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Alerte dans nos assiettes, un documentaire d’investigation contre la malbouffe

vendredi 9 janvier 2009.
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La France se croyait à l’abri des maladies de la malbouffe, protégée par ses traditions culinaires. Mais en quelques décennies, nos modes de vie ont radicalement changé et le contenu de nos assiettes avec.
Comme les industriels de la cigarette hier : producteurs et distributeurs de l’agroalimentaire usent aujourd’hui de tous les moyens en leur possession pour défendre leurs intérêts commerciaux. Quitte à sacrifier des enjeux de santé publique qui nous touchent tous. On nous sert des plats tout préparés. Les produits transformés se sont imposés dans les menus et dans les micro-ondes, rendus appétissants par le marketing et la publicité. Ils sont pourtant encore souvent trop riches en sel, en sucre et en gras.

Aujourd’hui 80% de nos aliments ont subi un processus industriel.
Sans s’en apercevoir, très progressivement, nous sommes tous devenus dépendants d’un mode de consommation où le contact avec les aliments bruts et naturels, s’est perdu. On l’a accepté comme une évidence parce que c’est pratique. Parce que c’est rapide.

Cette enquête est menée par Christophe Labbé, Marion Chataing et Olivia Recasens et réalisée par Philippe Borrel, à qui l’on doit déjà plusieurs films d’investigation (Pistés sur nos gènes, Pas en notre nom). Ils dressent en quatre-vingt-dix minutes, à partir de données collectées en France et aux États-Unis, un impressionnant réquisitoire contre la malbouffe engendrée par l’industrialisation de l’alimentation et les dangers sanitaires (obésité, diabète, hypertension...) qu’elles nous fait courir.

Aux États-Unis, un enfant sur trois est victime d’obésité et l’alerte sur les excès de sucre et de graisse dans l’alimentation a été lancée depuis longtemps. Pourtant, sous la pression des lobbies, rien n’a été fait. Et, aujourd’hui, des scientifiques s’alarment des conséquences sur l’espérance de vie qui diminuera bientôt pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

Vision d’anticipation de ce qui nous attend peut-être. Aujourd’hui la France mange mal et nos organismes s’en ressentent : déjà un adulte
sur deux est en surpoids. Avec 8 millions d’obèses, plus de 500 000 insuffisants cardiaques, 10 millions d’hypertendus, et plus de 2 millions de diabétiques, les maladies cardio-vasculaires sont à l’origine de 170 000 décès chaque année.

L’alerte est aujourd’hui lancée par les scientifiques et les associations de
consommateurs. Mais dans les coulisses du pouvoir politique, les industriels font de la résistance...

- Alerte dans nos assiettes un documentaire de Philippe Borrel (90 mn - Inédit) diffusé lundi 12 janvier 2009 à 20h50 sur Canal +

Nous sommes ce que nous mangeons

Notre société d’abondance alimentaire génère une fracture nutritionnelle qui s’accentue entre consommateurs qui ont des moyens "normaux" et une instruction idoine, ceux de la classe moyenne, et un quart monde qui mange quand il peut, et plutôt n’importe quoi. Ce dernier est souvent la cible de fabricants peu scrupuleux de produits peu recommandables.

Sous la pression des lobbies, l’omerta règne. De méticuleuses campagnes de désinformation sont orchestrées par des cabinets spécialisés en communication pour brouiller la visibilité du processus industriel à l’oeuvre. Elles parviennent à faire censurer des rapports scientifiques, sérieux mais jugés trop alarmistes sur notre alimentation, à supprimer les gardes fous pouvant nuire à la logique de profit dans
les textes de lois nationaux ou communautaires.

Il est urgent de réagir.

Aux Etats-Unis et en Europe, des paysans, des distributeurs, des consommateurs engagés montrent qu’une autre voie est possible, solidaires face au productivisme et à l’industrialisation.

Qui mange quoi et comment ?

Tout le monde n’est pas abonné à la même assiette.
En fonction du contenu de son porte-monnaie, mais également de son niveau d’éducation. En fonction aussi du temps consacré à faire les courses, à préparer les repas, à décrypter les étiquettes.
Jadis, c’était la consommation de viande qui faisait la différence entre les (assez) riches et les (très) pauvres. Aujourd’hui, c’est celle des fruits et légumes qui marque la frontière. Les plus pauvres les trouvent trop chers, ce qui est vrai. Ils en ont perdu jusqu’au goût. Ils sont donc les plus vulnérables sur le plan nutritionnel. S’il est révoltant, le fait est établi.

Le film reconstitue un puzzle pour l’instant encore invisible aux yeux des
consommateurs que nous sommes tous, citoyens de plus en plus souvent apathiques face à un trop plein d’informations disparates, soumis à une publicité omniprésente.

Avec rigueur, épaulés par les journalistes spécialisés Christophe Labbé et Olivia Recasens, les producteurs ont mis en images chacun des rouages de la mécanique organisée au profit des intérêts particuliers.
Pour dénoncer sans compromis les conséquences de cette aliénation sur la santé physique des plus exposés d’entre nous, les plus démunis, victimes de plus en plus nombreuses d’une rupture à la fois sociale et alimentaire.

Extrait de la note d’intention rédigée par la direction de la communication de Canal +


forum

  • Alerte dans nos assiettes, un documentaire d’investigation contre la malbouffe
    12 janvier 2009, par Concierge Durable

    Partout les messages de "santé" nous disent
    de "manger équilibré",
    "manger 5 fruits et légumes par jour",
    "ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé",
    de privilégier les produits frais...

    Dernier résultat en janvier 2009 d’une étude sur l’obésité : 1 enfant sur 5 souffre de surpoids.

    Mais dans les cantines, privées, publiques, d’entreprises, adultes, enfants...souvent rien de cela n’est repris. La traçabilité ? inconnue au bataillon. La saisonnalité des légumes ? pas important.

    Lorsque j’emmène ma fille de 13 mois chez le(s) pédiatre(s), je suis très très étonnée que l’on ne me demande pas plus d’info sur notre façon de la nourrir. Je pourrais lui donner uniquement des patates et de la viande rouge...+ des boissons sucrés et des yaourts plein de conservateurs et colorants, personne ne m’aurait dit que ce n’était pas conseillé.

    Apprendre à manger, cela commence dès le plus jeune âge, à la maison et à la crèche. Et comme le disait le maire de Barjac suite aux filmsNos enfants nous accuseront, « la mission d’une école passe aussi par l’éducation à la nourriture. »

    Il faudrait que les parents puissent en plus profiter des conseils de vrais nutritionnistes via les écoles et crèches(en fait chez de nombreux fournisseurs de restauration collective il n’y en a pas).

    Je reviens de la crèche, où ma fille ne mange pas pour le moment, et j’y ai vu que les plats d’aujourd’hui et demain étaient : purée de courgette et demain, haricots verts. Nous sommes en janvier...d’où viennent-ils ?
    Et pourtant il y a une cuisine sur place...et nous sommes en Provence donc il y a de quoi se fournir autour de nous, de saison !

    A Marseille, nous sommes en train de créer un collectif pour "les cantines bio" dans les écoles (pour commencer). Le but n’est pas forcément d’arriver à du "tout bio" mais au moins :

    * d’avoir des infos quotidiennes sur la provenance des aliments
    * de mettre en place au maximum un approvisionnement local et avec le moins de pesticides possible (conclure un marché avec des agriculteurs en cours de reconversion est ce qui me semble le plus constructif)
    * de remettre en place des cuisines collectives pour plusieurs écoles avec des produits frais plutôt que de faire appel à des transformateurs (motivants pour les équipes et une possibilité de cours de cuisine pour les enfants de ces écoles, en alternance)
    * de revoir la façon dont sont élaborés les menus et les quantités (évitons le gaspillage).

    Manger bio n’est pas forcément non plus une garantie de repas équilibrés, puisqu’il existe du bio trop sucré, trop gras...mais cela amène au moins à se poser des questions sur la façon dont on se nourrit.

    Le bio dans la restauration collective, rappelons que c’est un objectif du gouvernement pour 2012 avec 20% de bio...si on ne s’y met pas aujourd’hui, en 2009, rien ne sera possible en 2012 puisqu’il faut 3 ans pour convertir une terre.

    Les élus interrogés n’ont jamais envisagé qu’il était possible qu’un jour, des parents se retournent contre eux et les attaquent pour la malbouffe qu’ils fournissent aux enfants...et pourtant, rappelons-nous l’amiante, la tabac, aujourd’hui le droit au logement, demain le droit à une place en crèche.

    Les parents peuvent réagir et poser des question aux directeurs d’écoles, aux responsables de la municipalité...on peut agir.

 

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