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Environnement, écologie et développement durable en Rhone-Alpes

Enviscope c’est l’actualité de l’environnement en Rhone-Alpes, des articles sur l’écologie et le développement durable en Rhone-Alpes


Articles les plus récents

Top départ pour la Zone industrialo-portuaire de Salaise-Sablons

mardi 1er juillet 2014

« Comparé aux autres projets nationaux, il existe très peu de sites en France de cette importance et réunissant autant d’atouts, comme notamment la proximité avec le Rhône qui va voir se développer le transport de marchandises » annonce le député Erwann Binet, dont c’est le dernier acte en tant que président de la Société publique locale (SPL) Isère Aménagement [1]. Celle-ci a été choisie par les partenaires du syndicat mixte [2], pour procéder à la requalification de 200 hectares aménageables sur les 350 que compte la Zip. La formule SPL permet aux collectivités de rester maîtres du projet et de ses évolutions pendant les 22 ans que doit durer son mandat.

Aux côtés de Daniel Rigaud (2e sur la photo), initiateur du projet, Vincent Daön, directeur de la Zip, le député Erwann Binet, président de Isère Aménagement, Joëlle Seux, directeur de l’AEPI et Francis Charvet, président de la Communauté de communes du Pays Roussillonnais, signataires des deux conventions d’aménagement et de commercialisation. [Photo Enviscope]

La commercialisation quant à elle a été confiée à l’AEPI, l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Isère, dont la mission est d’identifier, attirer et accompagner les implantations des futures entreprises sur la zone. Là aussi, le travail de présentation, de promotion à l’échelle nationale et européenne a débuté depuis de nombreux mois. Un travail qui va se poursuivre par exemple avec la participation au salon Pollutec, à la fin de l'année. Comme l’explique Joëlle Seux, directeur de l’agence, il s’agit de privilégier l’intégration d’entreprises sur le modèle d’économie circulaire, qui a été mis en place par la plateforme chimique voisine Osiris, des Roches-Roussillon. Cinq domaines d’activité ont pour cela été définis : techniques et énergies durables, matériaux renouvelables, distribution intelligente, PME international, chimie high tech et R&D.

Priorité à l’écologie industrielle

« On ne s’interdit pas non plus d’accueillir des entreprises de logistique » ajoute le conseiller général Daniel Rigaud, président du syndicat mixte et fervent promoteur du projet depuis le début. Ce qu’il souhaite, c’est que ne soit pas dévoyée l’idée initale d'un développement industriel[3], mais pas n’importe comment. Il ne veut pas en particulier accroitre le risque Seveso, sur un secteur géographique déjà très soumis au risque industriel. Il s’agit au contraire d’attirer des entrepises entrant dans le concept d’écologie industrielle, les déchets des uns pouvant servir de ressources aux autres. Une charte d’aménagement a d’ailleurs été adoptée dans ce sens en novembre 2013.

Une plateforme multimodale

Autre axe qui fera l’objet des investissements de l’aménageur, le développement du report modal. Dans les 130 M€ de budget global, prévus pour l'opération, une partie sera consacrée aux infrastructures routières et ferroviaires[4] permettant l’accès des secteurs nord et sud de la Zip, sur les 30 hectares de la première phase, explique Jean-Christophe Rosselin, chef de projet Zip à Isère Aménagement. Le projet prévoit que des entreprises rhônalpines en particulier puissent ainsi bénéficier de cette connection exceptionnelle entre le fleuve, le rail et la route.

Le projet verra également se développer un ensemble de prestations visant à limiter les déplacements et faciliter la vie des salariés (restauration, crèche,…), mais également à mutualiser la gestion de services tels que des infrastructures de transport combiné, la gestion des déchets, des espaces verts...

antoine.reboul@enviscope.com



[1] C’est Didier Rambaud, vice-président du Conseil général de l’Isère, chargé des transports et des déplacements qui va devenir le nouveau président de la Société publique locale Isère Aménagement. La particularité de la SPL est d’avoir pour seuls actionnaires des collectivités locales.

[2] Ils sont trois à parts égales dans le Syndicat mixte : Le Département, représenté par Daniel Rigaud, président du Syndicat mixte, la Région avec Gérard Leras et la Communauté de communes du Pays Roussillonnais (CCPR), dont Francis Charvet est le président.

[3] La création de 2 000 emplois supplémentaires est visée, sur une zone qui en compte 900 à l‘heure actuelle.

[4] Le syndicat mixte investit conjointement à la CNR, qui a prévu 30 M€ d’investissements sur l’ensemble de ses installations portuaires, le long du Rhône et la CCI Nord-Isère, qui est propriétaire et exploitant du port de Vienne-Sud, deuxième après Lyon avec 800 000 tonnes de trafic marchandises.


Montagne 2040 en Rhône-Alpes : 29 projets labellisés

lundi 30 juin 2014

Les 29 premiers projets labellisés Montagne 2040 ont été dévoilés mercredi 25 juin à l'occasion de l'installation par le Conseil régional Rhône-Alpes du Conseil Montagne 2040. Le label Montagne 2040 a pour objectif de distinguer une action exemplaire et de valoriser les bonnes pratiques, afin de favoriser leur diffusion dans les territoires (consulter la liste des projets labellisés : montagne2040.rhonealpes.fr).
Le Président de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack QUEYRANNE, accompagné de Claude COMET, Conseillère régionale déléguée au tourisme et à la montagne, et Eliane GIRAUD, Vice-présidente déléguée aux transports, déplacements et infrastructures, ont installé le Conseil Montagne Rhône-Alpes 2040 dont la première réunion s’est tenue dans le Parc Naturel Régional de la Chartreuse à Saint-Pierre d’Entremont (Savoie).
Le  Conseil est une nouvelle étape dans la démarche Montagne 2040 lancée en janvier 2012 et qui s’est traduite, en décembre 2013, dans une délibération intitulée « Montagne 2040, nouveaux temps, nouveaux défis » (http://bit.ly/M2040RA) qui implique l’ensemble des politiques régionales : aménagement du territoire, foncier, environnement, énergie, emploi, tourisme, économie, transports, numérique, services à la population, culture.
Le Conseil associe l’ensemble des acteurs de la montagne : institutionnels, socioprofessionnels et associatifs. Il a trois objectifs:  poursuivre la démarche prospective , promouvoir les actions exemplaires, porter des réflexions sur des sujets majeurs sur la montagne.


Terra Isara : deux ans de soutiens concrets à l’innovation

lundi 30 juin 2014

Lancée en 2012, le fonds de dotation TERRA ISARA créé par l’ISARA-Lyon a permis des investissements durables et des actions concrètes sur les trois axes de l'innovation, de la formation, et de l'entrepreneuriat. L'objet de TERRA ISARA est de développer des missions d’intérêt général avec pour objectif principal de « définir de nouveaux systèmes agricoles et alimentaires aptes à produire en quantités suffisantes, des aliments sains tout en préservant les ressources naturelles et en permettant au monde agricole de vivre décemment des fruits de son travail».

Un appui à l'innovation concrète

Terra Isara veut soutenir des programmes de recherches novateurs en systèmes agricoles et alimentaires durables. Ces recherches supposent d'être connectées au terrain.

Terra Isara a apporté 90 000 € au programme de recherche appliquée TERRAE « Territoires d’Agroécologie ». L’objectif du programme est d’accompagner l’ensemble des acteurs vers des systèmes agricoles et alimentaires durables par des changements de pratiques, des innovations technologiques, par l'évolution des métiers. L'approche porte sur trois territoires de Rhône-Alpes avec différentes thématiques : le Roannais, le Pilat et le Dauphiné.

Terra Isara a cofinancé deux thèses de doctorat de recherche appliquée avec un apport de 60 000 euros par thèse sur trois ans. La thèse « DiVèRE » (Diversité Végétale afin de concevoir des systèmes de production Résistants et Economes) lancée en 2013 porte sur l’insertion des légumineuses fourragères dans les exploitations céréalières. La thèse « La préservation de l’eau, ressource naturelle, dans les productions arboricoles, fruitières et viticoles » a démarré en janvier 2014.

Soutenir des élèves motivés

La conception et la mise en œuvre concrète de ces nouveaux systèmes agricoles et alimentaires passent par l'amélioration des compétences et par la motivation des personnes. TERRA ISARA souhaite permettre l’accès aux formations supérieures de l’ISARA-Lyon, à tout jeune motivé et compétent, quels que soient son origine et ses moyens financiers. Vingt-cinq prêts d’honneur à taux zéro et sans caution ont été attribués aux élèves ingénieurs (2 500 €/an pour chaque année d’études) depuis avril 2012. Trente nouveaux étudiants en bénéficieront dès l’automne 2014. Le Fonds de solidarité a bénéficié à 16 élèves ingénieurs pour un montant global de 60 000 € depuis deux ans. Six bourses pour des étudiants internationaux de différentes nationalités (Gabon, Nicaragua, Éthiopie, Italie et Madagascar) ont été allouées.

Aide au développement de l’entrepreneuriat

Enfin, TERRA ISARA soutient les formations à l’entrepreneuriat et à l’innovation  pour renforcer les compétences d’intrapreneurs et d’entrepreneurs aux élèves ingénieurs et de susciter la création d’activités et d’entreprises innovantes.

Terra Isara a apporté 12 000 € par an, pour développer les applications opérationnelles de ces formations, avec par exemple la participation au concours européen de l’innovation alimentaire ECOTROPHELIA. A l’issue d’un projet étudiant lauréat des concours ECOTROPHELIA France & EUROPE 2013, deux élèves ingénieurs ont intégré l’incubateur AGRAPOLE piloté par l’ISARA-Lyon avec l’objectif de créer leur entreprise Ici&Là. Trois projets présentés par l’ISARA-Lyon ont été retenus pour participer au concours ECOTROPHELIA en juillet 2014.


Ferroviaire : l’ARF ne veut pas de la concurrence prévue par Bruxelles

dimanche 29 juin 2014

Car le système ferroviaire français a touché ses limites. De 2002 à 2012, les coûts des TER pour les régions ont quasiment doublé (plus 90% d’augmentation, alors que l’offre n’a augmenté que de 24%. Une grande partie des hausses a été provoquée par l’augmentation des redevances des Régions de 600 millions de 2002 à 2012. Le Conseil économique social et environnemental régional de Rhône-Alpes a récemment dénoncé le coût croissant des TER et tous les conseillers régionaux de Rhône-Alpes estiment que le prix payé à la SNCF pour les TER est bien supérieur à la qualité du service.

La réforme récemment votée devait régler en partie le problème . C’est du moins la conviction de l’Association des Régions de France, ARF. Pour l'association, la SNCF doit se mettre au travail.

Une meilleure organisation du travail

« Il est donc nécessaire que SNCF fasse la preuve de tout son talent industriel dès aujourd’hui, puis arrête la dérive des coûts et permettre au mode ferroviaire de répondre aux enjeux de mobilité de demain ». Pour l’ARF, cela " passe par une meilleure organisation du travail et des roulements, une industrialisation des processus de maintenance et le développement d’une plus grande polyvalence des personnels, tout en garantissant le maintien du statut des cheminots et des conditions sociales actuelles ».

La réforme doit permettre ces améliorations. D’où le soutien des présidents de Régions (socialistes à l’exception de la Région Alsace) à un texte qui replace dans une seule structure, SNCF, le transport, SNCF Mobilité, et les infrastructures, SNCF Réseau.

La Nation doit définir le schéma national

Les Régions entendent avoir toute leur place dans le futur paysage ferroviaire, et demandent une remise en ordre.

Pour l’ARF la Nation doit être à l’origine de la politique ferroviaire, et non pas les opérateurs, même les trois nouveaux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC) (SNCF, SNCF Mobilité et SNCF réseau

L’ARF veut que l’Etat soit confirmé comme Autorité organisatrice pour les transports d’intérêt national, notamment pour les Trains d’Equilibre du Territoire (TET) Malgré ce rôle de l’Etat, l’ARF note que c’est encore la SNCF qui définit les services TGV sur des lignes à grande vitesse dont certaines sont financées par les Régions. « L’Etat doit mieux encadrer la définition des services à grande vitesse, de façon concertée avec l’ensemble des financeurs. » L'Etat doit mettre en place un schéma national et le financer.

L’ARF, estime que la future Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF) ne doit pas elle non plus guider la politique ferroviaire, mais elle doit assurer que les moyens prévus, sont bien accordés et bien utilisés.

Les régions Autorités organisatrices des Transports

Les Régions doivent être confortées comme Autorité organisatrices des Transports (AOT) pour l’inter modalité régionale, à travers des schémas régionaux. Les Régions qui financent les matériels exploités par la SNCF entendent aussi être mieux à même de choisir les équipements. C’est pourquoi elles ont créé une association d‘études qui permet de mieux définir leur choix. Une initiative critiquée par la gauche qui estime que la SNCF doit seule conserver des compétences en matière de choix de matériels.

Pour le réseau, l’Association des Régions de France demande que RFF donne la priorité au réseau existant. Elles marchent donc dans les pas du rapport de la commission Mobilité 21 remis en 2012. Mais les régions ne sont pas d’accord avec le désengagement de l’Etat au niveau de RFF, avec un risque de transfert de dépenses d’investissement aux Régions.

Des moyens fiscaux

Les Régions qui paient les matériels pour la SNCF, et une part grandissante des investissements via les redevances versées par la SNCF à RFF pour les TER, veulent avoir les moyens de leur politique. Elles veulent une ressource fiscale qui leur permette de financer les quelque 5,8 milliards d’euros que coûtent les TER chaque année.

Concurrence

Et l’ouverture à la concurrence dans tout cela ? Le débat n’est pas ouvert dans les Régions et CESER,  alors que l’ouverture à la concurrence est demandée par la Commission européenne en 2019.

« Les régions considèrent que l’ouverture à la concurrence n’est pas la solution unique à la dérive des coûts du ferroviaire et que celle-ci ne résoudra pas tout. Elles sont toutefois favorables à ce que celle-ci soit rendue possible, mais non obligatoire." explique un manifeste de l'ARF.
Les Régions refusent que l’ouverture à la concurrence se traduise par un  "dumping social." Elles soutiennent  la Réforme qui prévoit un cadre social  " harmonisé " pour le secteur du transport, qui conforte le statut des cheminots. « C’est ce qui permettra l’ouverture à la concurrence soit porteuse d’innovations au service des usagers, et ne soit en aucun cas mise en œuvre au détriment des cheminots. »

Mais l’ARF freine par rapport au projet de paquet 4 de la Commission européenne, qui souhaite que les transports ferroviaires régionaux soient attribués dès 2019 dans le cadre d’appels d’offres.

Les Régions veulent être libres de choisir, une régie, en attribution directe ou en délégation du service public. Ce qui devrait souvent, de fait, conforter le monopole de l’opérateur historique.

michel.deprost@enviscope.com


Le groupe nord-isérois Serge Ferrari très impliqué dans la compétition Solar Decathlon

dimanche 29 juin 2014

Concevoir l’habitat de demain autour d’une architecture éco­responsable, chauffée/éclairée à l’énergie solaire, fonctionnelle et durable… tel est l’enjeu de Solar Decathlon 2014, cette compétition universitaire où les jeunes ingénieurs et architectes du monde entier ­ 20 équipes en lice, 16 pays et 3 continents représentés ­ confrontent leurs imaginaires et leurs savoir-faire technologiques.

Partenaire pour la 3e fois

Pour le fabriquant de membranes et de matériaux composites souples, de La-Tour-du-Pin, l’aventure a débuté dès la première édition européenne de Solar Decathlon en 2010, autour du partenariat avec l’équipe Rhône-Alpes, et s’est poursuivie sur le projet inventif et complexe d’habitat écologique Canopea, le projet Team Rhône­Alpes vainqueur de la compétition, qui se déroulait à Madrid en 2012.

Au cœur du défi 2014 de construction d’une maison entièrement autonome en énergie, Serge Ferrari entre dans la compétition en accompagnant 8 projets, participant en plus à Solar Decathlon, en tant que partenaire officiel cette fois­ci, pour cette première édition en France.

Cela se traduit par la mise en œuvre de plusieurs produits sur les projets chilien, français, mexicain, allemand, italien, espagnol, néerlandais et suisse. L’éventail de ces solutions légères, durables et 100% recyclables, trouve ainsi une vitrine d’exception grâce aux acteurs pluridisciplinaires (architectes, ingénieurs, énergéticiens).

Diversité de solutions technologiques

Solar Decathlon 2014 met l’accent sur 6 points intrinsèquement liés à la transition énergétique et écologique : la densité, la mobilité, la sobriété, l’innovation, le coût et la contextualisation. Des enjeux de société partagés par les professionnels du bâtiment.

C’est ainsi que l’entreprise fournit au projet franco-chilien Casa Fenix des brise­soleil en screen composite, pour équiper ses modules à ossature bois, ou un screen imperméable pour équiper le toit terrasse du projet allemand Ontop. Sur le projet nantais Philéas, il s’agit de trois stores motorisés assurant un compromis entre protection solaire et confort lumineux. Ou alors, pour le projet italien Rhome for dencity, Serge Ferrari a fourni 250 m2 d’une membrane imper-respirante, qui associée au bardage bois contribue à l’isolation thermique et à la régulation de l’humidité en couverture.


La CNR met en service une centrale photovoltaïque de 12 MWc à Largentière (Ardèche)

samedi 28 juin 2014

Ce vendredi à Largentière ( Ardèche) , Elisabeth Ayrault, présidente directrice générale d e la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), Patrick François, directeur interrégional Centre-Est de la Caisse des Dépôts, Christian Monteil, président du Conseil de surveillance d’Energie et Services de Seyssel (ESS), et Paul Perillat-Merceroz, président du Conseil d’administration de la Régie d’Electricité de Thônes (RET), ont inauguré  le plus important parc photovoltaïque de Rhône-Alpes, en présence de Jean-Roger Durand, conseiller général et maire de Largentière.

La centrale photovoltaïque, d'une puissance installée de 12 MWc sur une surface de 24 ha, est la cinquième centrale photovoltaïque mise en service par la CNR. Elle permet à cette dernière d'exploiter 35 MWc  en Rhône-Alpes. La centrale est la plus puissance centrale photovoltaïque de la région.

Le parc de Largentière mis en service après un chantier de neuf mois est équipé de 48 000 panneaux. Son productible est de 17 000 MWh par an ce qui évite le rejet de CO 2 vité de l’ordre de 6 100 tonnes par an. Le parc représente un investissement total de 13,3 M€ porté par la société de projet ADB Solaire, créée en décembre 20 13 par la CNR, à travers CN’Air, sa filiale dédiée au développement de nouvelles énergies renouvelables, la Caisse des Dépôts, la SEM Energie et Services de Seyssel et la Régie d’Electricité de Thônes, via leurs filiales respectives de production

Dès le lancement du projet, en mars 2009, la CNR s’ est engagée dans une démarche d'excellence environnementale.Le parc est implanté sur les anciens bassins de décantation d’une mine de plomb argentifère, ce qui a permis la réhabilitation d’un site industriel sans créer de conflit d’usage avec l’agriculture et les espaces naturels. Des actions ont  maximisé  la valeur écologique du projet: suivi du chantier par un écologue expert, sanctuarisation de zones à enjeux (zone humide, pelouse sèche) sur 20 hectares, mise en place de nichoirs, suivi environnemental par la Fédération Rhône-Alpes de Protection de laNature.


Compagnie Nationale du Rhône : des projets de développement touristique en 2014-2018

vendredi 27 juin 2014

La Compagnie nationale du Rhône enregistre une forte progression du trafic commercial, mais aussi du trafic de bateaux de croisières. Il n’y en avait qu’une poignée il y a une dizaine d’années, il y en a 25 cette année, et le nombre de bâtiments devrait continuer à augmenter dans les prochaines années. Environ 90 000 touristes découvrent chaque année la vallée du Rhône, et celle de la Saône à  bord de ces bâtiments pour l’essentiel exploités par des compagnies étrangères. La CNR réalisera dans le cadre de son Plan Mission d’Intérêt Général, de 2014 à 2018, des postes d’accostage spécifiques à La Voulte, à Montélimar, à Valence et à Villeneuve lès Avignon.

La navigation touristique comprend aussi les bateaux de plus petite taille, à moteur ou voiliers. Ces bateaux naviguent notamment sur le Haut Rhône, d’où ils peuvent accéder par le canal de Savières au lac du Bourget. La CNR va allonger le bief navigable en étudiant l’aménagement d’une écluse de plaisance pour franchir le barrage de Brégnier Cordon. A Virignin, dans l’Ain, l’offre nautique sera développée autour de l’écluse de plaisance, du nouveau port de 120 anneaux, de la base multimodale d’aviron et de via Rhôna.

Le projet Via Rhôna, de véloroute est aussi un élément structurant de la découverte touristique du Rhône et la CNR va continuer à participer au financement des tronçons pour lesquels les collectivités sont maitres d’ouvrage. D’ici 2018 la Compagnie nationale du Rhône va ainsi cofinancer 150 kilomètres de Via Rhône, en Rhône-Alpes,, mais aussi dans les départements de Provence Alpes Côte d’Azur et de Languedoc Roussillon.

L’offre touristique elle-même sera enrichie par des modules de tourisme industriel permettant au public de découvrir non seulement l’hydroélectricité, mais aussi les énergies renouvelables produites par l’entreprise sur plusieurs sites proches du Rhône, énergie photovoltaïque et énergie éolienne.

michel.deprost@enviscope.com


Les sacs plastiques non réutilisables interdits au 1er janvier 2016

vendredi 27 juin 2014

L’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, réunie actuellement à Nairobi, a alerté sur l’ampleur des dégâts générés par le rejet de déchets plastiques dans les océans. L'ampleur des dégâts est estimée à au moins à 13 milliards de dollars.
Lors de l’examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a fait adopter la fin de l’utilisation des sacs plastiques non réutilisables à compter du 1er janvier 2016.
La production en France de sacs biosourcés ou compostables sera encouragée. Le nombre de sacs plastiques à usage unique en caisse est passé de 10 milliards à 700 millions, entre 2002 à 2011 dans les grandes surfaces.  En caisse, seuls des sacs plastiques réutilisables (plus épais) ou en papier pourront être utilisés (à titre gratuit ou non). Pour les produits frais (fruits et légumes, poissons, viandes etc.), cette mesure constitue une opportunité de valoriser les entreprises qui fabriquent de nouveaux sacs biodégradables et compostables, alors que 90 % des 12 milliards de sachets plastiques  « fruits et légumes » viennent d'Asie. La ministre  recevra les entreprises qui fabriquent des sacs biodégradables et compostables, pour les encourager à investir


« Mangez Bio Isère » au menu de la restauration scolaire et collective

jeudi 26 juin 2014

 « Maintenant, quand je me promène en ville je suis fier du travail que nous réalisons. J’ai banni le mot cantine de mon vocabulaire, je parle de restauration collective » déclare enthousiaste Alain Baret, chef de la cuisine centrale de la commune de Pont-de-Claix. Chaque jour il prépare avec une équipe d’une douzaine de personnes (dont une diététicienne) 800 repas pour les écoles et établissements de la commune. Tous les jours ou presque, il arrive à utiliser un ou plusieurs produits bio et de saison, un légume, un yaourt ou un fromage provenant d’une exploitation iséroise adhérente de l’association. C’est un patient travail avec Tanguy Le Maitre, son interlocuteur salarié de Mangez Bio Isère, qui a permis d’ajuster l’offre des agriculteurs avec ses besoins et les normes contraignantes qui s’imposent aux cuisines collectives.

Vincent Rozé, lui-même producteur de fromages et de pain à Sainte-Luce explique « qu’ils ont fait se rapprocher deux univers, celui des producteurs et celui des cuisiniers. Chacun comprend mieux l’autre, pour le bénéfice de la collectivité ». Celui des enfants d’abord, même si au départ ce n’est pas évident de leur faire accepter des fruits avec quelques taches, ou le dépôt qui se crée à la surface des crèmes desserts. Mais au bout du compte tout le monde y gagne, en goût, au plan sanitaire. Et sur les prix ?

Le prix n’est pas la vraie question

Vincent Rozé recommande de faire les choses progressivement, pour que l’offre s’ajuste à la demande. « Quand les clients s’engagent sur des quantités régulières, on peut prévoir et on a moins de pertes » commente Pierre Jamet, maraicher installé en bio sur 3 hectares depuis 2 ans à Noyarey. Effectivement savoir qu’il va écouler chaque semaine 150 kg de salades le sécurise, de même que l’anticipation sur des cultures qu’il faut planter très longtemps en avance. Du coup les prix peuvent baisser.

Pour les fromages blancs, les compotes de fruits, l’association développe les gros conditionnements de 5 et 7 kg, limitant ainsi la gabegie des emballages individuels. De même, lorsque l’association a créé sa plateforme logistique au Fontanil, pour faire du re-colisage et compléter les livraisons assurées par les producteurs directement, les coûts de livraison ont enflé jusqu’à 30%. Avec la pratique et l’augmentation des volumes, ils sont maintenant redescendus à 12%.

Même si les prix sont plus élevés, on finit par s’y retrouver, ajoute Alain Baret. Là où il lui fallait 120 kg de pommes de terre, avec quantité de déchets, il ne commande plus que 70 kg à AB Pluche, prestataire de Mangez Bio Isère, qui livre un produit prêt à l’emploi [1]. Et puis au final, à la fin du repas les assiettes sont vides. Plus rien ne part à la poubelle. De quoi satisfaire le cuisinier, l’économe, mais aussi les parents.

Conforter la démarche

S’adressant aux élus, qui sont venus voir comment développer dans leur commune les produits bio et locaux, Karine Berthaud, chargée de mission au Pays Voironnais et à la Métro, propose un accompagnement dans leur parcours d’intégration. La formulation des appels d’offre doit notamment être détaillée, respecter le cadre légal et spécifier toutes les caractéristiques ciblant des productions bio et de proximité. Avec le sourire, elle incite l'assistance à passer à l'acte et « signer le bon de commande ».

Quant à Vincent Rozé, une nouvelle fois il insiste sur le caractère progressif et patient de la démarche. Les 4 salariés que compte l’association font en amont un gros travail tant avec les producteurs qu'avec les cuisiniers des collectivités. Cela sécurise les agriculteurs. Ils sont maintenant une soixantaine pour qui Mangez Bio Isère apporte en moyenne 10% de revenus complémentaires soit 20 000 € par an [2]. « Au-delà de la qualité des produits, de la baisse des émissions de CO2 grâce aux circuits courts, il est très important de soutenir l’activité économique et locale » conclut-il.

antoine.reboul@enviscope.com



[1] La société AB Pluche, qui a obtenu la concession de la future légumerie en construction à Moirans, a déjà démarré son activité et fournit par exemple des légumes dits de 4e gamme, épluchés, lavés et conditionnés, prêts à l’emploi.

[2] L’association a réalisé 1,2 M€ de chiffre d’affaires en 2013.


Les épandages aériens de pesticides seront interdits

jeudi 26 juin 2014

 À l’occasion de l’examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, Ségolène Royal a fait adopter trois mesures visant à lutter contre les pesticides.

Un arrêté, actuellement en consultation publique, sera pris d’ici la fin du mois de juillet. Il permettra de suspendre l’épandage aérien de pesticides pour l’ensemble des cultures qui pouvaient jusqu’à présent bénéficier d’une dérogation :

- sans délai pour le maïs doux, maïs pop-corn et bananes ;

- dans 18 mois pour quelques cultures spécifiques de riz et de certains vignobles, pour lesquels il est nécessaire de trouver une alternative garantissant la sécurité des utilisateurs.
Par ailleurs, l’action « Terre saine, communes sans pesticide » qui vise à la suppression des pesticide dans les produits d’entretien des espaces publics  sera avancée au 1er mai 2016, au lieu du 1er janvier 2020 . La commercialisation de produits naturels pour le traitement des plantes sera facilitée. L’épandage aérien de pesticides sera interdit.
Pour faciliter l’utilisation de produits naturels pour le traitement des plantes, Ségolène Royal a fait inscrire dans le projet de loi la reconnaissance des produits de traitement des plantes et des engrais d’origine naturelle. Ces substances naturelles pourront être mises sur le marché rapidement.



Centrosolar acheté par Solarwatt

jeudi 26 juin 2014

Centrosolar France ( Ecully) annonce son rachat par SOLARWATT. SOLARWATT,  fondé en 1993, à Dresde,  conçoit et produit des solutions photovoltaïques qui vont du module haute de gamme “Made in Germany”, aux systèmes intelligents de gestion de l’énergie pour les particuliers et les entreprises. L’actionnaire majoritaire de SOLARWATT est Stefan Quandt, également 1er actionnaire du groupe BMW.
Fort de l’appui d’un groupe industriel solide et pérenne, pionnier de l’industrie photovoltaïque en Allemagne, Centrosolar sécurise l’avenir de sa marque. L’entreprise assure ainsi la pérennité de sa gamme de modules “Made in Germany”. Centrosolar s’assure également un soutien puissant pour, à l’image du succès de la gamme Vision, continuer d’innover et d’accompagner son marché vers l’autoconsommation, la production et le stockage d’énergie décentralisée.


EDF suit les moutons au GPS pour du débroussaillage raisonné

jeudi 26 juin 2014

Ce mercredi 25 juin, l’énergéticien a équipé de colliers GPS quatre « bêtes meneuses » d’un troupeau, qui compte 700 moutons, avant leur montée en estive. Leur équipement doit permettre de suivre les pratiques pastorales actuelles sur le site de Combe Madame, à La Ferrière dans la chaîne de Belledonne. Le projet consiste à faire réaliser la restauration et l’entretien de certaines parties de ce site (débroussaillage), notamment celles propices à la reproduction des galliformes, tétras lyre ou petit coq de bruyère, par des troupeaux plutôt que par des machines, dans un souci de préservation de l’environnement. A la fin de l’estive, les données des colliers seront récupérées et traitées pour identifier les lieux de pâture des moutons.  

Cette expérimentation se déroule pour la deuxième année consécutive. Le projet vise à permettre au berger, dès l’année prochaine, d’utiliser les données récoltées pour guider son troupeau notamment vers les zones du site de Combe Madame à enjeux de protection de l’habitat des galliformes.    

Un projet de compensation environnementale

Suite à un appel à projet lancé en 2011, EDF et l’association Initiative Biodiversité Combe Madame (IBCM) ont été retenues par le Ministère de l'Ecologie du Développement Durable et de l’Energie pour expérimenter un mécanisme de compensation biodiversité[1] sur le site de la Combe Madame en Isère. Ce projet expérimental vise à réhabiliter certains alpages afin d’y créer des conditions d’habitats favorables à la faune et la flore.

Autour du site de Combe Madame EDF est propriétaire de 1 350 hectares, un foncier important et écologiquement sensible, puisque située majoritairement dans, ou, à proximité immédiate de zones naturelles protégées. En se lançant dans le projet, l’énergéticien anticipe ainsi ses futurs besoins de compensation sur une moitié des 130 hectares, qui font l’objet de l’opération, et en cédant des unités de biodiversité, pour l’autre moitié les besoins de compensation d’autres maîtres d’ouvrage. Le site étant hétérogène, quatre types d’unités ont été proposés à la vente (milieux alpins, aquatiques, forestiers semi-ouverts et forestiers fermés), selon une méthode d’évaluation développée spécifiquement pour l’opération en partenariat avec des chercheurs (MNHN, CNRS).

L’opération est prévue pour une durée de 8 ans, à l’issue desquels la propriété des terrains restera à EDF, mais la pérennité des actions mises en œuvre sera assurée, notamment par l’intégration de l’ensemble du site dans une Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage. 



[1] Les opérations de compensation biodiversité sont mises en place par le ministère de l’Ecologie pour, comme leur nom l’indique, compenser la destruction des milieux par les activités humaines. C’est la troisième phase du triptyque pratiqué en matière de protection de l’environnement : Eviter, réduire, compenser. Elle consiste pour un maître d’ouvrage propriétaire d’une zone naturelle à la restaurer. Le terrain est ensuite divisé en lots, unités de biodiversité, qui peuvent être cédées à d’autres maîtres d’ouvrage, qui achètent ainsi des droits.

Bien que très encadrées, souvent pilotées par CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des Dépôts, ces opérations divisent les ONG, certaines dénonçant le cynisme de la vente de ces « droits à polluer ».


La première copropriété à bénéficier du tiers-financement est voironnaise

mercredi 25 juin 2014

La première copropriété du Pays Voironnais vient d'acter, en assemblée générale, un prêt collectif avec cession des certificats d'économie d'énergie (CEE), qui viendront en contre garantie de la caution solidaire apportée au syndicat de copropriétaires. Il s’agit du premier tiers-financement de copropriété dans lequel les copropriétaires bénéficient d’un prêt collectif bonifié et d’une garantie générée par les investissements, sans ajout de fonds publics complémentaires concernant cette garantie. La collectivité apporte, par ailleurs, des aides publiques aux syndicats de copropriétaires. 

Ce mécanisme assure, en outre, la mise en œuvre des travaux par les entreprises locales du bâtiment, génératrice d’emplois en région. 

« Ce financement et sa garantie peuvent être déployés sans coût pour les finances publiques à condition d’ancrer et simplifier le dispositif des certificats d'économie d'énergie dans les territoires » souligne Pierre-Henri Grenier, directeur général adjoint de la Banque Populaire des Alpes. 

Le financement de la transition énergétique

A l’issue de la conférence bancaire et financière sur la transition énergétique, qui s’est tenue ce 23 juin, cette première réalisation prouve, par l’exemple, que le développement du tiers-financement des copropriétés est possible.  

Elle démontre la pertinence du modèle « KfW-Elena » dans sa capacité à améliorer la distribution d’offres de financements de rénovation thermique, par le biais d’une meilleure coordination des acteurs économiques locaux (les collectivités, les banques de réseau et les PME locales du bâtiment) et la régionalisation des mesures bancaires. 

Le Groupe BPCE est soutenu par la Commission européenne et la banque publique allemande KfW pour déployer, en France, le programme pilote européen KfW-Elena de promotion des investissements locaux d’efficacité énergétique à travers des financements en coopération avec les collectivités.  

A propos de la BPCE

Le Groupe BPCE développe depuis plus de 20 ans des solutions de financement du développement durable avec des résultats probants. Il intervient dans tous les segments de la transition énergétique avec  près de 2 Md€ d’encours sur ses prêts verts et 30 % de part de marché dans les énergies vertes production d’énergie renouvelable. Son action vise également à accompagner les Régions dans ces nouveaux marchés, via des mécanismes de financement innovants répondant aux ambitions des Plans climat énergie territoriaux.      


Transition énergétique : le Forum franco-suisse confirme le potentiel d’innovation

mercredi 25 juin 2014

La transition énergétique ne sera pas seulement une affaire de technologie, l’innovation sera aussi sociale. Elle devra entrainer les comportements des usagers, mais aussi ceux des décideurs, des professionnels , les organisations. C’est une des idées force du deuxième forum franco-suisse de l’innovation pour la transition énergétique organisé ce mardi à l’Hôtel de Région Rhône-Alpes.

Jean-Jack Queyranne a échangé à l'occasion d'une table ronde, avec Antoine Droin, président du Grand conseil du Canton de Génève, avec Jean-Michel Cina, Conseiller d'Etat du canton du Valais et Nadia Christinet, Déléguée à l'Environnement et à l'Energie du Canton de Vaud.

La première édition du Forum avait eu lieu à Lausanne en 2013. Le deuxième forum  (1) a réuni plus d’une centaine de participants des deux pays, représentants d’entreprises, de collectivités, d’universités et d’écoles d’ingénieurs.

La France et la Suisse sont engagées dans une transition énergétique. Leurs trajectoires sont en partie différentes. La Suisse a voté pour une sortie totale et rapide du nucléaire, alors que la France n’envisager qu’une réduction. Mais les deux pays ont décidé de forcer l’allure sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables.

Rhône-Alpes et les cantons de Suisse Occidentale (2) ont ensemble un potentiel technologique et industriel. Stations de Transfert de l’Energie par Pompage, développement de l’hydrogène, réseaux intelligents, transports électriques, les projets sont nombreux.

Le paysage énergétique de demain sera plus décentralisé qu’aujourd’hui. Les énergies renouvelables intermittentes mais prévisibles, imposeront d’ajuster au plus près, production et consommation. Les consommateurs, particuliers ou entreprises, disposeront des réseaux automatises plus intelligents.

La préoccupation est bien de diffuser ces innovations en mettant en place un environnement social positif. Greenlys, menée à Grenoble et à Lyon par ERDF, Schneider Electric et GDF Suez autour du compteur électrique intelligent Linky met plusieurs centaines de consommateurs au cœur de l’expérimentation, rappelle Jacques Longuet, directeur d’ERDF Rhône-Alpes-Bourgogne.

Collaboration avec tous les utilisateurs, avec les habitants, ergonomie, sensibilisation, meilleurs dispositifs financiers, fiscaux, vulgarisation: les chantiers sont nombreux pour les chercheurs et les entreprises. Plusieurs universités de Rhône-Alpes (notamment Lyon 1, Joseph Fourier, Centrale Lyon) et de Suisse (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Université de Lausanne, de Genève, Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale) sont engagées dans ce mouvement. Un mouvement qu’elles veulent approfondir, comme l’on rappelé Philippe Moreillon, de l’EPFL et Gilles Debizet, de l’Université Joseph Fourier et Guillaume Faburel, de Lyon. Plusieurs projets de recherche pourraient être lancés en vue de la troisième édition du Forum.



1) Michel Deprost a été le modérateur de cette journée.

2) Fribourg, Genève, Jura, Neuchatel, Valais, Vaud, et partiellement le canton de Berne.




L’Etat met 40 millions pour revitaliser les centres-bourgs

mercredi 25 juin 2014

Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires, a lancé lundi avec Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et George Pau Langevin, ministre des Outre-Mer, un dispositif expérimental pour la revitalisation des centres-bourgs.

Le gouvernement mobilisera près de 40 millions d’euros en 2014 (notamment via le Fonds national d’aménagement du territoire et l’Anah) qui, en complément d’autres financements, permettront à des centres-bourgs de réaliser un projet de revitalisation en créant une offre de logements, de commerces, d’équipements et de services adaptés aux besoins des habitants, et ainsi de limiter l’étalement urbain.

Trois cents centres-bourgs déjà identifiés sont invités à déposer une candidature, qui devra être portée conjointement par la commune et l’intercommunalité dont elle dépend d’ici le 12 septembre 2014. Parmi eux, environ cinquante  seront accompagnés via ce dispositif pilote.


Financement des infrastructures de transport : l’AFITF attend de nouveaux moyens

mercredi 25 juin 2014

Le gouvernement a annoncé la création d’un péage de transit poids lourds portant sur 4000 km de grands itinéraires de transit national et international supportant plus de 2500 poids lourds par jour. Le président de l'Agence  de financement des infrastructures de transport ( AFITF) estime que les recettes ainsi dégagées permettent à l’AFITF d’avoir une meilleure visibilité sur ses perspectives budgétaires, mais qu'elles n’atteignent pas les recettes attendues de l’écotaxe poids lourds.

" Pour assurer les engagements pris par l’Etat et financer l’ensemble des projets déjà décidés, l’AFITF aura besoin de ressources  complémentaires qu’il appartiendra au gouvernement d’identifier et de mettre en place dans les mois à venir." poursuit le président de l'Agence.


« La loi de transition énergétique est une vraie bonne nouvelle »

mardi 24 juin 2014

« C’est une vraie bonne chose, cela sort enfin, globalement cela va dans le bon sens ». Olivier Cateura, professeur responsable du mastère spécialisé « Management & Marketing de l’Energie » à GEM, est très positif sur le projet de loi que vient de dévoiler Ségolène Royal, ou plus exactement sur le fait qu’après plus d’un an et demi de réflexion, il était temps que cela sorte. Il précise tout de suite qu’il faudra voir comment les mesures s’appliquent de façon opérationnelle, ajoutant qu’elles nécessiteront également de la constance. Il rappelle que déjà il y a 10 ans, le même diagnostic avait été fait sur les besoins de soutien de la filière et que les efforts n’avaient pas été poursuivis.

Autre aspect important, pour Olivier Cateura, celui d’associer les territoires, les citoyens. Il évoque le cas du fournisseur d’énergie verte Enercoop[1], qu’il suit en Rhône-Alpes, exemplaire sur le plan de la responsabilité, des comportements, acteur d’une transition énergétique citoyenne. A l’opposé du territoire et de la proximité, il se demande « comment entrainer nos partenaires européens. Comment chacun peut-il montrer la voie et s’engager dans cette nécessité qu'est la transition énergétique ».

Modalités opérationnelles

Il y a aujourd’hui une logique d’opportunité pour les investissements dans les EnR. « Il n’y pas que l’électricité, il faut diversifier les sources, la méthanisation, l’hydroélectricité, les hydroliennes… Grenoble a dans ce domaine avec HydroQuest[2]un acteur important. Il faut également penser à l’éolien, au photovoltaïque, qui ont été fragilisés. Ce qui nous a manqué c’est la constance. »

Les marges de manœuvre existent. Il faut développer l’autoconsommation, en liaison avec les territoires et s’intégrer dans les réseaux locaux. Olivier Cateura cite l’exemple des communes de Voreppe et Coublevie dans le Pays voironnais, qui se sont associées pour créer un réseau de chaleur biomasse[3]. « Cette expérience prend du sens, on s’associe pour réduire les coûts d’achat. Il y a des identités possibles de Région à Région. La logique girondine est trop lourde à mettre en place ».

Bâtiment, véhicule électrique, domaines d’application

Dans le secteur du bâtiment, le professeur de GEM retient le volet efficacité. Les équipements et les outils existent, ce qu’il faut c’est faire évoluer les comportements, développer la formation des entreprises. « La volonté vient du secteur des bâtiments publics. C’est bien. La Caisse des Dépôts est le bras armé. La ministre amène de l’énergie, de la volonté, mais il faut de la constance » rappelle-t-il à nouveau.

Pour le véhicule électrique (VE), la réalisation d’objectifs ambitieux repose sur des effets de volume, ceux engendrés par les flottes des services publics et des entreprises. Faisant référence à Citélec Grenoble dont GEM fait partie, l’association qui développe la mobilité électrique, Olivier Cateura indique que l’enjeu c’est le déploiement des bornes de recharge. « Il faut rassurer le consommateur, l’amener à tester les véhicules, dans des déplacements professionnels par exemple ». Il ajoute que « s’il y a mutualisation des véhicules électriques, on va pouvoir lever les verrous liés au financement, dans une logique collective ».

Au final, la raison voudrait que l'on prenne dans l'enveloppe des 65 milliards d’euros que nous consacrons aux importations d’énergies fossiles, pour réduire la facture et relocaliser l’emploi. La tendance est annoncée, « en tant que citoyens allons-y plus vite, plus fort, en intégrant l’Europe et les territoires. »

Propos recueillis par antoine.reboul@enviscope.com



[1] Enercoop, société coopérative nationale de fourniture d’énergie exclusivement décarbonée (photovoltaïque, éolien, hydraulique,…), vient d’annoncer qu’en plus d’être verte l’électricité qu'elle fournit à ses clients rhônalpins est produite en totalité dans la région.

[2] Le projet Hydrofluv, piloté par le grenoblois HydroQuest a été retenu par l’appel à projet (FUI) de mars 2013. En mai 2014, le consortium, constitué par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), HydroQuest et Groupe Valorem, ont déposé un dossier de candidature pour l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) « Énergies marines renouvelables – Fermes pilotes hydroliennes ».

[3] Voreppe et Coublevie ont créé une régie commune, confié à Dalkia et EDF Optimal Solutions le soin de monter et d’exploiter le futur réseau de chaleur biomasse (plaquettes bois produites dans un rayon maximum de 80 km). En 2015, plus de 800 logements et une quarantaine de bâtiments collectifs, publics et privés, seront chauffés et alimentés en eau chaude sanitaire par le réseau.


Imprim’Vert fête ses dix ans en Rhône-Alpes

lundi 23 juin 2014

L’imprimerie est une activité artisanale qui met en œuvre tout une série de matières et de substances chimiques qui peuvent poser des problèmes pour l’environnement. Evidemment, ce n’est plus le plomb qui est en cause car depuis plusieurs décennies l’impression est réalisée en offset, procédé qui consiste non pas à déposer l’encre sur des caractères en relief, mais sur des zones sensibilisées chimiquement sous l’effet de la lumière, alors que les zones qui n’impriment pas, rejettent l’encre grasse.

Les plaques offset, sont des plaques métalliques, insolées par le passage de la lumière à travers des films. Mais aujourd'hui le système computer to plate (CTP) de l’ordinateur à la plaque offset permet déjà de supprimer une étape et d’économiser les films. Il n’est reste pas moins que des substances sont nécessaires pour nettoyer les plaques. L'imprimerie utilisent largement des plaques, de l'encre, des chiffons, sans parler du papier.

Imprim'Vert lancée en 1998

La marque Imprim’Vert a été lancée en 1998 par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loir-et-Cher, et par la Chambre régionale de Métiers e de l’Artisanats du Centre. La marque été développée en 2004 en Rhône-Alpes, puis en 2008 au niveau national. Elle est aujourd'hui gérée par le Pôle d’Innovation de l’Imprimerie.


En Rhône-Alpes des actions ont été lancées dès 2004 en lien avec l’Agence de l'eau pour réduire les rejets dans les réseaux d’eau usées. Les innovations ont été aidées par le Pôle d’innovation de l'imprimerie. Des actions ont été mises en place pour une utilisation du papier qui prenne en compte la gestion durable de la forêt.

Le label privilégie l'utilisation d'encres végétales qui permettent de limiter l’utilisation d’encres fabriquées à partir de pétrole. Les encadres végétales ne sont disponibles que pour le procédé offset feuille mais la production d’huiles végétales pour les encre est prise en compte car ces huiles peuvent entrer en concurrence avec les usages alimentaires.

Stéphane Volle et Patrice Durand, présidents de l’Union nationale de l’imprimerie et de la Communication Rhône-Alpes, ont participé  à la rencontre anniversaire à la Cité des Entreprises, organisée par la Chambre régionale des Métiers de Rhône-Alpes. Ils ont expliqué les évolutions précises entrainées par une approche environnementale. Alain Berlioz Curlet, président de la Chambre régionale des Métiers et de l'Artisanat de Rhône-Alpes a rappelé les actions de la chambre en matière d'environnement. Laurent Caverot, en charge de l'environnement à la CRMA anime une équipe de chargés de mission qui interviennent dans des centaines d'entreprises.


Cinq critères dans le label

Le cahier des charges Imprim’Vert prévoit cinq critères. Il impose l’élimination des déchets dangereux conformément aux règlements en vigueur. Le critère numéro 2 prévoit la sécurisation des stockages de liquides dangereux. Le label impose la non utilisation de produits toxiques. L'entreprise labellisée Imprim- Vert s’engage à sensibiliser ses clients à la démarche environnementale, afin d’orienter leurs choix vers l’utilisation de produits compatibles avec l’environnement. Le label impose aussi le suivi des consommations énergétiques du site de l’imprimerie.

Thierry Villain, en charge des marchés d'imprimerie au Grand Lyon, a expliqué lors de la table ronde organisée à l'occasion des dix ans d'Imprim'Vert en Rhône-Alpes les efforts de la Collectivité pour verdir ses travaux d'imprimerie, mais le code des marchés publics, qui autorise à introduire un critère environnemental dans l'appréciation des offres,  ne permet pas d'introduire le critère de proximité.

La bonne gestion des ressources doit prendre  en compte non seulement les aspects qualitatifs, mais aussi les aspects quantitatifs d'une commande.C’est ce que rappelle Florence Barbett, responsable de la communication à la délégation régionale de l’Ademe Rhône-Alpes: l'imprimeur doit conseiller son client pour ajuster les quantités imprimées au besoins réels, pour éviter la fabrication de documents qui ne seront pas utilisés.

Il est   possible d'aller plus loin que le label  Imprim'Vert. Didier Villière, responsable d’une imprimerie basée en France en région genevoise, s’engage plus loin qu’Imprim ’vert. IL a décidé d'orienter son entreprise vers une certification Iso 14001 qui  prévoit un Système de Management de l’Environnement fondé sur l’amélioration continue des performances de l’entreprise en incluant les performances environnementales.

michel.deprost@enviscope.com





Pôle d’innovation de l’Imprimerie, 92 rue Abélard 59000 Lille, www.imprimvert.fr ou contact@imprimvert.fr






ERAI : Europe Ecologie Les Verts saisit la Chambre régionale des Comptes

lundi 23 juin 2014

«  Nous ne sommes pas opposés au développement international des entreprises, même si nous critiquons certaines délocalisations, et les entreprises étrangères doivent se développer en France, mais nous n’avons pas la preuve que le fonctionnement d’ERAI «  largement soutenue par la Région, remplisse ces objectifs ». En substance, Jean-Charles Kohlhaas, président du groupe Europe Ecologie Les Verts au Conseil régional critique sérieusement le fonctionnement d’une association dont «  l'opacité cherche à cacher la dérive ».

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à l’Hôtel de région, le résident du groupe EELV a fait état des informations obtenues après des mois d’investigations.

ERAI perçoit en moyenne environ 10 millions de la Région pour soutenir les entreprises régionales à l’international. L’association, dont les effectifs s’élèvent à 140 personnes, gère 27 représentations dans le monde dont 13 sous forme de filiales.

«  L’association ERAI vit au-dessus de ses moyens depuis plusieurs exercices, et ce avec le concours de l’argent public «  écrivent les responsables du groupe, Alexandra Cusey et Jean Charles Kohlhaas dans une lettre à la présidente de la Chambre régionale des Comptes de Rhône-Alpes et d’Auvergne.

«  Le rapport du Commissaire aux comptes émet des réserves successives depuis 201, notamment en ce qui concerne la dépréciation des titres de participations et des comptes courants des filiales. En 2013, le déficit de ces filiales s’élevait à près de 2,4 millions d’euros, montant qui cumulé aux années précédentes, aboutit à 7,2 millions d’euros depuis 2010 et une situation négative de 5,8 millions ».

Ces informations, les élus Europe Ecologie les Verts les ont obtenues après avoir effectué une démarche auprès de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA). En effet, malgré les règles, les comptes d’ERAI ne sont pas publiés. L’élue EELV au Conseil d’administration n’a pas de réponse à ses questions depuis plusieurs années. Le président du Conseil régional n’a donné tardivement qu’une partie des informations demandées par les élus EELV.

Les comptes sur lesquels le Commissaire aux Comptes a émis des réserves, met surtout en avant un système complexe sur lequel les élus n’ont pas d’explication. ERAI a des participations à plus de 50% dans 12 filiales, sur tous les continents, qui toutes à l’exception d’une seule, ont des résultats négatifs, souvent supérieurs à leur chiffre d’affaires. Les élus n’ont pu avoir connaissance des conventions qui lient l’association à ces filiales, les seuls textes obtenus étant rédigés dans les langues locales, du turc au chinois en passant par le brésilien.

Les comptes du « groupe ERAI » sont établis par des jeux d’écritures qui ne correspondent pas à des activités, à des prestations. Un jeu d’avances remboursables d’ERAI à ses filiales permet à ces dernières de fonctionner, et ERAI réalise des abandons de créances qui constituent autant de subventions de fait, indirectes, de la part de la Région.

Jean-Charles Kohlhaas interroge dont non seulement sur l’efficacité d’ERAI mais aussi sur l’origine des pertes. EEVL veut avoir des informations précises sur le fonctionnement de l’association, sur les embauches, sur les frais de déplacements à l’échelle mondiale.

Le dossier pourrait embarrasser le président du Conseil régional. embarrassera les élus du groupe Parti Socialiste, Ecologistes et Apparents, (PSEA) qui semblent divisés sur le dossier, certains voulant freine les explications, d’autres ovulant plus de lumière. Le dossier divise aussi l’Union de la Droite et du Centre, entre des élus qui soutiennent ERAI et minimisent les problèmes et les élus qui veulent la vérité sur les comptes de l’association.

michel.deprost@enviscope.com




Le site de la Grotte du Pont d’Arc, inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO

dimanche 22 juin 2014

<img class="wp-more-tag mce-wp-more" title="Read More..." src="http://www.enviscope.com/News/data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7" alt="" data-wp-more="" data-mce-resize="false" data-mce-placeholder="1" />Le Comité du patrimoine mondial, réuni  à Doha (Qatar) pour la 38ème session de l’Unesco a inscrit la Grotte ornée du Pont-d’Arc dite Grotte Chauvet, du nom d'un des trois inventeurs,  sur la liste des biens culturels du patrimoine mondial.
Daté de 36 000 ans et situé à Vallon Pont d’Arc à l’entrée des gorges de l’Ardèche, le bien inscrit englobe la totalité de la cavité et  l’écrin paysager naturel et le bassin hydrogéologique dont l’arche naturelle du Pont d’Arc et ses 54 m de haut. Il s’agit du plus ancien bien culturel jamais classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Il y a 36 000 ans, les habitants du site créaient sur les parois de calcaire de la Grotte ornée du Pont-d’Arc  des oeuvres uniques et bouleversantes figées pour l’éternité dans leur écrin de calcite et d’argile. Cette immense cavité naturelle, inviolée depuis plusieurs dizaines de millénaires, a été découverte le 18 décembre 1994 en Ardèche, à Vallon Pont d’Arc par trois spéléologues amateurs Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hilaire.

Un témoignage de la faune

La grotte présente trois caractéristiques très rarement réunies : l’ancienneté, la qualité de la conservation et la richesse et l’abondance des représentations artistiques : 1 000 dessins dont 425 figures animales. Le bestiaire de la grotte avec 14 espèces différentes représentées, dont une majorité d’animaux dangereux (ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths, félins…) est inédit avec certaines représentations uniques dans l’art pariétal paléolithique (panthère, hibou, partie inférieure du corps féminin).

 
« L’inscription de la Grotte au patrimoine mondial est un merveilleux hommage rendu aux premiers artistes de l’histoire et récompense l’engagement et la mobilisation des territoires ardéchois et rhônalpins. » se félicite Pascal Terrasse, député de l’Ardèche et Président du Grand Projet de la Caverne du Pont-d’Arc. Pour Jean-Jack Queyranne « C’est toute notre histoire humaine et artistique qui se trouve résumée dans ce que l’on a pu appeler, à juste titre, la Chapelle Sixtine de la Préhistoire. Tout y est : profil, perspective, mouvement, mais aussi déjà l’envie de communiquer ce message d’humanité et de création, qui est aussi celui que nous portons par l’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité ou par la réalisation de la Caverne du Pont d’Arc. »

La plus importante réplique de grotte ornée du monde

Plus importante réplique de grotte ornée au monde, la Caverne du Pont-d’Arc, est installée sur les hauteurs de Vallon Pont d’Arc, sur le site du Razal, un espace boisé d’une vingtaine d’hectares. Les 8 000 m² de la grotte originale sont compactés sur 3 000 m². Comme pour la vraie grotte, la totalité du parcours s’effectue sur une passerelle et est ponctuée de 10 stations d’arrêt et d’observation. L’objectif est de restituer les émotions suscitées par la grotte originale et de révéler l’invisible. Le projet porté par la Région Rhône-Alpes et le Conseil Général de l’Ardèche, avec un soutien fort de l’Etat et de l’Europe. La réalisation confiée à un groupement de maîtrise d’oeuvre réunissant 35 entreprises de construction, industrielles, artisanales et artistiques.
La réplique représente 3 000 m² au sol et 8 180 m² de décor créé au total (sol, parois, plafonds) . Le budget est de 55 millions d’euros. Le projet a été réalisé par le cabinet Fabre-Speller (Clermont Ferrand) associé à Atelier 3 A du Teil. La scénographie est réalisée par la société Scène. L' ouverture printemps 2015 300 000 à 400 000 visiteurs attendus soient 4 000 personnes par jour en période haute.

michel.deprost@enviscope.com


Ambroisie : Près de trois millions de Rhônalpins exposés en 2013

dimanche 22 juin 2014

Durant la saison 2013, environ 195 000 Rhônalpins ont bénéficié de soins liés à l’allergie à l’ambroisie, ce qui correspond à des coûts évalués à 15,5 millions d’euros. Depuis 2008, le nombre de personnes allergiques est en augmentation et le nombre total de consommateursd’antiallergiques à l’ambroisie a progressé de 21%.

Le Réseau national de Surveillance aérobiologique ( RNSA)  a défini une échelle de risque allergique d’exposition au pollen (RAEP) qui comporte six niveaux. Le niveau de risque allergique dépend de la dose journalière de pollens à laquelle est exposée la population. Le niveau 3 correspond au seuil à partir duquel toutes les personnes allergiques présentent des symptômes. Ce seuil qui généralement utilisé comme indicateur d’exposition.

Les cinq départements bordant la vallée du Rhône (Drôme, Isère, Rhône, Ain et Ardèche) sont les plus touchés et concentrent la quasi-totalité de la population exposée à plus de 20 jours de RAEP 3 (à partir de ce niveau de risque toutes les personnes allergiques présentent des symptômes).

 Dans la Drôme, 67 % des habitants ont été exposés à un niveau de risque allergique moyen (risque


Un site et une application lutter contre l’ambroisie

dimanche 22 juin 2014

On en rêvait depuis des années. La technique et l’engagement de l’Agence régionale de Santé ,de la Région, d’Air Rhône Apes et du Réseau national de Surveillance agrobiologique l’ont permis. La lutte contre l’ambroisie à la portée de tous. Jusqu’à présent on était désarmé. Aujourd’hui on peut agir. Les mots d’ordre sont simples.

« Sur ma propriété : je l’arrache ! Hors de ma propriété, s’il y a seulement quelques plants : je l’arrache ! Hors de ma propriété, s’il y a en a beaucoup : je signale la zone infestée via la Plateforme »

Avec signalement ambroisie la lutte contre la plante invasive fait un grand pas, en donnant les moyens à chacun d’informer sur la présence de la plante

La plateforme : www.signalement-ambroisie.frpermet de signaler la présence de l’ambroisie par différents canaux : site internet, un mail ou un numéro de téléphone, application mobile._L’application mobile a été développée sur la base d’une application originale mise à disposition par Valence Agglo Sud Rhône-Alpes en 2013.  .

Le site internet www.signalement-ambroisie.fr permet de signaler via une carte interactive ou en saisissant directement des coordonnées GPS. Il suffit d’indiquer  notamment la localisation, la densité et le milieu. Une photo peut être jointe pour la validation et la reconnaissance du signalement.

Les signalements effectués sont transmis “en direct” à la commune ou au référent ambroisie concerné qui coordonnera les actions de lutte nécessaires. Le référent engagera un dialogue et donnera des conseils techniques aux propriétaires/gestionnaires des parcelles infestées afin qu’ils procèdent à l’élimination de l’ambroisie. Chaque référent communal dispose d’un espace sur le site Internet et peut avoir une vision globale des signalements sur sa commune et en assurer le suivi.

Le site internet www.signalement-ambroisie.fr/ dispose d’un espace “partenaires” qui permet à chaque référent de visualiser les signalements réalisés sur son territoire de manière cartographique et sous forme de fiches regroupant l’ensemble des informations relatives aux signalements. Chaque référent peut en quelques clics avoir une vision globale de l’ensemble des signalements sur sa commune. IL peut assurer un suivi en renseignant les fiches informations en fonction des actions engagées. A chaque nouveau signalement réalisé sur son territoire, le référent ambroisie reçoit une alerte email.

 L’application mobile Signalement Ambroisie sur iPhone et terminaux Android 4 (bientôt Android 2) qui utilise le GPS du Smartphone pour géolocaliser le plant et permet de prendre une photo qui permettra au référent de la commune de vérifier qu’il s’agit bien d’ambroisie. L’équipe de signalement ambroisie intègre aussi des signalements transmis par email (contact@signalement-ambroisie.fr) ou téléphone 0 972 376 888.

En 2014, la visualisation de l’ensemble des signalements ne sera pas ouverte au public “en direct”, mais un bilan en fin de saison sera publié.

Le projet est financé par l’Agence Régionale de Santé et par la Région Rhône-Alpes. Ces organismes sont également copilotes du comité de pilotage de Signalement Ambroisie composé notamment de collectivités (Valence Agglo, ViennAgglo, Conseil Général du Rhône…) et d’organismes techniques (Observatoire des ambroisies, Chambre d’agriculture 38).L’animation, le suivi et l’accompagnement des acteurs de terrain pour l’utilisation de Signalement Ambroisie seront réalisés par Air Rhône-Alpes, le Réseau national de Surveillance Aérobiologique (RNSA) et l’ARS.

Air Rhône-Alpes assure le développement et la maintenance de la Plateforme Signalement Ambroisie. L’application mobile Signalement Ambroisie est basée sur une application Smartphone originale mise à disposition du public en 2013 par Valence Agglo Sud Rhône-Alpes (devenue Valence Romans Sud Rhône-Alpes).

Toutes les informations sur la reconnaissance de l’ambroisie et les techniques de lutte se trouvent sur le site de l’observatoire des ambroisies www.ambroisie.info


Rassemblement contre les " Grands projets inutiles" à Mornant

samedi 21 juin 2014

Les associations et collectifs du Sud-Est en lutte contre les " grands projets inutiles" ont décidé de répondre à l'appel lancé depuis le plateau des Glières par les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 

Les associations préparent un grand rassemblement festif et militant le 29 juin à Mornant (Rhône), pour " redonner du poids à la pensée collective et de l'espoir dans l'engagement, pour mettre en oeuvre la convergence des actions citoyennes."
Dans le quart Sud-Est de la France existent aussi, selon les associations,  des Grands Projets Inutiles Imposés dévoreurs de terres agricoles, pouvant faire peser sur la population d'énormes dangers ou nuisances: Gaz de schiste, méga centrales à biomasse, autoroutes, surgénérateurs nucléaires, la ligne TGV Lyon-Turin, parcs d'attractions ou hôteliers, stade de Lyon.
Lors du rassemblement des " personnes qualifiées"  prendront la parole sur chaque projet régional évoqué, sans oublier l'actualité pressante autour de l'usine des 1000 vaches, dans la Somme.


Les agriculteurs débattent des usages quantitatifs de l’eau

samedi 21 juin 2014

Déjà du temps des Romains, comme se plaira à le dire Claude Janin, animateur de la table ronde, le partage de l’eau était un sujet de tension. Pourtant, de l’eau en Isère il n’en manque globalement pas. Même si la situation est contrastée d’un territoire à l’autre[1], l’année 2013 très pluvieuse a rechargé l’ensemble des nappes phréatiques. Elles sont à leur plus haut niveau depuis 10 ans. « Ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Il ne faut pas baisser la garde dans les périodes plutôt fastes et aller de l’avant pour s’entendre » intervient Christian Nucci, vice-président du Conseil général de l’Isère en charge de l'agriculture. Il prône une concertation entre les différents acteurs.

L’image de l’agriculteur, qui gaspille le bien commun est largement dépassée. Comme le rappelle Nathalie Jury, conseillère agro-environnement en charge de la gestion quantitative de l’eau, l’agriculture ne pèse que 13% de la consommation de l’eau[2] sur le département. Certes cette part monte à 21% pendant les 3 mois d’été, quand la ressource est la moins abondante. Plusieurs participants interviennent alors, mettant en relation les millions de m3 cubes charriés par le Rhône, l’Isère et les autres rivières qui traversent le territoire, avec la très petite part (0,28%) que prélèvent les agriculteurs[3]. Le problème serait-il donc le stockage de cette eau qui ne fait que passer ? C’est en partie ce que laisse entendre Jean-Claude Darlet, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère, favorable à la mise en place de retenues collinaires, qui seraient autant de réservoirs pour les périodes moins fastes.

Une organisation concertée

Malgré cette part relativement faible de l’agriculture dans la consommation d’eau, l’organisation est nécessaire, d’autant que l’irrigation est un plus pour l’économie agricole. Patrice Garin, directeur de l’UMR G-EAU à l’Irstea, évoque le triplement du rendement du maïs irrigué par rapport au maïs pluvial[4] et l’irrigation est indispensable au maraichage, aux semences, à l’arboriculture. L'irrigation induit augmentation des rendements, mais également en chaine l'accroissement de toutes les activités agro-alimentaires, comme le rappelleront les responsables de coopératives agricoles.Le réchauffement climatique ne fera qu’accroitre le nombre de préleveurs et le nombre d’installations. 

Pour la saison d’irrigation 2014 en Isère, ils sont 661 préleveurs (dont les organisations collectives, Asa[5]), soit 1 589 prélèvements pour 23 506 hectares irrigués.

Un gestionnaire unique et des outils

On comprend donc qu’il faille une gestion globale de la ressource. C’est le rôle dévolu à la Chambre d’agriculture de l’Isère, qui depuis le 10 décembre 2013 est devenu l’Organisme unique de gestion collective (OUGC) pour l’ensemble du département. A partir d’une quantité d’eau allouée, c’est donc elle qui répartit les volumes entre les différents consommateurs agricoles. Au préalable, comme le précise Clémentine Bligny, chef du service environnement de la DDT de l’Isère, des études des volumes prélevables ont permis de déterminer sur chaque bassin aquifère la répartition des quantités entre l’industrie, l’agriculture et l’alimentation en eau potable (AEP).

Pendant la saison d’irrigation, la chambre d’agriculture édite des bulletins d’avertissement hebdomadaires, délivrant des conseils aux agriculteurs en fonction de la maturité des productions, des prévisions météo, de l’état des ressources et des directives administratives.

En fait cette gestion concertée a pour objet d’éviter la crise. Toute une batterie d’outils existe depuis la Directive cadre sur l’eau (DCE), qui fixe l’objectif de bon état et qui a rajouté les besoins des milieux naturels aux autres consommateurs, La loi Lema[6] de 2006, le Sdage[7], dont la prochaine version 2016-2021 permettra de mettre à jour des cartes d’équilibre quantitatif et de déterminer les actions à mener et les redevances. L’objectif de cette organisation, complétée par les Commissions locales de l’eau (Cle) est de passer d’une gestion de crise chronique à un retour à l’équilibre entre offre et demande d’eau.

Dans ce cadre-là, le fait d'arriver à seulement deux années de gestion de crise en dix ans, énoncé comme objectif par Clémentine Bligny, pourrait devenir un enjeu raisonnable.

antoine.reboul@enviscope.com



[1] Par exemple, les rivières de la Galaure et de l’Herbasse, aux confins de la Drôme, ont des étiages marqués affectant la nappe de la molasse du Dauphiné, alors que dans la plaine de la Bièvre voisine, les nappes se maintiennent à un bon niveau.

[2] L’industrie (dont les centrales nucléaires) s’arroge la plus grosse part avec 58% de la consommation d’eau, les 29% restants vont à l’eau potable.

[3] Les prélèvements agricoles se font pour 46% dans les nappes phréatiques et pour 54% dans les cours d’eau, principalement les grosses rivières.

[4] L'iirrigation du maïs porterait le rendement à l’hectare de 400 € à 1 200 €.

[5] Asa : Association syndicale autorisée

[6] Lema : Loi sur l’eau et les milieux aquatiques

[7] Sdage : Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux. C'est le Sdage Rhône-Méditerranée qui est en oeuvre dans notre région.


Vers la création d’un Parc Naturel Régional de Belledone

vendredi 20 juin 2014

L’association Espace Belledonne a été créée en 1998. Elle regroupe aujourd’hui 54 des 85 communes qui composent la Chaîne de Belledonne, contre 19 à sa création. Ces communes sont situées dans l’Isère et en Savoie. L’objectif de cette association est de fédérer les acteurs sociaux et économiques de la chaîne, tout en préservant son espace naturel et son patrimoine.

L’ensemble des 54 communes de l’association représente 105 000 hectares. En 2010, l’association a saisi la région Rhône-Alpes, afin de s’inscrire dans une démarche de création d’un Parc Naturel Régional de Belledonne. La région a répondu favorablement à cette demande, et a décidé d’engager une étude expertise sur la valeur du patrimoine naturel de Belledonne.

La chaîne de Belledonne répond aux critères

Cette étude a confirmé l’intérêt de ce patrimoine naturel. La région a alors engagé une étude de faisabilité et d’opportunité qui a réuni les collectivités concernées par le projet, ainsi que les partenaires sociaux et économiques. Cette étude a été engagée en novembre 2012 et s’est achevée en décembre 2013.

L’étude a finalement conclu à la pertinence de créer un Parc Naturel Régional de Belledonne. Edouard Simonian, élu PSEA au Conseil régional de Rhône-Alpes en charge des Parcs Naturels Régionaux indique que « la chaîne de Belledonne répond aux différents critères de création ». Ainsi, elle possède une identité territoriale avec un espace montagnard, ainsi que des richesses patrimoniales importantes (paysages). En outre, la création de ce PNR permettrait de préserver ces patrimoines, dont la fragilité s’est accentuée avec la périurbanisation. Par ailleurs, l’objectif est que d’autres communes de la chaîne intègrent l’association Espace Belledonne.

Tous les groupes du Conseil régional votent pour, sauf le FN

La création de ce Parc Naturel Régional permettrait également de maintenir l’équilibre du territoire, et de faire connaître les produits et savoirs-faires de Belledonne. Dans le cadre de l’assemblée plénière du Conseil régional de Rhône-Alpes des 19 et 20 juin, les conseillers régionaux ont été amenés à se prononcer sur la procédure de création d’un Parc Naturel Régional de Belledonne. La procédure a été adoptée. En effet, les groupes Front de gauche, PSEA, EELV, UDC, et PRG-APP ont voté pour. Seul le groupe Front national s’est opposé à cette procédure de création. Les élus du groupe estiment que Rhône-Alpes compte déjà sept PNR, ce qui est suffisant.

Bien que la procédure de création ait été adoptée, le Parc Naturel Régional de Belledonne ne verra pas le jour prochainement. Ainsi, suite à cette validation, la Région saisira le préfet de Région pour un premier avis. En cas d’avis favorable, un avant-projet de charte sera élaboré. Puis, une enquête publique aura lieu, après laquelle le projet sera soumis pour approbation aux collectivités territoriales concernées. A l'issue de cette phase de consultation, la Région arrêtera le projet et le périmètre exacte du PNR. Puis elle opérera la saisine de l'Etat pour demander le classement du territoire en Parc Naturel Régional

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com


Quinze établissements de la presqu’île scientifique grenobloise s’associent dans un PDIE

vendredi 20 juin 2014

Sur le campus technologique Giant, éco-quartier en pleine transformation, les plans de déplacements d’entreprises (PDE) ne sont pas une nouveauté. STMicroelectronics et le CEA (voir ci-dessous), avait montré l’exemple en développant l’usage du vélo et des transports collectifs. Pour ce nouveau quartier situé à proximité de la gare et qui inaugurera dans quelques jours la dernière ligne de tram de l’agglomération, les choses avancent de façon concrète.

Aujourd’hui, c’est un pas de plus qui est franchi par la création du PDIE Grenoble Presqu’île/Giant[1], lequel va pouvoir consolider et amplifier les démarches de mobilité durable. Les membres du bureau[2] de cette nouvelle association loi de 1901 sont issus de cinq établissements représentatifs des activités de la Presqu’île.

Les 15 membres de la nouvelle association PDIE Grenoble Presqu’île/Giant se sont donnés pour objectif de diviser par 2 les « autosolistes », les gens qui utilisent seuls leur véhicule, sans avoir de passager [Photo PDIE]

L’association veut favoriser les modes de transports alternatifs à l’usage individuel de la voiture, pour réduire le trafic et la pollution atmosphérique induite. Elle doit donc mettre en œuvre des actions communes pour l’amélioration des déplacements personnels et professionnels tout en veillant à la sécurité des usagers. La cible est ambitieuse : diviser par deux le nombre d’autosolistes sur les trajets domicile-travail en moins de 10 ans alors que la population de la presqu’île devrait doubler sur la même période (de 16 000 à 30 000 personnes).

Les PDE avant le PDIE

Confrontés à des difficultés de circulation croissantes dans l’agglomération grenobloise La démarche a été initiée dès le début des années 2000 par STMicroelectronics puis le CEA, dans une perspective de développement importante de leurs activités. Patrice Chastagner pour STMicroelectronics et Jean Therme pour le CEA ont alors décidé de réduire la part des salariés venant seuls en voiture au travail en favorisant notamment les modes doux et l’utilisation des transports en commun. Les deux organisations et ses partenaires s’engageaient alors dans un Plan de Déplacement d’Entreprise, véritable démarche responsable chargée de modifier de façon durable les habitudes de déplacements de leurs salariés.



[1] Le « Plan de Déplacement Inter Etablissements Grenoble Presqu’île/GIANT » regroupe 15 établissements de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’industrie ayant mis en place un plan de déplacement entreprise au sein de leur structure. Il représente actuellement 16 000 usagers, dont 5 000 disposent déjà d’un abonnement au transports en commun, en raison d’une mesure phare de certains PDE qui abondent jusqu’à 85% de la facture au lieu des 50% prévus légalement. 15 membres fondateurs de l’association : ARM, bioMérieux, CEA, CNRS, CORYS, ERDF, ESRF, GEG, Grenoble Ecole de Management, Grenoble INP, ILL, Schneider Electric, Siemens, STMicroelectronics, UJF.

[2] Présidence : membre représentant du CEA Grenoble, Vice-Président : membre représentant de STMicroelectronics, Vice-Président : membre représentant de Grenoble INP, Secrétaire : membre représentant d’ERDF, Trésorier : membre représentant de Grenoble Ecole de Management.


Le Département de l’Isère sécurise l’axe Grenoble / Bourg-d’Oisans

vendredi 20 juin 2014

Ces travaux ne font pas partie de l’immense chantier de contournement entrepris par le Conseil général d l’Isère de l’autre côté de la rivière, pour éviter l’éboulement prévisible d’un partie de la montagne au lieu-dit les Ruines de Séchilienne. Le budget (280 K€) est également plus de dix fois inférieur. Pour autant, ces travaux de confortement des falaises n’en sont pas moins spectaculaires, et surtout nécessaires.

Une sécurisation périlleuse, mais indispensable

Depuis le 22 avril, entre Le-Péage-de-Vizille et Séchilienne, en rive droite de La Romanche, les équipes d’Hydrokarst interviennent sur trois secteurs. Il s’agit de travaux prioritaires de purges manuelles de matériaux et blocs, de mise en œuvre de grillages de protection et le cas échéant d’écrans pare-blocs en partie haute.

« Il faut d’abord intervenir sous l’ancien grillage, pour éviter les chutes de pierres » explique Eric Kayser, conducteur de travaux du Département Cordes d'Hydokarst. Ensuite cet ancien grillage, pour partie endommagé ou qui aurait été sollicité au-delà de ses capacités par de nouveaux éboulements, est déposé avant l’installation du nouveau dispositif de protection. Les collègues d’Eric sont en équilibre dans le vide, en haut de la falaise accrochés à leurs baudriers.

C’est le Département Cordes d’Hydrokarst qui est sollicité pour les travaux en hauteur. La société iséroise, crée il y a 30 ans, compte 200 collaborateurs, qui interviennent également pour des travaux subaquatiques ou dans des milieux confinés partout à travers le monde. [Photo archives Hydrokarst]

La difficulté pour le maître d’ouvrage est de concilier sécurisation du site avec le reste de l’activité. La RD 1091 est un axe majeur du réseau départemental de l’Isère, avec un trafic moyen journalier d’environ 11 000 véhicules. Compte tenu d’un contexte très touristique également, seules quelques périodes (Mai, Juin, Septembre, Octobre et Novembre) sont possibles pour ce type d’intervention.

Un alternat permanent en place depuis le 5 mai, est prévu jusqu’à la fin juin. Les travaux quant à eux devraient être achevés le 11 juillet.

antoine.reboul@enviscope.com


Missions d’Intérêt Général : la CNR investira 160 d’euros de 2014 à 2018

jeudi 19 juin 2014

La Compagnie Nationale du Rhône dépensera, volontairement de 2014 à 2018, sur cinq ans, 160 millions d'euros à des actions qui ne sont pas inscrites dans les obligations de sa concession accordée par l’Etat pour la mise en valeur du fleuve Rhône.

Le Plan des Missions d'Intérêt Général présenté ce jeudi matin, par Élisabeth Ayrault approfondira les missions imaginées il y a dix ans par Michel Margnes, alors président du Directoire de la Compagnie.  Le plan quinquennal 2014-2018 a trois objectifs: "transmettre aux générations futures un fleuve et des territoires valorisés", " soutenir le développement et l'emploi" et "rassembler les hommes autour du fleuve patrimoine et lieu de vie."

Quarante-cinq millions d'euros seront consacrés à l'énergie et à la mobilité durable. L'action s'inscrit dans l'objet premier de l'entreprise à capitaux majoritairement publics (où le groupe GDF Suez possède 49,97% des actions).  La CNR mettra en service de nouvelles petites centrales hydroélectriques après les centrales créées lors de la mise en oeuvre d'une augmentation des débits réservés. La CNR doit depuis plus d'une dizaine d'années laisser dans le lit du fleuve, un débit suffisant pour n maintenir la vie, mais elle entend valoriser l'énergie de ce débit.

Premier producteur d'énergie renouvelable en France, la CNR  va aussi développer la diffusion de l'énergie électrique pour la mobilité électrique le long du fleuve.

Protection de la ressource en eau

La protection de la ressource en eau et de la biodiversité fera l'objet de 47 millions d'actions supplémentaires, La CNR va poursuivre son action de renaturation du fleuve Rhône dont les milieux ont été affectés par des travaux d'aménagement et par des réductions de débit.

Trente-huit millions seront consacrés au développement économique et touristique. La Compagnie est déjà active sur le plan économique en permettant le développement de la navigation commerciale et touristique, en aménageant des ports, des zones industrielles, des fermes éoliennes ou photovoltaïques.  La Compagnie aura des initiatives supplémentaires en matière de tourisme fluvial en créant de nouvelles haltes nautiques et en développant le tourisme industriel.

Enfin le transport fluvial continuera à être dynamisé. L'objectif sera de renforcer le rôle du port Edouard Herriot comme tête de bassin du Rhône, de requalifier le secteur Salaise-Sablons avec une zone industrielle de 300 hectares et de construire le premier port public d'Ardèche, au Pouzin.

michel.deprost@enviscope.com


Missions d’Intérêt Général : la CNR investira 160 M€ de 2014 à 2018

jeudi 19 juin 2014

La Compagnie Nationale du Rhône dépensera, volontairement de 2014 à 2018, sur cinq ans, 160 millions d'euros à des actions qui ne sont pas inscrites dans les obligations de sa concession accordée par l’Etat pour la mise en valeur du fleuve Rhône.

Le Plan des Missions d'Intérêt Général présenté ce jeudi matin, par Élisabeth Ayrault approfondira les missions imaginées il y a dix ans par Michel Margnes, alors président du Directoire de la Compagnie.  Le plan quinquennal 2014-2018 a trois objectifs: "transmettre aux générations futures un fleuve et des territoires valorisés", " soutenir le développement et l'emploi" et "rassembler les hommes autour du fleuve patrimoine et lieu de vie."

Quarante-cinq millions d'euros seront consacrés à l'énergie et à la mobilité durable. L'action s'inscrit dans l'objet premier de l'entreprise à capitaux majoritairement publics (où le groupe GDF Suez possède 49,97% des actions).  La CNR mettra en service de nouvelles petites centrales hydroélectriques après les centrales créées lors de la mise en oeuvre d'une augmentation des débits réservés. La CNR doit depuis plus d'une dizaine d'années laisser dans le lit du fleuve, un débit suffisant pour n maintenir la vie, mais elle entend valoriser l'énergie de ce débit.

Premier producteur d'énergie renouvelable en France, la CNR  va aussi développer la diffusion de l'énergie électrique pour la mobilité électrique le long du fleuve.

Protection de la ressource en eau

La protection de la ressource en eau et de la biodiversité fera l'objet de 47 millions d'actions supplémentaires, La CNR va poursuivre son action de renaturation du fleuve Rhône dont les milieux ont été affectés par des travaux d'aménagement et par des réductions de débit.

Trente-huit millions seront consacrés au développement économique et touristique. La Compagnie est déjà active sur le plan économique en permettant le développement de la navigation commerciale et touristique, en aménageant des ports, des zones industrielles, des fermes éoliennes ou photovoltaïques.  La Compagnie aura des initiatives supplémentaires en matière de tourisme fluvial en créant de nouvelles haltes nautiques et en développant le tourisme industriel.

Enfin le transport fluvial continuera à être dynamisé. L'objectif sera de renforcer le rôle du port Edouard Herriot comme tête de bassin du Rhône, de requalifier le secteur Salaise-Sablons avec une zone industrielle de 300 hectares et de construire le premier port public d'Ardèche, au Pouzin.

michel.deprost@enviscope.com


Recherche bénévoles sur le Camp de Chambaran

jeudi 19 juin 2014
La LPO recherche des bénévoles, au mieux des personnes disposant d'une autorisation de capture, mais pas obligatoire.

Le travail consistera en des séances de capture au filet sur la nuit entière, et aussi à de la recherche de gîte. En parallèle des opérations de capture, un suivi par radio-pistage sera mené sur des individus de certaines espèces (Grand murin et peut être murin à oreilles échancrées) afin de localiser leur gîte.

Hébergement et nourriture pris en charge, éventuels frais de déplacements réalisés dans le cadre de la mission avec votre véhicule pris en charge.
Contact pour inscriptions : stephane.vincent@lpo.fr ou thomas.deana@lpo.fr

 

Le Leti et Akrivis Technologies développent le ciblage des médicaments

jeudi 19 juin 2014

 Le CEA-Leti et Akrivis Technologies LLC ont annoncé leur collaboration en vue de développer une plateforme de délivrance de médicament extrêmement flexible, efficace et fortement ciblée pour la chimiothérapie et d’autres traitements nécessitant qu’une forte concentration de médicaments très actifs, soit délivrée de manière précise aux cellules ciblées.

La nouvelle plateforme reposera, d’une part, sur la technologie brevetée Z–TECT d’Akrivis Technologies, qui cible et détecte les niveaux de protéines inhabituellement faibles et autres cibles moléculaires, et, d’autre part, sur les capacités de délivrance du nanovecteur Lipidot du Leti.

Mis au point par Akrivis Technologies, LLC, une société biopharmaceutique dont le siège est implanté à Cambridge, dans l’État du Massachussetts, aux États-Unis, Z–TECT est une plateforme technologique unique en son genre, qui associe la nanotechnologie, la détection moléculaire et l’immunologie et permet de proposer des niveaux élevés de sensibilité et de détection dans le cadre d’immuno-essais multiples et d’autres formats d’essais, allant de la détection colorimétrique à la détection fluorescente in vitro et à l’imagerie in vivo.

La société Akrivis Technologies et le Leti ont bénéficié du soutien de l’Agence d’Études et de Promotion de l’Isère et de Grenoble (AEPI), pour la création d’un laboratoire commun, qui a été lancé le 2 juin 2014.


Véhicules utilitaires électriques : l’américain CENNTRO MOTORS débarque à Lyon et reprend SITL

jeudi 19 juin 2014

Le Tribunal de Commerce de Lyon a  validé ce mercredi l’offre de reprise de l’entreprise SITL (ex Fagor Brandt) par le constructeur de véhicules électriques américain Cenntro Motor.

CENNTRO MOTOR GROUP LTD s’engage à conserver tous les salariés de SITL (395 à ce jour) et propose un plan stratégique pour la croissance des emplois de haute technologie dans la région. La combinaison de CENNTRO MOTOR GROUP LTD et SITL devrait positionner CENNTRO comme futur leader mondial du camion utilitaire électrique. Le camion utilitaire tout électrique CITELEC est un exemple du savoir-faire innovant et industriel  développé par SITL. Le siège européen du groupe CENNTRO MOTOR implanté à Lyon sera nommé «CENNTRO MOTOR FRANCE ».

CENNTRO MOTOR injectera 15 millions d’euros dans la reprise avec pour objectif le développement du site de production de véhicules utilitaires électriques. Le groupe prévoit la mise en place d’un centre de recherche et de design à Lyon pour soutenir l’ensemble des divisions automobiles de CENNTRO MOTOR en profitant des compétences locales dans ce domaine. Le projet comprend la création d’une unité d’assemblage de batteries nouvelle génération destinées aux véhicules électriques en Europe. Ce plan global d’investissement et de développement de nouvelles activités prévoit la création de nouveaux emplois à Lyon.

Un savoir faire important

Marianne McInerney, Executive Vice-President de CENNTRO MOTOR Group, estime que «Lyon est une très forte capitale technologique, reconnue pour sa tradition d’innovation et son implication croissante dans les problématiques de la ville intelligente. »

 L’Aderly (Invest in Lyon)  rappelle qu’elle a détecté l’investisseur et lui a permis de mettre en œuvre ce projet de reprise industrielle en lien avec l’expertise du groupe et la stratégie économique du territoire. Le dossier avait mobilisé le Gouvernement, le Préfet de la région Rhône-Alpes,  Préfet chargé du développement économique, le Grand Lyon et le Conseil régional Rhône-Alpes.

L'industrie est possible à Lyon

Pour Gérard Collomb, président du Grand Lyon, cette reprise " prouve que l’emploi industriel a toute sa place dans l’agglomération, le rayonnement de Lyon s’en trouve conforté en matière de technologies alternatives." Le Grand Lyon avait appuyé la commercialisation des productions par l’achat de véhicules utilitaires électriques afin de crédibiliser le portefeuille de références commerciales de l’entreprise, par la mobilisation de l’ADERLY pour faciliter la mise en relation avec des clients potentiels ou par la mise à disposition d’un espace de visibilité sur  Pollutec 2013. Le Grand Lyon avait rendu possible un apport de trésorerie de 7 millions d’euros à SITL et favorisé le lancement d’un projet immobilier sur la partie nord du site de Fagor Brandt, foncier non nécessaire à la réalisation du projet industriel de SITL.

Le Grand Lyon présentera le 10 juillet prochain en bureau une décision visant au rachat par la Communauté urbaine de la partie sud du site SITL auprès du propriétaire actuel, Fagor Brandt  pour une mise à disposition de Cenntro sous forme de bail. Ce rachat se fera avec le concours financier de la Région Rhône-Alpes.

michel.deprost@enviscope.com


100% d’électricité verte et locale pour les clients rhônalpins d’Enercoop

jeudi 19 juin 2014

« La relocalisation fonctionne, ce qui sous-entend circuit court, emplois locaux et réappropriation citoyenne ! » annonce Enercoop, fournisseur d’électricité s’approvisionnant exclusivement en énergies d’origine renouvelable.

Il assure son mix énergétique sur le territoire national depuis sa création en 2005 en achetant par des contrats de gré à gré auprès de producteurs indépendants, de l'électricité hydraulique, éolienne, solaire et biogaz (méthanisation). C’est ainsi qu’il peut garantir à ses clients une production égale, et même un peu supérieure sur l’année, à la quantité de kilowattheures qu’ils consomment.

Organisation en régions

Depuis 4 ans, Enercoop se structure localement avec la création de coopératives en régions, c’est ainsi qu’Enercoop Rhône-Alpes a été lancée en 2010, on compte maintenant 7 Enercoop régionales et autonomes en France. 

Au-delà de l’équilibre national, Enercoop atteint désormais l’équilibre en Région.  Le 7 juin 2014, Enercoop Rhône-Alpes a convié ses sociétaires, particuliers comme professionnels, à se rendre à son assemblée générale qui s’est tenue à Lyon. L’un des points forts à retenir c’est cet équilibre production/consommation sur la Région Rhône-Alpes. Enercoop Rhône-Alpes peut désormais informer les clients et sociétaires de sa Région que l’équivalent de ce qu’ils consomment est produit localement.

L'ensemble de la production régionale représentait en 2013 environ 70% des besoins des consommateurs régionaux (le reste étant couvert par d'autres producteurs Enercoop dans d'autres régions). Avec l'arrivée des nouveaux producteurs fin 2013 en Rhône-Alpes, plus de 100% des besoins sont couverts en 2014. Régulièrement de nouveaux contrats sont signés et de nouveaux projets émergent pour anticiper les besoins à venir des toujours plus nombreux clients d’Enercoop dans la Région.

Pour consulter la liste des producteurs d’Enercoop : http://www.enercoop-rhone-alpes.fr/developper-production-energie-renouvelable.php  

A propos d’Enercoop  

Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine 100 % renouvelable créé à l'initiative de 22 acteurs, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation. Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz. Société Coopérative d'Intérêt Collectif à but non lucratif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans des coopératives régionales de production renouvelable et de maîtrise de la consommation d'énergie. Le projet Enercoop est fondé sur une vision combinant intérêt collectif et ambition écologique. Il associe le développement de nouveaux moyens de production d'électricité, la réduction de la demande d’énergie et l’appropriation par les consommateurs de la question énergétique. Enercoop vise à proposer aux citoyens d'investir dans la production locale d'électricité, via un maillage de coopératives régionales en cours de création, et de s'impliquer dans la gestion et la vie de ces coopératives.

Enercoop Rhône-Alpes bénéficie du label « Clair’énergie » garantissant des pratiques commerciales respectueuses et non agressives. Elle a été lancée en juin 2010 par des porteurs individuels initiaux du projet et par les Amis de la Terre, La Nef, l’ASDER, Ti’eole, l’AGEDEN, Hespul, Oxalis, Rhône-Alpes sans nucléaire, Biogone, Greenpeace  et Inddigo. Elle compte 6 collèges (consommateurs, producteurs, salariés, porteurs, partenaires, collectivités).


Transition énergétique : un projet catalogue

mercredi 18 juin 2014

Le projet présenté ce mercredi matin en conseil des ministres lance le processus des consultations et l’envoi en Conseil d’Etat d’un texte appelé à fonder le « nouveau modèle énergétique français".

Le texte dont l'objectif est de lutter contre le réchauffement climatique et la dépendance aux énergies fossiles comprend 80 articles traitant de la voiture électrique à la rénovation thermique des bâtiments, le développement des énergies renouvelables ou encore de la pollution de l'air.

Ce texte fixe comme objectif une réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012, de la consommation des énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012 ou encore une part des énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie de 32 % en 2030.

Le nucléaire devrait représenter  50 % de la production d'électricité en 2025 contre 75 % aujourd'hui.

Un «chèque énergie» serait mis en place pour les ménages les plus modestes  pour remplacer les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité en couvrant les consommations de fioul et de bois. Une obligation de rénovation énergétique serait imposée en cas de travaux de ravalement ou de toiture avec de nouvelles aides fiscales sous forme de crédits d'impôt. Pour la voiture électrique l'objectif serait d'installer  7 millions de bornes de recharge pour les véhicules électriques d'ici à 2030.

Ces mesures permettraient de créer 100 000 emplois sur trois ans.

Les étapes intermédiaires seront détaillées dans une programmation pluriannuelle de l'énergie dont le premier volet portera sur la période 2015-2018. La durée de vie maximum de 40 ans des centrales nucléaires ne sera pas  plus inscrite dans la loi, ni la possibilité pour l'État de fermer un réacteur nucléaire. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ne sera pas inscrite dans le texte.


Kem One Balan : de nouvelles chaudières pour gagner en compétitivité

mercredi 18 juin 2014

KEM ONE a annoncé mardi le lancement d’un investissement " significatif" sur la plateforme industrielle de Balan dans l’Ain qui consiste à remplacer les chaudières du site. Inscrit dans le Plan de Redressement de KEM ONE, le démarrage de ces nouvelles chaudières est prévu pour septembre 2015.
Ce projet vise à rénover et à optimiser la distribution de vapeur sur l’ensemble de la plateforme industrielle de Balan. Ainsi, la nouvelle chaufferie de production de vapeur, d’une puissance totale de 58 tonnes / heure viendra se substituer aux anciens équipements dès son démarrage prévu en septembre 2015.

Les chaudières actuelles remontent à l'installation du site dans les années soixante dix et ont une cinquantaine d'années. " Le site de Balan utilisent plusieurs utilités, comme l'eau de refoidissement, l'eau purifiée, l'électricité, mais la vapeur represente les deux tiers de notre consommation énergétique. Elle est utilisée à plusieurs stades de nos process, pour chauffer les réactions, pour la purification et pour le séchage" explique Olivier Thomas, directeur du site.

Un poids important de l'énergie

L'investissement  de 6 millions d'euros permettra de réduire sensiblement la consommation d'énergie, et partant les émissions de CO 2 et de dioxyde d'azote. Réalisé Dalkia, le remplacement des chaudières permettra d’augmenter considérablement la fiabilité en fourniture de vapeur sur le site, mais également de diminuer le coût de production de vapeur par l'amélioration du rendement du gaz naturel.

Le poste énergie représente environ la moitié de la masse salariale d'un site chimique comme Balan, c'est dire le poids de ce poste de dépenses. On comprend la mobilisation du secteur de la chimie depuis plusieurs années, pour faire prendre en compte le poids de l'énergie dans la compétitivité des entreprises.

Car par ailleurs, le site de Balan, quand il appartenait à Arkema a été constamment mis à niveau sur le plan environnemental et sur le plan technique, niveaux pour lesquels il est compétitif.


Pour Philippe Anselme, Directeur commercial régional de Dalkia, "ce projet, intégré dans l’évolution du schéma directeur énergétique du site par les équipes de KEM ONE, illustre pleinement le savoir-faire de Dalkia en matière d’efficacité énergétique."
Ce projet s’inscrit dans le Plan de Redressement de KEM ONE. " Il constitue un enjeu majeur pour l’évolution du site de Balan et permet de réaffirmer notre volonté de consolider et de renforcer la fiabilité et la performance de nos sites industriels, tout en préservant l’environnement." souligne Alain de Krassny, le Président de KEM ONE. Situé dans le bassin industriel de L’ain, le site de KEM ONE Balan, produit du PVC (polychlorure de vinyle).


Kem One va changer les chaudières de son site de Balan

mercredi 18 juin 2014

KEM ONE a annoncé mardi le lancement d’un investissement " significatif" sur la plateforme industrielle de Balan dans l’Ain qui consiste à remplacer les chaudières du site. Inscrit dans le Plan de Redressement de KEM ONE, le démarrage de ces nouvelles chaudières est prévu pour septembre 2015.
Ce projet d’envergure vise à rénover et à optimiser la distribution de vapeur sur l’ensemble de la plateforme industrielle de Balan. Ainsi, la nouvelle chaufferie de production de vapeur, d’une puissance totale de 58 tonnes / heure viendra se substituer aux anciens équipements dès son démarrage prévu en septembre 2015.
Réalisé Dalkia, le remplacement des chaudières permettra de réduire l’empreinte environnementale du site industriel de Balan, par la baisse des émissions en CO2, d’augmenter considérablement la fiabilité en fourniture de vapeur sur le site, mais également de diminuer le coût de production de vapeur par l'amélioration du rendement du gaz naturel.
Pour Philippe Anselme, Directeur commercial régional de Dalkia, "ce projet, intégré dans l’évolution du schéma directeur énergétique du site par les équipes de KEM ONE, illustre pleinement le savoir-faire de Dalkia en matière d’efficacité énergétique."
Ce projet s’inscrit dans le Plan de Redressement de KEM ONE. " Il constitue un enjeu majeur pour l’évolution du site de Balan et permet de réaffirmer notre volonté de consolider et de renforcer la fiabilité et la performance de nos sites industriels, tout en préservant l’environnement." souligne Alain de Krassny, le Président de KEM ONE. Situé dans le bassin industriel de L’ain, le site de KEM ONE Balan, produit du PVC (polychlorure de vinyle).


Changement climatique : Pourquoi ça n’avance pas ?

mercredi 18 juin 2014

Malgré la très grande mobilisation des chefs d'états, hommes politiques, institutions et ONG pour assister aux sommets des Nations Unies sur le changement climatique, leur efficacité à trouver des accords mondiaux semble toute relative. Un paradoxe auquel s'est intéressé l’étude parue dans l’Academy of Management Journal[1], réalisée par Charles Clemens Rüling[2], professeur à Grenoble Ecole de Management (GEM), avec deux collègues Elke Schüßler[3], Freie Universität Berlin, et Bettina Wittneben[4], Université d'Oxford.

Des sommets trop complexes à manager

Au fil des ans, les négociations autour du marché du carbone et de sa compensation se sont complexifiées. « Les experts se sont multipliés impliquant des négociations très fragmentées et provoquant un décalage profond entre le discours politique et les négociations techniques » précise le chercheur de GEM. De plus « ce clivage et cette complexité se retrouvent lors des sommets de l'ONU. Les délégations sont plus nombreuses, les acteurs plus diversifiés et pas seulement liés au climat, les interactions entre négociateurs et ONG ne se font plus... Sous la lumière médiatique, chacun veut défendre sa cause et plus seulement celle de la lutte contre changement climatique. »

Une efficacité décroissante

Plus les conférences annuelles sur le changement climatique connaissent une popularité croissante plus leur efficacité décroit, c'est la conclusion à laquelle sont arrivés les trois chercheurs qui ont passé au crible, rapports, articles de presse, documents d'archives... des sommets organisés sur le changement climatique entre 1995 et 2012 par l'ONU.

« Cela n'a pas toujours été le cas, explique Charles-Clemens Rüling. Dans la première phase de la politique transnationale de l'ONU, les sommets annuels ont conduit à une augmentation des interactions entre les acteurs concernés et à une prise de conscience du monde entier sur l'urgence à agir. Ils ont servi de base à la mise en place de ressources communes et aux mécanismes de marché. »

Depuis Kyoto, les perceptions changent

Dès l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005, les chercheurs notent une évolution de la perception et de l'objectif de ces sommets. La mise en place du mécanisme du marché de carbone fait entrer de nouveaux acteurs sur le terrain et complique les négociations. Ce qui a pour conséquences d'accroître le nombre et la variété d'acteurs participants à ces sommets, lesquels n'ont plus pour seul objectif la lutte contre le changement climatique.

Cette étude soulève en effet la question du format de ces sommets, conçus volontairement comme des arènes très inclusives traitant de questions politiques complexes et mal définies. Les auteurs indiquent que le format actuel de ces sommets est très utile pour sensibiliser et informer l'opinion publique concernant les enjeux du climat. Cependant, ils suggèrent que de plus petits forums soient également organisés avec des questions plu simples et que les sujets abordés soient plus concrets afin de faciliter les accords.

[1] Ce papier de recherche paru dans la revue académique Academy of Management Journal a obtenu le prix du meilleur papier de recherche internationale par l'Association allemande de recherche académique en gestion (VHB) le 13 juin dernier.

[2] Charles-Clemens Rüling, docteur en sciences économiques et sociales et titulaire d'une habilitation à diriger des recherches, est professeur à Grenoble Ecole de Management. Ses travaux ont été publiés dans de nombreuses revues (Academy of Management Journal, Organization Studies, Scandinavian Journal of Management, Journal of Information Technology). Ils portent sur le changement et la stabilité institutionnelle dans différents contextes, y compris la gouvernance transnationale et les industries culturelles.

[3] Elke Schüßler est docteur en sciences de gestion et professeur à la Freie Universität de Berlin. Sa recherche porte sur le changement et le la maintenance institutionnelle ainsi que les événements configurateurs de champs.

[4] Bettina Wittneben est docteur en sciences de gestion et chercheur associé à la Smith School of Enterprise and the Environment, Université d'Oxford, Grande-Bretagne. Ses travaux portent sur le changement climatique.


ERDF Rhône-Alpes Bourgogne investit pour des réseaux plus décentralisés

mercredi 18 juin 2014

En 2014, ERDF Rhône-Alpes Bourgogne devrait investir 392 millions d’euros pour entretenir, moderniser et étendre les réseaux de distribution-injection d’électricité en Rhône-Alpes et en Bourgogne.  Le distributeur public, filiale du groupe EDF) a accru ses investissements ces dernières années:  310 millions en 2010, 326 millions en 2011, 373 millions en 2012 et 378 millions en 2013. Au niveau national ERDF a investi en 2013 3,2 milliards d’euros.

Une partie des investissements sont destinés à l’entretien et à la rénovation du réseau de  175 764 kilomètres sur les deux régions : fiabilisation, enfouissement et renforcement pour résister aux aléas climatiques, automatisation.

Mais les réseaux, propriété des collectivités locales, connaissent des évolutions en profondeur. ERDF   l’adapte à un système électrique qui épouse de plus en plus le profil énergétique des territoires. D’une part, les collectivités s’investissent de plus en plus dans la gestion de l’énergie, pour réaliser des économies, innover.

Les réseaux doivent suivre l’évolution des territoires pour raccorder de nouveaux consommateurs, de nouveaux quartiers, de nouvelles zones commerciales, de nouvelles zones d’activité.  Les réseaux suivent la dynamique des territoires. Les raccordements ont augmenté de 18% en 2013 en Rhône-Alpes, explique Jacques Longuet, directeur interrégional. Les raccordements ont progressé dans le logement collectif, beaucoup moins dans le secteur individuel.  En Rhône-Alpes, la zone Alpes a été la plus dynamique, avec les départements de Savoie et de Haute-Savoie. La vallée du Rhône a suivi, mais la dynamique de raccordement est moins forte en Drôme Ardèche et dans la Loire. Les raccordements ont reculé en Bourgogne.

Raccordements pour l'injection

Les raccordements se développent pour permettre l’injection de l’électricité de nouveaux producteurs  d’énergies renouvelables, électricité éolienne ou photovoltaïque. Plus de 8000 producteurs nouveaux ont été raccordés en 2013 sur les deux régions. Pour l’éolien, les raccordements ont sensiblement augmenté en Bourgogne alors qu’en Rhône-Alpes, aucune nouvelle centrale n’a été raccordée. A la fin de 2013, 47 597 producteurs étaient raccordés pour les deux régions.

Cette évolution de la production injectée en basse tension, (moins de 20 000 volts) pousse à la vigilance pour que les boucles locales ne soient pas déséquilibrées par des injections sans consommation.

Du côté de la demande, la maitrise de la consommation d’une électricité de plus en plus utilisée, pousse au développement de réseaux intelligents. " Aujourd’hui, le réseau est intelligent au niveau des postes sources, qui transforment le courant de haute ou moyenne tension en basse tension par un pilotage automatique, mais les compteurs intelligents permettront une gestion automatique au niveau des consommateurs», explique Jacques Longuet.

Le déploiement du compteur intelligent Linky devrait être officialisé dans les prochaines semaines. ERDF sensibilisé les entreprises locales d’électricité aux chantiers qui vont s’ouvrir pour elle dans le cadre d’appels d’offres publics.

Michel.deprost@enviscope.com


Les Trois Vallées veulent rénover l’immobilier touristique de montagne

mardi 17 juin 2014

La Société des Trois Vallées vient de signer un accord avec le Crédit Agricole des Savoie, lequel est également partenaire de Domaines Skiables de France (DSF) et Crédit Agricole Consumer Finance (Sofinco), qui permet aux propriétaires de bénéficier d'un financement spécifique et adapté aux travaux de rénovation de l'immobilier touristique en montagne.

Les quatre signataires de l’accord : Pascal Vie, directeur financier de la S3V, Pascal de Thiersant, président du directoire, Jean-Yves Barnavon, directeur général du Crédit Agricole des Savoie et Ludovic Aubry, directeur de l'agence Sofinco d'Annecy [Photo DR].

La S3V propose désormais une gestion complète et fiable de toutes les étapes de la rénovation : diagnostic, conseil en matière de travaux à effectuer, proposition d'une solution de financement spécifique, adaptée, proposition de prestataires, devis, suivi des travaux sur place et gestion locative. Ces différentes étapes sont gérées par des filiales de la S3V pour la partie travaux et gestion locative tandis que le financement est opéré par le Crédit Agricole des Savoie au travers de Crédit Agricole Consumer Finance, dans le cadre d'accords de partenariat.

Des actions de rénovation déjà engagées

Il s’agit pour l’exploitant de lutter contre les lits froids et de valoriser le patrimoine immobilier existant. Parmi les actions déjà menées, on peut rappeler : l'acquisition, la rénovation et la revente de deux résidences de tourisme, une initiative qui a permis la réintroduction sur le marché de plus de 400 lits ; l'acquisition, la rénovation et la mise en location de 65 appartements ; l'acquisition de l'agence immobilière de la Saulire et, plus récemment, la création d'une structure de services spécialisée dans les travaux de rénovation.

Lits froids et rénovation

Avec un modèle économique étroitement lié au taux d'occupation de l'immobilier touristique, la grande majorité des stations françaises est concernée par la gestion du parc immobilier existant et en particulier par la problématique des "lits froids". En effet, chaque année, ce sont 2 à 3% des biens qui sortent du circuit de la location. Or, pour être réintégrés dans ce circuit, ces biens nécessitent, pour la plupart, des travaux de rénovation qui leur permettraient de répondre aux attentes et aux besoins de la clientèle.

A propos des Trois Vallées

La S3V gère les stations de Courchevel, Méribel-Mottaret et La Tania. Domaine skiable : 128 km de pistes, 794 ha de pistes entretenues. 80 remontées mécaniques, 782 enneigeurs, 34 engins de damage. Personnel : 664 salariés (dont 178 permanents et 486 saisonniers). 1 630 000 journées skieurs/an. Chiffre d’affaires 60 M€.


Forum franco-suisse de l’innovation pour la transition énergétique le 24 juin à Lyon

lundi 16 juin 2014

La Suisse et la France sont toutes les deux engagées dans une évolution énergétique vers davantage d'énergies renouvelables, d'énergies locales, vers moins d'émissions de polluants et de gaz à effet de serre, pour le bâtiment, la mobilité et l'industrie.

La Suisse a décidé de sortir du nucléaire qui a toujours pesé beaucoup moins qu'en France dans son mix énergétique. En France, le nucléaire devrait rester durablement dominant dans la production d'électricité. Mais les deux pays partagent aussi potentiel hydraulique, le fleuve Rhône, échangent de l'électricité, batissent des coopérations.

La recherche, l'innovation appliquée à court terme, les échanges d'expérience, la mise en place d'offres communes, sont plus que jamais nécessaires. C'est le sens du forum franco-suisse ( PROGRAMME FORUMFRANCO-SUISSE ) dont la première édition s'était tenue en Suisse, dont le deuxième édition se tient à Lyon le 24 juin (1).

La journée permettra d'évoquer les stratégies nationales, régionales et cantonales. Les représentants de  groupements d'entreprises ( pôle de compétitivité, clusters) présenteront les démarches collectives et les représentants de groupes énergétiques des deux pays, présenteront leur vision industrielle de la transition.

Une large place sera accordée  l'après midi à l'innovation dans le domaine du stockage de l'énergie, de la mobilité, des réseaux intelligents, de l'efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment et dans l'industrie.

En parallèle des échanges politique et techniques, des rencontres d'affaires se dérouleront entre entreprises des deux pays à la recherche de contacts commerciaux.

Le Forum s'achèvera en séance plénière par  la présentation des financements en faveur de la recherche et de l'innovation, en Suisse et en France , mais aussi au niveau de coopération. Une table ronde terminera la journée  pour aborder la maniière dont la recherche publique, peut mieux accompagner l'innovation, non seulement technologiques, mais aussi sociale, dans le cadre d'échanges renforcés entre les deux pays.

1) Michel Deprost, Rédacteur en chef d'Enviscope.com sera le modérateur de cette journée.


Saint-Alban : L’unité 1 reconnectée au réseau

lundi 16 juin 2014

L'unité de production n°1  de la centrale nucléaire EDF de Saint-Alban ( Isère) a été reconnectée au réseau électrique le lundi 16 juin à 10 heures. L'arrêt programmé depuis quelques semaines s'inscrivait dans le cycle normal d'exploitation. Il a permis de renouveler une partie du combustible et de réaliser un important programme de contrôle et de maintenance.Plusieurs opérations ont été engagées sur cet arrêt visant à assurer une production d'électricité garantissant un haut niveau de sécurité. Les arrêts programmés de maintenance interviennent en moyenne tous les 18 mois sur chacune des unités de production. Ils ont pour objectif d’améliorer en permanence les performances de production et de sûreté des installations.


Observatoire de Lyon : journées portes ouvertes pour découvrir la Terre et l’Univers

samedi 14 juin 2014
L'instrument MUSE , installé à l'Observatoire européen de Paranal, au Chili, assemblé à Lyon, permet à l'Observatoire européen ESO d'être à la pointe de la recherche en astronomie.
L'instrument MUSE , installé à l'Observatoire européen de Paranal, au Chili, assemblé à Lyon, permet à l'Observatoire européen ESO d'être à la pointe de la recherche en astronomie.


D'où venons-nous? Quelle est notre place dans l'Univers? Quelle est l'origine de ce dernier? Quelle est l'histoire de la planète sur laquelle nous vivons? Une visite à l'Observatoire de Lyon (1) permet de répondre à ces questions.

L'Observatoire de Lyon, c'est désormais le nom qui réunit sous la même bannière des équipes de chercheurs longtemps rattachés à des maisons différentes. D'un côté, les astronomes du Centre de recherches astronomiques de Lyon (CRAL) la tête dans les étoiles. De l'autre, les spécialistes de la Terre, qui regardent sous leurs pieds.

Bien sûr, des passerelles existaient entre les deux familles, mais la logique veut davantage de cohérence. C'est fait. Ce samedi et ce dimanche, les visiteurs des journées portes ouvertes de l'Observatoire pourront découvrir un peu des deux disciplines, astronomie et géologie.

Le public pourra découvrir une partie des collections de paléontologie de l'Université Lyon 1, des collections rarement présentées, tant bien que mal conservées sur le campus de La Doua, alors qu'elles sont la première collection universitaire de France. Ce samedi soir, à 21 heures, Pierre Thomas, chercheur au Laboratoire de Géologie de Lyon Terre, Planète et Environnement, donnera une conférence dans le Parc de l'Observatoire.

Les visiteurs pourront pendant deux jours, découvrir le site de l'Observatoire, dédié essentiellement à l'astronomie. Un site exceptionnel par l'ambiance un peu désuète, dont les bâtiments parfois récents, parois défraichis, abritent des recherches de pointe.

L'Observatoire de Lyon, installé au dix-neuvième siècle sur une colline alors entourée de vergers et de prairies, à l'écart des lumières de la ville,  possède une lunette équatoriale coudée unique au monde, construite entre 1885 et 1887. Cette lunette permet de suivre la course des astres. Classée monument historique depuis 2010, elle a été restaurée et fonctionne. Les visiteurs pourront découvrir cet instrument exceptionnel outil de l'astronomie moderne.

Les visiteurs pourront aussi découvrir les travaux de pointe menés par le Centre de Recherches astronomiques de Lyon (CRAL). C'est en effet au CRAL qu'a été confié il y a une dizaine d'années, le pilotage et la construction de MUSE (Explorateur Spectroscopique Multi-Unités).

L’instrument MUSE, a été conçu dans le cadre d’un programme lancé par l’ESO (Observatoire Européen) http://www.eso.org/public/france/qui exploite quatre Très grands Téléscopes Paranal situés en altitude dans le désert d’Atacama, au Chili.

L’instrument MUSE a été fabriqué, assemblé, testé, puis démonté à l’Observatoire de Lyon pour être acheminé à l'Observatoire Paranal de l'ESO au Chili. MUSE permet de plonger au cœur des tout premiers instants de l'Univers pour sonder les mécanismes de formation des galaxies, étudier les mouvements de la matière et les propriétés chimiques des galaxies proches. MUSE permettra d’étudier les planètes et satellites du Système Solaire, des propriétés des régions de formations stellaires dans la Voie Lactée ainsi que dans l'Univers lointain.

Les 24 spectrographes séparent la lumière en ses différentes composantes couleur pour constituer des images et des spectres de régions spécifiques du ciel. Il crée des vues 3D de l'Univers. L’analyse permet à l'astronome de se déplacer au sein du nuage de données acquises par l'instrument et d'étudier différentes vues de l'objet obtenues pour chaque longueur d'onde.

Programme

Observation: de 23 heures à minuit le samedi soir, observation avec tous les instruments de l'Observatoire braqués sur le ciel, des plus anciens, aux instruments les plus récents comme le télescope de 1 mètre. Les animations seront assurées par des chercheurs mais aussi par des membres des clubs et associations d'astronomie de la région.

Programme de conférences:

Samedi 14 juin: les instruments du Rover martien curiosity, par Cathy Quantin, chercheur à l'Observatoire de Lyon

16h30: A la recherche de vie extraterrestre, par Nicolas Cuello, chercheur à l'observatoire de Lyon

Dimanche 15:

14h30: L'exploration du système solaire, par Isabelle Vauglin, chercheur à l'Observatoire de Lyon

15h30: La formation de l'Univers, par Maxime Trebitsch, chercheur à l'Observatoire de Lyon

Activités en continu: fouilles archéologiques, maquettes sur l'alternance jour-nuit, activités sur la chute des corps,  les échelles de distances dans le Système solaire,

1) Observatoire de Lyon,  9 rue Charles André, 69561 Saint-Genis-Laval. Téléphone 04 78 86 85 34

accueil@obs-univ-lyon1.fr et www-obs.univ-lyon1.fr

1) Pour aller à l'Observatoire de Lyon, utiliser les transports en commun permet non seulement d'économiser l'énergie, mais aussi de marcher un peu pour apprécier davantage le site.

Se rendre au centre de Saint-Genis-Laval, par exemple depuis le centre de Lyon, en utilisant les bus de la ligne C10, qui passe près de Perrache, près du Musée des Confluences et qui peuvent être récupérée au Centre d'Oullins, à 3 mn à pied du Pôle Multimodal d'Oullins, station de métro ligne B et gare ferroviaire).

Du centre de Saint-Genis-Laval, l'Observatoire est indiqué: il suffit de marcher dix minutes en traversant des quartiers pavillonnaires, pour accéder à l'avenue Charles André, au bout de laquelle est situé le site de l'Observatoire.


Mardis des Ingénieurs et Scientifiques : le programme 2014-2015 est arrivé

vendredi 13 juin 2014

La septième conférence Mardis des Ingénieurs et Scientifiques organisée par IESF Ain-Rhône et Enviscope.com a clos la saison 2013-2014. Au cours cette saison plus de 300 personnes différentes ont suivi les conférences qui se sont déroulées à l'INSA de Lyon.

Les conférences ont pris leur place dans les programmes de rencontres sur des questions scientifiques et techniques tournées vers un large public. Les conférences ont leur spécificité, indépendance, prise en compte des préoccupations économiques et sociales, priorité à la rigueur de praticiens engagés dans les dossiers, indépendance, écoute mutuelle et valorisation des compétences scientifiques, techniques des universités, écoles et laboratoires de la région lyonnaise.

Des thématiques très diverses

Le même modèle est proposé pour la saison 2014-2015. Le programme des Mardis qui réunit des thématiques très différentes, est renforcé par les programmes et initiatives propres d'associations membres d'IESF Ain-Rhône, telles la Société des Electriciens et Electroniciens ou l'association des diplôme des Ecoles d'Agronomie. Ces associations et d'autres feront connaitre leurs rencontres dans les colonnes et dans l'agenda d'Enviscope.com.

Les organisateurs des Mardis, Ingénieurs et Scientifiques de France Ain-Rhône et Enviscope avaient lancé à la fin d'avril l'organisation de la saison  2014-2015, en décidant de consulter le public des 300 personnes (différentes) ayant participé aux Mardis. Un tiers des sondés a répondu pour classer quinze propositions de thèmes. Le calendrier final a été mis au point, en tenant compte des choix du public,  par le comité d'organisation en considérant l'acuité des thèmes, de la variété des domaines. Le calendrier 2014-2015 est le suivant. Le comité d'organisation prépare le choix des conférenciers pour des rencontres qui auront lieu de 19 heures à 21 heures, dans un lieu à définir.

14 octobre: « Stockage d’électricité: les dernières avancées technologiques » En partenariat avec SEE, Société des Electriciens et des Electroniciens;

  - 9 décembre: « le principe de précaution empêche-t-il l’innovation?

-10 février: «  Textiles techniques et intelligents: une compétence régionale »

- 14 avril: « OGM: s’informer avant de débattre ». En partenariat avec Uniagro

9 juin: «  Objets connectés: quelle cybersécurité dans la vie privée? »


Le département de la Loire placé en vigilance sécheresse

vendredi 13 juin 2014

La préfète de la Loire, Fabienne Buccio , vient de placer l’ensemble du département en vigilance sécheresse. En effet, le déficit pluviométrique de ces derniers mois – il a très peu neigé et plu cet hiver — associé aux températures élevées de ces derniers jours (35° dans le département pour le lundi de Pentecôte !) provoque un étiage important des cours d’eau. Les débits des différentes rivières du département de la Loire sont actuellement en forte baisse.

Déjà en temps normal, la plaine du Forez, enserrée entre trois massifs montagneux, Pilat au Sud, monts du Lyonnais à l’Est et monts du Forez et de la Madeleine à l’Ouest, est une des zones les plus sèches de la région Rhône-Alpes avec à peine 600 mm de pluie annuels.

Aussi, afin de préserver les usages prioritaires et la survie des écosystèmes aquatiques et d’anticiper toute dégradation potentielle de la situation hydrologique, la direction départementale des territoires et la préfecture de la Loire ont décidé de placer l’ensemble du département en situation de vigilance : tous les usagers sont donc d’ores et déjà invités à limiter leur consommation d’eau. Les agriculteurs sont particulièrement concernés par cet appel à une gestion raisonnée de la ressource, au moment même où les cultures, notamment le maïs et l’arboriculture, très développés dans la Loire, exigent traditionnellement de grandes quantités d’eau.

Pour l’instant il ne s’agit que d’un appel à la modération de chacun, mais si, en l’absence de pluies significatives, cette situation ne s’améliore pas au cours des prochains jours, l’administration prévoit que des mesures de limitation des usages de l’eau pourraient être prises. Elle annonce aussi que les services de contrôle seront vigilants durant cette période pour s’assurer du respect des règlements et des arrêtés préfectoraux individuels d’autorisation ou déclaration de prélèvement.

A noter que les conditions hydrologiques pour tout le grand Sud-Est de la France sont consultables en temps réel sur le site internet de la D.R.E.A.L. Rhône-Alpes (Direction régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement) à l’adresse suivante :  http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/


GDF Suez fête 10 ans de partenariat avec Minatec

vendredi 13 juin 2014

« Pour servir ceux qui travaillent sur l’infiniment petit, il faut de grosses installations » annonce au départ de la visite Olivier Danet, directeur du Pôle Utilités Services (PUS), qui fournit Minatec en énergies et fluides. Effectivement la taille du bâtiment est impressionnante. Pour sa construction en 2004, Cofély Services a investi 20 M€, après la conclusion d’un partenariat public privé avec l’INP Grenoble, le CEA et Minatec (Conseil général de l’Isère), futurs utilisateurs des services de l’énergéticien.

Guillaume Normand, délégué régional de GDF Suez, Bruno Allenet, président du pôle de compétitivité Axelera, Jean-Yves Cotten président du PUS, Jean Roland, directeur technique innovation de Cofély Services et Jean-Paul Reich, directeur scientifique de GDF Suez, pour eux l’innovation est le moteur de la création de valeur. [Photo Enviscope]

Le partenariat est prévu jusqu’en 2024, date à laquelle Cofély remettra ses installations à ses clients. Dans l’intervalle il faut servir chaleur, froid, eau désionisée, azote,… à des unités de tailles extrêmement différentes, de grands labos ou de petites start-ups, des entreprises comme STMicroelectronics ou PX Thérapeutics. Au total une vingtaine d’entités juridiques différentes, pour lesquelles il a fallu étudier un contrat sur mesure, qui en définitive se rapproche de la délégation de services.

Il faut fournir, mais également gérer les flux retours. C’est ainsi que le PUS traite 35 000 m3 d’effluents par an.

Une autre difficulté est celle de l’agrégation des données commente Tanguy Mathon, directeur de Blu.e, le système de gestion mis en place par Cofély pour superviser le dispositif. Plus de 2 000 variables, concernant la production des différents fluides, la maintenance, la sécurité sont collectées en permanence et en temps réel sur le site. Elles permettent de piloter les installations, d'identifier les causes de contreperformance, de donner aux utilisateurs des outils de monitoring leur permettant d’ajuster.

On entre dans le domaine du Big data, explique Jean Roland, directeur technique innovation de Cofély Services. Au niveau national l’énergéticien agrège chaque jour 4 millions de données issues du télé-comptage ou de la télémesure.

Un fonds de 100 M€ pour l’innovation

Chez GDF Suez, l’innovation a également été replacée au centre des préoccupations. Guillaume Normand, délégué régional Rhône-Alpes, détaille les différents axes de la nouvelle direction transversale Recherche et Innovation. Celle-ci créée depuis le début de l’année multiplie ses actions sur le terrain de l’innovation, identifie en interne les projets innovants pour les mettre en incubation.

Elle vient de lancer New Ventures, un fonds d’investissements de 100 M€ destiné aux startups à la recherche d’un partenaire industriel dans le domaine de la transition énergétique et plus précisément dans les secteurs de la gestion de l’énergie et l’effacement, des villes territoires et mobilité, du confort intérieur, de la production d’électricité décentralisée et de son stockage.

antoine.reboul@enviscope.com


Le Schéma Régional Climat Air Energie de Rhône-Alpes enfin adopté

jeudi 12 juin 2014

Le Schéma Régional du Climat de l’Air et de l’Énergie de Rhône-Alpes (SRCAE) a été arrêté par le Préfet de région le 24 avril 2014, après approbation par le Conseil régional le 17 avril .
Le schéma, élaboré par la Région et l’État, décline à l’échelle régionale les objectifs nationaux et internationaux de la France dans le domaine de l’air, de l’énergie et du climat en prenant en compte les potentialités de la région. Il met en cohérence les politiques et actions dans ces domaines traités auparavant dans des documents séparés.

Le SRCAE définit les objectifs dans différents domaines : amélioration de la qualité de l’air, réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie, développement des énergies renouvelables. Le schéma définit les orientations pour atteindre ces objectifs : lutte contre le changement climatique et adaptation à ses effets, réduction de la pollution atmosphérique.
Le Schéma fixe un objectif de réduction de 21 % de la consommation d’énergie primaire, de 30 % les émissions de gaz à effet de serre et d’augmenter la part des énergies renouvelables de 30 % d’ici 2020.

Il dessine des perspectives jusqu’en 2050 et précise les orientations et modes d’actions à décliner pour parvenir à ces engagements. La mise en oeuvre pour cinq ans peut commencer. Sa réalisation implique la mobilisation de l’ensemble des acteurs socio économiques, des collectivités territoriales, mais aussi des citoyens qui peuvent, par le changement des comportements, contribuer à atteindre les objectifs du schéma.
Cette approbation ouvre également la voie à l’élaboration d’un schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables qui permettra de développer les capacités d’accueil pour accompagner le développement de ces énergies.


L’assombrissement de la neige sur la calotte glaciaire amplifie le changement climatique

jeudi 12 juin 2014

L'énergie solaire absorbée par la surface de la calotte groenlandaise dépend de la "blancheur" de la neige qui la recouvre.

Grâce à des satellites observant la surface du Groenland dans le visible et l’infrarouge, Marie Dumont du Centre d’Etudes de la Neige du CNRM-Game (CNRS/Météo-France)[1] et ses collègues viennent de mettre en évidence[2] que depuis 2009, la neige présente à la surface du Groenland au printemps et en été était moins blanche qu’auparavant. L’assombrissement estival est bien connu, il a déjà fait l'objet de précédents travaux ayant montré qu’il était un maillon d’une " boucle de rétroaction positive" du système climatique : Sous l’effet du réchauffement climatique, la température estivale de la neige de surface augmente, ce qui entraîne un grossissement des grains de neige. Ce grossissement induit une augmentation de l’absorption de l’énergie solaire par la surface qui amplifie le réchauffement initial.

Plus d’impuretés dans la neige

La nouveauté concerne le printemps : cette étude montre pour la première fois que l’assombrissement est à cette saison lié à la présence croissante d’impuretés dans la neige. Les images satellites révèlent par ailleurs des impuretés "colorées" et non noires comme le carbone suie, ce qui indique qu'elles pourraient être constituées de poussières minérales. Les chercheurs avancent l’hypothèse que la poussière minérale rendue disponible par une fonte plus précoce de la couverture neigeuse saisonnière aux hautes latitudes serait transportée par le vent et se redéposerait sur la calotte groenlandaise.

Réchauffement plus précoce, accélération de la fonte

La modélisation numérique permet en outre de conclure que cet assombrissement printanier a pu contribuer à la récente accélération de la fonte du Groenland. Il induirait en effet un réchauffement plus précoce de la neige de surface, ce qui renforcerait la boucle de rétroaction positive se mettant en place en été. L’augmentation possible du dépôt d’impuretés dans le futur doit donc être prise en compte dans les projections climatiques de l’évolution de l’état du Groenland et de son effet sur l’élévation du niveau des mers.

Ces travaux ont été soutenus par le projet ANR Jeune Chercheur MONISNOW. Ils ont également bénéficié du soutien du projet européen COMBINE. Le travail de terrain et l’analyse des données terrain ont été soutenus par l’ANR NEEM.

[1] Les laboratoires impliqués sont le CNRM-Game (Météo-France/CNRS) et le LGGE (CNRS/Université Joseph Fourier Grenoble).

[2] Contribution of light-absorbing impurities in snow to Greenland’s darkening since 2009. Nature Geoscience, http://dx.doi.org/10.1038/ngeo2180


Mardi des Ingénieurs et Scientifiques IESF-Enviscope : les robots, nouvelle vague du numérique

jeudi 12 juin 2014
Les robots sauveront-ils l'industrie? Telle était la question initiale de la conférence organisée par Ingénieurs et Scientifiques de France Ain Rhône en partenariat avec Enviscope.com. Les robots ne sauveront pas l'industrie française, mais il faut comprendre ce qui se passe.

François Payot, de l'ARDI , a rappelé  que " robot" vient d'un mot tchèque qui signifie " corvée". Pour Wikipedia, " un robot est un dispositif mécatronique (alliant mécanique, électronique et informatique) accomplissant automatiquement soit des tâches qui sont généralement dangereuses, pénibles, répétitives ou impossibles pour les humains, soit des tâches plus simples mais en les réalisant mieux que ce que ferait un être humain."

François Payot, précise que les robots sont un ensemble de composants  réunis en vue d'une série de tâches déterminées. Un robot a besoin de capteurs pour saisir des informations, de programmes pour les analyser et exécuter des tâches. Le robot est composé d'éléments pour se déplacer, s'orienter, et sa construction nécessite des matériaux particuliers,  pour fonctionner dans des conditions d'environnement, de répétitivité, qui ne peuvent être supportées par les humains.

Milieux hostiles ou tâches répétitives

Au delà des robots gadgets, des robots aspirateurs ou tondeuses, les robots seront un facteur de productivité et de compétitivité. Plusieurs pays asiatiques ont particulièrement investi dans l'utilisation et la fabrication de robots, la Chine et le Japon, arrivant devant l'Allemagne,  loin devant la France.

En accélérant une certaine croissance industrielle, les robots apporteront des avantages à certaines économies, mais ils pourraient en gommant le facteur coût de main d'œuvre, réduire des différentiels de compétitivité.

Effets sur l'emploi

Par contre coup, les effets des robots sur l'emploi peuvent être négatifs. Les robots détruiront des emplois peu qualifiés, des postes de travail sources de troubles muscolo-squelettiques. La robotique pose la question de l'évolution du travail, de la formation, des compétences. Il reste à voir comment  les emplois détruits pourront être remplacés. Il s'agit là d'un défi pour les sociétés.

Comment l'Europe peut-elle réagir, face aux stratégies offensives  lancées par l'Asie et l'Amérique du Nord ?  L'Europe se présente en ordre dispersé, face aux  géants nord américains du numérique, de l'informatique, de l'électronique. Elle pèse peu par rapport à l'Asie, en particulier par rapport à la Chine et son énorme potentiel d'innovation.

Les Européens doivent comprendre les enjeux industriels et sociétaux de la robotique. Les robots, capteurs, gestionnaires d'information, et actionneurs, sont un nouveau développement du numérique qui a déjà modifié le fonctionnement de nos sociétés.

michel.deprost@enviscope.com


Solvay produira dans le Nord Dakota des formulations destinées aux exploitants de gaz de schistes

mercredi 11 juin 2014

Solvay installe une unité de formulation dans le Dakota du Nord pour tirer parti des activités d'extraction de pétrole & gaz non conventionnels dans le bassin de Bakken. Le laboratoire doublé d'une unité de production permettra de tester de nouvelles formulations sur mesure pour faciliter l'extraction de pétrole et de gaz dans la formation de schiste de Bakken. Solvay devient l'un des premiers acteurs de chimie de spécialité présent dans la région pour servir les sociétés de services pétroliers. 

Avec cette unité située à Killdeer, Solvay Novecare estime avoir une longueur d'avance au coeur de la région de Bakken, deuxième plus grande réserve de pétrole et de gaz de schiste en Amérique du Nord. Une étude de l'USGS 2008, ( Service géologique des Etats-Unis) estime que la formation pourrait délivrer 4,3 milliards de barils de pétrole. Selon d'autres études, cela pourrait même s'élever à 40 milliards de barils.

Solvay Novecare développe des formulations sur mesure et basées sur des matières premières d'origine renouvelable pour aider les sociétés de services pétroliers à gérer et réduire leur consommation d'eau, à optimiser la stimulation et améliorer le rendement des puits. L'acquisition de Chemlogics en 2013, permet à Solvay de concevoir et de produire ces formulations permettant de répondre à des besoins spécifiques, en fonction des conditions géologiques des formations de schiste. 


Economies d’énergie : Premiers retours d’expérience pour Thalès à Moirans (38)

mercredi 11 juin 2014

Le site de Moirans, dans l’Isère, est l’un des quatre sites de la filiale Thales Electron Device (TED), appartenant au groupe Thales et spécialisé dans la fabrication de sources radiofréquences et hyperfréquences pour des applications professionnelles. Depuis 2008, Thales fait appel à Geo PLC, opérateur spécialisé dans l'accompagnement à la transition énergétique, pour le soutenir dans ses démarches d’efficacité énergétique.

Quatre opérations d’économie d’énergie ont ainsi été financées : installation d’une pompe à chaleur, calorifugeage du réseau de chaleur, installation de variateurs de vitesse, ainsi que d’une chaudière à condensation pour le chauffage du site.

Geo PLC a financé plus de 62 % du montant de l’opération grâce au dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE). En outre, les économies d’énergie annuelles ont atteint 17 % de la facture. Le financement des chantiers par les CEE a ainsi permis de réduire le temps de retour sur investissement de 3 à 1 an.

Devenir un modèle

Devenir un modèle d’entreprise éco-performante, telle est l’ambition de Thalès, qui a lancé plus de 100 chantiers d’efficacité énergétique en 2013, répartis sur 38 sites en France

De nombreuses initiatives proposées à l’échelle de chaque site (tel que le covoiturage) participent à la dynamique éco-responsable. De surcroît, le groupe souhaite aller au-delà de l’obligation réglementaire d’audit de ses sites, énoncée par la directive européenne 2012/27/UE et révise la globalité de son management de l’énergie.

A propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l’Aérospatial, du Transport, de la Défense et de la Sécurité. Avec 65 000 collaborateurs, dont 25 000 ingénieurs, dans 56 pays, Thales a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 14,2 Md€. 



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