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La nouvelle stratégie d’intervention de l’agroforesterie pour l’implémentation des projets du type MDP (Mécanisme pour le Développement Propre)

samedi 5 novembre 2011.
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Depuis plusieurs siècles, la protection de l’environnement à travers le Monde a toujours été une problématique au sein des communautés. Les pays du Nord ont été développés par une industrialisation fondée sur les technologies polluantes ; ce type de développement avait longtemps vulgarisé les activités relevant du domaine du nucléaire, de la pétrochimie, des mines, d’autres industries dérivés et du secteur de transport. Dans ces conditions, pour l’accroissement de la production et de la génération des revenus des ces entreprises, les ressources naturelles du sol et du sous-sol des pays en développement pour la plupart ont été l’objet d’exploitations abusives et non durables. Après plusieurs années passées, les constats faits nous permettent de voir que les pays industrialisés, s’intéressant simplement à l’augmentation de leurs productions, n’avaient pas une politique de gestion des impacts négatifs de leurs activités sur l’environnement et, par conséquent, la rupture des équilibres naturels est observée partout à travers le Monde.

Les conséquences de cette perte du dynamisme naturel deviennent de plus en plus énormes et concernent toute la planète entière. Dans certains pays développés, il y a un développement économique apparent à travers l’implantation d’industries utilisant des technologies fossiles n’intégrant pas une réelle stratégie opérationnelle d’amélioration des conditions de vie des populations riveraines des zones d’exploitation des ressources et celles des zones d’implantation des usines de transformation. De ce fait, la prépondérance des villes polluées à travers le monde et la vulnérabilité poussée de la nature aux catastrophes et désastres climatiques sont des indicateurs de l’instabilité de notre planète.

Selon le GIEC (Groupement Intergouvernemental des Experts sur l’Evolution Climatique), il y a une présence croissante du taux de divers gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Par ailleurs, d’autres scientifiques ont découvert une source d’émission du dioxyde de carbone (CO2) représentant le double du taux d’émission de l’ensemble du secteur de transport. Tout cela est sans doute compatible avec le développement et la concurrence industrielle que connait le monde actuel.

En résumé, selon ma vision, en dehors des conventions de RIO et plusieurs autres accords similaires sur les changements climatiques, des protocoles de Kyoto (qui sera bientôt expiré), nous devrions tous sauvegarder notre planète, mobiliser les moyens financiers, techniques et matériels nécessaires, participer de façon pratique avec évaluation et vérification de l’atteinte des résultats escomptés.

Pour atteindre cet objectif, il serait nécessaire de reconduire le protocole de Kyoto mais en mettant cette fois l’accent sur les paramètres réels d’applicabilité et de faisabilité [1] du développement des vrais projets du type MDP.

Dans cette nouvelle forme de processus MDP proposé, la communauté internationale et les gouvernements locaux doivent travailler ensemble pour la disponibilité des intrants économiques et géopolitiques facilitant les conditions de faisabilité des projets afin de laisser la parfaite réalisation aux Techniciens et chercheurs.

Vu son vaste champ d’application, l’agroforesterie peut être considérée comme une science pratique et environnementale ayant pour principal objet de « mettre l’homme en parfaite harmonie avec la nature tout en assurant son bien-être de façon durable ».

Cet article a pour but de développer les axes de recherche faisant des pratiques agro-forestières une source de développement des projets conciliant la protection de l’environnement et le développement.

Il est question de savoir comment vulgariser et diversifier les domaines d’intervention de l’agroforesterie dans le but d’en faire une véritable science incitatrice du développement durable ?

Cette question reste ouverte à tout Technicien, Chercheur ou Universitaire ayant lu cet article afin de trouver un consensus important au développement de cette nouvelle stratégie d’intervention de l’agroforesterie comme science efficace et efficiente pour la mise en œuvre d’un bon mécanisme pour un développement propre.

Emmanuel GWOMB BI HELL
Environnementaliste/Expert en Agroforesterie et Développement Durable.
(Graduated from TFF’s International Training Center in Agroforestry ; Silver Springs- Maryland-USA) ; the GFCSD’s Executive President. PO.BOX : 8002 Yaounde-Cameroon. Tel : 00237 77 79 27 35

[1une promotion du transfert réversible des compétences en technologies renouvelables entre les Pays du Nord et ceux du Sud, un examen de vérification et de ré-explication des projet MDP dans beaucoup de pays du Sud notamment ceux d’Afrique et enfin l’intégration régionale en zone Afrique et Caraïbe suivie de la création des unités de coordination et de recherche pour la bonne gestion de ce type de projets


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  • La nouvelle stratégie d’intervention de l’agroforesterie pour l’implémentation des projets du type MDP (Mécanisme pour le Développement Propre)
    31 mars 2012, par roger BAFUNYEMBAKA

    je suis très ravi de vous lire, au fait, je suis aussi technicien en développement rural, option Environnement et Développement Durable,
    je fait mes recherche sur agroforesterie et c’est dans ce cadre que je viens de tomber sur cette page. je voudrais rester en contact avec vous, simplement parce que la protection de l’environnement c’est ma passion.

  • La nouvelle stratégie d’intervention de l’agroforesterie pour l’implémentation des projets du type MDP (Mécanisme pour le Développement Propre)
    7 novembre 2011

    Cher Monsieur ,
    je partage totalement votre point de vue. L’agroforesterie est un atout majeur pour la captation du CO2 . Elle doit faire partie de l’essemble des techniques de restauration des sols et de recharge des nappes phréatique, tout comme la réation de des bocages par l’implantation de haies vives , la mise en défens de vastes zones, la RNA Régénération Naturelle Assistée,les défrichements améliorés, les semis directs, l’installation de brise vent dunaires et dans les périmètres irrigués.
    Ci-après un article sur la non production de métane dans les rizières par une méthode riziculture respectueuse de l’environnement.

    Une méthode de riziculture sans production de méthane
    Nous savions que l’industrie, la circulation automobile, les centrales thermiques, les bovins étaient des sources importantes de production de gaz à effet de serre. En revanche nous ne connaissions pas que la riziculture irriguée était aussi productrice d’énormes quantités de méthane.
    Chaque année les rizières du monde produisent 60 millions de tonnes de méthane. Or le méthane est un gaz vingt fois plus néfaste que le carbone dans l’atmosphère. De ce fait, 60 millions de tonnes de méthane représentent 1 milliard 200 millions de tonnes de carbone.
    Nous pouvons estimer que chaque kgr de riz représente l’équivalent d’une production de 120 gr de carbone.
    Cette information n’est pas nouvelle des chercheurs de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) Messieurs Pierre Roger et Jean Le Mer ont réalisé des études très poussées avec l’IRRI en Asie et mentionnaient dès 1999 que les rizières irriguées étaient une source importante de production de gaz à effet de serre (Méthane). D’autres voix dénoncent le même problème, le directeur de la division des produits et des industries forestières de la FAO Monsieur Wulf Killmann et souligne que dans le domaine de l’élevage et de l’agriculture une part de la production de méthane revient pour 60% des bovins et 40% de la riziculture irriguée.
    Pour cette raison l’information fut transmise au GIEC pour la préparation de la conférence de Copenhague. Toutefois, nous ne pouvons passer sous silence les propositions des deux chercheurs de l’IRD qui à la fin de leur communication de 1999 proposent de rechercher d’autres méthodes culturales du riz et notamment de vider l’eau des rizières au cours de son cycle de production.
    Par ailleurs, pour faire face aux émissions de méthane dans les rizières, la FAO préconise « d’intensifier les activités de recherche dans le but d’identifier d’autres variétés de riz et de méthode de production afin de réduire les émissions de méthane générées par la culture de cette céréale ». Pour l’instant, cette recommandation écologique peu onéreuse et efficace ne fut pas prise en compte ni médiatisée à Copenhague.

    Cependant, à regarder de plus près la recommandation des chercheurs de l’IRD et en la rapprochant de la découverte du Système de Riziculture Intensive (SRI) par l’agronome et jésuite le Père Henri de Laulanié, nous donne une solution pour lutter contre les gaz à effet de serre produit par les rizières.
    Henri de Laulanié affirme que le riz n’est pas une plante aquatique et recommande non seulement de vider les rizières au cours de la culture du riz mais de pratiquer les assecs, allant jusqu’à l’apparition de fente dans le sol de la rizière. La pratique du SRI ne nécessite que très peu d’eau, le sol de la rizière sera humide sans pour autant noyer les pieds du riz.
    La méthode permet de multiplier les rendements par deux ou trois avec moins de semences et moins d’eau. Le repiquage des plants de riz se fait très tôt au stade de deux feuilles en laissant des espaces importants entre les plants et en privant le riz d’eau. Le SRI est respectueux de l’environnement et se pratique avec un assolement de légumes. Les apports en éléments fertilisant se font à base de compost. Ainsi la rizière ne produit plus de méthane mais au contraire fixe le carbone dans le sol.
    Le SRI s’adresse à des petits riziculteurs dans le cadre d’une agriculture familiale respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, il est pratiqué dans plus de trente pays grâce aux efforts du Professeur Norman Uphoff du Cornell International Institut for Agriculture and Dévelopment (CIIFAD) de New-York .

    Le Sommet mondial de l’alimentation de Rome nous a dressé un tableau sombre de l’avenir de la souveraineté alimentaire avec un nombre toujours grandissant des personnes souffrant de la Faim. Puis la Conférence de Copenhague s’est achevée sans véritables décisions pour lutter contre le réchauffement climatique et il en fut de même à Cancun ? Pourtant les travaux d’Henri de Laulanié pourraient participer à réduire la faim dans le monde et limiter le réchauffement climatique. Les grandes institutions de la recherche Française doivent se mobiliser pour réaliser une étude sérieuse sur le SRI et sa capacité à fixer le CO2 dans le sol.

    Cette bonne nouvelle doit être largement diffusée auprès des décideurs afin d’utiliser au mieux cette opportunité : produire plus de riz dans les pays du Sud tout en réduisant les émissions de méthane.

    Jean Yves CLAVREUL Consultant en Communication pour le Développement Durable
    00 33 (0)2 31 34 99 26
    Courriel : jean-yves.clavreul@wanadoo.fr

 

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