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Les jeunes veulent être un moteur du changement et amener une nouvelle vision du développement durable selon une enquête mondiale du PNUE sur les modes de vie durables

mardi 14 juin 2011.
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Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Les jeunes adultes ont un rôle majeur à jouer dans la transition vers des modes de vie durables. Les jeunes veulent être un moteur du changement et amener une nouvelle vision du développement durable selon une enquête menée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement auprès de plus de 8000 jeunes adultes originaires de 20 pays différents.

L’étude, Enquête Mondiale sur les Modes de Vie Durables, a été l’une des premières enquêtes menées au niveau mondial sur les modes de vie durables. Les résultats donnent un aperçu intéressant de la façon dont les jeunes perçoivent leurs vies quotidiennes et leurs activités, expriment leurs aspirations pour l’avenir et le rôle qu’ils peuvent jouer dans la dynamique du changement.

Ces résultats montrent que les jeunes adultes, de l’Australie au Vietnam, de l’Ethiopie à l’Egypte, considèrent la pauvreté et la dégradation de l’environnement comme étant les deux plus grands défis auxquels l’humanité soit confrontée, mais ils souhaitent être mieux informés sur ce qu’ils peuvent faire pour contribuer à changer les choses. Ils ont également besoin d’aide pour comprendre les fondations environnementales, économiques et sociales du développement durable.

Les résultats de l’enquête sont présentés dans le nouveau rapport du PNUE, Visions for Change : Recommendations for Effective Policies on Sustainable Lifestyles, soulignant la nécessité de travailler collectivement pour mieux comprendre, éduquer et responsabiliser les jeunes adultes à travers le monde afin qu’ils puissent développer leurs propres visions des modes de vie durables et s’engager plus en avant dans le changement.

Par exemple, l’enquête a révélé que :

- Bien que les jeunes soient prêts à s’engager et à améliorer le monde dans lequel ils vivent et qu’ils se disent convaincus de pouvoir le faire (seul 25% des jeunes estiment qu’ils ne peuvent avoir aucune influence sur les politiques locales), ils ont besoin de conseils et d’opportunités pour prendre des mesures concrètes.

- La plupart des jeunes considèrent la dégradation de l’environnement comme l’un des deux principaux défis mondiaux, cette conviction varie d’une région à une autre. Ainsi, 82.3 % des jeunes en Australie, 73.8 % au Vietnam et 71.1 % en Suède estiment que la dégradation de l’environnement constitue l’un des deux principaux défis mondiaux, alors qu’ils ne sont que 42.4 % en Egypte, 38 % au Brésil et 34.2 % en Argentine.

- Les jeunes adultes sont très satisfaits de leurs vies, et seulement très peu d’entre eux rêvent d’un mode de vie luxueux, mais ils aspirent à la sécurité - financière, sociale, environnementale et personnelle. Ils souhaitent vivre dans un environnement propre, loin des zones urbaines polluées et chaotiques et plus proches de la nature, ceci étant particulièrement vrai pour les jeunes de pays émergent ou en développement comme le Brésil, le Vietnam ou le Liban.

- Bien que la demande pour une alimentation biologique et locale soit forte, dans la plupart des pays étudiés les jeunes ne font pas mention des produits biologiques lorsqu’ils décrivent leurs habitudes d’achats quotidiens. Par exemple, aux Philippines, les aliments biologiques et les produits issus du commerce équitable sont à peine mentionnés, et seulement 10 % des Portugais y ont pensé au moment d’expliquer leurs choix.

- Dans beaucoup de pays, la question de la durabilité est rarement mentionnée comme étant une motivation pour utiliser les transports en commun ; par exemple, au Brésil moins de 1 % des jeunes mentionnent la préservation de l’environnement ou la diminution de la pollution parmi les raisons qui motivent leur usage des transports en commun.

« Notre objectif était d’écouter la voix des jeunes du monde entier, pour entendre ce qu’ils pensent, leurs aspirations pour l’avenir, et leurs réactions aux modes de vie durables », a déclaré Sylvie Lemmet, directrice de la Division Technologie, Industrie et Economie du PNUE à Paris. « Nous espérons que, grâce à cela, nous pourrons mieux comprendre et identifier les meilleurs stratégies pour développer des politiques et des initiatives efficaces pour les modes de vie durables dont nous aurons besoin à l’avenir. »

Processus de Marrakech sur la consommation et la production durableCette enquête est un projet développé conjointement par le PNUE et le Groupe de travail sur les modes de vie durables dirigé par la Suède de 2005 à 2009, dans le cadre du processus de Marrakech [1] sur la consommation et la production durable.

La compréhension des modes de vie est cruciale si nous voulons résoudre certains des défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Un mode de vie durable signifie qu’il faut repenser nos façons de vivre, nos critères d’achat et ce que nous consommons tous les jours. Cela nécessite également de repenser nos vies quotidiennes, en modifiant nos façons de socialiser, d’échanger, de partager, d’éduquer et de construire des identités. Rendus possible à la fois par des actions individuelles et des infrastructures efficaces, les modes de vie durables jouent un rôle essentiel dans la réduction de l’utilisation des ressources naturelles, des émissions, des déchets et de la pollution, et dans la promotion d’un développement socio-économique équitable.

L’enquête s’est adressée aux jeunes urbains âgés de 18 à 35 ans. Avec la moitié de la population mondiale ayant moins de 30 ans et la plupart d’entre eux vivant dans des pays en développement, les jeunes adultes apparaissent de plus en plus comme les catalyseurs de l’innovation sociale, culturelle et technologique, comme des acteurs majeurs dans la définition des modes de vie et des tendances de consommation.

La réalisation et l’analyse de l’enquête sont le résultat d’un travail collaboratif impliquant la participation d’un réseau international de plus de 45 organisations, dont l’Association Internationale des Universités, 28 universités et établissements d’enseignement supérieur, des centres de recherche et des experts, des organisations émanant de la société civile, des agences de communications, et des mouvements de jeunesse.

L’enquête révèle que, si les jeunes adultes sont prêts à s’engager et à contribuer à améliorer le monde dans lequel ils vivent, ils ont cependant besoin qu’on leur donne des solutions qu’ils puissent adapter à leurs vies quotidiennes pour ainsi contribuer au développement de modes de vie durables.

Autres conclusions :

- Les jeunes préfèrent des solutions locales qu’ils peuvent adapter à leur quotidien : Invités à réagir à différents scénarios de développement durable – sur, la mobilité (auto partage, service vélos, covoiturage), l’alimentation (jardins urbains, paniers bios, plats familiaux à emporter), l’entretien ménager (laverie collective, compostage en milieu urbain, gestion de l’énergie) – la plupart des jeunes choisissent le vélo, le jardin urbain, et le compostage urbain. Ces résultats montrent la nécessité de développer des initiatives qui leur permettent de participer et de s’impliquer au niveau local, sans toutefois être intrusives.

- Il est nécessaire de renforcer la confiance et la participation : La question de la confiance est un enjeu majeur pour les jeunes ; seuls 30 % d’entre eux estiment que leurs voisins se font mutuellement confiance. Malgré cela, beaucoup de jeunes disent participer énergiquement à des activités impliquant d’autres personnes. Par exemple, dans des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines ou l’Afrique du Sud, plus de 80 % des participants ont fait partie d’une association dans les 12 derniers mois ; tandis que les jeunes les moins engagés se trouvent en Egypte, en Inde et au Japon. Pour que des modes de vie durables au niveau local et communautaire soient viables, de solides liens de confiance parmi les jeunes sont nécessaires. Cela permettra à la coopération, la solidarité, et la créativité collective de se développer, créant un environnement indispensable à l’émergence de solutions durables. Les associations, les organisations non gouvernementales, et les mouvements de jeunesse devraient établir des partenariats avec les jeunes afin de les informer et de les mobiliser sur les pratiques de modes de vie durables.

- Promouvoir la recherche et l’éducation sur les modes de vie durables : Pour une meilleure compréhension des modes de vie et de consommation durables, davantage de recherches et d’éducation sont nécessaires afin d’aider la transition vers des modes de vie durables. L’école, la formation professionnelle et le travail de sensibilisation ont un rôle majeur à jouer dans le développement de capacité pour les modes de vie durables. Les initiatives existantes et les réseaux qui se concentrent sur les questions de recherches et d’éducation à la consommation durable devraient être améliorés et reproduits.

« Notre responsabilité envers les générations futures repose sur la création de solutions solides et crédibles pour un avenir durable et l’Enquête Mondiale sur les Modes de Vie Durables représente un premier pas important dans cette direction » a déclaré Tim Jackson, professeur et directeur de RESOLVE à l’Université de Surrey, un partenaire de la recherche. « Visions for change laisse voir de véritables germes d’espoir, et cet espoir pourrait être la ressource la plus puissante qui soit à notre disposition » a-t-il ajouté.

Le rapport Visions for Change est destiné aux décideurs politiques et aux acteurs concernés afin de les aider à soutenir la transition vers des modes de vie durables à travers des politiques et des initiatives efficaces, ainsi que par la communication et des campagnes de sensibilisation. Il se compose de conclusions et de recommandations globales ainsi que de 16 rapports nationaux détaillés qui permettent de mieux comprendre les conditions propres à chaque pays, les spécificités culturelles, économiques et autre facteurs influant sur les modes de vie.

La Nouvelle-Zélande a révélé les résultats nationaux de l’enquête en Avril, deux mois après qu’un puissant séisme de magnitude 6.3 ait frappé la plus grande ville du pays, Christchurch, tuant 148 personnes et forçant des centaines d’autres à évacuer dans des régions voisines.

« Les résultats de la recherche ont un impact sur la reconstruction de Christchurch après notre tremblement de terre dévastateur. Comme un instantané, ils montrent que l’effort de reconstruction ne se limite pas aux bâtiments. Nous devons prendre en compte la qualité de vie et les choix de modes de vie de nos résidents dans nos projets pour la ville » a déclaré la députée Nicky Wagner.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

- Moira O’Brien-Malone, Directrice, PNUE DTIE Communications, +33 144 377612

- Fabienne Pierre, PNUE DTIE Branche Consommation et Production Durables, +33 144 371426

Les 20 pays ayant pris part à l’enquête mondiale sur les modes de vie durables sont : l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Colombie, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Inde, le Japon, le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, le Portugal, l’Afrique du Sud, la Suède, la Turquie, le Royaume-Uni, les États-Unis d’Amérique et le Vietnam.

Visions for Change : Recommendations for Effective Policies on Sustainable LifestylesPour télécharger Visions For Change :

- Rapport (uniquement disponible en anglais)
- Rapport par pays (uniquement disponible en anglais)

Le PNUE

Fondé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est la conscience environnementale du système des Nations Unies. Basé à Nairobi (Kenya) il a pour mission d’orienter les efforts et d’encourager la formation de partenariats aux fins de la protection de l’environnement, en inspirant et en informant les nations et les peuples, et en leur donnant la possibilité d’améliorer la qualité de leur existence sans compromettre celle des générations futures. La Division de la Technologie, de l’Industrie et de l’Economie (DTIE) du PNUE, basée à Paris, aide les gouvernements, les administrations locales et les décideurs des entreprises et de l’industrie à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des pratiques axées sur le développement durable. La Division dirige les travaux du PNUE dans les domaines du changement climatique, de l’utilisation rationnelle des ressources, des substances nocives et des déchets dangereux.

[1Le processus de Marrakech sur la consommation et la production durables est une plateforme mondiale destinée à soutenir la mise en œuvre de projets et de stratégies portant sur la consommation et la production durables (CPD) et l’élaboration d’un cadre mondial d’action sur la CPD – le « Plan-Cadre Décennal de programmes de CPD » (10YFP). Il assiste les pays dans leurs efforts pour développer des économies ‘vertes’, aide les entreprises à développer des modèles d’activités plus écologiques et encourage les consommateurs à adopter des modes de vie plus durables. Le PNUE et le Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (ONU DAES) assurent le secrétariat de ce processus mondial, avec la participation active des gouvernements nationaux, des agences de développement, du secteur privé, de la société civile et d’autres parties prenantes. Visitez www.uneptie.org/scp/marrakech pour plus d’informations.


Voir en ligne : www.unep.org


 

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