REFEDD

De cet appel est né un livre, Répondons présent !, dont la sortie en librairie est prévue le 21 septembre.  Cet ouvrage rassemble 120 propositions pour construire une société plus solidaire choisies parmi plus de 500 exprimées. Ces 120 propositions sont autant de mesures urgentes dont les députés doivent s’emparer et que le gouvernement doit mettre en œuvre si les engagements électoraux ont un sens.

Le REFEDD a contribué à l’élaboration de ces propositions, notamment les propositions n°43 et 44 qui font partie du cap n°2 : Solidarité avec la nature et les générations futures, co-signées par Animafac, Climates, Colibris, la FNH, Les Petits Débrouillards, la Ligue de l’enseignement, Tous dans l’même bateau, l’Union Touristique les Amis de la Nature (FFUTAN). En voici quelques extraits [SPOILER ALERT] :

  • Intégrer le développement durable et les enjeux du changement climatique dans le supérieur : que chaque étudiant.e ait un cours pour comprendre les notions et les enjeux, puis un cours spécifique à leur cursus en fin d’études qui fasse le lien entre ces enjeux et le métier choisi (achat responsable, communication responsable, investissement socialement responsable, etc.). (…) Ouvrir et mettre en valeur les métiers verts et verdissants et faciliter l’intégration des étudiant.e.s sur le marché du travail de la transition écologique (recenser les formations, permettre aux étudiants de rencontrer des professionnels). (Proposition 43)

 

  • Développer un plan stratégique pour créer des campus durables dans lesquels seront intégrés les étudiant.e.s en renseignant un référentiel Plan vert, en labellisant les démarches réalisées et en intégrant des critères de développement durable dans les financements par l’établissement des associations étudiantes. (Proposition 44)

 

Pour que ces propositions voient le jour, l’Appel des solidarités compte faire prochainement sa rentrée parlementaire en entamant, avec l’appui du président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, un cycle de rencontres et d’échanges auprès des parlementaires.

 

SORTIE LIBRAIRIE : 21 SEPTEMBRE 2017 – RÉPONDONS PRÉSENT ! 

120 propositions pour une société solidaire – Collectif – 128p. – 5€

L’appel | Facebook | Twitter

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Ouvertures des inscriptions Jeunes Reporters pour l’Environnement – Edition 2018

mardi 19 septembre 2017 par REFEDD

Cette année encore, le REFEDD est partenaire du programme Jeunes Reporters pour l’Environnement. Créé en 1994, ce programme international a pour but de sensibiliser les jeunes au développement durable par la pratique du journalisme. Les étudiant.e.s sont invité.e.s à présenter leur reportage sous forme d’article, de vidéo ou d’émission de radio.

 

 

Du « journalisme de solutions » par les jeunes

Jeunes Reporters pour l’Environnement (JRE) est un programme de sensibilisation et d’éducation développé dans 34 pays à travers le monde. En France, il est promu et organisé par Teragir, anciennement l’office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe.
À travers l’élaboration d’un projet individuel ou de groupe, les Jeunes Reporters découvrent les enjeux du développement durable de façon concrète et positive dans l’esprit du « journalisme de solution ».

 

Définition donnée par les JRE

 

 

Le concours

Le concours des JRE s’adresse aux étudiant.e.s de moins de 26 ans. Il s’applique au scolaire, à l’extra-scolaire, aux universités, aux grandes écoles, aux associations étudiantes, etc. Les reportages peuvent prendre la forme soit d’un article de 1000 mots maximum soit d’un reportage vidéo ou radio de 3 minutes maximum.

Les projets présentés au jury (dont le REFEDD a fait partie en 2016 puis en 2017) doivent s’inscrire dans l’un ou plusieurs des objectifs de développement durable définis en 2015 par les pays membres de l’ONU.

Le programme JRE a défini une méthodologie en 4 étapes pour la réalisation des projets journalistiques :

  • Identifier une problématique locale
  • Mener une enquête journalistique sur cette problématique
  • Mettre en lumière des solutions existantes ou en devenir pour répondre aux enjeux identifiés dans l’enquête.
  • Diffuser votre reportage auprès d’un public local

 

Retrouvez les critères détaillés ici.

 

Etudiant.e.s, à vos claviers/caméras/micros !

 

 

 

Les inscriptions sont désormais ouvertes sur l’espace participant flambant neuf du site des Jeunes Reporters ! Vous avez jusqu’au 26 janvier 2018 pour vous inscrire, et jusqu’au 2 mars pour envoyer vos reportages.

Les gagnant.e.s dans chaque catégorie (presse écrite, reportage vidéo et reportage radio) remporteront un chèque de 500€.

Et si vous êtes lauréat du concours national, vous aurez peut-être la chance de participer au concours international « Young Reporters for the Environment ». En effet, chaque année, le meilleur article et la meilleure vidéo des tranches d’âge « 11-14 ans », « 15-18 ans » et « 19-21 ans » issus du concours national sont soumis au concours international. Les reportages envoyés au concours international doivent être entièrement rédigés ou sous-titrés en anglais.

Le jury international se réunit fin mai/début juin à Copenhague et annonce les lauréats au plus tard le 5 juin, pour la Journée Mondiale de l’Environnement.

Alors, tente ta chance !! C’est ici !

 

En manque d’inspiration ?

Voici les reportages des lauréats en 2017:

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Avec 1% for the Planet, soutenez la Semaine Etudiante du Développement Durable

mardi 19 septembre 2017 par REFEDD

Les 16 et 17 octobre 2017, le REFEDD présentera la Semaine Etudiante du Développement Durable (SEDD) aux Rencontres Associations et Philanthropes organisées par 1% for the Planet. L’objectif : donner la possibilité aux assos environnementales de présenter leurs projets face à des mécènes en vue d’obtenir des soutiens financiers. Allons-y !

 

 

1% for the Planet, kézako ?

Créée en 2002 par Yvon Chouinard et Craig Mathews, fondateurs des marques Patagonia et Blue Ribbon Flies1% for the Planet rassemble aujourd’hui près de 1200 entreprises dans plus de 40 pays. Leur « petit » plus ? Elles s’engagent à reverser 1% de leurs chiffre d’affaires à des associations environnementales. Pour l’anecdote, la France rassemble le plus de ces  » entrepreneurs philanthropes » (après les Etats-Unis) avec une centaine d’entreprises partenaires, pour un montant avoisinant les 4 millions d’euros collectés par an. Bien joué ! 😉

Selon ses créateurs, la naissance 1% for the Planet a été motivée par ce constat : les problématiques environnementales auxquelles nous faisons face aujourd’hui sont majeures, mais la protection de l’environnement ne représente pourtant que 3% des sommes concernées par le mécénat (bouh !). C’est pourquoi depuis 15 ans, 1% for the Planet a permis aux entreprises membres de verser plus de 175 millions de dollars directement à des associations environnementales.

Exemple d’entreprise partenaire : la marque de chaussures responsable Saola Shoes. Chaque paire de chausures achetée permet de financer une association environnementale.

Soutenez la SEDD 2018 grâce aux Rencontres Associatives et Philanthropes

Le REFEDD sera donc sur scène les 16 et 17 octobre à Paris pour tenter de convaincre de généreux mécènes de financer la prochaine édition de la Semaine Etudiante du Développement Durable qui aura lieu la première semaine d’avril 2018. Créée par le REFEDD, cette semaine a pour objectif de rassembler les initiatives étudiantes de sensibilisation et d’éducation au développement durable dans les campus de France.

Envie d’en savoir plus ? Edouard, notre chargé d’animation, vous la présente en quelques mots.

 

 

Qu’ils s’agissent de protection des océans, d’éducation et de sensibilisation à l’environnement ou de santé, l’édition 2017 est assez exhaustive et s’organise autour des thématiques suivantes :

  • l’agriculture & les sols
  • la biodiversité & l’écosystème
  • le climat & l’énergie
  • les rivières & les océans
  • la santé & l’environnement
  • les mouvements éco-citoyens (dont notre Semaine Etudiante du Développement Durable)
  • la pédagogie active au contact de la nature

 

Et maintenant à vous de jouer !

Jusqu’au 12 octobre, soutenez le REFEDD en votant pour la SEDD sur le site RAP-One Percent for the Planet qui répertorie l’ensemble des 41 initiatives pré-sélectionnées pour être présentées lors de la rencontre. Plus nous récolterons de voix et plus nous aurons la chance d’être soutenus financièrement : CQFD ! 

 

Cliquez pour soutenir la SEDD sur 1% for the Planet.

Merci d’avance ! 

 

Pour aller plus loin :

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Elles nous ont rejoint : The Canopy Tour

mardi 19 septembre 2017 par REFEDD

Dès janvier 2018, Éléonore et Émeline de The Canopy Tour partiront au cœur de l’Amérique du Sud à la rencontre de ceux qui œuvrent en faveur de la protection de la forêt amazonienne.

 

The Canopy Tour, un voyage solidaire et engagé

 

Pourquoi ce projet?

The Canopy Tour s’inscrit dans une prise de conscience mondiale sur la préservation de notre environnement notamment avec les accords internationaux qui ont été mis en place lors de la COP21.

Pourtant riche d’une biodiversité remarquable, la forêt amazonienne est victime de déforestation massive notamment due :

  • à l’exploitation commerciale du bois,
  • à la construction de barrages hydroélectriques inondant une partie de la forêt,
  • au déboisement en faveur de l’élevage bovin,
  • aux chercheurs d’or illégaux qui sillonnent la forêt en laissant derrière eux des friches.

Malheureusement nous nous sentons peu concernés par cette catastrophe écologique du fait de la distance géographique et pourtant ce qui se passe en Amazonie peut avoir des conséquences majeures sur notre futur à tous.

 

Le projet

 

#MakeAmazoniaBreatheAgain

 

Pour agir à leur échelle, Éléonore et Émeline ont décidé de  traverser 5 pays : la Colombie, l’Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Brésil pour partir à la rencontre de projets qui contribuent positivement à la protection de la forêt amazonienne. Et cela à travers différentes thématiques :

  • l’énergie
  • le tourisme responsable
  • la mode éthique
  • l’agro-alimentation
  • la déforestation/reforestation
  • la préservation des écosystèmes et de la biodiversité
  • la culture des peuples d’ Amazonie

 

Leurs objectifs

A travers ce voyage solidaire et engagé, The Canopy Tour ne souhaite pas dénoncer les problématiques déjà connues de tous mais principalement sensibiliser et inspirer le grand public en portant un regard optimiste grâce aux initiatives d’acteurs locaux et internationaux qui œuvrent en faveur de la protection de la forêt amazonienne.

  1. Comprendre
  • Saisir comment la destruction de la forêt peut nous impacter à des milliers de km.
  • Comprendre notre rôle dans la protection de cette précieuse ressource.
  1. Rencontrer et connecter
  • Partir à la rencontre des acteurs et découvrir de quelle manière ils agissent pour la protection de la forêt.
  • Connecter les projets entre eux afin de créer un cercle vertueux et inspirant.
  1. Sensibiliser et agir
  • Éveiller les consciences et mettre en lumière la situation actuelle de destruction de la forêt.
  • Développer des partenariats avec des associations et agir directement sur place.
  • Sensibiliser les jeunes générations sur les problématiques environnementales.

 

Comment les suivre ?

Des mini reportages vidéo seront réalisés tout au long du voyage pour faire connaître les initiatives qui les ont interpellées. Ils seront par la suite diffusés sur différents réseaux sociaux.

En attendant, vous pouvez d’ores et déjà suivre leur page Facebook et leur Instagram!

 

Contact :

Emeline Maugis et Eléonore Valeanu

thecanopytour@gmail.com

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Retours sur le 1er CA du REFEDD 2017-2018

lundi 18 septembre 2017 par REFEDD

Les 16 et 17 septembre, les membres du Conseil d’administration (CA) du REFEDD se sont réuni.e.s à Paris pour entamer officiellement l’année universitaire 2017-2018. Au programme : présentation des grands projets du réseau et ateliers ludiques pour réfléchir à leur mise en place dans les campus. 

« Ainsi font-font-font les étudiant.e.s du REFEDD », nouvelle choré d’Edouard Pénide, responable de l’animation campus.

Ça y’est : c’est (officiellement) la rentrée pour le Conseil d’administration du REFEDD ! Durant 2 jours, une vingtaine d’étudiant.e.s venu.e.s de toute la France ont rassemblé leur énergie (et leurs méninges) pour réfléchir aux grands projets du réseau prévus cette année. Entre la Semaine Etudiante du Développement Durable, les RENEDD 2018 et l’organisation des futurs CA : on peut vous dire qu’on a pas chômé !

Et Nicolas Hulot peut même en témoigner…

L’intelligence collective au service du DD dans les campus

Samedi matin. On commence par un ice-breaker plutôt révélateur des personnalités de chacun.e (« En qui, ou en quoi, souhaiterais-tu te réincarner ? ») et une présentation des projets du REFEDD de l’année passée. Puis, on entre dans le vif du sujet avec 2 heures de réfléxion autour des innovations pour la prochaine SEDD d’avril 2018. Divisés en 3 groupes, les admins ont ainsi pointé les améliorations à apporter à la prochaine édition afin de faire (encore) mieux que celle de 2017 : repenser la communication entre les assos du réseau pour intégrer un plus grand nombre d’étudiant.e.s et de campus à l’événement, sortir du cadre stricte de l’université et proposer des rendez-vous « hors les murs » (et pourquoi pas dans un campus différent du sien) ou crééer collectivement des goodies éco-responsables labellisés spécialement pour la SEDD etc.

Une autre choré ? Non, Yannaï, membre d’Ecocampus et ex-VP du REFEDD, explique les gestes facilitateurs de discussions…

Samedi après-midi. Après une pause déjeuner bien méritée (et oui, réfléchir, ça creuse !) place à la présentation des outils de communication du réseau : les comptes Facebook, Twitter, Instagram et Linkedin du REFEDD n’ont désormais plus de secrets pour les admins ! #REFEDD2.0

Puis, comme pour la matinée consacrée à la SEDD, un temps d’échanges est mis en place pour parler des RENEDD 2018. Séparés en 2 groupes, les étudiant.e.s questionnent la future programmation et partagent leurs idées d’ateliers, de conférences ou d’intervenant.e.s à inviter. On parle budget, communication, animations pour l’assemblée générale, goodies (décidemment) : en bref, on vous prépare une édition 2018 plutôt canon ! 😉

C’est prouvé : les brainstormings sont toujours plus efficaces avec le sourire !

 

« Décris-moi ton CA idéal »

 

Dimanche matin. On s’échauffe l’esprit avec un chifoumi géant sur le thème de l’alimentation responsable (oui oui, vous avez bien lu) et c’est parti pour 3 heures de brainstorming pour questionner le format des futurs CA de l’année ! On aborde de nouveaux thèmes de formations (gestion budgétaire associative mais aussi communication et événementiel responsables) ainsi que des idées de visites de lieux insolites et engagés pour le DD : la restitution collective des échanges fait ressortir une nette demande (et une belle imagination !) des admins pour passer des week-ends REFEDD au top !

Dimanche après-midi. Heureusement, les Conseils d’administration ne sont pas que des moments d’intense réfexion (ou de chifoumis géants… 😉 ). Une fois la matinée passée, plusieurs membres de l’équipe sont allé.e.s assister au meeting-concert Printemps Solidaire donné place de la Concorde. Une belle façon de clôturer ce premier CA de l’année … et d’entamer véritablement la rentrée ! 🙂

 

Rendez-vous les 25 et 26 novembre pour le prochain conseil d’administration du réseau ! 

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« Une suite qui dérange : le temps de l’action » – Le retour d’Al Gore au cinéma

vendredi 15 septembre 2017 par REFEDD

Un peu plus de dix ans après « Une vérité qui dérange » (An Inconvenient Truth), Al Gore revient au cinéma avec « Une suite qui dérange: le temps de l’action. » Sa sortie en France est prévue pour le 27 septembre, mais l’équipe du REFEDD, invitée par Parenthèse Cinéma, a eu l’occasion d’assister à l’avant-première jeudi 14 septembre au Gaumont Opéra à Paris.

 

L’affiche du film

 

Le temps de l’action

Grâce à Une vérité qui dérange (2006), l’opinion publique avait été largement sensibilisée aux dérèglements climatiques. Dix ans plus tard, la suite du célèbre documentaire nous montre que nous sommes en passe de vivre une véritable révolution énergétique.

Réalisé par Bonni Cohen et Jon Shek, Une suite qui dérange suit l’ex-vice-président des Etats-Unis, Al Gore, sillonnant la planète pour former des adeptes de la cause climatique et tenter d’influencer la politique internationale en matière d’environnement. On découvre Al Gore en coulisses, dans des moments de sa vie privée et lors d’apparitions publiques. Dans un style similaire au Before the flood, de Leonardo Dicaprio, on comprend, à travers ce documentaire, que même si les enjeux n’ont jamais été aussi vitaux, les dangers liés au changement climatique peuvent être surmontés grâce à l’ingéniosité et à l’enthousiasme des êtres humains.

Les préparations à la COP21 et le chemin mené jusqu’à la signature de l’Accord de Paris sont les fils conducteurs de ce documentaire. Autour de ceux-ci, des images impressionnantes et émouvantes de catastrophes naturelles aux Philippines, aux Etats-Unis, en Inde,… qui montrent l’indéniable : le changement climatique est bien réel et dévastateur, et il est temps d’agir. C’est d’ailleurs le sous-titre choisi pour cette sequel : « Le temps de l’action ». Et c’est bien ce qu’est ce documentaire : un appel à l’action, d’autant plus pressant depuis que le président américain Donald Trump s’est retiré de l’Accord de Paris.

 

L’avant-première au Gaumont Opéra

 

Le photocall, mais sans les paparazzis…

 

Le REFEDD a donc eu la chance d’être invité à l’avant-première jeudi 14 septembre au Gaumont Opéra! Avant la projection du film, la représentatrice de Paramount France, qui produit le film, présente les partenaires, dont WWF, Surfrider Foundation, la fondation GoodPlanet et surtout… le REFEDD (fierté!).

On nous projette ensuite le clip de la chanson « Truth to Power » composée pour le documentaire par OneRepublic ; une chanson et un clip plutôt émouvants, qui parlent de vérité, de pouvoir et du temps qui s’accélère.

Après le film, une table ronde est animée par Fanny Agostini, nouvelle présentatrice de Thalassa, avec des représentant.e.s de la WWF, de la Surfrider Foundation et de la Fondation GoodPlanet. C’est l’occasion de parler action, de ce que nous pouvons faire pour inverser la tendance, pour ne pas être des « climato-statiques », comme l’explique Fanny Agostini.

Une soirée sympathique donc, et un film à voir pour comprendre comment se font et se défont les accords et les négociations sur le climat, pour avoir un aperçu de tous les éléments qui peuvent influencer ce genre de décisions (spoiler: l’argent est number one) et pour garder un peu espoir face aux rejets et aux déconvenues.

 

Découvrez la bande-annonce d’Une suite qui dérange

 

 

Sortie du film en France le 27 septembre. 

Pour aller plus loin: 

Ressources pédagogiques | Facebook

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