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Planète - Contribution Ecologique

Rapport du PNUE sur L’Evaluation Mondiale du Mercure 2013

vendredi 11 janvier 2013.
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Des études du PNUE montrent une augmentation des émissions de mercure dans les pays en développement. Le PNUE publie l’évaluation mondiale la plus exhaustive jamais réalisée alors que s’ouvre la phase finale des négociations
sur la mise en place d’un traité sur le mercure. Un traité contraignant sur le mercure qui pourrait avoir un impact positif majeur sur la santé et l’environnement
dans les pays en développement et les pays industrialisés.

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Le mercure est utilisé pour extraire l’or. Photo : IRIN/Kenneth Odiwuor

Les communautés vivant dans les pays en développement sont confrontées à des risques sanitaires et environnementaux de plus en plus importants liés à l’exposition au mercure, selon des études récentes menées par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Alors que la demande de mercure a chuté à l’échelle mondiale ces dernières années, les émissions de mercure pourraient bien augmenter à l’avenir dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud.

Cette hausse est due principalement à l’utilisation de cet élément hautement toxique dans les activités d’orpaillage et dans la combustion du charbon pour la production d’électricité.

Rapport du PNUE sur L'Evaluation Mondiale du Mercure 2013D’après l’Évaluation mondiale du mercure 2013, les émissions de ce métal toxique liées à l’extraction minière artisanale ont doublé depuis 2005. La hausse du cours de l’or risque d’ailleurs de provoquer une augmentation de ces émissions.

En raison d’une industrialisation rapide, l’Asie est désormais le principal émetteur de mercure, avec près de la moitié des rejets mondiaux.

Pour la première fois, cette étude du PNUE évalue les rejets de mercure dans les rivières et les lacs. La majorité des expositions humaines au mercure sont dues à la consommation de poisson contaminé. Les milieux aquatiques sont donc un chaînon stratégique de la santé humaine.

Au cours des 100 dernières années, à cause des émissions liées à l’activité humaine, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %.

Cette étude, qui présente une évaluation exhaustive des émissions de mercure par région et par secteur économique, met également en évidence les importants rejets dans l’environnement dus à la déforestation.

On estime à 260 tonnes la quantité de mercure (auparavant contenue dans les sols) rejetée dans les rivières et les lacs.

PNUE Mercury : {Time to Act } (Mercure : il est temps d'agir)Cette évaluation ainsi qu’une publication connexe du PNUE Mercury : Time to Act (Mercure : il est temps d’agir) seront présentées officiellement lors du Comité de négociation intergouvernemental sur le mercure (INC5), qui se déroulera à Genève du 13 au 18 janvier 2013. Les gouvernements qui participeront à cette conférence importante devront finaliser leurs discussions sur la mise en place d’un traité contraignant à l’échelle mondiale destiné à diminuer les dommages causés par le mercure.

Cela permettrait de diminuer les risques de survenue de troubles neurologiques et comportementaux ou d’autres problèmes de santé liés à l’exposition humaine au mercure, ainsi que la pollution des sols et rivières causée par les rejets de mercure dus à l’activité humaine.

En 2009, les gouvernements ont donné leur accord à l’ouverture de négociations portant sur la mise en place d’un traité mondial lors du Conseil d’administration du PNUE qui s’est tenu à Nairobi (Kenya).

L’évaluation de 2013 livre les chiffres les plus récents sur les émissions de mercure par région du monde et par secteur économique.

« Le mercure sous toutes ses formes reste un défi mondial, régional et national important en termes de menace pour la santé humaine et l’environnement », a déclaré Achim Steiner, sous-secrétaire général des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE.

« Lors du Conseil d’administration du PNUE en 2009, les nations ont donné leur accord à l’ouverture de négociations portant sur un traité juridiquement contraignant visant à réduire les rejets liés aux activités industrielles et minières, à prendre des mesures concernant les produits contenant du mercure et à s’attaquer à la pollution historique de certains sites. La phase finale des négociations s’ouvrira dans quelques jours », a-t-il précisé.

« La toxicité et la dangerosité du mercure sont connues depuis des siècles, mais nous disposons aujourd’hui de technologies et de procédés alternatifs qui permettent de réduire les risques liés au mercure pour des dizaines de millions de personnes, parmi lesquelles des femmes enceintes et leurs bébés. L’aboutissement de ces négociations contribuerait à un avenir plus durable pour les générations futures », a déclaré M. Steiner.

Le mercure rejeté par l’industrie ou d’autres activités humaines peut persister dans l’environnement pendant plusieurs siècles. Il faudra donc sans doute des années, voire des décennies, pour que la réduction des émissions de mercure ait un effet démontrable sur les niveaux de mercure présents dans la nature et la chaîne alimentaire.

D’après les études menées par le PNUE, les gouvernements, l’industrie et la société civile doivent donc intervenir rapidement afin d’intensifier les efforts de réduction des émissions et rejets de mercure. Les rapports indiquent que des retards éventuels ralentiraient le rétablissement des écosystèmes et alourdiraient la pollution héritée du passé.

Ils mettent également en évidence l’augmentation du niveau de mercure présent dans l’Arctique.

On estime à 200 tonnes la quantité de mercure qui se dépose dans l’Arctique chaque année, généralement loin de l’endroit où il a été rejeté. Des études montrent que les niveaux de mercure chez certaines espèces de la faune arctique ont été multipliés par dix au cours des 150 dernières années, principalement à cause de l’activité humaine, semble-t-il.

 Tendances mondiales des émissions de mercure et leurs conséquences

D’après le rapport du PNUE, les émissions mondiales de mercure sont restées plutôt stables au cours des vingt dernières années. En 2010, les émissions liées à l’activité humaine ont ainsi été estimées à un peu moins de 2 000 tonnes.

Malgré l’amélioration des données disponibles sur le mercure, l’estimation des émissions est encore soumise à des incertitudes et va de 1 010 à 4 070 tonnes.

Avec la combustion du charbon, l’utilisation du mercure pour séparer le métal du minerai dans les activités d’orpaillage reste la principale source d’émissions à travers le monde.

On estime à 727 tonnes les émissions annuelles causées par l’orpaillage, soit 35 % des émissions mondiales.

L’augmentation de l’exposition au mercure représente une menace directe pour la santé de 10 à 15 millions de personnes qui pratiquent directement l’orpaillage, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. On estime à 3 millions le nombre de femmes et d’enfants qui travaillent dans ce secteur.

Il existe des méthodes d’extraction de l’or utilisant peu ou pas de mercure, mais les conditions socioéconomiques et la faible prise de conscience vis-à-vis des risques liés au mercure font obstacle à l’adoption de ces nouvelles techniques.

« L’orpaillage artisanal et à petite échelle représente un enjeu majeur dans la démarche de réduction des émissions de mercure », a déclaré Fernando Lugris (Uruguay), président du Comité de négociation intergouvernemental.

« Tout en tenant compte des répercussions sur le développement national, nous devons maintenant définir des objectifs nationaux chiffrés de réduction de ces rejets. Il faut également œuvrer à la formalisation de ce secteur, qui n’est que très peu réglementé. Cela permettra à la fois de réduire les risques sanitaires liés au mercure et de renforcer les droits des travailleurs dans le cadre du droit du travail », a ajouté M. Lugris.

La combustion du charbon est responsable de près de 475 tonnes d’émissions de mercure par an, soit environ 24 % des émissions mondiales.

Malgré l’augmentation de la consommation de charbon dans certaines régions, la mise en place de réglementations plus strictes en matière de pollution dans plusieurs pays a contribué à la réduction globale des émissions de mercure dues à la combustion du charbon et a permis de compenser une partie des émissions liées à l’augmentation de l’activité industrielle.

Les autres sources d’émissions de mercure mises en évidence par les publications du PNUE sont notamment les suivantes :

- La production de métal et de ciment, par l’intermédiaire de l’extraction et de la consommation de combustibles fossiles ;
- Les soins dentaires : près de 340 tonnes de mercure sont utilisées tous les ans pour réaliser des plombages et d’autres produits dentaires, dont près de 100 tonnes risquent de se retrouver dans le circuit des déchets ;
- Les produits de grande consommation : appareils électroniques, interrupteurs, piles, ampoules basse consommation et cosmétiques (crèmes éclaircissantes pour la peau et mascara, par exemple). Le mercure contenu dans ces produits risque également de se retrouver dans le circuit des déchets ;
- La production de matières plastiques, en particulier la fabrication du polychlorure de vinyle (PVC). Le PVC fait l’objet d’une demande importante dans de nombreux pays où de grands projets de construction ont été lancés ;
- Les industries utilisant le procédé chlore-alcali (production de chlore et de soude à partir de sel) ;
- L’extraction minière primaire, bien que cette pratique soit désormais limitée à un petit nombre de pays, dont un seul (le Kirghizistan) est encore exportateur.

 Actions relatives au mercure

D’après les rapports, les efforts de lutte contre la menace que représente le mercure pour l’environnement et la santé se sont intensifiés au cours des dernières décennies.

Les actions les plus importantes sont notamment les suivantes :

- Le Partenariat sur les produits contenant du mercure mis en place par le PNUE s’est fixé comme objectif de réduire la demande de thermomètres et de tensiomètres au mercure de 70 % d’ici à 2017 ;
- Les États-Unis ont finalisé le Mercury and Air Toxics Standard [norme relative au mercure et aux polluants de l’air], qui prévoit une réduction de 20 tonnes des émissions de mercure d’ici à 2016 ;
- L’Union européenne a interdit les exportations de mercure en 2011 ;
- Avec le soutien du PNUE, des plans nationaux d’action ont été mis en place en Argentine, en Uruguay et dans d’autres pays afin de trouver des solutions respectueuses de l’environnement pour le stockage et l’élimination des excédents de mercure et des déchets.

En revanche, malgré ces décisions, les actions mondiales coordonnées vers une réduction des risques environnementaux et sanitaires liés à l’exposition au mercure restent très modestes.

Les études du PNUE indiquent qu’une accélération de l’action menée, avec la finalisation d’un traité mondial contraignant, la promotion de l’existence de technologies utilisant peu de mercure et la mise en œuvre d’autres mesures, permettrait de réduire considérablement la demande de mercure au cours des dix prochaines années.

Pour atteindre cet objectif, il faut mettre fin dès que possible à l’extraction primaire de mercure et répondre à la demande en investissant dans des mesures de recyclage plus efficaces.

Les gouvernements doivent mettre en place des cadres réglementaires et des mesures incitatives afin de promouvoir la transition vers des alternatives viables, sûres et rentables, qui aboutiront à une diminution des rejets de mercure et d’autres polluants.

 Approfondir

Le PNUE a réalisé sa première Évaluation mondiale du mercure en 2002, puis une autre étude en 2007. L’évaluation de 2013 est la plus exhaustive à ce jour et intègre pour la première fois des informations sur les rejets de mercure et leurs conséquences sur les milieux aquatiques.

- Télécharger L’Évaluation mondiale du mercure 2013 (en anglais)

- Télécharer la publication Mercury : Time to Act (Mercure : il est temps d’agir)

Les statistiques relatives aux émissions de mercure par région se trouvent dans le chapitre 3 de l’Évaluation mondiale du mercure 2013.

- Plus d’informations sur le Comité de négociation intergouvernemental sur le mercure (INC5), qui se déroulera à Genève du 13 au 18 janvier 2013


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  • Un nouveau traité mondial réduit les émissions et les rejets de mercure et règlemente le mercure utilisé dans les produits, les mines et les usines : Le Japon parmi les premiers à signer la Convention de Minamata
    17 octobre 2013, par Solange Montillaud-Joyel - PNUE

    Le Japon, qui compte aujourd’hui parmi les pays les plus touchés par l’intoxication au mercure, est devenu ce jour l’un des premiers à signer une nouvelle convention internationale de portée historique, qui permettra d’éliminer à terme les émissions et les rejets de ce métal toxique dans l’air, la terre et l’eau.

    La Convention de Minamata sur le mercure, accord mondial juridiquement contraignant ouvert depuis le 10 Octobre 2013 à la signature, a été adoptée en janvier par les gouvernements.

    Ce nouveau traité est la première convention mondiale sur la santé et l’environnement à voir le jour depuis près d’une décennie. Cet évènement, qui intervient alors même qu’un certain nombre de négociations multilatérales sont en butte à des difficultés et qui marque l’aboutissement de négociations qui n’auront duré que quatre ans, va donner une nouvelle impulsion à la coopération intergouvernementale dans le domaine de l’environnement.

    Cet accord est d’autant plus remarquable que, malgré les effets persistants de la crise financière mondiale, beaucoup de pays sont restés prêts à engager des ressources pour lutter contre les effets nocifs du mercure.

    La naissance de ce nouveau traité a été saluée lors d’une cérémonie inaugurale marquant l’ouverture de la Conférence diplomatique à Minamata, sur les lieux mêmes où, dans les années 50, un grand nombre d’habitants de la localité avaient été intoxiqués après avoir consommé des fruits de mer provenant de la baie de Minamata. Le syndrome neurologique causé par l’intoxication aiguë au mercure est depuis lors connu sous le nom de « maladie de Minamata ».

    La ville de Minamata que les représentants des gouvernements ont visitée hier, durant une excursion organisée tout spécialement à partir du lieu de la Conférence, dans la ville voisine de Kumamoto, a un tout autre visage que la localité touchée par le mercure dans les années 50. Depuis lors, la ville s’est réinventée pour devenir une cité écologique, acquérant une renommée internationale pour sa multitude de programmes de recyclage et de protection de l’environnement.

    La Convention de Minamata prévoit une série de réglementations et de réductions pour tout un ensemble de produits, procédés et industries qui utilisent, rejettent ou émettent du mercure. Elle aborde également la question de l’extraction primaire du mercure, son exportation et son importation, ainsi que le stockage sans danger des déchets de mercure.

    L’adhésion aux principes consacrés dans le nouveau traité permettra d’identifier les populations à risques, d’intensifier les soins médicaux et d’améliorer la formation des professionnels de la santé afin qu’ils puissent détecter et traiter les symptômes de la maladie de Minamata.

    Comme a pu le déclarer le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un message dont lecture a été donnée lors de la Conférence : « La Convention de Minamata protègera les populations et relèvera le niveau de vie de millions de personnes de par le monde, en particulier de celles qui sont les plus vulnérables ». « Efforçons-nous de parvenir à l’adhésion universelle à ce nouvel instrument inestimable et avançons tous ensemble dans la voie qui fera de notre planète un lieu plus sûr, plus durable et plus salubre pour tous », a-t-il ajouté.

    M. Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement et Secrétaire général adjoint de l’ONU, s’est exprimé en ces termes : « Le mercure a de graves effets, tant sur la santé humaine que sur l’environnement. C’est pourquoi le PNUE s’enorgueillit d’avoir su faciliter et appuyer la négociation de ce traité au cours des quatre années écoulées, car il n’y a pas une personne au monde qui ne bénéficiera pas de ses dispositions, qu’il s’agisse des ouvriers travaillant dans les mines d’or, des femmes enceintes ou de ceux qui manipulent des déchets dans les pays en développement. »

    Le lancement d’une action mondiale contre le mercure a été approuvé dans une décision historique adoptée par le Conseil d’administration du PNUE en 2009, par laquelle les gouvernements ont décidé à l’unanimité d’engager des négociations en vue d’élaborer un traité international sur le mercure qui permettrait de s’attaquer aux émissions et rejets de ce polluant, qui menace la santé de millions d’individus, depuis les enfants à naître et les nourrissons jusqu’aux mineurs du secteur informel et leurs familles.

    Les effets du mercure sur le système nerveux sont connus depuis plus d’un siècle. Le chapelier fou d’Alice au pays des merveilles vivait à une époque où les chapeliers enduisaient les bords des chapeaux de ce métal liquide pour les renforcer, inhalant ce faisant des vapeurs toxiques.

    D’autres effets peuvent se manifester : troubles de la fonction hépatique et thyroïdienne, irritabilité, tremblements, troubles de la vue, pertes de mémoire et problèmes cardiovasculaires.

    « La signature de la Convention de Minamata sur le mercure sera décisive pour protéger durablement notre monde contre les conséquences dévastatrices du mercure sur la santé » nous dit la Directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, qui poursuit en ajoutant que « le mercure est l’une des dix substances chimiques les plus préoccupantes pour la santé publique, car il peut se disperser et persister dans les écosystèmes sur plusieurs générations, soumettant les populations exposées à de graves problèmes de santé, y compris l’affaiblissement de leurs facultés intellectuelles. »

    Au sujet de la Conférence diplomatique

    Les gouvernements ont achevé avec succès leurs négociations à la cinquième session du Comité de négociation intergouvernemental chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant sur le mercure, tenue à Genève du 13 au 18 janvier 2013. Le texte de la Convention de Minamata dont ils ont convenu est maintenant présenté, pour adoption et ouverture à la signature, à la Conférence de plénipotentiaires qui s’est déroulée à l’hôtel Nikko à Kumamoto, et à Minamata (Japon), du 9 au 11 octobre 2013.

    Cette conférence diplomatique a été précédée d’une réunion intergouvernementale préparatoire, qui s’est tenue à Kumamoto les 7 et 8 octobre 2013.

    Quelques faits concernant la Conférence diplomatique :

    - Plus de 1 000 participants
    - 139 gouvernements ont adopté la Convention
    - 87 gouvernements ont signé La Convention

    Dispositions du traité

    En adoptant la Convention de Minamata, les gouvernements se sont accordés sur un certain nombre de produits, dont la fabrication, l’importation et l’exportation seront interdites d’ici 2020. Ces produits peuvent être remplacés par d’autres, qui seront introduits à mesure que ceux qui contiennent du mercure seront éliminés. Il s’agit des produits suivants :

    - Batteries, à l’exception des piles bouton utilisées dans les dispositifs médicaux implantables
    - Commutateurs et relais
    - Certaines lampes fluorescentes compactes
    - Lampes fluorescentes à cathode froide et lampes fluorescentes à électrode extérieure
    - Savons et cosmétiques (le mercure est utilisé dans des produits visant à éclaircir la peau)
    - Certains appareils médicaux (thermomètres et tensiomètres)

    Les mines d’or à petite échelle et les centrales au charbon sont les deux principales sources mondiales de pollution par le mercure. Les mineurs inhalent le mercure pendant le chauffage du métal. Le mercure rejeté dans les cours d’eau et les effluents contamine les poissons, la chaîne alimentaire et les populations en aval.

    En élaborant la Convention de Minamata, les gouvernements ont convenu que chaque pays définira une stratégie visant à réduire la quantité de mercure utilisée dans les mines à petite échelle et établira un plan d’action national dans les trois ans suivant l’entrée en vigueur du traité, de manière à réduire et, si possible, éliminer le mercure.

    La Convention règlemente aussi les émissions et les rejets de mercure provenant des grandes installations industrielles telles que les centrales au charbon, les chauffe-eaux industriels, les incinérateurs de déchets et les cimenteries.

    Approfondir

    - Consulter le texte intégral de la Convention

    - En savoir plus sur la Conférence diplomatique

    - La liste des pays ayant signé la Convention est affichée, depuis le 10 octobre, sur www.mercuryconvention.org.

    - En savoir plus sur les effets du mercure

 

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